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[terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!])

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MessageSujet: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptySam 21 Déc - 1:06




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Dix-sept… Dix-huit… Dix-neuf… Vingt…! Ils étaient tous là, pas un ne manquait à l’appel. Cette perspective aurait dû réjouir Hugo mais c’était bien loin d’être le cas. Oh bien sûr il serait content au retour s’ils avaient toujours le même nombre (et heureusement d’ailleurs !) mais là… alors qu’il était au pied du car et que tous les bambins étaient montés dans le bus, ça ne le réjouissait pas vraiment… Vingt petits monstres à gérer durant cinq jours !!! Non en fait… Vingt-et-un s’il comptait celle qui l’exaspérait depuis le jour où il l’avait rencontrée… La nouvelle institutrice : mademoiselle Thornton. Hugo soupira alors qu’il cochait sur sa liste le nom de l’élève qui était monté en dernier. Saleté de séjour au ski… Chaque année, c’était la même chose et cette année, il ne le sentait vraiment pas. Déjà, ils partaient cinq jours à la montagne. Cinq longues journées à des centaines de kilomètres de Pearl Trees, ce qui incluait un voyage de plusieurs heures dans un bus avec une bande de gamins excités qui allaient lui demander toutes les cinq minutes : « Dis, Hugo, quand est-ce qu’on arrive ? »

Hugo soupira et ferma les soutes du bus. Jetant un dernier regard sur Pearl Trees, il se dit qu’il avait hâte d’être à dans cinq jours lorsque ce calvaire serait terminé. Oh il adorait ces gosses, c’était même la raison principale pour laquelle il espérait un jour devenir enseignant, mais cinq longues journées (et nuits) d’affilée, c’était le cauchemar…. Les voir sept heures par jour à l’école lui suffisaient amplement et, une fois que la sonnerie de fin des cours retentissait entre les murs, chacun repartait tranquillement chez soi et faisait sa petite vie… Oh mon dieu… Maintenant qu’il y pensait… Cinq jours sans pouvoir draguer de filles… Il allait être dans un état de manque pas possible en revenant !! Heureusement qu’il avait son téléphone, il allait pouvoir gérer ses rendez-vous depuis la montagne et il allait même planifier son premier rencard dès le soir du retour à Pearl Trees ! Hors de question qu’il n’aille pas décompresser immédiatement après ce séjour qui promettait d’être cataclysmique…!

Tout cela bien sûr serait possible s’il rentrait vivant de cette petite escapade neigeuse… Chaque année, il avait des frayeurs et les gamins ne manquaient pas de lui filer une ou deux crises cardiaques par jour : entre les chutes, les petits et les gros bobos, la liste était longue pour le faire stresser à un point tel qu’il avait l’impression que ses élèves lui voulaient la peau !! Et vu que cette année, il allait falloir ajouter le facteur « Thornton » à l’équation, c’était sûr et certain qu’il allait se faire plus de soucis… Parce qu’elle voulait sa peau encore pire que les vingt gamins réunis, il en était persuadé !! Avec leurs deux tempéraments de feu, il était certain qu’ils allaient faire fondre toute la neige de la station de ski…! Et tout ça, c’était sans compter sur la maladresse de la jeune femme… Elle serait bien capable de se prendre un sapin dans la tronche, incapable de tourner dans un virage ! Malgré le véritable cauchemar qui s’annonçait, Hugo se mit à rire en imaginant la jeune institutrice la gueule encastrée dans un arbre…

Alors qu’il montait dans le car et indiquait au chauffeur qu’ils allaient bientôt pouvoir partir, Hugo passa dans le couloir du bus et vérifia que chaque enfant avait bien mis sa ceinture de sécurité. Il vérifia aussi qu’aucun sac ne traînait et que tout avait été mis dans les porte-bagages au dessus de leurs têtes. Une fois que tout fut comme il le souhaitait, Hugo se dirigea vers l’avant du bus et vint s’installer à côté de Joy, son nouveau cauchemar ambulant. Leur relation était plutôt tendue en ce moment et c’est sans un mot et sans un regard pour elle qu’il mit à son tour sa ceinture de sécurité et enfonça les écouteurs de son iPad dans ses oreilles. Il avait des tas de films et de séries en retard à regarder et il comptait bien sur ce petit séjour pour se mettre à jour. L’année dernière, il avait oublié sa tablette à la maison, et il s’était emmerdé comme un rat mort tous les soirs alors que les enfants - et Mr Rickwood - étaient partis se coucher avec les poules, fatigués de leur journée de ski. Cette année, il avait donc été prévoyant, téléchargeant ses vidéos depuis près de deux semaines pour que tout soit parfait pour le jour J, c’est-à-dire aujourd’hui. Cela allait le changer de passer ses soirées à regarder des films lui qui avait pris l’habitude - peut-être même trop… - de passer ses nuits en galante compagnie…

Une heure de trajet s’était déjà écoulée et il n’avait toujours pas échangé le moindre mot avec Joy… Ce qui ne l’empêchait pas malgré tout de jeter des coups d’oeil dans sa direction, histoire de voir ce qu’elle faisait, si elle s’était endormie ou non. Il n’aimait pas ce silence entre eux, c’était… comment dire…. trop inhabituel eux qui se chamaillaient non stop depuis qu’ils se connaissaient…! Il n’avait jamais vue la jeune femme aussi calme, il ne l’avait jamais vue calme tout court d’ailleurs, et cette ambiance pesante entre eux le rendait nerveux. Joy ne dormait pas, il la voyait, les deux yeux grands ouverts, qui jetait parfois des coups d’oeil sur son écran. Hugo décida qu’il était temps d’enterrer la hache de guerre. S’ils passaient cinq jours sans se parler, il allait péter un plomb ! Elle avait beau l’énerver mais une part de lui était en manque des excentricités de la jeune femme et il voulait retrouver la Joy chiante et blablateuse qu’il avait connue lors de son premier jour de travail.

Il enleva l’un de ses écouteurs pour le tendre à la jeune femme, lui signifiant que si elle voulait, elle pouvait regarder le film avec lui. Il tourna la tête vers elle et se rendit alors compte de la tristesse dans les yeux de la jolie brune. Elle qui d’habitude avait le regard rieur, rempli d’une lueur qu’il adorait, semblait presque éteinte ce qui inquiéta immédiatement le jeune homme. Est-ce que leurs dernières engueulades étaient la cause de tout ça ? Clignant plusieurs fois des yeux, conscient que ça faisait plusieurs secondes qu’il la fixait ainsi, Hugo détourna rapidement le regard pour le reporter sur son film. D’un ton qui se voulait complètement indifférent, il s’adressa enfin à elle : « Si tu veux pas regarder le film avec moi, très bien… Je te voyais zieuter dans ma direction, je croyais que t’avais envie de regarder… J’me suis trompé on dirait… » Hugo attendit quelques secondes. Il était prêt à remettre son écouteur dans son oreille mais il donna quelques instants à la jeune femme pour accepter sa proposition ou non.

Il ne voulait rien laisser paraître mais il avait vraiment peur qu’il y ait un froid entre eux. Et il craignait que le climat qui les attendait à la montagne n’arrange rien à tout cela…

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptySam 21 Déc - 20:33




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

« Un voyage à la neige !!!! » Debout devant le bureau de mon cher directeur je me retenais pour ne pas sauter au plafond. On allait à la neige. Yahhhhahaahhh à moi les pentes enneigées, les bonshommes de neige, la bonne bouffe et les batailles de boules de neige. « Miss thornton ? » La voix du directeur me ramena à la réalité, je reportais mon regard sur lui et son air sévère qui me terrorisait autant que les élèves. « N'oubliez pas que ce voyage doit vous servir pour faire travailler vos élèves » Quel rabat-joie, ils ont aussi le droit de s'amuser ces pauvres goss déjà qu'ils sont à l'école toute l'année. « Oui » Un sourire amusé dessinait sur le visage, il soupira avant de m'indiquer la porte. Juste après avoir refermé la porte, je sautais sur place avant de trépigner et de me lancer dans une danse de la victoire mêlée à un peu de chant « Allez neige tombe comme avant Eclaire-moi dans la nuit noire, éclaire-moi maintenant » Des rires éclatèrent me ramenant doucement à la réalité. Deux gosses de dernière année m'observaient avec des yeux exorbités, ils n'allaient sûrement pas tarder à s'étouffer de rire. « Et vous deux, la récréation est terminée » Ni une ni deux ils déguerpirent me laissant seul avec mon plaisir. Plaisir qui prit fin deux minutes plus tard quand il apparut dans mon champ de vision. Si j'y étais, il devait aussi être du voyage... Super, il allait me ruiner mes vacances, il avait déjà commencé à ruiner ma vie, il allait sûrement pas s'arrêter en si bon chemin. En plus de ça, monsieur avait décidé de se la jouer solo. Espèce de pauvre type. Après m'avoir sauté dessus, il osait m'ignorer. Très bien, je savais parfaitement ignorer les gens. En fait , je n'étais pas envie par la colère, mais par la déception. Qu'est ce qu'il pouvait m'énerver à ne même plus m'adresser la parole. Bon d'accord, j'avais peut-être omis de lui dire que j'étais en couple, mais il ne m'en avait pas vraiment laissé l'occasion. Ce n'était pas comme s'il m'avait laissé le temps de parler. Au contraire, il m'avait forcé à me taire et puis après... ce n'était pas le plus important. Et de toute manière, il n'avait aucune raison de m'en vouloir. C'était lui le coureur de jupon, il n'avait donc rien à dire sur ma façon de faire. Comme si la fidélité lui évoquait quelque chose.

« Allez tout le monde dans le car , un par un, on ne se pousse pas » Les parents observaient avec détresse leur progéniture montait dans le car. Une détresse non partagée ,car aucun des enfants ne prit le temps de dire vraiment au revoir à ses parents. Ils étaient bien trop contents de partir à la neige. Pour ma part ma joie s'était envolée quand j'avais compris qu'en plus de passer mes journées avec Hugo j'allais aussi devoir me séparer de Blue. L'amener à la pension canine m'avait coûté tous les efforts du monde. Mon bébé enfermé dans un enclos pour 5 Jours. Pour couronner le tout, il s'était mis à couiner en me voyant partir ce qui avait eu pour effet de me faire éclater en sanglot devant une gérante totalement dépassée par les événements. Et dire que c'était un chien, le jour ou j'aurai des enfants je serais incapable de les laisser plus de 5 minutes. J'avais un sacré problème avec l'abandon, rien que le fait de le laisser Blue me tordait les tripes. Rien de vraiment étonnant à la vue de mon histoire, mais je n'arrivais pas à soigner ce gros défaut. J'allais devoir me concentrer sur les enfants tout en essayant de ne pas appeler la gérante de la pension toutes les heures ! J'étais plus triste de laisser mon chien pendant 5 jours que d'avoir détruit une relation de 3 ans. J'étais désespérante...

« Allez miss » dis-je en aidant la petite Ceylia à monter la dernière marche. Après avoir compté et recompté plus de fois qu'il ne faut les enfants, je me laissais tomber sur le siège complètement lessivée. J'allais mourir... Ils allaient me tuer avant l'heure. Prochaine épreuve : ne pas m'endormir. L'excitation et l'inquiétude m'avaient empêché de fermer l’œil et je sentais déjà le besoin de dormir. Autant dire que tenir pendant les 4 heures de routes risquaient d'être compliquée. J'attrapais mon portable, autant aller faire un tour sur la toile. « ... Super. » Il était déchargé. 4 heures sans rien... On aurait sûrement pu chanter des chansons et faire des jeux , mais le chauffeur m'avait topé juste avant de monter pour me demander de faire en sorte de garder les enfants calmes et silencieux. Alors, au revoir les chansons et bonjour le roi du silence.

Quand Hugo se posa à côté de moi, je lui lançais un petit regard en coin avant d'esquisser un sourire. La journée allait peut-être mieux que prévu. Et bien non, deux secondes plus tard, il s'était isolé dans son monde me laissant toute seule dans le mien. Je ne saurais dire ce qui était le plus pénible, la façon dont avait commencé ma journée ou le fait qu'il m'ignore totalement. Une partie de moi voulait faire partie de son monde, l'autre refusait cette idée. Vu mon petit cœur d'artichaut la plus grosse erreur de ma vie c'était sûrement de m'attacher à un homme comme lui. On n'avait rien fait et je souffrais déjà du silence qui s'était installé entre nous ,alors si ça allait plus loin ça finirait tout simplement par me tuer. Totalement blasée je détournais mon regard pour regarder le paysage. C'était beau les arbres, ô des maisons, encore des arbres .... fascinant, totalement fascinant. Hugo et son écran étaient bien plus tentants, mais le beau brun ne semblait pas partageur.

Quand un écouteur apparut devant mes yeux je restais quelques secondes sur la défensive. Une moue suspecte se dessina sur mon visage. C'était quoi ça ? Une déclaration de guerre ? Il voulait me faire espérer pour rien ? Mon regard balaya son visage, il avait l'air sérieux... Finalement un large sourire se dessina sur mon visage tandis que je m'approchais un peu plus pour regarder l'écran. « Hmmm c'est si gentiment demander que je ne me vois pas dire non » Mon sourire trahissait tellement bien mon plaisir que j'en étais totalement ridicule. J'attrapais l'écouteur avec vigueur ce qui eut pour effet de faire sauter celui qu'il avait dans son oreille. « Pardon !!! » Rattrapant l'écouteur, je lui remettais dans l'oreille, enfin plutôt essayais « Rha c'est pas pratique » En une seconde je devais avoir réussi à briser toute sa bonne volonté. Car oui il avait sûrement pris sur lui pour me faire une telle proposition. « Ahhhh !!! » m'exclamais-je au moment ou l'écouteur décida enfin à m’obéir. Écouteur 0- Joy 1. Je me vautrais sur mon siège – et un peu sur Hugo – pour plonger à mon tour dans le film. Il était bien d'ailleurs, très bien. J'aurais réussi à le suivre si j'avais fait une nuit complète, mais pour le moment je me battais avec le soleil. Je luttais, luttais  jusqu'à perdre la bataille. Je pouvais fermer l’œil quelques minutes... juste quelques minutes. Inconsciemment, ma tête se posa sur l'épaule d'Hugo (il était là, autant qu'il serve à quelque chose [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 ). Parfaitement à l'aise, je sombrais dans un sommeil profond. Super maintenant il fallait Hugo pour que je m'endorme, j'étais pas encore sortie du chalet de l'auberge.

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyVen 27 Déc - 22:18




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

La tête penchée vers Joy, guettant la moindre de ses réactions, j’attendais avec un peu de nervosité qu’elle accepte ma proposition. L’écouteur toujours tendu vers elle, je la voyais afficher une mine suspicieuse. Quoi ? Il était pas piégé mon écouteur, j’avais pas installé une bombe à l’intérieur alors pourquoi elle me regardait comme ça tout à coup ? On était là comme deux imbéciles à se jauger mutuellement du regard. Elle ne m’avait toujours pas adressé la parole depuis qu’on s’était revu. Plus de deux jours s’étaient écoulés depuis notre dernière rencontre et j’avais passé le week-entier à me refaire dans la tête le film de ce qui s’était passé entre nous. Notre dernière engueulade s’était encore terminée par un baiser et, encore une fois, Joy avait fini plaquée contre le mur, ses jambes autour de ma taille. Sauf que cette fois-ci, on avait failli aller plus loin… si je n’avais pas eu la malchance de cogner dans l’étagère et de renverser sur nous deux un seau rempli d’un liquide bien dégueulasse… Mais plus j’y repensais et plus je me disais que ce seau avait sauvé ma peau : si on était allé plus loin, à coucher ensemble dans la boutique, mes parents nous auraient surpris et je crois… que j’aurais été un homme mort. S’il y a bien une chose que ma mère ne veut pas, c’est que je ramène mes conquêtes à la maison… Quand un soir je lui ai demandé si je pouvais passer la nuit chez nous avec l’une de mes « copines », elle a vu rouge direct quand à sa question « tu sors avec elle depuis combien de temps ? » j’avais regardé ma montre et répondu « euuh… deux heures…! » Résultat, elle m’avait interdit de ramener qui que ce soit sous son toit. Du moins tant que ce ne serait pas quelqu’un avec qui j’ai une relation stable… C’est dire qu’elle pouvait attendre encore longtemps.

Alors lorsque Joy est entrée dans ma chambre (en petite serviette qui plus est…) j’ai eu l’impression très étrange de trahir la confiance de ma mère. Mais ce sentiment bizarre s’est dissipé aussi vite qu’il n’était arrivé… Ce que je trouvais encore plus étrange…
Joy était loin d’être la fille d’une nuit, je ne pouvais définitivement pas la ranger dans la catégorie des filles avec lesquelles je couchais et que je quittais au petit matin. Ca fait une semaine qu’elle est entrée dans ma vie et, contrairement à toutes les nanas qui passent dans mon lit, elle, je mourrais d’envie de la revoir. Je me suis rendu compte de ça ce week-end alors que je bossais non-stop à l’animalerie… Je me surprenais à regarder au dehors pour voir si je ne la voyais pas passer avec Blue, en train de se balader. Mon téléphone était resté bien silencieux durant ces deux jours : comme un crétin j’avais complètement oublié de trouver un moyen de lui filer mon numéro sans paraître pour un mec intéressé. Je me suis emmerdé comme un rat mort et je me suis demandé ce qu’elle faisait de son côté. Est-ce qu’elle bossait sur ses cours ? Est-ce qu’elle préparait sa valise pour le ski ? Est-ce qu’elle… pensait à moi ?

Lorsque samedi soir est arrivé et que je me rendais compte que je ne faisais que penser à elle, je me suis décidé à sortir et me changer les idées. J’ai passé la soirée dans un pub de Woodburgh où j’avais mes habitudes et j’espérais bien pouvoir me déJoyiser la tête. Gros flop. Non seulement aucune fille n’a fini dans mon lit ce soir là mais j’avais surtout pas eu la tête à draguer. Pourtant une belle blonde était venue me faire des avances et avait même fini par m’embrasser mais je l’avais gentiment repoussée. Je n’avais rien ressenti lorsque ses lèvres avaient touché les miennes. Cette fille me paraissait bien fade et moi, je paraissais bien malade pour refuser une nana qui se jetait littéralement dans mes bras… Je suis rentré vers 3h du matin après être allé me promener le long du port de Pearl Trees. Autant vous dire que depuis ces derniers jours, je ne me reconnais plus, je ne sais même plus de quand date la dernière fois que j’ai couché avec une fille…! Par contre je pouvais vous dire que ça faisait 61h que je n’avais pas entendu la voix de Joy et que je commençais à être en manque.

J’avais l’impression qu’elle me faisait la tête… Est-ce que ce qui s’était passé chez moi la mettait mal à l’aise ? Pourquoi est-ce qu’elle ne me parlait pas ? Il y avait un problème, c’était certain : Joy qui ne parle pas, c’est signe que quelque chose cloche. J’étais sur le point de lui râler dessus lorsqu’un sourire magnifique apparut sur ses lèvres : prenant l’écouteur en main, elle acceptait enfin ma proposition. Je me mis même à sourire lorsque mon écouteur sortit de mon oreille juste parce qu’elle avait tiré trop fort de son côté. Enfin elle me parlait. Et enfin elle me touchait. Elle essayait tant bien que mal de remettre l’écouteur en place : elle me charcutait l’oreille plus qu’autre chose, enfonçant l’objet en plastique comme une barbare mais je faisais comme si je n’avais rien senti… Appuyant sur le bouton « lecture » de ma tablette, le film se remit en route. A vrai dire, je ne faisais plus vraiment attention à ce qui se passait sur l’écran, perturbé par la proximité de Joy qui s’était rapprochée de moi. De longues minutes plus tard, alors que j’avais enfin réussi à me reconcentrer sur le film, je sentis la tête de Joy s’affaisser sur mon épaule. Haussant les sourcils, je détournais lentement la tête pour la regarder : elle venait tout simplement de s’endormir sur moi. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui embrasser les cheveux comme pour lui souhaiter bonne nuit avant de sourire devant ce spectacle. Bloquant ma joue contre sa tête, je regardais à nouveau le film qui était bientôt arrivé à la fin. Je réveillerais Joy une fois que le générique de fin apparaîtrait sur l’écran : je savais qu’on n’allait pas tarder à faire une pause, les petits avaient besoin de se défouler quinze minutes dehors toutes les deux heures. Vérifiant qu’elle dormait toujours, mes yeux s’attardèrent un instant sur ses mains qui reposaient sur ses genoux. Jetant un coup d’oeil autour de moi pour être sûr que les petits ne pourraient pas voir, j’avançais lentement ma main vers les siennes, glissant mes doigts entre les siens. Du pouce, je caressais l’une de ses mains qui paraissait tellement petite par rapport à la mienne : Joy me parut tout à coup si petite et fragile que j’en ressentais une bouffée d’amour dans le coeur. J’avais envie de la protéger, de veiller sur elle durant son sommeil. C’était étrange, je n’avais jamais ressenti cela pour quelqu’un avant, cette envie d’être un protecteur…

Lorsque le chauffeur se retourna pour m’indiquer qu’on allait faire la pause à la prochaine aire, j’enlevais vite ma main de celles de Joy et fit signe au chauffeur que c’était ok. J’allais devoir réveiller Joy et je ne savais pas trop de quelle manière le faire : lui secouer l’épaule ? L’embrasser sur le front ? Murmurer son prénom à l’oreille ? Je n’arrivais pas à me décider.. Cherchant mon téléphone dans la poche pour voir l’heure qu’il était, mes doigts tombèrent sur un objet que je ne pensais même pas avoir. Je le sortis de la poche avant de sourire d’un air machiavélique : un stylo noir…

Pouffant de rire à l’idée qui venait de me traverser l’esprit, j’ouvris le capuchon et me pencha vers Joy, détournant légèrement la tête afin que je puisse bien voir ses lèvres. Je m’appliquais du mieux possible pour ne pas louper mon oeuvre. Après quelques secondes, surpris que la miss ne se soit pas réveillée, je savourais le résultat : deux belles moustaches de chat ornaient désormais les joues de ma nouvelle collègue.

« Hugo… Qu’est-ce que t’as fait à la maîtresse !!! » pouffa de rire Ceylia qui était assise juste à côté de moi sur le rang d’à côté.

« Chuuuut !! » lui dis-je tout bas. « Fais passer le message aux autres de ne surtout pas rire quand ils verront la tête de mademoiselle Thornton… On va s’amuser un peu… » Je fis un clin d’oeil à la petite fille qui fit répandre l’information à sa voisine ainsi qu’à ses amies qui étaient assises derrière. J’entendais la nouvelle se répandre telle une traînée de poudre dans le bus et les pouffements de rires des petits qui avaient hâte de voir la tête de leur maîtresse.

Alors que le bus quittait l’autoroute pour rejoindre l’aire de repos, il était grand temps pour moi de réveiller enfin Joy. Gloussant de rire une dernière fois en voyant les moustaches de chat, je décidais d’opter pour la version douce pour la réveiller.

« Joy… » lui murmurais-je à l’oreille… « Tu te réveilles ? C’est l’heure de la pause… »

Et ce qui était le plus drôle, c’était de voir la jolie brune se réveillait et s’étirer… tel un chat ;) Je regardais mon téléphone pour savoir l'heure exacte qu'il était: maintenant j'allais compter le nombre de minutes qui allaient s'écouler avant que Joy ne se rende compte des jolies moustaches qui ornaient ses joues... et qu'elle décide de me tuer... [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855


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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyVen 27 Déc - 23:36




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

C'était la première fois de ma vie que je traînais les pieds pour me rendre à l'école. Habituellement, j'adorais m'y rendre. J'étais passionnée par mon travail et la nouvelle d'un séjour au ski m'avait rendu aussi euphorique qu'une enfant de 4 ans qui rencontrait le père Noël au pied de son sapin. Le seul problème avec cette sortie, c'était la présence d'Hugo. Après être rentrée chez moi le samedi soir, je m'étais rendu compte de l'énorme bourde que j'avais failli commettre. Dès qu'il était dans les parages, je perdais complètement les pédales. C'était à la fois déstabilisant et excitant. J'avais passé mon dimanche à réfléchir à ce que je voulais et surtout à ce que je ressentais. Il était grand temps de faire un point surtout ça. Un, je venais d'être victime d'un coup de foudre ce que je n'aurais jamais cru possible. Non je n'étais pas qu'attirée par lui, j'avais envie de bien plus de choses que de sexe. C'était bien ça le problème, parce que la description qu'on m'avait faite de lui ne correspondait pas vraiment à ce que je recherchais. J'étais un brin trop romantique pour servir de coup d'un soir sans penser à un futur lendemain. Non, mon style était un brin différent. Ça ressemblait un peu plus à un truc avec robe blanche, un jardin avec un chien et des enfants qui courent partout. En gros tout ce qui pour lui signifiait une mort certaine. Soupirant, je m'étais vautré dans mon canapé tel une âme en peine. J'avais passé plusieurs heures sur le net à le chercher sur différents réseaux sociaux et quand il apparut enfin mon courage de l'ajouter en ami disparu à une vitesse déconcertante. Que penserait-il ? Que j'avais envie qu'on couche ensemble ? Ou que j'étais une sorte de groupie totalement accro ? Non c'était sûrement mieux de ne pas le faire et d'attendre que tout cela cesse. Il allait sûrement finir par se laisser, avec un peu de chance, il ne me parlerait pas de cette scène à l'animalerie et on repartirait là où on s'était arrêté. Le seul problème c'est que j'étais hantée parce qu'on avait fait à l'animalerie et je ne pouvais m'empêcher de ressentir cette déception qui m'avait saisi quand notre baiser prit fin. Si ça recommençait, je serai une fois incapable de ne lui résister. La question était donc de savoir si j'avais envie de résister ? La réponse était tout simplement effrayante. Non je n'avais aucune envie de résister et j'étais prête à prendre tous les risques qui allaient avec une possible relation avec lui. Et tout ça en simplement une semaine. Alors, oui je pouvais appeler cela un coup de foudre ça y ressemblait fortement. Je jouais avec l'idée d'appeler ma mère, mais je l'abandonnais rapidement. Elle était du genre très... religieuse . Elle s'était du genre anneau de virginité, mariage et enfants. Alors, si je lui parlais de mon histoire avec Hugo, elle allait tout simplement faire une crise cardiaque. Non, j'allais opté pour la solution la plus simple : attendre qu'il vienne me voir en espérant qu'il ne le fasse pas.

Mauvaise idée, il avait fallu seulement cinq minutes pour qu'ils me mettent en colère. C'était qui celle là ? Il draguait une mère d'élève maintenant ? Tssss , il ne pouvait pas s'occuper de ce qu'on lui demandait ( de moi par exemple) . Pourquoi ne venait-il pas me voir pour me demander si j'avais lavé sa chemise ? Il m'ignorait ou quoi ? Il n'attendait quand même pas que je vienne lui parler, comment voulait-il que je trouve le courage de le faire? Boudant sur mon fauteuil, je lui lançais des regards en coin dans l'attente d'une réaction de sa part. Je devais avouer avec désespoir que rien n'avait changé depuis Samedi. J'appréciais toujours trop sa présence... Et s'il n'était pas venu s'asseoir à côté de moi j'aurai sûrement fini par aller à côté de lui.

Bon, il était pardonné, c'était sûrement sa méthode pour lancer la conversation. Il était trop mignon de me proposer un film et j'étais bien idiote de ne pas avoir dormi cette nuit. J'allais gâché ce moment en m'endormant. Je tentais de ne pas m'endormir, mais hélas je faisais partie du genre de personnes qui s'endormaient facilement. C'était d'ailleurs encore plus facile de m'endormir quand il était à côté de moi. D'ailleurs, j'étais si bien que je ne me serai jamais réveillée s'il ne m'avait pas gentiment poussé loin des bras de Morphée.
« hein... » A moitié endormie, je refermais mes bras autour de lui comme s'il s'agissait de mon coussin préféré. « Deux minutes.... » Oui juste deux petites minutes de plus. Mon cerveau se reconnecta quand les voix suraiguës des enfants se firent entendre. J'ouvrais les yeux avant de lancer un sourire gêné à Hugo. « Désolée.. » Ce n'était pas possible, il allait vraiment me prendre pour une groupie incapable de me décoller de lui. Tel un chat je m'étirais pour tenter de réveiller mes muscles endoloris.

« Allez on sort ! » Je partais à l'arrière du car tout en jetant des regards assez suspicieux aux élèves. Pourquoi me regardaient-ils comme ça ? Je devais être mal coiffée. Passant ma main dans ma tignasse brune, je domptais les quelques mèches rebelles avant de repartir vers l'entrée du bus pour aller voir le chauffeur. « La pause ne durera pas longtemps » Il me lança un regard dépité avant de bouffer de rire. Je pinçais les lèvres, quelque peu énervée. Depuis le début, il avait quelque chose contre moi.

Une fois à l'extérieur du bus, je m'élançais vers le groupe d'élèves qui s'était regroupé autour d'Hugo. Je n'avais pas fait trois mètres qu'une petite fille qui tenait la main à son père quelques mètres plus loin éclate de rire en me pointant du doigt. « Papa regarde !!! La dame elle ressemble à un chat » Hein ? Je jetais un coup d’œil derrière moi, personne. Mon regard s'arrêta sur une fenêtre du car où je pus admirer mon magnifique reflet. Mon visage était désormais agrémenté de deux jolies moustaches. Rhooo il n'avait pas osé. « Hugo !! » Hurlais-je avant de le chercher du regard. J'allais le tuer. Saisissant le feutre du chauffeur qui s'était lancé dans des mots croisés, je m'élançais derrière cet abruti qui s'était caché derrière les gosses pour se protéger. « Reviens ici, tu vas me le payer ! » Oubliant que j'étais censée montrer l'exemple et un tempérament modéré, je me lançais dans une sorte de course poursuite en pleine aire de repos. Les deux parents d'élèves qui complétaient notre groupe de surveillants me jetèrent des regards ahuris tandis que je bondissais par-dessus en banc pour mettre la main sur Hugo. Quand aux enfants et bien on était en train de leur offrir un grand moment de rire. « Viens là, montre que t'es un homme » Bhé quoi, ce n'était pas classe pour un mec de fuir une fille. C'était encore moins classe pour lui de me fuir. Pas après tout ça. Certes, il venait de ruiner mon envie de continuer à dormir sur lui pendant le reste du trajet, mais il venait aussi de nous offrir un bon moment de détente et on avait finalement bien besoin.

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptySam 4 Jan - 22:29




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

A peine sorti du bus, je jetais des coups d’oeil derrière moi pour voir si Joy me suivait. Ce n’était pas vraiment nécessaire de regarder où elle se trouvait, une fois qu’elle aurait vu ses moustaches de chat peintes au stylo noir sur ses joues, j’étais sûr et certain de l’entendre hurler. Ceylia plaça sa main dans la mienne. Du haut de ses six ans, elle me regarda et me demanda : « Dis Hugo, tu crois que la maîtresse va être fâchée pour ce que t’as fait ? » Je lui offris un petit sourire et, me dirigeant lentement avec elle vers la station où tous les gamins allaient pouvoir faire leur pause pipi, je lui dis : « Connaissant son sale caractère, je crois que oui…! » Ceylia pouffa de rire avant d’ajouter d’une voix malicieuse : « Elle a un sale caractère qu’avec toi, t’arrêtes pas de l’embêter…! Tu fais comme les garçons dans la cour de récré qui embêtent les filles dont ils sont amoureux » La petite phrase de Ceylia me fit m’arrêter net. Comment ça les filles dont les garçons sont amoureux ? Je m’agenouillais lentement devant elle et, remontant le zip de son manteau qu’elle avait mal mis, je lui posais la question : « Qu’est-ce que tu entends par là ? Ils font quoi les garçons dans la cour de récré ? » La petite blonde me regarda et haussa les épaules comme si c’était l’évidence même : « Bah tu sais bien ! Quand y a un garçon qui est amoureux d’une fille, il l’embête tout le temps pendant les récréations, c’est comme ça que nous les filles on sait si un garçon est amoureux de nous ! Toi t’embêtes tout le temps la maîtresse pendant la classe… T’es amoureux d’elle ? » Je plongeais mon regard dans celui de couleur azur de la petite Ceylia. Moi amoureux de Joy ? C’était vraiment la question la plus ridicule qu’on m’ait posée cette année ! Comment pouvait-elle comparer les chamailleries des garçons de l’école primaire avec celles que j’avais avec son institutrice ? Ils n’étaient que des enfants, nous les adultes on avait d’autres moyens de montrer à une fille qu’elle nous plaît. Et surtout moi, j’avais d’autres façons de montrer à une fille qu’elle me plaisait. « J’veux pas que tu sois amoureux de la maîtresse…! » bouda Ceylia qui, je le savais depuis bien longtemps, avait le béguin pour moi. « Ne t’en fais pas… » lui dis-je dans un sourire « Je ne suis pas amoureux de la maîtresse. On se chamaille durant la classe mais est-ce que tu nous as vus nous chamailler pendant les récréations ? » La blondinette réfléchit quelques secondes avant de hocher négativement la tête. « Tu vois… » lui dis-je tout en lui ébouriffant les cheveux et en me relevant. Mon sourire disparut de mon visage quand je vis Joy hurler mon prénom à quelques mètres de là et courant tout à coup vers moi. Les enfants se mirent à rire autour de moi alors que je commençais à m’éloigner au pas de course, jetant des coups d’oeil amusés vers Joy qui était bien remontée contre moi. Courant à reculons et lui faisant signe d’approcher rien que pour la faire rager, je m’éloignais du groupe des enfants en vérifiant tout de même que les deux parents qui nous accompagnaient les avaient tous à l’oeil. Ca ne le ferait pas de perdre un gamin alors que Joy et moi étions en train, pour la énième fois depuis notre rencontre, de nous chamailler… Contournant un banc au niveau de l’aire de pique-nique, j’attendais patiemment que Joy arrive avec un sourire goguenard sur les lèvres. Qu’elle était mignonne avec ses moustaches de chat… ! Mais alors que je m’attendais à m’amuser un peu avec elle en allant d’un côté du banc tandis qu’elle me poursuivrait de l’autre, je fus surpris de la voir passer par dessus pour venir m’attraper. « Viens là, montre que t'es un homme ! » avait-elle hurlé tout en me sautant dessus, me menaçant avec un feutre. Je lui attrapais le poignet alors qu’on tombait tous les deux à terre, Joy à quatre pattes au dessus de moi essayant à tout prix de me rendre la pareille et de me transformer en chat. Je jetais un coup d’oeil à ma gauche pour voir si les enfants nous voyaient mais nous étions à l’abri de leur regard. Un sourire aux lèvres, je me retournais alors vers Joy, repoussant encore son poignet qui tenait le feutre.

« T’es vraiment une tigresse… » lui murmurais-je. « Si tu veux me sauter dessus, tu pourrais au moins attendre qu’on soit seuls… Mais d’accord, si tu veux que je te montre que je suis un homme, je veux bien te filer le numéro de ma chambre quand on arrivera au chalet et ce soir je te laisserai me sauter dessus à loisir… Enfin… Si tu as le cran de venir me rejoindre dans ma chambre, bien sûr… » Je lui envoyais un petit clin d’oeil avant de me mordiller la lèvre inférieure et de pouffer de rire. J’adorais jouer avec elle, tout comme je me rendais compte qu’elle adorait jouer avec moi. Nos petites piques méchantes du début se transformaient petit à petit en allusions plus ou moins sexuelles, je me souvenais encore du week-end dernier où elle m’avait sorti qu’elle serait allée dans ma chambre même sans invitation de ma part. Je ne m’attendais pas à une réaction surprise, je pense même qu’elle s’attendait à ce que je lui réponde quelque chose dans ce style… En fait, le plus surpris des deux après ces quelques mots sortis de ma bouche, c’était sûrement moi : je n’avais pas l’habitude de jouer ainsi avec une fille et je me rendais compte que ce petit jeu, c’était comme si je lui tournais autour. J’en étais conscient de plus en plus : je gravitais autour de Joy, cherchant constamment à la taquiner juste pour qu’elle me regarde ou me parle ou me frappe… Est-ce que je faisais comme les garçons dans la cour de récré comme Ceylia me l’avait dit quelques instants plus tôt ? Est-ce que je l’embêtais parce qu’elle m’attirait ? C’était tellement confus dans mon esprit… D’habitude, quand une fille m’attirait, j’y allais franco et soit je gagnais et je l’amenais dans mon lit ou alors je perdais et je m’attaquais à une nouvelle cible. Tout ça, ça se faisait en quelques instants à peine mais avec Joy, c’était différent. J’avais tout mon temps. Je pouvais la titiller et savourer chacune de ses réactions, il n’y avait nul besoin de se presser : demain elle ferait encore partie de mon paysage et les jours suivants également. Et puis rien ne se passait avec elle comme ça se passait avec les autres filles : tout était différent, elle était différente et bon sang que j’aimais toute cette nouveauté, ce vent de fraîcheur qu’elle apportait dans ma vie à la fois professionnelle et sentimentale. Je n’avais pas l’habitude d’avoir une fille dans mon collimateur plus de deux heures d’affilée et Joy… je savais pas exactement à quoi on était en train de jouer elle et moi mais depuis que je l’avais rencontrée, il n’y avait plus qu’elle dans ma tête. Et même si ça me faisait peur, même si c’était pourtant évident qu’elle commençait à s’insinuer dans mon coeur après avoir envahi mon esprit, je m’efforçais à nier l’évidence et restais persuadé que toute cette magie disparaitrait aussi vite qu’elle n’était arrivée une fois qu’elle serait passée par la case « mon lit ». J’étais impatient et curieux de passer à la vitesse supérieure avec elle mais en même temps effrayé que ce lien si bizarre qu’on avait créé entre nous ne disparaisse… Et encore plus effrayé de devoir gérer l’après quand elle se rendra compte du salaud que je suis et qui ne voit pas plus loin que le bout d’une nuit niveau relation sentimentale.

« Et si on allait enlever tes jolies moustaches de chat, qu’est-ce que t’en dis ? » lui dis-je alors qu’une de mes mains vint s’attarder sur sa joue. « Même que c’est moi qui vais te frotter tout ça si tu veux… Tsss… C’est pas vingt gamins que je dois gérer mais vingt-et-un avec toi ! » Et ce n’était pas faux quelque part, Joy réagissait parfois comme une enfant, impulsive et quelque peu naïve mais j’adorais ce côté là chez elle, ce côté qui faisait que tous les enfants sans exception l’adoraient et l’avaient déjà adoptée une semaine seulement après son arrivée à l’école.

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Le reste du trajet dans le bus se fit dans le plus grand… bruit. Tous les enfants étaient excités à l’idée d’arriver bientôt à la montagne et la neige qui commençait à tomber sur l’autoroute les rendait tous fous. Je passais mon temps à faire la police dans le couloir du bus, obligeant les plus récalcitrants à regagner leur place et à mettre leur ceinture de sécurité. Arrivé vers l’avant du bus, alors que je m’apprêtais à regagner ma place, je vis Ceylia qui boudait, les bras croisés et l’air renfrogné des mauvais jours. Je m’agenouillais près d’elle mais elle détourna le regard vers la fenêtre où les paysages devenaient de plus en plus blancs.

« Qu’est-ce qui t’arrive Ceylia ? Y a quelque chose qui ne va pas ? »

Je penchais la tête pour apercevoir les yeux de la demoiselle mais elle tourna encore plus le visage pour éviter tout contact visuel avec moi. Fallait pas être sorti de Saint-Cyr pour comprendre que la personne qu’elle était en train de bouder c’était moi…

« J’ai fait quelque chose qui ne fallait pas ? »

La petite blondinette tourna la tête vers moi, les yeux me lançant des éclairs. « J’te boude… Pi je boude la maîtresse aussi…! » Je jetais un regard interrogateur vers Joy pour voir si elle savait de quoi Ceylia parlait. Qu’est-ce qu’on avait fait tous les deux pour que la petite nous boude ainsi…?

« La maîtresse, elle a fait comme les garçons dans la cour de récré tout à l’heure…! J’ai tout compris, la maîtresse, elle est amoureuse de toi…!!! » J’éclatais de rire avant de mettre une main devant ma bouche. Joy, amoureuse de moi ? Décidément, Ceylia me faisait rire avec ses remarques aujourd’hui…! C’était tellement énorme et tellement peu plausible que je n’arrivais pas à m’empêcher de rire. Mais quelque part, dans mon esprit tordu, je n’arrêtais pas de me dire que la vérité sortait de la bouche des enfants… Et aussi étrange que cela puisse paraître, cette idée complètement saugrenue que Joy puisse avoir le béguin pour moi ne me dérangeait pas plus que ça…

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« Je suis contente de vous revoir parmi nous, Hugo… » minauda la réceptionniste de l’énorme chalet dans lequel on allait passer la semaine. Cela faisait la troisième année que je venais ici et Sandra était toujours fidèle au poste, à la réception… Et toujours en train de me faire de l’oeil. J’en jouais sciemment, lui lançant un petit clin d’oeil dès que j’avais besoin de quelque chose. Sandra exauçait toutes mes demandes et cette année, j’avais fait exprès de lui téléphoner une semaine avant notre arrivée…

« Je vous ai réservé l’ancienne chambre de Mr Rickwood, comme vous me l’avez demandé » me dit-elle en rougissant. « Merci Sandra, c’est vous la meilleure….! » Après lui avoir lancé le plus beau de mes sourires de charmeur, je pris la clef de ma chambre. Mr Rickwood avait ses petites habitudes depuis le temps qu’il venait skier chaque année avec les enfants et il avait la meilleure des chambres : celle qui était la plus éloignée des enfants et donc celle qui permettait de dormir au calme. Empoignant ma valise, je croisais Joy qui allait à son tour à la réception pour prendre la clef de sa chambre. Les enfants étaient déjà installés dans leurs dortoirs de six et les quatre adultes avaient chacun une chambre individuelle. M’approchant d’elle, je m’arrêtais à son niveau pour lui murmurer à l’oreille :

« Chambre 4… »

Avec un petit rictus satisfait, je m’éloignais d’elle. Si elle avait pris au mot ce que je lui avais dit ce matin, elle saurait où me trouver…


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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyDim 5 Jan - 22:23




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Des moustaches de chat ? Et puis quoi encore !!! Pourquoi pas des cicatrices tant qu'il y était? Ce mec avait franchement besoin de passer par la case évolution, parce que pour le moment il avait la mentalité d'un enfant de notre classe. Comme si j'allais rester là à le regarder se moquer de moi. Hors de question, j'allais lui faire payer. Personne ne me ridiculise, je le fais assez toute seule. J'allais le tuer, l'écraser entre des pierres comme on écrase des noisettes jusqu'à ce qui me supplie de le pardonner et alors... peut-être que je changerais d'avis à son sujet. Relevant mes manches, jetant un coup d'oeil à mes chaussures pour vérifier que mes lacets étaient bien attachés, je m'élançais à sa poursuite bien décider à en découdre. En deux secondes, je venais de braquer les projecteurs sur moi. Super... Ils ne pouvaient pas regarder autre part, ce n'était pas comme si on était les seuls sur cette aire de repos. Bondissant par-dessus une table avec mon élégance naturelle - celle d'une girafe boiteuse- je lui sautais dessus avant l'agripper par la veste. « Rhhha grrggg » Dire que quelques heures plus tard j'avais bavé sur cette veste, désormais je n'avais plus qu'une envie lui écrire dessus avec un énorme marqueur rouge. Dommage, cet abruti de chauffeur n'avait qu'un crayon noir, j'allais devoir m'en contenter. « Bordel, mais t'es franchement pas stable comme mec » grommelais-je pendant qu'il s'écroulait par terre. Il devait se mettre au sport parce que s'il n'était même pas capable de me soutenir, il y avait comme un problème. J'avais un paquet de défaut, mais j'étais aussi légère qu'une plume, enfin ça c'est ce que j'aimais croire. Je n'étais pas obèse et Sam n'avait jamais eu aucun mal à me porter. Petit joueur va... moi qui pensais que tu étais un vrai mec. C'est ce que je lui aurais sûrement sorti, si monsieur n'avait pas décidé de m'attraper le poignet pour m'immobiliser. Réflexion faite, il avait de la force dans les bras, mais juste dans les bras. Une tigresse ? « Et tu m'as pas encore vu déchaînée » Totalement dans mon délire, je ne remarquais même pas qu'il pouvait prendre cette phrase comme une véritable allusion sexuelle. Etant donné que pour le moment je n'étais pas encore rentré dans la phase tortillage pour retirer ma main de son emprise. C'est qu'il avait toujours cette fameuse attraction sur moi et que je retrouvais avec des capacités assez limitées. Heureusement pour moi, il trouva le meilleur moyen pour me ramener sur terre. S'il pensait que ces paroles allaient me faire chavirer, il venait de se mettre le doigt dans l'oeil. Bien au contraire, ses paroles furent une véritable claque qui m'atteignirent en plein coeur. Mon esprit abandonna la bataille pour me rappeler le très joli discours de Naé à son sujet et sa longue liste de conquête qui larguaient au bout d'une nuit. Jusqu'alors, mon petit côté romantique avait voulu croire qu'avec moi ça serait peut-être différent, parce qu'il y avait ce petit truc spécial qui nous unissait. Ce machin que je n'arrivais franchement pas à identifier ou que je préférerais ne pas identifier pour ne pas en rajouter une couche. En fait il venait tout simplement de me ramener à la réalité et même si c'était franchement douloureux, cela allait me faire le plus grand bien. Il croyait vraiment que j'allais venir frapper à sa porte pour qu'il me saute et puis basta... Fallait pas qu'il prenne ses rêves pour la réalité. Je grimaçais avant de serrer les poings. Hors de question de le laisser gagner. J'avais le choix : me lever comme une âme en peine ou essayer de faire face. Heureusement la répartie ne m'avait jamais fait défaut. « T'inquiète pas, si j'ai envie de m'envoyer en l'air, j'irai frapper à une autre porte que la tienne » dis-je tout en tentant de me relever. Hugo était cependant trop attaché à mes poignets pour que je puisse me libérer. Gonflant les joues pour me retenir de ne pas lui ordonner de me lâcher tout de suite, je ressemblais désormais à un Hamster en colère. Et fallait qu'il en rajoute une couche. Me frotter ? Trop c'était trop, tirant d'un coup sec sur mon poignet je me délivrais de son emprise avant de lui balancer un coup dans les côtes. Vu ma force, il n'avait rien dû sentir, c'était juste pour le principe. « Je peux me frotter seuleuuuhhh merci » Accentuant sur le seul, je me redressais sur des jambes fébriles. « Occupe toi des enfants, je vais me laver » Ni une ni deux je tournais les talons tout en bougonnant direction les toilettes des dames où je me fis bien entendue remarquer. Difficile de me louper ...

Avant de partir, je prenais le temps de m'acheter un magazine sur le cinéma. « Oh vous avez un livre qui va avec » souriante, la vendeuse me glissa un livre dans ma poche. « Merci ! » Un large sourire se dessina sur mon visage, pour une fois que je gagnais quelque chose. Quelques minutes plus tard je m'installais dans le car, à l'opposé d'Hugo. Blasée, je pris le premier truc qui me tomba sous la main, c'était le livre qui s'intitulait : l'homme de mes rêves. « tu parles homme de mes rêves... » Sans prendre le temps de lire le résumé, je le laissais tomber dans la poche pour attraper mon magazine. Avec un titre pareil ce livre était obligatoirement une daube, alors autant ne pas perdre mon temps. J'allais passer le reste du trajet à me détendre et surtout j'allais virer ce mec de ma tête. L'homme de mes rêves.... n'importe quoi!

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Le chalet était superbe exactement comme je me l'avais imaginé. C'était le parfait cliché de ce que l'on pouvait voir dans les films. « Robin!!! Tu descends tout de suite » J'attrapais le fauteur de trouble et l'obligeais à descendre de la rambarde d'escalier. Ils n'allaient pas commencer à faire des conneries, on venait juste d'arriver. « Maîtresse ?! » Répondant à l'appel d'une mes élèves en détresse, je rentrais dans une chambre ou la petite Lola se battait avec son sac qui refusait de s'ouvrir. Après quelques tentatives infructueuses, je finis par réussir à ouvrir l'objet tant désiré. Elle en extirpa une peluche qu'elle posa sur son lit avant de se lancer dans une conversation très intéressante sur le nouvel avion de Barbie.

Enfin libérée de mes obligations d'institutrice pendant quelques secondes je m'élançais vers la réception. Au fond du couloir, il se dressait, toujours aussi charmant, la réceptionniste n'allait sûrement pas tarder à se coucher sur le comptoir. Une fraction de seconde et me voilà ensevelie par la jalousie. Elle se prenait pour qui celle là? Son métier c'était d'accueillir les gens ou se taper les clients. Me renfrognant je continuais ma route en essayant de calmer cette petite diablesse qui était en train d'attiser ma rancœur.

« chambre 4 ? » Mon regard se posa sur Hugo. Haussant les sourcils, je marquais un temps d'arrêt. « Hein ? » Il me parlait de quoi, il avait la chambre 4 et alors... Mon regard changea au fur et à mesure que je comprenais ce qu'il voulait dire. « désolée, je fais que dans le top 3 » C'était complètement nulle comme réponse, mais c'était la seule qui m'était venue à l'esprit. Il pouvait crever dans sa chambre, hors de questions que j'y foute les pieds. J'allais rester loin de lui parce que c'était le seul moyen que je ne fasse pas de bêtises. J'avais bien compris que j'étais incapable de lui résister quand on commençait à se rapprocher. Pour cette raison, j'étais bien décidée à mettre une sacrée distance entre nous. S'il voulait se taper quelqu'un, il n'avait qu'à aller faire un petit tour à la réception ! "Vous êtes nouvelle" Lançant un regard noir à la réceptionniste, "On dirait bien" j'attrapais ma clé et tournais les talons. Toi tu as intérêt à rester loin de la chambre numéro 4!


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« C'est trop beau » m'exclamais-je aussi excitée que la bande de gamins que je traînais avec moi. Madame Crossman qui avait fini par se joindre à moi me lança un regard amusé. « On dirait que vous n'êtes jamais allée à la montagne » Haussant les épaules avec un sourire malicieux, je sautais hors du bus avant de sentir la neige sous mes pieds. « Non jamais, ma mère déteste la montagne » J'avais déjà vu de la neige, mais la montagne c'est quand même plus cool que New York. C'était juste magnifique, les cimes enneigées, l'odeur, le bruit de la neige qui craque, le sourire des enfants, j'allais passer un des plus beau séjour de ma vie et ce n'était pas la présence de l'autre qui allait me gâcher ça. Mon regard se posa sur une calèche tirait par un cheval de trait d'un noir d'ébène. Pendant quelques secondes, je restais immobile à observer la masse noire avancée avec élégance. Je n'avais jamais osé remonter sur un cheval depuis l'accident, mais la passion et la fascination ne m'avaient jamais quitté. Il m'arrivait encore de rêver de folles chevauchées et dans ces rêves je ne chevauchais pas Hugo. Heureusement d'ailleurs :dent :

Les gamins ne mirent pas longtemps à s'attrouper devant le grand noir qui faisait preuve d'une sagesse incroyable tandis que les enfants posaient mille et une questions à son meneur. Quant à moi, je ne mis finalement pas bien longtemps à passer mes doigts dans la crinière noire de jais. Ce n'était pas les chevaux qui me faisaient peur, mais ce qui pouvait survenir une fois qu'on était sur le dos. Ici, sur le sol, je me sentais en sécurité. C'était dans ces moments-là que je repensais à ma cousine. S'il avait été là, elle aurait adoré. « Il est superbe » m'exclamais-je bien plus passionnée par le cheval que par tout ce qu'il se passait autour.


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Regroupés autour des profs de ski, chaque élève était en train de se placer selon son niveau... Hugo sachant skié il était logique qu'il se trouve du côté des personnes sachant se débrouiller avec des skis. Pour ma part, je me retrouvais du côté des débutants. « vous allez voir c'est facile, tout est une question de jeu de jambes » Mon regard se posa sur l'homme qui me faisait face. Grand, élancé, bronzé, un sourire à tomber. Enfin, la chance était en train de me sourire. Quel plaisir d'apprendre le ski avec quelqu'un comme ça, c'était bien mieux que le vieux de 50 ans que se payait Hugo et les pro du ski. Pour ma part, j'allais me contenter de « William et vous ?» William c'était très sympa comme nom. « Joy » un large sourire, je lui emboîtais le pas ou plutôt je tentais d'avancer avec mes skis jusqu'à une zone sécurisée. « A tout à l'heure les enfants, amusez vous bien » m'exclamais-je tout en reportant mon regard sur William qui commençait à me prodiguer de précieux conseils en me tapotant les jambes pour m'aider à prendre la position idéale. Malgré touS les bons conseils de mon prof qui me relevait à chaque fois, je ne possédais aucune qualité pour tenir des skis. Dire que j'avais fait 10 ans de patinage et que je n'étais pas capable de skier plus de 50 mètres sans me retrouver les fesses par terre. Alors quand la séance de ski prit fin pour qu'on aille faire de la luge, je ne me fis pas prier pour les déchausser.

Quand on arriva sur l'aire de départ les autres élèves s'y trouvaient déjà. Ils s'élancèrent au fur et à mesure et autant dire que leurs éclats de rire me donnaient envie de me lancer à mon tour. « T'es amoureuse d'Hugo!!! » Une petite voix me sortit de ma contemplation. Les pieds bien plantés dans la neige, le regard curieux et intelligent. Regardant autour de moi, je soupirais de soulagement en remarquant qu'il se trouvait à l'opposé. Ouf, il n'avait pas entendu ça. « Non » tentais-je de me défendre alors que je virais désormais au rouge tomate. « T'es toute rouge, tu l'aimeuhhhh !!!! » Me précipitant sur elle, je posais mes mains sur sa bouche. « Chut Ceylia , faut pas le dire !!! » Une gamine de 6 ans venait de me griller. Il fallait que je trouve rapidement une solution pour qu'elle se taise et qu'elle le garde pour elle. « mais c'est le mien » Elle affichait une mine boudeuse... franchement déçue. « Faut surtout pas que tu lui dises... si on ne lui dit pas, il ne pourra pas le savoir » Elle haussa un sourcil avant d'acquiescer. C'est bon j'étais sauvée, enfin pour le moment. « Tu lui as dit que tu étais amoureuse de lui ? » lui demandais-je . Timide elle afficha un petit sourire « oui » Elle était franchement trop mignonne, mais un peu trop intelligente pour son âge. « Allez à ton tour » armée de sa luge rose fluo, elle s'élança à son tour. Au fur et à mesure tout les élèves se retrouvèrent en bas de la piste. Il ne devait rester plus que moi. « Allez c'est parti » Je me retournais pour attraper ma luge. Manque de chance, je n'étais pas la dernière du groupe. Hugo était encore là. Il aurait pas pu prendre un autre wagon?  Bondissant sur ma luge sans lui adresser le moindre regard, j'écoutais les instructions de William toujours aux petits soins pour moi. Voilà un homme qui méritait mon attention. Le problème c'est que je ne pouvais pas m'empêcher de jeter des coups d'oeils furtifs à Hugo. Pourquoi ne pouvait-il pas prendre sa luge et disparaître? Fermant les yeux pour mettre fin à mes pensées, je les ouvrais de nouveau avant de m'élancer sur la pente enneigée.

Riant aux éclats, je profitais de ma descente avec un plaisir sans fin. Pour une raison inconnue, ma luge se mit a dévié. J'avais dû me prendre la seule motte de neige présente sur la piste. « Pousse toi » Hurlais-je à l'attention de Hugo qui filait sur la piste. Quel abruti pourquoi ne se poussait-il pas. « Pousseuuuuuuuuuuuuuuuu » Mes grands signes n'y changèrent rien. Deux secondes plus tard ma luge percuta celle d'Hugo nous projetant tous les deux dans la neige. Résultat des courses, après quelques roulés-boulés très sensuels, je me retrouvais étalée sur la neige sous mon assistant. Complètement décoiffé, il avait la tête à moité recouverte de neige. « Oups... » Je passais délicatement ma main sur son visage pour enlever la neige qui semblait (elle aussi) le trouvait particulièrement attirant. Une moue désolée se dessina sur on visage tandis que j'esquissais un sourire amusé. « Pardon... je t'ai dit de te pousser aussi, pourquoi t'es resté sur ma route! » Mes yeux lâchèrent les siens pour descendre sur ses lèvres. Non...non et non !!! c'était hors de question, on allait tout de suite oublier cette petite idée qui était en train de germer dans mon esprit. L'inquiétude prit rapidement le dessus, le choc avait été assez important. « Je t'ai pas fait mal au moins ? » J'avais beau tenté de le détester, je n'y arrivais pas, j'en étais complètement incapable. La seule chose que j'espérais, c'était de ne pas l'avoir blessé... M'inquiéter pour lui avait un atout principal : Oublier la douceur de ses lèvres et le désir qui me rongeait une fois de plus. J'avais juste envie de me lover dans ses bras pour ne plus jamais en sortir et pour ça il devait encore être en mesure d'utiliser ses bras [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 .

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyMar 7 Jan - 0:51




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Longeant le couloir avec sa valise, Hugo souriait alors que la petite pique que venait de lui sortir Joy tournait sans cesse dans son esprit. Il avait totalement raison, cette fille était une tigresse… Et dire que, comme elle lui avait souligné quelques heures plus tôt, il ne l’avait pas encore vue réellement déchaînée. Hochant la tête alors qu’un rire s’échappait de ses lèvres, Hugo enfonça la clef dans la serrure de sa chambre. Tout était parfait, le lit était spacieux et aurait même pu accueillir trois personnes sans problème. Il comprenait mieux pourquoi Mr Rickwood tenait tant à avoir cette chambre chaque année. Sans exagérer, elle devait être trois fois plus grande que la chambre qu’il avait eue les années précédentes. La vue sur la station de ski était magnifique, il y avait même un balcon - même s’il n’était pas persuadé de pouvoir s’en servir avec toute la neige qui tombait - bref, ça allait être l’éclate totale. Les gamins étaient à l’autre bout du chalet, il n’y aurait pas le moindre bruit, il allait être le roi du monde dans cette chambre ! Enlevant ses affaires de la valise et les rangeant dans l’armoire, Hugo se prépara pour aller commencer la première sortie à la station avec les petits. Une liste des enfants ayant déjà quelques bases de ski avait déjà été établie et Hugo savait déjà quels gamins il allait accompagner durant tout ce séjour. Remontant le zip de sa doudoune et mettant ses lunettes de ski sur le crâne, il sortit de la chambre pour aller chercher son petit groupe. Ils sortirent tous ensemble, les vingt gamins et les quatre accompagnateurs, et firent rapidement les quelques mètres qui les séparaient des instructeurs qui les avaient attendus non loin du chalet. Hugo n’arrêtait pas de jeter quelques regards vers Joy qui ne semblait pas du tout à l’aise sur ses skis. Sans aucun doute, elle allait faire partie du groupe des débutants…Il soupira profondément, lui qui avait espéré pouvoir gérer le groupe des plus doués en sa compagnie. Comme il neigeait assez souvent à New York, il avait pensé, à tort, que Joy aurait été douée sur des skis… Lorsque tous les gamins furent répartis et qu’il vit que Joy allait se taper - enfin façon de parler hein [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 - le moniteur le plus jeune et donc forcément le plus beau, il n’avait pas pu s’empêcher de grincer des dents. Il prétexta un problème de chaussures pour traîner un peu alors que son groupe partait déjà en direction des tire-fesses juste pour écouter ce qui se disait dans le groupe des débutants. Et ça commençait bien : le moniteur, William, avait dégainé son sourire email diamant « la magie du blanc » et draguait déjà Joy qui ne semblait même pas capter que le moniteur lui faisait du rentre-dedans. Comme s’il avait besoin de lui peloter les jambes pour lui montrer quelle position elle devait adopter sur ses skis… Pfff… ! Et Joy qui répondait à ses sourires. OK, c’est bon, il était énervé. Rechaussant ses skis, Hugo planta, énervé, ses bâtons dans la poudreuse et prit la direction de son groupe. Mieux valait qu’il n’assiste pas à cette avalanche de sourires mielleux alors que depuis le départ de Pearl Trees ce matin, Joy ne lui offrait qu’une soupe à la grimace…

Les parcours et les chutes s'enchaînèrent et la neige tombait à gros flocons. Les gamins commençaient à être fatigués et, pour ne rien cacher, Hugo commençait à l’être également. Skier, c’était déjà assez fatiguant comme ça mais lorsqu’il fallait aider les gamins qui se cassaient la figure à droite à gauche et qu’il fallait remonter sans cesse les pentes pour aller les relever, c’était encore plus crevant. Lorsque leur vieux moniteur, Richard, leur indiqua qu’ils allaient finir la matinée en faisant de la luge, Hugo soupira de soulagement. Ca allait lui permettre de faire un petit break. C’était certain : ce soir, il allait dormir comme un bébé dans sa chambre de luxe !

Lorsqu’il arriva avec son petit groupe au niveau de la nouvelle attraction, Hugo quitta avec un plaisir non dissimulé ses skis pour les troquer contre une luge. Le groupe des débutants, donc celui de Joy, était déjà présent et tous les enfants étaient déjà partis et dévalaient joyeusement les pentes enneigées. La jeune femme écoutait avec un énorme sourire aux lèvres les instructions de William avant de partir à son tour dévaler la piste. Hugo leva les yeux au ciel. Il aurait parié tout ce qu’il avait que ce William de pacotille avait passé la matinée à tenter de draguer sa jeune collègue. Plaçant sa luge au sol, Hugo dévala à son tour la piste. Un petit tour de luge et sentir le vent dans ses cheveux allaient lui changer les idées. Ca ne servait à rien de s’emporter pour ça, après tout Joy était une jeune femme fraîchement célibataire et qui pouvait faire ce qu’elle voulait. Si elle avait envie de flirter avec ce William, il n’avait rien à y redire. Même s’ils s’étaient déjà embrassés par deux fois et que le deuxième baiser, c’était elle qui l’avait initié… Raaaaah mais pourquoi elle s’amusait à se faire draguer par d’autres mecs et à lui faire la tête depuis ce matin alors qu’ils s’embrassaient encore deux jours plus tôt dans l’animalerie ?!
Perdu dans ses pensées, Hugo ne s’était même pas rendu compte qu’il avait dépassé la jeune femme et ne l’entendit même pas crier de se pousser. Lorsque la luge de Joy vint percuter la sienne, Hugo en lâcha de surprise les poignées et commença à faire des roulades dans la neige toute fraîche. Groggy par le choc, Hugo mit quelques secondes à reprendre ses esprits. Lorsqu’il rouvrit les yeux, Joy était en dessous de lui, passant une main douce sur sa joue, lui enlevant toute la neige qui était venue se coller à lui durant leurs roulades. Il se releva légèrement, s’appuyant sur le sol à l’aide de son coude.

« Pardon... je t'ai dit de te pousser aussi, pourquoi t'es resté sur ma route! » lui dit-elle alors sur un ton mi-amusé mi- de reproche. Pour être tout à fait franc, il avait été tellement obnubilé par ce qu’il avait vu quelques instants plus tôt entre elle et William qu’il n’avait absolument rien entendu…! Secouant la tête pour faire sortir la neige qui s’était introduite dans ses oreilles, Hugo remit en place ses lunettes sur son crâne et se mit à rire. Ils avaient beau se chamailler et essayer de s’éviter, apparemment ils n’arrivaient jamais à être éloignés l’un de l’autre bien longtemps. Ca faisait la deuxième fois aujourd’hui qu’ils se retrouvaient ainsi, l’un au dessus de l’autre… A croire qu’ils étaient deux aimants irrémédiablement attirés l’un par l’autre… !

« Pourquoi je suis resté sur ta route…? Peut-être pour me retrouver là, comme ça, avec toi… » lui avoua-t-il, les yeux dans les yeux. Il se mordit la lèvre alors que son regard dévia sur ses lèvres. Tout à coup, Hugo n’avait plus envie de se chamailler avec elle et il voulait profiter de ce petit moment rien qu’entre eux deux qu’on leur offrait. Ils n’avaient jamais vraiment eu l’occasion de parler calmement, depuis une semaine, tout n’était que piques, railleries et moqueries. Ils s’étaient fâchés de nombreuses fois mais n’avaient jamais vraiment eu un moment où ils s’étaient parlé normalement. Alors lui dire qu’il avait fait exprès d’être resté sur sa route juste pour pouvoir passer un moment avec elle, ce n’était pas pas du tout un mensonge, même s’il ne l’avait pas fait exprès : il avait envie depuis longtemps d’être un peu seul avec elle. Alors qu’il continuait de se mordiller la lèvre, il sentit comme une sensation bizarre au coin de la bouche. « Ah bah si, on dirait bien que je me suis blessé… » fit-il tout en touchant du bout du gant sa lèvre. Il y avait un peu de sang dessus, rien de catastrophique, ça ne faisait pas mal mais il allait peut-être avoir besoin d’un pansement.

« Et toi, ça va ? » demanda-il avec empressement, oubliant sa propre douleur et la regardant sous toutes les coutures pour voir s’il ne l’avait pas blessée lui aussi. Elle semblait aller bien, il n’y avait pas de sang ou de contusions sur son joli visage. Il s’en serait véritablement voulu si elle avait fini blessée elle aussi. Se mettant à rire, Hugo lui dit alors « On dirait que t’es encore plus dangereuse en luge qu’en ski… » C’était plus fort que lui, il ne pouvait pas s’empêcher de la mettre en boîte ! Son visage s’adoucit alors qu’il passa à son tour une main sur le visage de la jeune femme. Il était soulagé qu’elle n’ait rien et surtout, il n’avait aucune envie de l’énerver maintenant. Il voulait tellement profiter de ce moment de calme entre eux, perdus au milieu de cette piste, loin du regard de tous.

« Tu as passé un bon week-end ? » lui demanda-t-il d’une façon tout à fait innocente. Pour n’importe qui, cette question était d’une banalité des plus affligeantes mais pour lui, elle ne l’était pas. Pas après ce qui s’était passé samedi à l’animalerie entre eux deux. « J’ai… » Quoi ? Crevé d’envie de te voir dimanche ? Passé une journée de merde à ne penser qu’à toi ? « Je t’ai… ramené tes affaires au fait… Lavées et repassées… Tu pourras passer les chercher dans ma chambre quand t’auras le temps… » Merde, c’était lui ou il s’était mis à bafouiller comme un débutant ? Une seule discussion à peu près normale avec elle et il bafouillait ? Et puis question subtilité, il pouvait repasser... "Tu pourras passer dans ma chambre...", non mais quel nul...! Il pouvait pas lui dire clairement ce qu’il avait sur le cœur ? Lui dire qu’il voulait reparler de leur baiser dans le magasin de ses parents ? Qu’il voulait comprendre pourquoi elle l’avait embrassé ?  Il se posait tellement de questions depuis samedi, depuis qu’elle lui avait dit que tout était fini avec Sam et que trente secondes plus tard ils s’embrassaient comme des malades… Il avait refait le film des milliers de fois dans sa tête et il arrivait à chaque fois à la même conclusion : si tout était fini avec Sam, c’était de sa faute à lui et de ce qui s’était passé dans le vestiaire la semaine dernière. Toute personne dotée d’une certaine logique serait arrivée à la même conclusion que lui mais il s’agissait de Joy et vu comment elle le surprenait à chaque fois parce qu’elle réagissait autrement que la façon qu’il avait prévu, il craignait de se faire un énorme film sur le pourquoi du comment elle avait fini par l’embrasser il y a deux jours…

Se raclant la gorge pour dissimuler sa gêne, Hugo releva la tête et vit à quelques mètres d’eux William qui dévalait la piste sur ses skis et qui arrivait dans leur direction. C’est pas possible, ils ne pouvaient pas être tranquilles plus de cinq minutes ? En tout cas, il était hors de question que William passe pour le prince charmant sur son beau cheval blanc venu sauver la princesse en détresse… Hugo se releva et offrit sa main à Joy pour qu’elle puisse se relever. Il empoigna l’une de leurs deux luges, demanda à Joy de s’y installer et se plaça derrière elle, se serrant fort contre elle à cause du peu de place qu’offrait cette mini-luge… William n’avait pas eu le temps de les rejoindre qu’Hugo commença à leur faire dévaler le reste de la piste. Il ne savait pas si c’était le fait d’être à deux sur une luge ou si c’était le rire cristallin de Joy qui entrait dans ses oreilles qui lui donnait l’impression que cette deuxième partie de cette virée en luge était bien plus intéressante que la première mais en tout cas, Hugo en apprécia chaque seconde à fond, respirant le parfum de la belle contre qui il se collait. Arrivés en bas, complètement morts de rire tous les deux, il se rendit compte que ces quelques minutes étaient les plus géniales qu’il avait passées avec elle depuis qu’ils se connaissaient. Oh il aimait la taquiner et se prendre le chou avec elle, mais partager un moment de complicité et de fou rire… et bien ça avait une autre saveur aux yeux d’Hugo… C’était peut-être con à dire, mais c’était ce petit moment de normalité entre eux deux qui faisait penser à Hugo qu’il était peut-être en train de commencer à vivre quelque chose d’extraordinaire avec elle…

Joy venait de réussir là où toutes ses rencontres d’un soir avaient échoué : elle venait à l’instant de réussir à lui faire battre son cœur.


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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyMar 7 Jan - 22:21




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Chacun de mes élèves avaient réussi à descendre la piste sans poser le moindre problème. Cela ne devait donc pas être si compliqué que ça. Après tout, il fallait seulement s'asseoir sur sa luge et se lancer sur la piste. Rien de plus, rien de moins. Bien évidemment, comme à chaque fois rien ne se passait comme prévu quand je faisais partie de l'équation. Il fallait bien que je marque mon territoire. Pourquoi descendre tout droit quand on pouvait bifurquer vers la gauche en direction d'Hugo ? C'était tellement plus intelligent de lui foncer dedans pour me faire remarquer que d'oser l'approcher pour lui poser une question complètement débile. Si seulement c'était le cas ! Parce qu'en vérité, j'étais encore trop en colère pour lui adresser la parole. Je ne voulais pas être un numéro de plus dans sa liste, je voulais être unique. Dit de cette manière, ça faisait franchement égocentrique. D'ailleurs, j'étais sûrement la première fille à le percuter avec une luge. Original comme technique de drague et ce n'était même pas fait exprès. En fait, j'aurais préféré lui montrer que j'étais capable de réussir quelque chose sans me retrouver par terre. Pour aujourd'hui c'était raté et heureusement il ne m'avait pas vu faire du ski. S'il voulait inviter une fille à descendre une piste, il n'allait sûrement pas pensé à moi. À part s'il voulait que je finisse à l'hôpital. Pfff, quelle nulle, si je voulais le séduire, c'était franchement pas la bonne méthode. Entre moi et les filles qu'ils fréquentaient le gouffre était infranchissable et je ferai mieux de laisser tomber tout de suite tomber. Dire que j'avais réussi à penser à tout ça en quelques secondes. De toute façon je ne pouvais pas faire grand-chose, si ce n'est accuser le choc et prier pour ne pas que cela se finisse trop mal.

Étalée dans la neige comme une crêpe, je n'avais aucune envie de me relever. Tout ça pour profiter de la présence d'Hugo. Deux minutes avant, je le détestais et là.... et bien comme d'habitude, j'en étais complètement incapable. Il avait cette façon de me regarder qui brisait toutes mes barrières. Je n'avais pas envie de briser ce moment d'intimité, pour une fois qu'on en avant un comme ça, on allait éssayer d'en profiter. Et pour le moment on ne s'était pas encore criés dessus, ce qui était un véritable exploit. En fait j'attendais tout simplement sa réaction en priant pour que celle-ci aille dans mon sens. Il n'allait pas s'énerver quand même... Bon javais peut-être un peu ruiné sa descente, mais c'était purement involontaire. Ou peut-être allait-il se dire que j'avais sciemment décidé de lui foncer dedans. Il allait me prendre pour une fille pot de colle incapable de me passer de lui. Même s'il y avait un peu de vrai dans tout ça, j'étais loin de me comporter comme ça, bien au contraire. Je tentais de me tenir loin de lui justement pour éviter ce genre de situations. À chaque fois tous mes efforts s'évaporaient comme neige au soleil et on finissait par se retrouver. À croire que quelqu'un s'éclatait à nous mettre sur la même route. Son rire avait quelque chose de particulièrement touchant. Tout simplement parce que je l'entendais rire réellement pour la première fois. J'étais un peu plus habitué à ses cris. Rire lui allait très bien. Complètement sous le charme, je l'observais avec un sourire en coin profitant du petit spectacle qu'il m'offrait. En passant sa paire de  lunettes de soleil lui allait très bien, il les portait mieux que le prof de Ski. « Mouais c'est ça » pouffant de rire, je ne détournais pas mon regard du sien bien trop attirée par celui-ci pour regarder autre part. Comme s'il avait fait exprès de m'attendre, vu à la vitesse à laquelle il filait ça n'avait même pas du lui traverser l'esprit. En tout cas, sa phrase avait un côté positif. Etait-il en train de dire qu'il était finalement heureux de la situation. Un large sourire se dessina sur mon visage en pensant à cette idée. Qu'est-ce que je pouvais être cloche parfois. Il ne m'en fallait pas beaucoup pour sourire et quand il s'y mettait, c'était encore plus facile. Remarquant le sang qui perlait au coin de sa lèvre, mon regard se teinta d'une lueur d'inquiétude. « Mince... désolée » Super, en plus j'avais réussi à lui faire mal. Bon ça n'avait pas l'air si grave que ça, mais quand même ! Approchant mon regard de sa lèvre, je posais mon doigt au dessus de sa blessure de guerre. « ça a pas l'air trop grave... » En fait ce n'était rien du tout, ça aurait sûrement pu être bien pire.

Hugo qui s'inquiétait pour moi, alors là c'était la meilleure nouvelle de la journée. « ça va très bien » une petite référence à mon état de santé, mais aussi à la situation, c'était très bien tout ça, c'était même parfait. Une mine boudeuse de dessina sur mon visage, rha c'est bon, il était obligé de le remarquer. Je pinçais les lèvres pour ravaler l'insulte qui tentait de s'extirper de mes lèvres. Hors de question que je brise le moment en m'apportant. Je voulais qu'on reste comme ça le plus longtemps possible dans cette bulle qui venait de nous emporter loin de nos disputes habituelles. C'était tellement indescriptible, mais dès qu'il était là, quand on était comme ça, je me sentais bien... parfaitement bien. J'étais complètement tombée amoureuse de lui et ça ne m'était jamais arrivé. Avec Sam, je n'avais ressenti qu'1% de ce que je ressentais pour lui. C'était tellement fort que ça en était terrifiant.

Si j'avais passé un bon week end ? Pour le moment j'avais réussi à ne pas finir rouge tomate. Maintenant qu'il venait d'évoquer mon week-end, je sentais le rouge me monter aux joues. Déglutissant pour tenter de dire un truc potable avant de me souvenir que j'étais une menteuse pitoyable, je me laissais aller à quelques vérités. Il n'avait qu'à les interpréter à sa guise. « Mitigé, j'ai apprécié samedi, mais pas Dimanche » Je regrettais ces mots la seconde d'après. Il allait vraiment me prendre pour une folle... ou pire pour une fille facile. Heureusement pour moi, il semblait vouloir continuer la conversation. Je ne le connaissais pas depuis longtemps, mais c'était la première fois qu'il me semblait si fébrile, ça le rendait totalement craquant et ça lui donnait un petit côté tendre que je n'avais pas vraiment eu l'occasion de voir pour le moment. Sa chambre ? Il était en train de me proposer de venir chercher mes affaires dans sa chambre juste après m'avoir dit que sa chambre m'était tout ouverte pour qu'on continue ou nous nous étions arrêtés Samedi. En toute logique, j'aurais dû le pousser et lui dire d'aller se faire voir. C'était quoi cette technique pour me tirer dans sa chambre. À la place je le regardais comme une parfaite idiote, haussant les sourcils d'un air interloqué. « Ok... je passerai ... » Je ne pouvais pas laisser mes affaires dans sa chambre, il devait sûrement vouloir s'en débarrasser pour éviter que sa mère tombe dessus et c'était sûrement mieux qu'il me les rende maintenant qu'à l'école... « Enfin je passerai chercher mes affaires » Oui juste pour récupérer mes affaires et pour rien d'autre.

Incapable de cacher ma déception quand il se releva, je laissais échappé un soupir désespéré, on n'allait jamais pouvoir passer plusieurs minutes tranquilles. Mon regard se posa sur le prof de ski qui arrivait à toute vitesse. « Oh qu'il est pot de colle , celui là » Il était gentil, attentionné et possédait sûrement pleins de qualités, mais j'étais trop obnubilée par Hugo pour y prêter vraiment attention. Mon regard s'éclaira quand mon regard se posa sur la luge qu'on allait partager. Je tentais de dissimuler ma joie. Est-ce que j'étais la première fille avec qui il faisait de la luge ? Je revenais à la réalité en entendant la voix d'Hugo. En effet m'installer sur la luge pouvait être d'une certaine utilité si nous voulions en faire. Collée contre lui, rien n'était en mesure d'éteindre mon petit coeur qui s'était lancé dans un joli concerto. Il fut cependant bientôt rattrapé par mes éclats de rire. C'était trop bien, on dépassait même un couple et bam dans les dents, personne ne rivalise avec la team JoyHug. Une fois la luge arrêtait, je me redressais avant de poser un regard plein d'entrain sur Hugo « Faut trop qu'on recommence, c'était trop bien, t'as vu comme on les à cramer les autres » Sautillant à moitié sur place pour tenter de diminuer l'énergie qui était en train de m'assaillir (Hugo me rendait légèrement dynamique) j'en oublais qu'on était le centre de l'intérêt d'un petit groupe de personnes.

« Vous allez bien ? » La voix de Madame Crossman me ramena à la réalité. Les enfants nous regardaient avec des sourires amusés pendant que Ceylia me lançait des regards noirs. Merde.... j'avais oublié. « Moi aussi je veux faire de la luge avec Hugo » Jetant un sourire amusé à Hugo, je haussais les sourcils avant de lui passer la luge. « Débrouilles toi avec elles » Oui parce qu'il n'y avait pas que la blondinette qui voulait faire de la luge avec lui, mais quasiment toutes les filles de la classe. « Joy ? » La voix du prof de ski me fit tourner la tête. « Tenez !» Il me tendit une carte avec ses cordonnées. Cela existait encore? « Si vous avez un soucis, ou demain si vous souhaitez avancer ou reculer les heures de pratique... » J'attrapais sa carte avant de la regarder quelques instants « Merci ».

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De nouveau dans ma chambre, je jetais un coup d'oeil à ma tenue. C'était ... rha , c'était pas super, mais je pouvais pas non plus faire trop. Après tout, j'allais juste chercher mes affaires. Dans 30 minutes on était censé être au réfectoire pour le dîner du soir. Après c'était soirée détente jusqu'à 21h ou enfin on allait pouvoir décompresser après avoir coucher les enfants. Donc en toute logique, je n'avais aucune raison de bien m'habiller. On était au ski, le polaire était de rigueur. Dommage pour ma robe... Je roulais des yeux en jetant un coup d'oeil sur celle ci qui trônait encore dans ma valise. Je râlais parce qu'il ne me regardait pas, mais je mettais quand même une robe dans ma valise... au cas ou il lui viendrait à l'idée de m'inviter quelque part. N'importe quoi .... Un dernier coup d'oeil dans le miroir et je finis par sortir de la chambre armée de ma trousse de premier soin. Le couloir était vide... c'était le moment pour rejoindre la chambre numéro 4.


Arrivée devant sa porte, je marquais un temps d'arrêt. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée que ça. Ravalant mes craintes , je finissais par frapper. La porte s'ouvrit quelques secondes plus tard laissant apparaître un Hugo toujours aussi attractif. Quelle chance! Il pouvait mettre n'importe quoi, tout lui allait bien. « heu... » ma voix se perdit dans un murmure incompréhensible tandis que je me laissais glisser dans sa chambre avant de jeter un rapide coup d'oeil. Je lui lançais un regard accusateur. Monsieur avait demandé la meilleure chambre! Il aurait moins pu laisser la possibilité aux autres de l'avoir. « C'est pas juste, t'as un balcon ! » Moi, je devais me contenter d'une chambre ridicule avec une seule fenêtre qui donnait sur un autre chalet. La chambre la plus pourrie sans doute. Ma main attrapa la sienne pour le forcer à s'asseoir sur le lit. « Tu as vraiment de la chance, je ne joue pas à l'infirmière pour n'importe qui » Vu ma douceur c'était peut-être mieux comme ça. Farfouillant dans ma magnifique trousse de secours, j'en sortais un pommade cicatrisante et antiseptique que je déposais avec application au coin de sa lèvre. « Manque plus que le pansement, je vais essayer d'en trouver un normal» Oui parce que pour le moment, je ne tombais que sur les pansements pour enfants : Des roses avec Hello Kitty et des noirs avec Iron man. Je finis cependant par trouver un pansement couleur peau « Ah ah le voil... » Mon regard venait de croiser le sien et la situation me sembla tout un coup particulièrement gênante et pour en rajouter une couche, je ressemblais désormais à une très jolie écrevisse. Pourquoi fallait-il que je sois autant attirée par lui. Me mordant les lèvres, je déposais délicatement le pansement avant de refermer ma boite. En toute logique, j'aurais dû me lever et partir, mais j'étais assez bien sûr son lit. C'était sûrement à cause du matelas. En fait j'avais envie de lui poser une question depuis notre incident sur la piste, la même qu'il m'avait posé quelques temps plus tôt. « Et toi... ton week-end ? » lui demandais-je d'une voix légère comme si de rien était. Tu parles... en fait je crevais d'envie de connaître la réponse. Pour une fois qu'on était seuls et en toute logique tranquille pendant quelques minutes, j'avais envie d'en profiter.


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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyJeu 9 Jan - 21:50




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Le bonheur dans la voix de Joy avait le don d’être contagieux. Elle vivait toujours les choses à fond et cette petite balade en luge tous les deux n’avait pas fait exception à la règle : ravie d’avoir foncé à la vitesse de la lumière vers le bas de la piste et d’avoir dépassé d’autres couples qui faisaient également de la luge, elle avait laissé entendre à Hugo qu’elle aurait aimé en refaire un petit tour. Amusé, Hugo était prêt à lui répondre qu’ils pouvaient y retourner dès maintenant si elle le voulait mais il fut interrompu avant même d’avoir pu sortir le moindre mot par toutes les gamines de la classe qui s’étaient regroupées autour de lui. Chacune lui demandait de leur petite voix si elles pouvaient elles aussi faire un tour de luge avec lui. Il soupira. C’était la rançon de la gloire, voilà à quoi se résumait sa vie de playboy, toutes les filles se le déchiraient. Hugo jeta un regard désolé vers Joy mais celle-ci était déjà en train de se faire aborder par William qui venait d’arriver en bas de la piste après les avoir poursuivi quelques instants auparavant.

« Il commence à être un peu trop collant à mon goût celui-là…. » murmura-t-il pour lui-même. Nan mais il se prenait pour qui ? Draguer l’instit’ comme ça devant ses propres élèves… ! Et c’était quoi sa technique des années 90 ? Une carte avec ses coordonnées ? Qui faisait encore ça de nos jours…?! Un soupir narquois s’échappa des lèvres d’Hugo. Mieux valait ne pas regarder la suite, il allait encore une fois s’énerver pour rien. Prenant la main de la petite Ceylia dans la sienne, il se dirigea à nouveau vers les tire-fesses. Il fallait qu’il se fasse pardonner pour toutes les bouderies dont il avait été la cause et comment mieux se faire pardonner qu’un petit tour de luge avec elle ?
Arrivés en haut de la piste, il passa tous les cordons de sécurité autour du poignet de la petite et du sien.

« Ca va ? Je n’ai pas trop serré ? » lui demanda-t-il, agenouillé devant elle. Ceylia hocha négativement la tête. « Dis moi, Ceylia… » commença-t-il, ne sachant pas trop comment formuler sa question. « Qu’est-ce qu’il se passe une fois que tu as compris que le garçon qui t’embête est amoureux de toi ? » Ceylia pencha la tête et fronça les sourcils. « Bah si je l’aime bien, je sors avec lui… »

« Et c’est les filles qui demandent aux garçons ou bien le contraire…? » Ah il paraissait bien ridicule le playboy de Woodburgh à demander à une fillette de six ans comment se déroulaient les relations amoureuses…! Heureusement qu’il n’y avait personne autour pour entendre leur conversation…!

« Ça dépend. Quand le garçon en a marre d’embêter la fille, il lui demande lui-même. Nous les filles, on préfère quand c’est le garçon qui demande… »

Hugo assimila ce que venait de dire Ceylia et resta pensif quelques instants. Tout paraissait si simple du haut des six ans de la petite blonde alors pourquoi ça lui semblait si compliqué à lui ? A vingt-trois ans, malgré sa liste de conquêtes plus longues que son bras, Hugo n’avait aucune idée de comment on commençait une relation amoureuse avec quelqu’un.

« Mais pourquoi tu parles de ça, Hugo ? Tu vas demander à une fille pour sortir avec elle ? » Hugo releva la tête vers la petite Ceylia qui, une fois de plus, semblait fâchée contre lui. Lui ? Demander à une fille de sortir avec lui ? Non non noooon ! Elle faisait totalement fausse route…!

« Non, non… Bien sûr que non ! J’étais juste… curieux de savoir comment vous faisiez maintenant… Histoire de comparer avec l’époque où moi j’étais petit…! » Il grimaça, ça puait le mensonge à plein nez, même lui n’avait pas réussi à se convaincre alors c’était sûr que Ceylia n’allait pas tomber dans le panneau. Il ne savait pas vraiment pourquoi il lui avait posé toutes ces questions d’ailleurs mais ses petites conversations avec elle à propos des garçons qui embêtent les filles dont ils étaient amoureux le faisaient beaucoup cogiter depuis quelques temps…

« Tu peux me le dire hein si t’es amoureux de la maîtresse ! » continua la petite fille. Hugo se mit à rire, un rire qui sonnait faux même à ses propres oreilles. C’est qu’elle insistait avec ça aujourd’hui ! C’était la deuxième fois qu’elle lui demandait s’il était amoureux de Joy. La première fois, il avait réussi à lui dire non sans problème mais là… s’il lui disait une nouvelle fois non, il avait l’impression que ça allait être le plus gros mensonge qui allait sortir de sa bouche cette année… Est-ce que c’était possible que ses sentiments envers Joy aient pu évoluer sans même qu’il ne s’en rende compte ? Qu’est-ce qu’il y avait eu de plus depuis ce matin à part ce petit tour en luge ? Son esprit se refaisait le film de tout ce qui s’était passé et le rire de Joy résonnait dans ses oreilles comme si elle avait été là à côté de lui.

« Et comment on le sait si on est amoureux, hein ? » fit-il en mettant la capuche en fourrure sur le crâne de la petite fille.

« Bah on pense toujours à l’autre personne, on veut toujours être avec elle et puis quand elle est pas là, elle nous manque. »

Hugo plissa des yeux. Chaque mot qui était sorti de la bouche de Ceylia lui avait fait l’effet d’un coup de poignard. Il sentait son coeur se mettre à battre plus fort. Il ne pouvait pas nier le fait qu’il pensait constamment à Joy depuis ce week-end… Non, en fait depuis qu’il la connaissait… Il voulait toujours savoir ce qu’elle faisait, avec qui elle était, de quoi elle parlait. Et la journée de la veille avait été un véritable calvaire, il avait crevé d’envie de la voir… Est-ce que ça faisait de lui un mec… amoureux ? Est-ce qu’il était tombé amoureux de Joy… ??

« Et… Ce serait une mauvaise chose si j’étais amoureux d’elle ? »

« Bah oui !! » hurla Ceylia, les joues rouges. « J’veux pas que tu sois amoureux de la maîtresse ! » Hugo sourit à la petite fille et lui caressa la tête tout en se relevant. Il prit place sur la luge et demanda à Ceylia de venir s’asseoir à son tour.

« Ne t’en fais pas… » lui dit-il avant de dévaler la piste. « Je ne suis pas amoureux d’elle… »

Après tout, il ne pouvait pas lui avouer quelque chose dont il n’était même pas sûr lui-même…

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Ce n’était pas la fin du monde mais Hugo ne trouvait pas ça joli à voir. Il allait avoir une marque sur son beau visage durant quelques jours… Le pire, c’est qu’il ne savait même pas sur quoi sa lèvre avait buté. Est-ce qu’il s’était pris la luge en pleine poire ? Un rocher ? Le poing de Joy ? Vu la maladresse de la jeune femme, il ne serait pas étonné que ce soit la dernière option… Tapotant son index sur son bobo qui, bien heureusement d’ailleurs, ne saignait plus, Hugo se demanda s’il avait le nécessaire pour se soigner directement dans sa chambre où s’il allait devoir passer par la case infirmerie. Se rendant dans la salle de bain, il prit une douche rapide et se changea : un jean, ses bonnes vieilles baskets, et un pull noir bien chaud feraient l’affaire ce soir. Alors qu’il était sur le point de regarder dans le placard sous l’évier après la trousse de secours, on toqua à la porte. Surpris, Hugo regarda l’heure qu’il était. Il n’était pourtant pas en retard pour le repas du soir alors… qui ça pouvait bien être ? Se dirigeant à grands pas vers la porte de sa chambre, il ouvrit celle-ci en grand, dévoilant une Joy magnifique, à ses yeux qui n’en revenaient pas de la voir ici.

« Heeey…! » fit-il avec un grand sourire. Il ne s’était vraiment pas attendu à la voir là et il appréciait cette bonne surprise. Se décalant pour la laisser passer, Hugo referma la porte derrière eux. C’était marrant comment un message d’alerte rouge vif venait de s’afficher dans son esprit : à chaque fois qu’ils étaient enfermés rien que tous les deux quelque part, la température de la pièce avait toujours fini par monter… Hugo sentit sa main devenir moite tout à coup contre la poignée de la porte. Pourquoi se sentait-il aussi nerveux en sa présence ? Déjà tout à l’heure, elle lui avait fait perdre totalement ses moyens et il s’était mis à bafouiller comme un ado à un premier rencard… et là… Il sentait la nervosité le gagner alors qu’il la voyait jeter des coups d’oeil partout dans sa chambre.

« C'est pas juste, t'as un balcon ! » lui dit-elle d’un air boudeur.

« Hé, qu’est-ce que tu veux… L’ancienneté, ça a du bon, j’ai récupéré la chambre que prenait Mr Rickwood et quand j’ai vu la taille de la chambre en arrivant ce matin, j’ai compris pourquoi il se battait chaque année pour l’avoir…! » Et d’ailleurs, Hugo allait se battre l’année prochaine pour avoir la même. Même s’il savait que le combat n’allait pas durer bien longtemps, un petit clin d’oeil à Sandra la réceptionniste et le tour serait joué…! Lorsque Joy lui prit tout à coup la main pour l’amener vers le lit, Hugo fit des yeux ronds. Son esprit (mal tourné il devait bien l’avouer [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 3627167106 ) avait pensé qu’elle voulait passer à l’étape supérieure tout de suite sans autre forme de préambule. Ce n’était pas elle qui lui avait pourtant dit ce matin que si elle avait envie de s’envoyer en l’air, elle irait frapper à une autre porte que la sienne ?
A peine assis sur le lit, Joy ouvrit une petite mallette qu’elle avait amenée avec elle et qu’Hugo n’avait même pas remarquée lorsqu’elle était entrée dans sa chambre. Ah tiens, une trousse de secours, il n’allait pas avoir besoin de fouiner sous l’évier de la salle de bain on dirait…! Regardant les petites mains de Joy s’affairer parmi les bouteilles, gels et autres pansements, Hugo prit le temps de réaliser que Joy, la fille avec qui il s’engueulait sans cesse depuis une semaine, était venue sciemment dans sa chambre pour venir le soigner. On dirait bien que la demoiselle s’en voulait du bobo qu’il arborait au coin de ses lèvres. Il sourit, amusé qu’elle soit ainsi aux petits soins pour lui… C’était un sacré changement…! Finalement, il n’était pas le seul à s’adoucir et à vouloir un peu plus de normalité et moins de cris entre eux…

« Tu as vraiment de la chance, je ne joue pas à l'infirmière pour n'importe qui » lui dit Joy alors qu’elle lui appliquait une pommade au coin des lèvres qui le fit immédiatement grimacer - c’est que ça piquait cette merde ! Elle n’avait pas vraiment besoin de dire qu’il avait de la chance, il se rendait bien compte de l’exploit que c’était de la voir ici, assise sur son lit, à jouer à l’infirmière pour soigner son bobo… Heureux d’entendre qu’elle ne faisait pas ça pour n’importe qui, Hugo se rendit compte qu’en une petite semaine, non seulement leur lien si unique avait évolué mais que désormais chacun accordait une réelle importance à l’autre. Peut-être que le premier jour elle avait embrassé « n’importe qui » mais aujourd’hui, il n’était plus ça à ses yeux et faisait maintenant partie de l’univers de la jolie institutrice. Alors qu’elle farfouillait dans la boîte à la recherche d’un pansement qui ne le ferait pas passer pour un gamin de cinq ans - pitié, faites qu’il y ait autre chose qu’Hello Kitty et IronMan dans cette fichue trousse de secours ! - Hugo en profita pour la regarder. Elle était magnifique, elle s’était même légèrement maquillée, ses cheveux sentaient divinement bons, elle les avait laissés détachés comme il aimait. Perdu dans sa contemplation, il ne s’était même pas rendu compte que Joy avait fini par trouver un pansement classique dans la boîte et qu’elle avait levé le regard vers lui…Les joues de la jeune femme s’empourprèrent instantanément et Hugo cligna des yeux, essayant de faire comme s’il ne l’avait pas fixée durant de longues secondes. Mince, il venait de se faire prendre en flag’ comme un débutant…! Passant nerveusement sa langue sur ses lèvres, il resta silencieux. Mieux valait faire comme si rien ne s’était passé et heureusement pour lui, Joy adopta la même technique.
Lorsque les doigts délicats de la jeune femme posèrent le pansement sur sa peau, Hugo la remercia d’un sourire et regarda le résultat dans la petite glace qui était dans la mallette. Ouf, ça rendait mieux comme ça plutôt que de voir le coin de sa bouche en sang.

« Et toi... ton week-end ? » lui demanda-t-elle à brûle pourpoint comme si elle avait essayé de trouver un sujet sur lequel ils allaient pouvoir papoter et rompre ce silence gênant entre eux. Le regard d’Hugo s’adoucit. Cette femme était vraiment… touchante. Il aimait la voir ainsi, gênée par toutes ces petites choses qui se passaient entre eux, cette tension qui montait petit à petit et qui lui donnait à lui aussi une adrénaline qui se répandait dans tout son corps et qu’il n’arrivait pas à stopper. Tous les deux essayaient de faire comme s’ils n’étaient que de simples connaissances, comme s’ils voulaient effacer ce qui s’était passé deux jours plus tôt dans le magasin des parents d’Hugo. Mais c’était absolument impossible. Dès qu’il était seul dans une pièce avec elle, il ne faisait que penser à ça… Et bon sang, cette envie de l’embrasser à nouveau le reprenait tout à coup. Il était si proche d’elle en même temps, il lui suffisait juste de se pencher légèrement pour atteindre le Graal qu’étaient ses lèvres… Conscient que son regard avait dévié sur la bouche de Joy, il se força à relever les yeux pour plonger son regard dans le sien.

« On va dire qu’il a été similaire au tien… » fit-il dans un rire. « Dimanche, je me suis emmerdé comme un rat mort mais j’ai beaucoup, beaucoup, apprécié samedi… » Il ne l’avait pas quittée du regard pour bien lui faire comprendre que le sous-entendu qui était là n’était pas du tout innocent. Pourquoi est-ce qu’ils n’arrivaient jamais à parler de ce qui s’était passé entre eux ? Comme le dit si bien l’adage anglais, il y avait un éléphant au milieu de la pièce mais ils faisaient comme s’ils ne le voyaient pas. Quand Hugo avait pris les devants et lui avait posé la question qui fâche à propos de leur premier baiser dans le vestiaire, Joy s’était braquée et avait même voulu fuir… Et s’il lui parlait de leur deuxième baiser, est-ce qu’elle aurait toujours la même réaction ? Est-ce qu’encore une fois ils allaient se crier dessus avant de s’embrasser ?? Echaudé par le souvenir de Joy qui avait préféré ne pas répondre à sa question, Hugo se dit qu’il allait faire les choses en douceur cette fois-ci. Joy était un peu comme lui quand on le mettait au pied du mur et qu’on le harcelait de questions. Il n’avait pas envie qu’elle se braque à nouveau et que les choses deviennent tendues entre eux alors que, pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, ils passaient enfin quelques moments sans prononcer de mot plus haut que l’autre.
Hugo jeta un coup d’oeil à sa montre, heureux de constater qu’ils n’étaient pas attendus avant vingt bonnes minutes dans le réfectoire. Il espérait pouvoir ces prochaines minutes avec Joy et qu’elle ne décide pas de partir. Il voulait voir s’ils étaient vraiment capables de passer plusieurs minutes sans se chamailler et d’avoir enfin une conversation normale. Même si ce n’était pas évident de remplir ce silence qui envahissait à nouveau la pièce… Prenant en main son téléphone pour chercher quelque chose à faire de ses mains, il eut soudain une idée. Entrant dans son répertoire, il appuya sur la touche « Ajouter un nouveau contact » et tendit son portable à Joy.

« Ce serait bien qu’on s’échange nos numéros… On sait jamais… Avec les gamins qu’on doit surveiller… »

Oh l’énorme bobard qu’il venait de lui sortir !! Comme si c’était pour ça qu’il voulait absolument avoir son numéro alors qu’il avait passé la veille à attendre désespérément un signe de sa part…! Se mordant nerveusement la lèvre, Hugo attendit avec impatience que Joy commence à pianoter son numéro sur son téléphone portable…


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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyVen 10 Jan - 18:55




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

« L'ancienneté ... » Incapable de m'empêcher de pouffer de rire devant cette excuse bidon, je ne me gênais pas pour lui lancer un regard qui traduisait parfaitement ce que je pensais. Facile en effet d'obtenir la meilleure chambre en roulant des mécaniques face à cette pauvre réceptionniste. Cette fille devait avoir un problème pour se montrer si soumise à ce pauvre Hugo. En tout cas, l'ancienneté n'avait rien à voir dans toute cette histoire, non c'était une fois de plus liée à la personnalité de mon assistant et à son besoin de draguer tout ce qui possédait une paire de seins. Quelle idée, je n'aurais pas dû mettre les pieds dans sa chambre. En une seconde, il avait réussi à m'exaspérer. Il n'avait rien dit de méchant, encore moins de désagréable, mais mon esprit -et ma jalousie- avait tendance à rapidement monter au créneau. La question était de savoir s'il avait réussi à l'amener dans son lit ou s'il préparait ça pour le séjour. Cette idée me donnait tout simplement envie de vomir. On n' était pas là pour ça. À la prochaine sortie scolaire, je tenterais de laisser Hugo à l'école, histoire qu'il évite de se faire du bien aux frais de l'établissement. Je me pinçais les lèvres, ce n'était pas le moment de s'énerver et je n'étais pas assez liée avec lui pour me permettre de juger ce qu'il faisait de ses soirées. En fait ça ne me regardait pas et c'était sûrement ça qui m'énervait le plus. Reprenant rapidement contenance, hors de question qu'il puisse saisir ce que j'avais en tête je passais en mode infirmière.

Qu'est-ce que je pouvais être maladroite dans mes propos, je n'en manquais pas une. Pourquoi avais-je dû mentionner que je ne jouais pas les infirmières avec n'importe qui ... je ne jouais pas aux infirmières tout simplement, parce que je risquais plus d'aggraver la blessure qu'autre chose. Pourtant, j'étais assise devant lui avec tout pleins d'illusions et cela allait mal finir . Je le savais, je m'en doutais et pourtant j'étais là, totalement incapable de rester loin de lui. Les choses auraient été plus facile si je possédais un caractère différent, mais j'étais trop entière et trop sentimentale pour faire comme si de rien n'était. Si j'avais eu un brin de jugeote, je lui aurais tout simplement donné le pansement lors du dîner. Mais non, il avait fallu que j'aille dans sa chambre tout en sachant pertinemment ce qui risquait de se passer. Heureusement, je savais parfaitement que l'heure tournée en ma faveur. Rien ne pouvait se passer, parce qu'on devait retrouver les élèves. De plus, il était hors de question que cela arrive lors d'un voyage scolaire. J'étais forte, je pouvais lui résister, ce n'était qu'un homme parmi tant d'autres.

Mes efforts furent réduits à néant par un regard et une phrase. Alors, comme ça lui aussi avait préféré son samedi. Pourquoi ? Est-ce que par miracle je lui avais manqué ? N'importe quoi, j'étais complètement folle. Il avait dû trouver des choses à faire et je n'avais sûrement pas été dans ses pensées. Après tout c'était un fêtard et tous les fêtards préfèrent le Samedi, parce qu'on a pas besoin de se lever le lendemain. Tout était là, ce n'était pas une déclaration, encore moins un partage d'émotions... ce n'était rien de tout ça, c'était une histoire de sommeil et de grasse matinée. Si j'étais venue ici, ce n'était pas parce qu'il me manquait (bien sûr que non :dent :) mais parce que je me sentais responsable de sa blessure et je devais remédier à ce sentiment de culpabilité.


Quand il me tendit son portable, je restais quelques secondes avec un sourire jusqu'aux oreilles. C'était positif . Après tout, il ne devait pas prendre le temps d'inscrire tous les numéros des filles qu'il rencontrait. Mon sourire disparut quand il évoqua notre lien assistant - institutrice. Vu comme ça, il n'y avait franchement aucune idée à se faire. « Tu as qu'à rentrer le tien » Fourrant la main dans ma poche j'en sortais mon graal, mon smartphone. Il contenait pas mal de moments de ma vie, en particulier un paquet de photos, j'avais en effet tendance à le sortir dès qu'un moment s'y prêtait. J'adore la photographie, mais je n'ai pas toujours mon reflex à porter de main, le portable était donc une bonne alternative, même si je râlais toujours à cause de la qualité. Blue trônait sur la photo de mon écran d'accueil en compagnie de ma soeur , de mon frère et de moi-même, le club des 4. J'adorais la vie à Pearl Trees, mais je devais avouer que leur présence me manquait.

Il me fallut quelques secondes de réflexion avant de taper mon numéro de téléphone. J'étais du genre tête en l'air et il m'arrivait régulièrement d'oublier mon numéro... Plus qu'à espérer n'avoir fait aucune erreur. J'appuyais sur la touche de validation. Résultat le répertoire d'Hugo s'afficha devant mon regard empli de curiosité. Je soufflais de désespoir. Ce n'était pas possible. Son répertoire était remplie de prénoms féminins! « Judith , Julie, Jasmine manque plus qu'Aladin, Jane, Juliet, Kelly, Katie... » Je m'arrêtais avant de reprendre mon souffle. Je détestais me sentir jalouse. J'avais l'impression d'être une moins que rien, incapable de contrôler ses sentiments et ses émotions. Pourquoi fallait-il que je sois jalouse de toutes ses filles? Je n'avais pas besoin de l'être, elles n'étaient toutes que des numéros collés les uns aux autres. Pinçant mes lèvres, je lui rendais son téléphone avant de saisir le mien, bien décidé de partir rapidement de cette chambre.


D'ailleurs je m'apprêtais à partir quand Hugo eut la bonne idée de taper là où ça fait mal. « T'es jalouse ? » Vu sa tête, il semblait apprécier l'idée et même s'en réjouir. Haussant les sourcils avant de rouler des yeux , je tentais de ne pas exploser et de ne pas lui envoyer ma trousse de secours à la figure. J'étais venue le soigner, j'allais éviter de l'éborgner. « Moi ? Jalouse ? N'importe quoi. Je suis plus jalouse des vieilles qui touchent mon chien. Tu fais ce que tu veux de ta vie, d'ailleurs, je suis sûre que tu vas trouver à faire avec Sarahhh » M'arrêtant quelques secondes j'imitais la réceptionniste en prenant une voix de crécelle « Ah oui Hugooooo tiens prends tes clés, tu veux que je t'amène à ta chambre et si tu veux je t'aide à te border !!!! » Comprenant que mon comportement reflétait légèrement la jalousie. Je sortais de la chambre avant de claquer la porte. « Jalouse ? De quoi ? De qui ? Comme si j'allais être jalouse pour lui, n'importe quoi ! »

Dix minutes plus tard,je sortais de ma chambre pour me rendre à la salle à manger avec quelques élèves qui s'élancèrent à la course. Je n'essayais même pas de les arrêter, c'était peine perdue. Je fus soudainement prise d'une envie de meurtre quand mon regard se posa sur Hugo qui était en grande discussion avec la réceptionniste. Rha... j'allais la tuer celle là, elle ne pouvait pas faire son travail. M'élançant à vive allure vers le mignon petit couple, je m'interposais entre eux avec mon élégance naturelle. « Excusez moi de vous interrompre. Hugo t'es censé faire le service !!! Pas te taper les réceptionnistes » Un large sourire se dessina sur mon visage tandis que je repartais comme j'étais arrivée laissant une réceptionniste au visage médusé. Quant à moi, j'affichais un sourire victorieux. Il allait sûrement réussir à se la taper, mais il risquait d'avoir quelques difficultés avec moi dans les parages.


A 21h30 je regagnais ma chambre et me vautrais dans mon lit avant d'attraper mon téléphone. J'avais besoin de conseil et je connaissais une personne qui pouvait parfaitement m'y répondre : Mon frère. «Héééé Pancake !!! » Pourquoi fallait-il toujours qu'il m'appelle comme ça «Ethan arrête de m'appeler comme ça » « Râle pas Pancake, c'est tellement bon en plus » Pourquoi je l'avais appelé au fait ? Pour avoir des conseils... ce'était peut-être pas une si bonne idée que ça. « J'ai un truc à te demander » « tu veux la recette des pancakes ? » Roulant des yeux, j'attrapais mon coussin pour tenter de me détendre. « Quand un mec dit qu'il a apprécié le Samedi et pas le dimanche, parce que tu as passé le samedi avec lui et qu'il te demande son numéro, mais que dans son répertoire y a pleins de filles. Et quand plus tu sais qu'il couche avec tout le monde, ça veut dire quoi? » Le silence s'installa pendant quelques secondes avant que la voix de mon frère résonne de nouveau dans mon téléphoné. « J'ai rien compris » Mes épaules tombèrent , un peu plus et ils se seraient détachés de mon corps. Prenant mon temps pour lui ré-expliquer, il finit par éclater de rire à l'autre bout du fil. « T'es tombée amoureuse de ton assistant, celui qui a foutu les chocolats de maman à la poubelle et dont tu parles à chaque fois que tu m'appelles ? » « Nann !!! pas du tout, qu'est-ce que tu racontes »« Laisse tomber pancakes, c'est comme quand tu achètes les cadeaux de noël que tu laisses traîner dans le salon, tu peux pas mentir, c'est pas dans tes gênes. Point positif au moins! ça t'as fait larguer l'autre con » « C'était ton meilleur pote à la base !» « A la base, jusqu'à qu'il sorte avec toi, on ne touche pas aux sœurs figure-toi, c'est une règle infranchissable » « Bon on s'en fou, on en revient à mon problème !! » Je l'entendais s'éclaircir la voix, il devait chercher un truc intelligent à dire. « Bha soit il veut juste te sauter, soit il est tombé amoureux de toi, mais bon ça m'étonnerait... Quand on te connaît, c'est pas possible » J'allais le tuer, tous les mêmes, pas un pour rattraper l'autre. « Allez pancake, je rigole, s'il craque pas pour toi c'est que c'est un abruti » Ah bhé voilà, ça c'était mieux. « Bon je vais te laisser, je suis un peu occupé en fait... fais attention quand même » La voix de mon frère fut entrecoupée par une voix féminine qui semblait le supplier de revenir pour continuer ce qu'il avait entamé. « Nan mais j'y crois pas! T'es avec une fille ?! » Comme réponse il éclata de rire avant de conclure par « Je t'aime ma pancake et protèges toi surtout » Hannn l'abruti, je regardais mon téléphone avant de le balancer sur mon lit. Qu'est-ce qu'il m'avait pris de demander des conseils à mon frère, il était incapable de savoir où il rangeait ses caleçons ! Puis niveau relations, il était le dernier exemple à suivre!

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La journée suivante fut éreintante. Surveiller 20 gamins hystériques dans une station de ski représentait un véritable challenge. Surtout quand on rajoute un prof de ski lourd et un assistant toujours aussi séduisant. Il semblait attirer toutes les filles de la station. Dire que je m'étais embêtée à tenter de ruiner son coup avec Sarah, pour rien! Vu comme il les attirait, il avait le choix que ça me plaise ou non
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Légèrement désespérée, je quittais ma chambre après une heure à tourner désespérément dans mon lit. J'avais pris le temps de farfouiller dans ma valise pour sortir un paquet de chamallow et un carnet de croquis. Parfois, je ressentais le besoin de dessiner, ça me permettait de me détendre, d'évacuer mes mauvaises ondes et autant dire qu'en ce moment j'en avais un paquet. C'est avec plaisir que je rentrais dans le petit séjour du chalet ou se trouvait un canapé et une cheminée. Je me laissais tomber avec plaisir dans le canapé molletonné avant de saisir mon cahier pour commencer à esquisser les traits d'une tête de cheval. C'était celle de Summer, pas mal de temps c'était écoulé depuis l'accident, mais je me souvenais parfaitement de sa tête quand il se redressa pour me soulager de son poids. Après c'était le trou noir, sa tête était la dernière chose que j'avais emporté avec moi avant de tomber dans le coma. Plongeant ma main dans le paquet de Chamallow, j'en mettais trois dans la bouche, c'était tellement bon. Plus qu'à espérer que cela m'aide à l'oublier pour la soirée.

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyVen 10 Jan - 21:25




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Lorsque Joy commença à tapoter sur l’écran de son smartphone, Hugo soupira de soulagement. Ouf, ça avait fonctionné : il n’avait aucune envie de passer pour le mec intéressé… même s’il avait tendu une perche à Joy quelques instants auparavant en lui disant qu’il avait largement préféré son samedi à son dimanche… tout comme elle. Mais Joy n’avait pas relevé sa petite remarque. Il avait donc vu juste : elle n’avait aucune envie de parler de ce qui s’était passé dans l’animalerie deux jours avant… Ah cette fille allait le rendre dingue à force de réagir comme lui le faisait avec ses coups d’un soir !!! Est-ce que c’était aussi frustrant pour ses conquêtes que ça l’était pour lui en ce moment ? C’était vraiment rageant de ne pas avoir de réponse à quelque chose qui lui envahissait l’esprit depuis plus de 48h…!!

Lorsque la jeune femme sortit son téléphone de sa poche, Hugo sourit : il allait enfin pouvoir rentrer son numéro de téléphone dans le répertoire de la belle. Si jamais elle ne lui envoyait pas de messages, il aurait toutes les raisons de la bouder… Il avait enfin atteint son but et ça allait le tranquilliser lui qui s’énervait contre son pauvre téléphone depuis la semaine dernière (il ne comptait plus le nombre de fois qu’il l’avait balancé par terre…) Il entra son numéro puis chercha pendant quelques instants sous quel nom il allait se faire apparaître dans son répertoire… Riant sous cape, il tapota gaiement sur l’écran du téléphone.

« Beau… gosse… » murmura-t-il tout bas. Et voilà, il n’avait plus qu’à appuyer sur la touche « OK » et c’était bon !! Satisfait de sa petite feinte, il releva les yeux vers Joy tout en lui tendant son téléphone. Lorsqu’il la vit ainsi, les lèvres pincées comme si elle était sur le point d’exploser et de l’encastrer dans un mur, Hugo resta comme deux ronds de flan. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer encore pour qu’elle paraisse autant en colère ? Récupérant son téléphone qu’elle lui tendait, il baissa les yeux vers son écran et comprit immédiatement lorsqu’il vit la longue liste de prénoms féminins qui composait son répertoire. Alors… Elle lui faisait une crise de jalousie là ? Il se mit à rire alors qu’il entendait Joy se déplacer avec la grâce d’un éléphant vers la porte de sa chambre, prête à partir. C’était plus fort que lui, il fallait qu’il lui fasse la remarque avant qu’elle ne sorte…

« T’es jalouse ? » Trois petits mots avaient suffit pour que l’ouragan Joy se déchaîne…. comme il l’avait prévu…! C’était hallucinant comment on pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert, son visage trahissait toutes ses émotions et c’était vraiment plaisant de la titiller constamment ainsi. Elle ne savait pas mentir et plus elle essayait, plus elle s’enfonçait. Voilà qu’elle se mettait à déblatérer sur le compte de la pauvre réceptionniste… Vu comment elle semblait énervée contre elle, la nouvelle institutrice devait contenir ça en elle depuis la veille… et la cocotte-minute Joy avait fini par exploser ! Mettant une main devant sa bouche pour cacher ses rires, Hugo la regarda sortir en trombe de sa chambre. Il était vraiment fan de cette fille…! Et la voir être autant jalouse à cause d’une pauvre liste dans son répertoire lui mettait du baume au coeur. Enfin un signe qui montrait qu’elle ne s’en fichait pas de lui ! Il remonta lentement son répertoire pour arriver jusqu’à la lettre J et regarda les trois petites lettres du prénom qui obnubilait ses pensées depuis une semaine…

« Enfin… » murmura-t-il, les yeux pétillants comme si on venait de lui offrir un cadeau de Noël qu’il avait attendu durant toute l’année. Entrant dans la fiche de contact, il appuya sur quelques touches et se mit à sourire lorsque les mots « Ce contact a été ajouté à vos favoris » apparurent sur l’écran. Et sans hésitation aucune, il lui donna comme raccourci le numéro 1…

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Le temps passait vite, les minutes s’écoulaient et il était maintenant l’heure de se rendre au réfectoire pour faire manger les vingt goinfres avant de les mettre au dodo. Hugo s’éclipsa quelques instants dans la salle de bain pour mettre quelques gouttes de parfum et se recoiffer. Longeant le long couloir qui le menait de sa chambre vers les pièces principales du chalet, il s’arrêta quelques instants à la réception où Sarah était de service ce soir.

La saluant, il prit quelques bonbons qui trainaient sur le comptoir avant de se pencher vers elle. « C’est moi ou vous vous êtes maquillée ce soir Sarah ? » La jeune femme se mit instantanément à rougir, baissant les yeux et hochant la tête pour lui signifier qu’il avait vu juste. Conscient de jouer son numéro de charmeur, et ravi que celui-ci fonctionne à merveille (de toute façon, rares étaient les fois où il se faisait rembarrer par quelqu’un), Hugo offrit l’un de ses plus beaux sourires à la réceptionniste. « Ca vous va à merveille, ne changez surtout rien, vous êtes parfaite… » Sarah gloussa avant de lui répondre un petit « merci » tout gêné. Alors qu’il s’apprêtait à partir, la jeune femme le retint par la manche de son pull : « Oh Hugo…! » « Oui ? » fit-il en regardant la main de la réceptionniste posée sur son bras. « Vous allez me prendre pour le courrier du coeur mais… la jeune femme qui encadre les enfants avec vous… Elle est célibataire ? »
Hugo pouffa de rire et lui demanda « Pourquoi ? Vous êtes intéressée ? » Sarah ? Lesbienne ? Alors qu’elle rougissait dès qu’il la regardait ? Et en plus, elle serait intéressée par Joy ? Elle était bien bonne celle-là ! Dire que, quelques minutes auparavant, Joy lui avait fait une crise de jalousie parce qu’elle croyait dur comme fer qu’il avait envie de se taper la blondinette de l’accueil ! S’il lui disait qu’en fait Sarah était plus intéressée par elle que par lui, elle n’allait pas s’en remettre !
« Non, non !! » fit la jeune femme en agitant ses mains devant elle. « Pas du tout, vous êtes bête…. » continua-t-elle en le frappant légèrement sur le bras. « C’est William, le moniteur de ski… Il a des vues sur elle et m’a demandé si j’avais quelques infos… Comme vous faites partie du même groupe, je me suis dit que j’allais directement vous demander… » Le sourire d’Hugo quitta progressivement ses lèvres au fur et à mesure des paroles prononcées par la jeune femme. Le… moniteur de ski… Encore lui… Hugo avait vu juste quand il le trouvait un peu trop collant avec Joy, ce William de pacotille avait des vues sur elle et il allait à la pêche aux infos…! Pas de bol pour lui, même Hugo qui connaissait la jeune femme depuis plus d’une semaine ne savait presque rien sur elle. Non seulement, il ne pouvait pas donner d’infos sur Joy à la réceptionniste mais en plus, même s’il en avait eues, il ne les aurait jamais données ! Qu’il aille crever la bouche ouverte le William….! S’il voulait des infos, il n’avait qu’à demander directement à la principale intéressée… Enfin non…! Hors de question qu’il s’approche de Joy…!

« Et bien… » commença-t-il mais il fut immédiatement coupé par le retour de l’ouragan Joy qui venait de débarquer à la réception, remontée comme un coucou suisse…!

« Excusez moi de vous interrompre. Hugo t'es censé faire le service !!! Pas te taper les réceptionnistes... »

Hugo regarda sa collègue qui partit aussi vite qu’elle n’était arrivée, non sans lui avoir lancé un sourire avant de déguerpir. Il mit quelques secondes avant de réaliser ce qui venait de se passer et il se mit à avoir un fou rire lorsqu’il comprit que Joy n’avait pas encore fini sa crise de jalousie et se méprenait toujours autant à propos de ses intentions avec la réceptionniste.

« Excusez-la… » fit-il entre deux crises de rire à l’attention de Sarah qui était blanche comme un linge, médusée par ce qui venait de se passer. « Elle est un peu hystérique sur les bords et déteste que je sois en retard d’une petite seconde… Je vais y aller avant qu’elle n’envisage de me découper en morceaux et de me servir avec la soupe… Bonne soirée, Sarah, amusez-vous bien ! » Il s’éloigna du comptoir après avoir lancé un petit clin d’oeil à la demoiselle. Ah la la… Joy le faisait de plus en plus halluciner… et de plus en plus mourir de rire ! Elle était jalouse à ce point ? Elle n’aurait jamais dû le lui montrer, il allait en jouer comme pas possible dans les prochains jours dès qu’il pointerait le bout de son nez à la réception et que Sarah serait là… Il sentait que sa collègue allait être d’une humeur massacrante lors de ce dîner… Les gamins n’avaient qu’à bien se tenir s’ils ne voulaient pas subir son courroux…

Entrant dans le réfectoire, Hugo souffla un bon coup pour reprendre une respiration normale. Après cette partie de franche rigolade, c’était parti pour le calvaire : ils allaient devoir faire manger vingt gamins réfractaires à tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un légume…


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La journée avait été plus que crevante… Où est-ce que ces gamins arrivaient à puiser autant d’énergie ? Lui était déjà mort après cette deuxième journée à la station de ski mais plus ça allait et plus les enfants semblaient excités. Ah s’ils pouvaient lui filer un peu de leur énergie, ça n’aurait pas été de refus ! Il avait l’impression d’être une loque bonne pour la maison de retraite alors qu’il avait vingt-trois ans à peine !! Entre les nouvelles descentes à ski, les batailles improvisées de boules de neige et les bobos à tout va, Hugo n’avait pas eu le temps de voir clair aujourd’hui. Et le pire dans tout ça : il n’avait pas croisé Joy de la journée ! Sortant de la douche, il regarda son téléphone portable : aucun message. Son groupe était rentré avant celui de la jeune femme et Hugo en avait profité pour faire manger les petits avec un peu d’avance et les mettre au lit. Aucun signe de la jeune femme et il s’inquiétait… Est-ce qu’elle était bien rentrée au chalet ? Il espérait que rien de grave ne lui soit arrivée à elle et à son petit groupe… Le moniteur de ski, lui, pouvait mourir dans d’atroces souffrances par contre… Lorsqu’Hugo les avait vus partir ce matin, il avait grincé des dents en voyant que le William skiait à côté d’elle et qu’ils semblaient en pleine discussion… Ce serait quand même le comble que Joy s’épanche sur sa vie et lui raconte des choses qu’il ne savait même pas lui-même… Au bout du compte, William allait en savoir plus sur Joy que lui et ça le mettait dans une rage pas possible. Séchant énergiquement ses cheveux avec la serviette, Hugo décida de mettre toutes ces pensées de côté. Ce soir, il allait se vider l’esprit et passer une soirée tranquille à se mater un bon film. Il sortit de la salle de bain, habillé de son pyjama - un pantalon fluide noir et un tee-shirt à l’effigie des Beatles - et empoigna sa tablette numérique. Il regarda autour de lui. Passer la soirée dans la chambre allait lui filer le cafard, il allait aller dans le salon et profiter du confort du canapé et de la cheminée et papoter avec Mme Crossman si elle était là, elle qui avait l’habitude de faire ses mots croisés au coin du feu. Sortant de sa chambre, Hugo se dirigea vers le salon du chalet. La réception était vide, Sarah devait sûrement être en pause. Tant pis, il aurait peut-être plus de chance au salon, en espérant que Mme Crossman soit là. Arrivé au niveau de l’encadrement de la porte, Hugo stoppa net. Elle n’était que de dos mais il reconnaîtrait cette chevelure noire entre mille… Joy était là, assise sur le canapé en face de la cheminée et… ne semblait pas l’avoir entendu arriver. Il s’approcha à pas feutré pour regarder ce qu’elle était en train de faire. Elle avait la tête baissée vers quelque chose… Peut-être était-elle en train de lui envoyer un texto ? Souriant et curieux, Hugo avança un peu plus et fut étonné de voir qu’en fait Joy était en train de dessiner…

« C’est plutôt pas mal… » lui murmura-t-il à quelques centimètres à peine de son oreille. Il fit un bond en arrière lorsqu’il sentit Joy sursauter et commencer à tousser comme une malade. Mais… c’était quoi ces joues d’hamster ? Oo :dent:Elle avait le visage complètement déformé, ses joues étaient vraiment énormes ! Lorsque le regard de Hugo se posa sur la table basse et qu’il vit le paquet de chamallows ouvert, il se mit à rire. Joy était vraiment une grosse gourmande… [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 3627167106 Il contourna le canapé et vint s’asseoir à côté de la jeune femme après avoir piqué quelques chamallows blancs (ses préférés) dans le paquet. Enfournant l’un d’eux dans sa bouche, il pencha la tête vers la jolie brune et lui dit avec un sourire moqueur « Ca t’embête pas que je t’aide à finir le paquet hein ? Tes hanches me remercieront plus tard… » Il lui lança un sourire niais, conscient qu’il allait sûrement se manger un coup après cette petite remarque.

« Je savais pas que tu dessinais… » fit-il en lorgnant sur le croquis que la belle avait commencé. « Blue va être jaloux que sa maîtresse dessine d’autres animaux que lui… » Il regarda Joy et lui lança un petit clin d’oeil. Elle avait sûrement dû faire exprès de dessiner autre chose que son chien qui, il le savait, devait horriblement lui manquer. Elle était fana de son chien et il comprenait aisément pourquoi, Blue était un chien absolument génial.

« On s’est pas vu de la journée… » Il savait que le ton sur lequel il avait prononcé ça montrait bien toute la tristesse qu’il avait éprouvé de ne pas l’avoir vue de toute la journée mais il s’en fichait pas mal… Elle lui avait grave manqué et c’était vrai… Et il avait eu envie de le lui dire. « Ca s’est bien passé la journée avec ton groupe ? William a réussi à te faire tenir plus de dix secondes sur tes skis ? »
Il ne pouvait pas s’empêcher de lancer de petites piques mais il était conscient que c’était la jalousie qui parlait… Savoir qu’elle avait passé la journée entière avec ce bellâtre qui avait des vues sur elle… et que les journées suivantes seraient pareilles… Pfff… Ca mettait Hugo dans un état pas possible… Et c’était la première fois de sa vie qu’il ressentait une telle chose…

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyVen 10 Jan - 22:55

[quote="Hugo S.J Livingston"]



LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Ce n'était quand même pas croyable la réceptionniste n'avait jamais de jour de repos . A croire qu'elle prenait des heures supplémentaires dans le seul et unique but de draguer mon mec. Enfin ce n'était pas mon mec, c'était mon assistant. Devrais-je aller la voir pour lui signaler que pendant notre passage, il était censé m'assister et non pas flirter avec elle. Ok, elle était canon avec ses yeux bleus, ses cheveux blonds, sa forte poitrine et ses fesses rebondies, mais elle n'avait rien dans le cerveau. Celui-ci était vide, il résonnait. J'étais bien plus intelligente qu'elle. Quoique... Elle au moins ne s'était pas affichée comme une pauvre fille jalouse prête à sauter sur chaque fille approchant un peu trop près de son assistant. Mon comportement me révulsait, si j'avais été en mesure de me dédoubler, je me serais sûrement mise une baffe à moi même pour me réveiller et pour arrêter d'agir de la sorte. Vautrée dans mes draps , je revoyais la scène. Hugo tout sourire et l'autre dingue qui se couchait à moitié devant lui telle une chatte en chaleur, un peu plus et elle se serait mise à miauler. En temps normal, j'adorais les chats, mais là je commençais sérieusement à les détester. Attrapant mon portable, je farfouillais dans mes messages, rien de très intéressant si ce n'est ma mère qui voulait savoir quelle couleur je préférais pour mon mariage. Un jour, j'allais devoir lui dire que nous nous étions séparés, mais pour le moment j'avais d'autres choses en tête et je refusais de la voir débarquer en ville. Parce que oui, je la connaissais assez bien pour savoir qu'à l'instant même où je lui avouerais notre rupture elle sauterait dans le premier avion pour venir comprendre ce qui c'était passé. Alors, quand j'allais lui avouer que je mettais laisser aller dans les bras du mec qui avait jeté ses chocolats à la poubelle et qu'en plus j'étais tombée amoureuse de lui, elle allait me faire une crise cardiaque. Donc pour éviter tous ces soucis autant ne rien dire et la laisser se bercer dans ses illusions, elle allait sûrement finir par se lasser.

Mon portable était devenu plus intéressant depuis qu'il avait tapouiller son numéro. Tellement en colère, j'avais résisté à l'idée de jeter un coup d'oeil à celui-ci. Hors de question de tenir plus longtemps, j'en étais incapable. H.. personne. Quoi ? Il n'avait pas fait ça, dire que je lui avais donné mon numéro de téléphone, il avait fait semblant de ne pas mettre le sien ? Déçue, dépitée, voir dégoûtée, je faisais défiler le répertoire pour nettoyer un peu tout mon bordel avant de m'arrêter sceptique devant une personne inconnue « beau gosse ??? » Non, il n'avait pas fait ça? Pouffant de rire, un large sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je jetais un rapide coup de numéro à son téléphone. Mon soulagement fut instantané, il l'avait bien rentré. Jouant avec l'idée d'effacer -beau gosse- pour écrire Hugo, je laissais finalement ce qu'il avait mis, ça lui ressemblait tellement que c'était bien trop dommage de l'appeler simplement Hugo. e toute façon, depuis quelques temps, il était devenu bien plus qu'Hugo même si je refusais de vraiment l'accepter. Disons que c'était plus facile de lui faire face en me laissant porter par la colère, c'était un moyen de protection comme un autre. Sûrement pas le meilleur, mais c'était ma seule arme face à ce raz de marée émotionnel qu'il m'affligeait à chaque fois qu'il croisait mon regard et celui-ci décuplait quand il me touchait. Un petit rire amusé sortit de ma gorge tandis que je fourrais mon téléphone dans ma poche, maintenant, beau gosse allait me suivre partout. Bon peut être pas sous la douche, mais mon téléphone ne me quittait jamais. Peut-être devrais-je lui envoyer un message ? Juste pour savoir si nous ne nous étions pas trompés ? Quoique ? Après tout c'était à lui de le faire, il m'avait demandé mon numéro en premier, c'était à lui de vérifier. Pfff, il n'avait même pas essayé, même pas un petit message pour me souhaiter bonne nuit ou pour me dire qu'il me trouvait insupportable. Il m'avait tellement manqué durant cette journée, qu'un message de sa part avec juste un mot aurait suffi à me rendre heureuse pour la soirée, mais mon téléphone restait désespérément silencieux et mon envie de dormir bien trop loin pour que j'arrive à la saisir.

Un peu de calme, voilà ce dont j'avais besoin. Assise sur le canapé, les jambes repliées je me sentais enveloppée dans une sorte de cocon protecteur. Je me sentais bien, posée, en accord avec moi-même. Ma main droite esquissait avec précision les contours de la tête de Summer et doucement le portrait de l'étalon prenait forme. Dans chacun de mes souvenirs, il était représenté comme une véritable gravure. Aussi idiot que cela puisse paraître, ce cheval me manquait. Après notre accident, mon oncle avait vendu les deux chevaux dans la foulée. Il avait vendu le seul être capable de me ramener dans son ranch. Maintenant c'était derrière moi et comme ma mère le disait il n'y a rien de bon à être a ce point attaché à une bête. C'était d'ailleurs pour ça qu'elle supportait assez mal Blue. Pourtant, il n'y avait pas meilleur compagnon de route.
J'avais commencé à dessiner après l'accident, c'était un moyen comme un autre pour s'exprimer. Au départ ça n'avait été que des dessins assez sombres, comme pour évacuer mon mal-être. Maintenant celaavait changé et je prenais plaisir à tenter d'améliorer ma technique. Il y avait encore pas mal d'imperfections et je tentais d'y remédier. Le dessin me demandait pas mal de concentration, j'étais dans mon monde. « C'est plutôt pas mal... » Ni une ni deux, je sursautais et m'écroulais quasiment par terre en serrant mon carnet de croquis contre moi, complètement morte de peur. Quand aux chamallows que j'avais dans la bouche, deux d'entre eux avaient pris la fuite sur le canapé. De peur je les avais tout simplement craché. Pour faire classe on repassera. La bouche toujours pleine, je le dévisageais « maiuhh t'es mlade » S'il avait réussi à comprendre quelque chose c'était vraiment bien. J'avalais donc rapidement ce qui me restait dans la bouche avant de reprendre place sur le canapé. Mon regard se posa sur mes hanches tandis que je pinçais mes lèvres pour ne pas exploser. « chez les filles c'est les hanches, chez les hommes c'est le ventre » dis-je en appuyant sur ses abdos. « mouais c'est pas super... ça te pend au nez Hugo, la bedaine arrive... » Amusée j'attrapais de nouveaux des chamallows me moquant totalement de leurs couleurs, les deux se mangeaient.

« Ah si... un petit peu » Assez gênée qu'il regarde mon croquis, je tentais de le protéger partiellement avant d'abandonner l'idée, de toute manière il l'avait déjà vu. Je pouffais de rire en l'entendant évoquer blue. Rha il me manquait tellement mon petit tas de poil ambulant « J'en ai pleins de lui, il n'a pas besoin d'être jaloux »


« On s'est pas vu de la journée... » Mon regard se posa sur lui avec un peu plus d'intensité. Sa voix était remplie d'une telle sincérité que pour une fois aucune question ne vint troubler mon esprit. Je lui avais manqué... En un instant toute la colère que j'avais ressentie pour lui le jour d'avant venait de disparaître pour laisser place à un véritable sentiment de bonheur. Le sourire qui se dessina sur mes lèvres trahissait parfaitement le plaisir qu'il venait de me procurer par ces quelques paroles, comme quoi il ne m'en fallait pas beaucoup. « Tu sais , tu pourrais tout simplement dire que je t'ai manqué » je me pinçais les lèvres assez gênée par la suite de mes paroles « tu m'as manqué aussi » avouais-je avant de poser ma tête contre le canapé pour abandonner mon carnet de dessin sur le rebord de celui-ci. Je n'avais plus du tout envie de dessiner, j'avais juste envie de profiter de la présence d'Hugo.

Un soupir blasé s'échappa de ma gorge quand il évoqua le prof de ski. « Il m'a tué, j'ai mal aux jambes, j'ai l'impression d'avoir été écartelé. Et puis il est collant, il prend vraiment son métier à coeur, limite un peu trop. J'ai eu envie de lui faire bouffer mes skis. Puis il m'énerve à toujours vouloir me relever, je ne suis pas handicapée » Je possédais un peu d'amour propre quand même. Abandonnant ma position de départ, je me tournais vers Hugo pour me retrouver assise en face de lui, vu qu'on était partis pour parler autant bien le faire. Je croisais mes jambes avant de poser un regard amusé sur mon assistant qui était encore plus séduisant éclairé par cette lumière tamisée.

« Demain, on sera ensemble pour le patinage, c'est bête de nous séparer en plusieurs groupes, ça gâche un peu le séjour. » Tu parles ce qui me gênait surtout c'était de ne pas l'avoir sous l'oeil. « Et on se fait griller les chamallows dans la cheminée ? » Un sourire enfantin venait de se dessiner sur mes lèvres, c'était tellement bon les chamallows dégoulinants qui collent aux dents. « Avec mon frère et ma soeur on adore ça, on en fait toujours en hiver, enfin quand mes parents ne sont pas là, parce que ma mère elle déteste qu'on utilise sa cheminée pour faire griller de la guimauve de supermarché »

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyLun 13 Jan - 20:08




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

La soirée ne pouvait pas mieux commencer pour Hugo. Lui qui avait eu peur de s’ennuyer tout seul en compagnie de son iPad (il avait même pensé à un moment troquer son pyjama pour une tenue habillée et sortir en boîte de nuit) se réjouissait à l’instant de voir Joy présente dans le salon du chalet. Mme Crossman n’était pas dans les environs, elle devait être exténuée - tout comme lui l’était - après cette journée infernale avec les petits monstres dont il avait fallu canaliser l’énergie. Assis sur le canapé à côté de sa jeune collègue, Hugo posa sa tablette sur la table basse, sachant pertinemment qu’il n’allait pas passer la soirée à se mater un bon film : il n’avait pas vu la jolie brune de la journée et il savait qu’ils allaient passer sûrement une bonne partie de la soirée à papoter et se raconter tous les malheurs que chacun de leur petit groupe leur avait fait subir… Rassuré de la voir enfin alors qu’il ne l’avait vue ni elle ni son groupe d’élèves lors du repas de ce soir, Hugo avala les quelques chamallows qu’il venait de piquer dans le paquet de Joy. Ils ouvrirent le bal avec quelques piques bien senties sur des kilos superflus qui n’existaient ni chez l’un ni chez l’autre mais Hugo se vexa tout de même un petit peu qu’elle insinue que son joli ventre bien ferme puisse devenir un jour aussi gras que les cuisses de Babe le cochon. Il faisait de l’exercice - beaucoup d’exercice [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855- et il ne risquait pas le surpoids vu comment il faisait attention, non pas à ce qu’il mangeait, mais à la manière dont il se dépensait, faisant parfois du sport à outrance (sans compter le sport pratiqué la nuit [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 3627167106) S’imaginant le sucre des chamallows s’agglutiner sur les hanches de Joy, il se voyait déjà en train de lui proposer d’éliminer tout ça à sa façon… Oh bon sang, non, à quoi est-ce qu’il était en train de penser là ? Il avait une nouvelle fois perdu la tête ou quoi ??!! Il se secoua énergiquement la tête afin de chasser ces pensées bizarres qui étaient arrivées dans son esprit il ne savait même pas comment.

Reportant son attention sur la jeune femme, celle-ci lui expliquait que son chien n’avait pas à être jaloux du cheval sur son croquis : elle avait dessiné plusieurs fois Blue. Hugo se mit à sourire en pensant à la boule de poils qui partageait la vie de Joy. Blue était vraiment le genre de chiens qui plaisait au jeune homme : joueur, obéissant, Hugo ne l’avait vu que deux fois mais il s’était déjà attaché à cette bestiole adorable. (tout comme il s’était attaché à sa maîtresse, ne pouvait-il pas s’empêcher de penser…) Et c’est ainsi que des mots dépassant sa pensée sortirent de ses lèvres. Bien sûr, ce n’était que la vérité mais s’il avait tourné sept fois sa langue dans sa bouche, il se serait rendu compte que ce n’était pas une chose à sortir si on voulait paraître « pas intéressé »… Il venait d’avouer à demi-mot qu’elle lui avait manqué aujourd’hui… La journée lui avait paru longue sans elle pour se chamailler, sans son sourire et son rire pour lui apporter de la bonne humeur… Alors qu’il se triturait le bout des doigts, Joy - qui semblait lire en lui comme dans un livre ouvert -  le prit à son propre piège et joua la carte de la franchise, lui disant que si elle lui avait manqué, il n’avait qu’à le dire. Les yeux grands ouverts, Hugo s’était retourné immédiatement vers elle alors que c’était son tour à elle de détourner le regard et de poser sa tête contre le dossier du canapé. Les quelques mots qui sortirent de la bouche de Joy eurent le don de faire faire un 360° au coeur du jeune homme : il lui avait manqué.

C’est ce qu’elle venait de lui dire, là, comme ça, sans se cacher, sans le dire à demi-mot ou de façon détournée. « Tu m'as manqué aussi… » Cinq petits mots qui révélaient tellement de choses qu’Hugo en resta sans voix, contemplant la jeune femme d’un air hagard. Elle avait compris et lu entre les lignes, arrivant à déchiffrer le puzzle complexe qu’il était : oui, elle avait compris qu’il avait passé une sale journée sans sa compagnie, que sa présence lui avait manqué… Hugo, pris en flag’ pour la énième fois depuis le début de ce séjour…

Mais ce qui continuait de faire battre le coeur du jeune asiatique à un rythme effréné c’était la franchise de Joy qui n’avait même pas cillé - même si elle ne l’avait pas regardé - en disant ces quelques mots. Elle était beaucoup plus courageuse que lui et ça rendait Hugo complètement admiratif. Il faut dire qu’il n’était pas un modèle de courage quand on voyait comment il fuyait ses conquêtes d’une nuit au petit matin dès que le soleil se levait…
Lorsqu’elle enchaîna sur le prof de ski et qu’il sortit de sa torpeur (est-ce qu’il allait s’en remettre que Joy lui ait dit ça ? Personne ne lui avait dit ça auparavant… Encore aurait-il fallu qu’il reste assez longtemps en compagnie de quelqu’un pour qu’on ose lui sortir de tels mots…!) Hugo sentit une certaine animosité monter en lui. Oh il savait bien que la réponse de Joy lui aurait fait monter la moutarde au nez, après tout, c’est lui qui l’avait cherché en lui posant la question de savoir si William avait réussi à la faire tenir sur ses skis mais il ne pensait pas que ça allait l’énerver autant de savoir que le moniteur de ski avait passé son temps à la relever et à la coller… Il n’y avait pas que les skis de Joy qu’il risquait de se manger s’il continuait ainsi le petit moniteur de ski de la station… Hugo préféra ne rien dire. S’ils commençaient à parler de William, il savait que les mots allaient dépasser sa pensée et que la jalousie lui ferait dire des choses qu’il n’avait peut-être pas forcément envie de dire… Se rappelant de la discussion qu’il avait eue avec la réceptionniste un peu plus tôt (« William a des vues sur elle… »), Hugo essaya de caser tout ça dans un coin de sa tête et de ne plus y penser. C’était lui qui était en train de passer la soirée avec Joy pas ce stupide William qui ne savait même pas draguer correctement une fille…! Heureusement pour lui, il put oublier très vite ce bellâtre grâce à Joy et sa faculté à sortir 10 mots à la seconde : le moulin à paroles inarrêtable était de retour !! La voilà qui venait d’enchaîner sur la séance de patinage de demain et les grillades de chamallows dans la cheminée. Il se mit à sourire en l'écoutant raconter son anecdote à propos de sa famille : Hugo se rendit compte que c’était la première fois qu’elle lui parlait d’elle et il se surprit à aimer ça, d’apprendre enfin quelque chose sur elle… Alors comme ça elle avait un frère et une soeur… Il se demanda s’ils lui ressemblaient aussi et s’imaginaient déjà les repas de famille… Ca ne devait pas être triste s’ils parlaient autant que Joy. Hugo pouffa de rire et se leva du canapé, emportant avec lui le paquet de chamallows. Il alla s’asseoir au pied de la cheminée, à même le sol, sur le parquet du salon. Il attendit que Joy vienne le rejoindre avant de lui tendre un pic pour les chamallows.

Sortant deux chamallows blancs du paquet, Hugo se mit à les faire griller, savourant le bruit et la chaleur de la cheminée qui crépitait juste devant eux. Il jeta quelques regards furtifs en direction de Joy dont les yeux brillaient autant que ceux d’un enfant le jour de Noël. C’était dingue comment cette fille appréciait les petites choses de la vie, cette innocence si pure qu’elle avait. Il aurait aimé pouvoir être dans la tête de Joy et savoir comment profiter ainsi de la vie… Il baissa les yeux vers le sol, perdu dans ses pensées, ramenant ses genoux vers lui et posant sa tête dessus… Sans même s’en rendre compte, les mots sortirent de ses lèvres dans un murmure, comme s’il s’était parlé à lui-même.

« Moi je n’ai ni frère ni soeur… J’ai jamais fait griller de chamallows dans la cheminée et… Je sais même pas quel goût ça va avoir ton expérience chimique… » Il fit tourner le pic et regarda la gueule de ses deux chamallows qui commençaient à fondre. « T’es sûre que c’est comestible ça ? » Il sortit le pic du feu pour le montrer à Joy et il éclata de rire lorsqu’il la vit en train de batailler avec les chamallows qu’elle avait dans la bouche et qui lui collaient aux dents [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855

L’image était vraiment trop drôle à voir, Hugo riait tellement qu’il en avait mal aux côtes… Ni une ni deux, il sortit son téléphone de la poche de son pyjama et immortalisa l’instant dans son appareil. C’était la première photo qu’il avait de Joy, lui qui avait besoin d’une photo d’elle pour son répertoire, il n’avait plus besoin de le lui demander, il savait que c’est celle-ci qui allait directement faire office de photo de contact smile

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyLun 13 Jan - 21:20




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Depuis toujours je possédais un défaut : je m'attachais vite. J'aimais les gens et bien que cela m'ait joué parfois des tours, je n'ai jamais réussi à prendre une véritable distance. Bien que méfiante, je suis de celles qui apprécient le contact humain et qui le recherchent. Avec Hugo ça à tout de suite était différent. Il aurait pu devenir une connaissance, un ami, ou simplement un collègue, mais à l'instant où il m'avait regardé c'était devenu impossible. À cette seconde, j'ai tout de suite su qu'il y avait quelque chose, même si j'étais bien incapable de dire de quoi il s'agissait si ce n'est une sorte d'irritation qui vous donne envie de rentrer dans le tas. J'ai toujours détesté me faire remarquer, mais quand il est dans les parages, je semble oublier mes principes. Dire que j'ai fait une crise de jalousie devant la réceptionniste et que j'ai largué Sam seulement quelques jours après ma rencontre avec Hugo. Me croire folle aurait été plus facile, mais ce n'était pas le cas, ce n'était pas mon genre. Je ne jetais pas les gens pour partir à l'aventure et voir de quoi demain sera fait. Je respectais trop Sam pour ça. C'était juste la seule solution envisageable, celle qui me semblait la plus juste pour tout le monde que ce soit pour lui ou pour moi. Quant à Hugo, malgré tout ce que je ressentais pour lui, je ne savais pas sur quel pied dansé. Je craignais qu'il disparaisse, un peu comme dans ces histoires qu'on raconte parfois aux enfants. Non pas qu'il me faisait penser à un ange gardien - faut pas trop rêver XD - mais parce que je savais parfaitement que plus je m'attachais à lui et plus la séparation allait laisser des traces. Vivre un moment avec lui, surtout comme celui-ci n'allait rien arrangé. En fait ça allait tout empiré, mais je l'appréciais trop pour partir. Je préférais rester en me moquant de demain et même s'il m'arrivait parfois de faire des choses sans trop réfléchir, je devais avouer que je n'avais jamais joué ce genre de jeu et je risquais de m'y brûler les ailes. Alors, pourquoi m'obstinais-je à rester ? Qu'avait-il de si spécial pour réussir à me rendre si heureuse ? Pourquoi fallait-il que ce soit à ses côtés que je me sente si épanouie, si euphorique ? Prendre la fuite, voilà la solution la plus intelligente, mais j'en étais incapable. J'avais envie de passer ma nuit avec lui, d'en apprendre plus. Il ne parlait pas souvent de lui et moi non plus d'ailleurs. Malgré tout ce que je ressentais pour lui, je ne le connaissais pas... Je savais juste qu'il savait parfaitement me taper sur les nerfs et qu'il avait une vision de l'amour bien particulière. Vision que j'étais bien incapable de partager. En fait on n'avait tout simplement pas la même définition du mot. Pour lui ça signifiait rapport physique et plaisir, pour moi c'était le rêve d'une vie et le plus beau sentiment qui existait pour lier les êtres humains qu'importe leurs origines ou leurs statuts. Bon c'était un peu trop idéaliste et je me fourrais sûrement le doigt dans l'oeil, mais l'idiote que j'étais y croyait dur comme fer.

Maintenant qu'il était là, ma soirée allait définitivement changer. On pouvait discuter et faire comme si on était à la maison. Après tout, personne ne nous regardait et c'était toujours cool de se vautrer près du feu. Mes souvenirs d'enfances me ramenaient souvent chez mon oncle, dans son ranch perdu dans les montagnes. Les soirées au coin du feu à contempler les étoiles, on en avait fait un paquet. Vous savez exactement comme dans les films et bien sachez que c'est tout simplement génial. Enfin quand votre frère ne vous raconte pas des histoires d'horreurs qui vous empêchent de dormir durant toute la nuit. L'idée me fit sourire, cette époque me manquait. Toute cette innocence me paraissait si loin, d'une certaine manière c'était assez déprimant. Voilà pourquoi j'aimais la retrouver dès qu'un moment s'y prêtait et cette soirée était parfaite pour ça.

Mon regard abandonna les chamallows pour se poser sur Hugo qui se comportait comme un véritable enfant. « Arrêtes de manger les blancs !! c'est pas bien de trier » Rha, j'aimais les blancs aussi, pourquoi était-il en train de tous les manger? Une mine boudeuse se dessina sur mon visage tandis que j'enfilais les roses sur ma pic. Il avait franchement de la chance que je m'oblige à manger les roses pour lui faire plaisir. Ma bonté allait finir par me tuer :dent :


« Nan c'est vrai ? T'as jamais fait ça? » Surprise, oui totalement « On faisait ça pendant les vacances d'été chez mon oncle qui a un ranch dans Wyoming. Avec ma soeur, mon frère, ma cousine, mes parents, mon oncle et sa femme, on s'étalait au coin du feu avec des couvertures et les chiens et on se faisait des combats de pics avec les chamallows, c'est dangereux n'empêche . J'ai piqué mon frère dans la cuisse, il a encore la marque, mais c'était de sa faute aussi. Comme si je ressemblais à un Hamster n'importe quoi. Non mais tu le crois ? Un hamster ? » Hugo observait sa brochette avec une sorte d'appréhension, je lui lançais un regard blasé. Nan mais il sortait d'où. «Goûtes, si tu aimes pas je les mangerais »


J'avais bien remarqué son expression faciale quand il évoqua le fait qu'il était un enfant unique. Son air tout penaud me fit pas mal de peine. J'étais en train d'étaler mon bonheur et lui m'écoutait sûrement par politesse. «Tu t'entendrais bien avec mon frère ! » ça c'était clair. « Mouwaha , elle est belle hein » dis je en montrant du regard ma brochette dégoulinante de sucre. Je les fourrais dans ma bouche avec un plaisir non dissimulé avant d'être dérangé par un éclair lumineux. Mon regard se posa sur Hugo et sur son téléphone. Il venait de prendre une photo « n....O » Je m'étranglais avec mon chamallow avant de lui bondir dessus telle une lionne enragée. « Donnes moi ça tout de suite !!! t'as pas le droit de me prendre en photo sans ma permission » Me moquant totalement du fait qu'il était étalé par terre et que j'étais en train de lui grimper dessus pour atteindre ses bras qui se trouvaient à l'opposé, je continuais mon ascension. Fallait vraiment que personne ne débarque parce que ça pouvait prêter à confusion. Quoique la réceptionniste pouvait débarquer, histoire qu'elle comprenne qu'il était réservé:siffle : « Nan mais tu vas me le donner » visage contre visage, je lui lançais un regard faussement assassin avant de tenter d'attraper le téléphone qu'il semblait prendre plaisir à bouger dans tous les sens pour éviter que je le saisisse. « Mais donnes moi le !!! » Soudaine une idée saugrenue me vint à l'esprit. J'attrapais ses lèvres avec un plaisir non dissimulé. Depuis le temps que j'avais envie de l'embrasser... Ce baiser "fiévreux" eut pour effet de lui faire baisser sa garde. Ni une ni deux, je saisissais son téléphone avant de me redresser sur mes pieds pour sautiller dans une magnifique danse de la victoire. Difficile de calmer mes éclats de rire, j'étais totalement euphorique, et pas parce que j'avais son téléphone, mais parce que je l'avais embrassé et que ça m'avait fait un bien fou.

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyMar 14 Jan - 16:42




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Joy semblait tout avoir dans la vie : une famille extra, un boulot extra (un collègue extra =SBAF=) et pour ne rien gâcher au tableau, elle était elle-même une fille extra. Hugo était un peu jaloux de tout ce que Joy lui racontait. Oh il aimait sa famille, c’est sûr !, ses parents étaient deux personnes extraordinaires mais l’absence de frères et soeurs dans sa vie avait beaucoup pesé sur le moral et la personnalité d’Hugo durant son enfance et adolescence… Et même encore maintenant. Bien sûr, Hugo avait des amis, un tas d’amis, mais rien ne pourrait remplacer les liens du sang… Si on pouvait parler de liens du sang dans son cas étant donné qu’il était un enfant adopté. La seule chose qu’Hugo pouvait reprocher à ses parents, c’est de ne pas avoir adopté un autre enfant après lui…

Alors que Joy lui racontait les combats endiablés de pics de chamallows (il allait faire attention à ne pas l’énerver, il n’avait pas envie que sa cuisse finisse embrochée comme celle de son frère Oo), Hugo se mit à sourire lorsque la jeune femme lui dit que son frère la comparait à un hamster… Dire que c’était exactement la même pensée qu’il avait eue lorsqu’il l’avait surprise quelques instants plus tôt et qu’elle s’était engouffrée trois gros chamallows dans ses petites joues. Préférant ne pas relever - sait-on jamais… elle était armée de son pic… - Hugo lorgna sur sa brochette avec appréhension. Ca n’avait pas l’air ragoûtant comme ça… C’était beaucoup mieux de voir ces chamallows tout gluants se coller aux dents de Joy. Ah cette photo était vraiment parfaite  !! Elle serait géniale pour une pub contre les caries de 10m sur 3, affichée dans tous les métros des grandes villes [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 Comme il aurait pu le prévoir, Joy n’avait pas appréciée de se faire prendre en photo comme ça et la tigresse était de retour, lui sautant dessus sans ménagement pour tenter de récupérer le téléphone et effacer la photo compromettante. Hugo bascula en arrière, s’effondrant de tout son long sur le parquet du salon alors que Joy commençait à lui grimper dessus pour atteindre sa main qui tenait le téléphone. Mettant son bras le plus possible en arrière, il posa une main sur la hanche de la jeune femme pour l’empêcher d’avancer plus et d’atteindre son but. Heureusement pour lui, elle avait abandonné son pic avant de lui sauter dessus sinon à l’heure qu’il est il aurait sûrement déjà été embroché comme un vulgaire chamallow… Les yeux lançant des éclairs, ses cheveux venant lui chatouiller le visage, Joy tentait par tous les moyens d’attraper son téléphone. Hugo bougeait dans tous les sens pour l’en empêcher coûte que coûte. Ca pouvait durer bien longtemps comme ça mais il n’allait pas s’en plaindre : après tout, il tenait Joy dans ses bras et ils se chamaillaient une nouvelle fois comme des gosses… Alors pourquoi est-ce qu’il lui donnerait son téléphone ? [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855

Mais la tigresse au dessus de lui commençait à s’impatienter, soufflant de colère et faisant son gros bébé pour essayer de l’amadouer. « Mais donne moi le !!! » lui dit-elle comme une enfant de cinq ans. « Une vraie gamine… » pensa-t-il alors qu’il riait toujours de la voir galérer. Mais son rire vint s’étouffer contre les lèvres de la jeune femme… Joy venait tout simplement de l’embrasser. Les yeux grands ouverts, Hugo faillit en crier de surprise : il ne s’était vraiment pas attendu à ça. Cette fois-ci, il ne l’avait pas titillée, à limite la provoquer pour qu’elle l’embrasse comme ça s’était passé samedi dans l’animalerie (mais il avait été quand même surpris quand elle avait posé ses lèvres sur les siennes…) Complètement désarmé, Hugo en lâcha le téléphone qui était dans sa main, tombant sur le parquet en bois dans un bruit sourd. Réalisant soudain qu’il n’allait pas rester comme un pauvre abruti sans bouger (sinon adieu sa réputation de playboy !!), il attira Joy tout contre lui pour approfondir leur sulfureux baiser. Ok, ce qui était en train de se passer n’était vraiment pas bon… Les lèvres de la jeune femme lui avaient manqué, la toucher lui avait manqué, elle commençait à devenir une drogue dont il n’arrivait pas à se désintoxiquer. Complètement transporté par ce baiser, Hugo en avait oublié la redoutable adversaire qu’il avait en face de lui. Lorsque Joy se recula tout à coup et commença à crier de joie, Hugo mit plusieurs secondes avant de capter qu’elle s’était relevée avec son téléphone dans la main, bondissant de partout pour exprimer sa joie de l’avoir eu.

Oh la petite maligne !! Elle avait utilisé son point faible pour le rouler et s’emparer du téléphone ! Se relevant tout à coup, Hugo fit une moue boudeuse et la désigna du doigt : « C’est… Tu… T’as triché !!! » Depuis quand elle utilisait ses techniques pour arriver à ses fins !! Déjà qu’elle se comportait comme lui pour éviter de répondre aux questions qui fâchent, si en plus elle utilisait ses techniques de chacal, elle allait finir par devenir son double au féminin ! « T’as pas le droit de faire ça ! Rends-moi mon téléphone tout de suite ! » Hugo s’approcha d’elle mais, comme il s’en doutait, Joy tenta de l’esquiver et ils étaient maintenant chacun de part et d’autre du canapé. « Joy… Essaye même pas de me chercher…Si tu me cherches, tu me trouves… Et crois-moi, si je t’attrape… » Il laissa sa phrase en suspens, sachant pertinemment ce qu’il allait faire s’il arrivait à l’attraper. Si elle n’avait pas envie de finir une nouvelle fois contre lui, lèvres contre lèvres, elle ferait mieux de déguerpir tout de suite de la pièce et d’aller s’enfermer dans sa chambre. Mais Joy était joueuse. Et lui l’était encore plus. Même s’il ne pouvait pas vraiment dire qu’il était en train de jouer avec elle. Malgré les apparences, tout cela ne s’apparentait plus à un jeu : ils se tournaient autour et Hugo avait bien envie de réussir à l’attraper. Sans jeu de mot. Conscient que son coeur battait plus vite dès qu’elle était dans la même pièce que lui, Hugo ne savait pas réellement dans quoi il mettait les pieds. Tout ce qu’il savait c’était que pour la première fois de sa vie, une fille l’intéressait vraiment et qu’il avait envie de partager plus avec elle qu’une simple nuit…

Plissant des yeux, lui lançant un regard digne d’un John Wayne prêt à dégainer dans un film de western, Hugo voyait que Joy attendait qu’il fasse un mouvement pour partir dans la direction opposée. Alors il allait l’avoir à son propre jeu et la surprendre à son tour. Escaladant à toute vitesse le canapé, il atterrit de l’autre côté à quelques centimètres de la jeune femme. Allongeant son bras pour pouvoir l’enserrer par la taille et l’empêcher de fuir, il la ramena tout contre lui, dos contre torse. « Je t’ai eue… » lui murmura-t-il à l’oreille. Posant sa tête sur l'épaule de la jeune femme, Hugo passa son deuxième bras autour de sa taille, se fichant éperdument de récupérer le téléphone que Joy tenait encore dans sa main. Il avait simplement envie de la tenir un peu contre lui et profiter de ce moment à deux. « Reste… » murmura-t-il une nouvelle fois alors qu’il la sentait se débattre, sûrement pour éloigner le plus possible le téléphone de lui. Il n’avait pas envie de continuer à se chamailler, du moins pas tout de suite. Les secondes s’égrenaient et il sentait Joy se calmer entre ses bras. Il resserra alors un peu son étreinte, des milliers de questions fusant dans sa tête. C’était la première fois qu’il enlaçait une fille comme ça, sans avoir comme but de finir avec la demoiselle dans un lit. La douceur du moment semblait les envelopper et Hugo avait même peur de respirer de peur de gâcher la magie de l’instant. Qu’est-ce qui était en train de lui arriver ? Pourquoi était-il autant attiré par elle ? Il se posait sans cesse la question depuis quelques temps et la tenir ainsi tout contre lui ne lui donnait malheureusement pas la réponse, bien au contraire. Il ne comprenait pas cette alchimie entre eux, toute cette électricité qui chargeait l’atmosphère dès qu’ils étaient en contact, même uniquement visuel. Elle le désespérait tellement depuis qu’ils s’étaient rencontrés, elle et sa bonne humeur, elle et son caractère bien trempé. Mais il n’était ni aveugle ni bête : Joy lui plaisait. Tout lui plaisait chez elle même lorsqu’elle l’énervait et qu’ils se chamaillaient comme des gosses de quatre ans.

« Tu sens tellement bon… » lui dit-il alors qu’il inspirait l’odeur de ses cheveux. « Joy…? » commença-t-il, un peu nerveux par ce qu’il s’apprêtait à dire… « Tu m’en veux si je te dis que… j’ai envie de t’embrasser ? » Il desserra son étreinte et l’obligea à se retourner, la tenant par les épaules. « Je crois que les chamallows grillés, c’est pas pour moi… » Il plongea vers ses lèvres et savoura le goût sucré qui était resté dessus. « Je préfère quand toi tu les manges et que tu me fais des bisous sucrés… » avoua-t-il avant de replonger à nouveau sur sa bouche. Déjà que Joy embrassait divinement bien, là il était au paradis avec tout ce sucre qui était resté accroché à ses lèvres. Il l’embrassait presque au ralenti, y mettant toute la douceur dont il était capable, pour savourer chaque grain de sucre et le goût qui venait exploser en un feu d’artifice sur sa langue. Il venait de totalement décrocher avec la réalité, oubliée la photo chamallows, oublié le séjour au ski, oublié le fait qu’ils s’embrassaient vraiment beaucoup trop pour des gens qui sont censés ne pas se supporter… Oublié le fait qu’Hugo Livingston n’est pas le genre de mec à être l’homme d’une seule fille. Il dévorait les lèvres de Joy et c’est tout ce qui lui importait à l’heure actuelle. Tout était parfait, la chaleur de la cheminée, le corps de Joy contre le sien, sa langue se mêlant à la sienne. Il n’avait même pas envie de précipiter les choses, gardant le même rythme, histoire de connaître par coeur chaque millimètre carré de ses lèvres qu’il explorait. Il était conscient que tôt ou tard ils allaient devoir parler sérieusement de cette manie de s’embrasser à tout va mais si la discussion arrivait le plus tard possible, cela allait l’arranger. Il avait besoin de mettre ses idées au clair car lui-même ne savait pas ce qu’il lui prenait, pourquoi il agissait avant de réfléchir, pourquoi il venait de l’embrasser sans même penser aux conséquences. Il espérait que Joy ne lui poserait pas la question… De toute façon, il pourrait gagner du temps et lui renvoyer l’ascenseur : après tout, elle aussi l’avait embrassé et n’avait pas voulu lui fournir d’explications…
Réalisant qu’il venait peut-être de dévoiler son coeur un peu trop au travers de ce baiser, Hugo se mit à réfléchir à la vitesse de la lumière pour essayer de brouiller les pistes. Il ne voulait pas que Joy pense qu’il était tombé amoureux d’elle… Son attitude pouvait clairement faire croire qu’il l’était… Ne sachant même pas lui-même ce qu’il ressentait, comment pourrait-il répondre à cette question ? Lorsque sa main glissa le long du bras de Joy pour venir s’échouer, peau contre peau, contre le poing fermé de la jeune femme, Hugo y trouva là la solution, son échappatoire : prenant délicatement le téléphone dans sa main - Joy n’y avait opposé aucune résistance - il se recula de quelques millimètres et murmura, un sourire taquin accroché aux lèvres : « Merci… »

Vu sous cet angle, Joy venait de se faire avoir comme elle l’avait eu quelques minutes plus tôt. Elle allait être persuadée qu’il venait de l’embrasser juste pour récupérer son téléphone et c’était exactement ce qu’il voulait. Heureusement qu’elle ne pouvait pas entendre son coeur battre la chamade dans sa poitrine…

Sinon… Il se serait trahi lui-même.

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyMar 14 Jan - 21:59




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Si j'étais entêtée ? Oui, sûrement un peu trop. Il n'y avait rien de vraiment féminin à tenter de saisir son téléphone de cette façon. Une fille avec plus de classe aurait sûrement laissé passer. Bien évidemment ces réactions étaient à milles lieux des miennes. Je devais aussi avouer que mes réactions étaient quelques peu différentes quand je me trouvais en sa présence. Je n'aurais sûrement jamais fait ça avec le directeur de l'école. D'ailleurs, il ne m'aurait tout simplement pas pris en photo. Et puis l'idée de grimper le directeur était bien moins alléchante que grimper sur Hugo. Une fois de plus mon esprit était en train de divaguer et pas qu'un peu. Ce mec me rendait totalement folle et même si mon but était de saisir ce sale téléphone, je devais bien avouer que celui-ci s'effaçait au fur et à mesure de notre corps à corps. Le simple fait de sentir sa main se poser sur ma hanche suffit à me faire tressaillir. L'embrasser était une idée totalement saugrenue et loin d'être la plus intelligente. D'un parce que je savais pertinemment que j'aimais trop ça pour l'embrasser par simple jeu, mais aussi parce qu'en agissant ainsi je risquais de réveiller le mâle qui était en lui et le problème c'est que dans ce cas de figure, je me trouvais rapidement enroulée autour de sa taille. Les souvenirs de l'animalerie me revinrent en tête et je dus faire appel à tout mon sang froid pour cesser de penser à toutes ces émotions qui m'avaient envahi. Des émotions que je rêvais de ressentir de nouveau, des émotions qu'il était le seul à pouvoir me faire ressentir. Qu'est-ce que j'aimais ses lèvres, c'était indéniable, j'avais envie de les garder pour moi. En fait j'avais tout simplement envie qu'il soit à moi et ce n'était pas qu'une question de désir. Si ce n'était que ça, j'aurais immédiatement tourné les talons. Non j'étais complètement amoureuse, un truc de malade, comme je n'aurais jamais cru possible. J'en avais rêvé pourtant, mais maintenant que ça m'arrivait j'étais tout simplement terrifiée. J'étais incapable de comprendre comment je pouvais ressentir autant de choses pour quelqu'un en si peu de temps. Cela me semblait anormal, voir même dangereux. La chute risquait d'être douloureuse, mais j'avais vécu pire après tout. Elle ne pourrait jamais être aussi douloureuse que celle qui m'avait faite tomber dans le coma. Sans le remarquer, j'avais réussi à lui parler de ma cousine, sans aucun trémolo dans ma voix, c'était un vrai miracle et sans le savoir il m'avait permis d'y arriver. Logiquement j'évitais toujours de la mentionner, c'était un sujet que j'étais incapable d'aborder et là c'était sorti tout seul, comme quoi il me faisait plus de bien que je ne le pensais.

J'aimais l'embrasser et j'aurais adoré continuer si nous n'avions pas été dans une salle ou tout le monde pouvait débarquer. En tout cas, mission réussie, le portable trônait désormais dans ma main et j'étais bien décidée à trouver l'objet du délit. Le problème c'est que je n'étais pas vraiment douée avec ce genre de truc. Il me fallait pas mal de temps pour accéder aux photos avec mon propre téléphone alors avec un que je ne connaissais pas ça risquait de prendre pas mal de temps. Le problème c'est qu'Hugo ne semblait pas vraiment décider à me laisser gagner aussi facilement. Un sourire amusé se dessina sur mon visage quand une mine boudeuse se dessina sur son visage. Il fallait avouer qu'il était excessivement attendrissant comme ça. Le plus souvent, il tentait de garder une certaine contenance, comme s'il ne ressentait rien, et là il commençait tout doucement à se dérider. Ce n'était pas trop tôt, il en avait besoin. Il devait bien y avoir une raison qui le poussait à agir comme ça, mais je n'avais pas encore réussi à élucider ce mystère. C'était comme si une partie de lui tentait de se fermer. Difficile à saisir pour quelqu'un comme moi. « J'adore ce genre de jeu » déclarais-je avec un sourire qui en disait long sur le plaisir que j'avais eu en l'embrassant. Cependant, je n'allais pas me laisser attraper si facilement. S'il me voulait, il fallait qu'il vienne me chercher ( Joy E-S thornton n'est pas une fille facile:dent: ) Quoique je nerisquais ne pas être très difficile à attraper. Connaissant ma capacité à tomber et a toujours choisrle mauvais chemin, je risquais de me faire prendre plus vite que prévu:teehee : . Quand il escalada le canapé , je tentais de lui échapper. Ah non, ça n'allait pas être aussi facile... Tu parles quelques secondes plus tard et me voilà dans ses bras. C'est qu'il possédait de grands bras aussi. Pendant un bref moment, je tentais de me débattre, pas parce que je n'avais pas envie de me retrouver dans cette situation, mais parce que le jeu était en train de prendre fin. Fermant les yeux, je me laissais aller, après tout il faut savoir vivre et apprécier le moment présent. Au lieu de fuir, je prenais plaisir à m'adosser contre lui avant de remonter mes mains sur ses bras. S'il l'avait voulu, je serai restée comme ça pendant des heures... J'étais peut-être même capable de m'endormir. Rester ? En guise de réponse, je me contentais de hocher la tête. S'il avait pu lire en moi, il n'aurait pas posé la question car rien ne me donnait envie de quitter la tendresse de ses bras.

Je me trouvais désormais à la place des chamallows que j'avais fait fondre. Mon petit coeur venait de se lancer dans une très jolie musique, une de celle qu'on aimerait entendre toute sa vie . Je ne voulais pas qu'elle cesse, je voulais ressentir ça tous les jours, toutes les heures sans que cela ne s'arrête. Désormais, je ne changerai plus jamais de shampoing. Le rouge me monta aux joues quand il parla de m'embrasser. Pour une fois, et c'était assez rare, aucun son ne sortit de ma bouche, je me laissais tout simplement faire. Face à face, incapable de détacher mon regard du sien, j'en oubliais totalement la raison qui m'avait amené à retrouver dans cette situation. En fait je ne comprenais rien du tout. Pourquoi me parlait-il de chamallows , on s'en moquait. Ne pouvait-il pas tout simplement se taire et m'embrasser, nous nous étions séparés depuis trop de temps déjà. Je crevais d'envie de lui dire tout ce que je ressentais pour lui, mais je craignais que cela ne mette fin à ce que nous étions en train de vivre. J'avais peur qu'il parte... Alors je préférais me taire et profiter. La seule chose que je savais, c'est que malgré la distance qu'on tentait de mettre, rien ne fonctionnait, on finissait toujours dans ce genre de situations. Malgré tout ce que je savais sur lui, je ne pouvais pas croire qu'il jouait à ce genre de jeu avec moi. Il était sincère, je pouvais le lire dans les yeux, j'en étais sûre et pendant quelques secondes ma peur s'envola pour laisser place au simple plaisir d'être dans ses bras tout en savourant ses lèvres. Mes mains remontèrent derrière son dos avant de s'enrouler autour de son cou. C'était notre 3 eme baiser et mon préféré. Il y avait quelque chose de différent avec celui-ci, il était plus... amoureux. La seule chose que j'espérais, c'était qu'il ne m'embrasse pas uniquement à cause du sucre qui se trouvait sur mes lèvres... Quoique s'il voulait je pouvais en remettre. Notre échange se termina trop rapidement, comme à chaque fois... Une mine déçue se dessina sur mon visage et quand il attrapa son portable je ne le relevais pas. Je me contentais de pencher la tête sur le côté, songeuse. Non, je ne le croyais pas, il n'avait pas fait tout ça juste pour son téléphone. Je n'avais aucun doute là- dessus. Ce mec était une véritable énigme, il se comportait bizarrement. Pendant quelques minutes il pouvait se laisser aller à quelques confessions pour reprendre par la suite son masque de froideur qu'il amenait partout avec lui. Un léger sourire se dessina sur mon visage à mesure où je comprenais qu'au fur et à mesure de nos rencontre ce masque se fragilisait. Etais-je en train de lui montrer qu'on pouvait vivre différemment ? Je n'avais plus qu'à l'espérer. Prenant une grande respiration, je me détournais de lui pour m'étaler sur le canapé. « T'as pas intérêt à divulguer cette photo .... Faut vraiment que j'envoie un message à mon frère, en fait je ressemble vraiment à un hamster» Parce que oui, j'avais réussi à la voir cette fameuse photo et autant dire que le terme Hamster m'allait comme un gant.

Zappant totalement Hugo pendant quelques minutes, je pouffais de rire en lisant la réponse de mon frère. Quelques secondes plus tard, je fourrais mon téléphone dans ma poche avant de jeter un regard sur Hugo. Il était assis de l'autre côté du canapé avec son ipad. Je jouais quelques secondes avec l'idée de repartir dans ma chambre, mais je finis par me laisser glisser jusqu'à lui pour jeter un coup d’œil sur ce qu'il pouvait regarder. Deux secondes plus tard, mon portable vibra. Je le sortis rapidement avant d'éclater de rire. Mon frère venait de m'envoyer une photo de lui et de ma sœur en train de grimacer. Rha... le concours était lancé. « Faut qu'on les batte !!! Prépares toi à faire la meilleure grimace de ta vie » Je passais mon bras autour de la tête d'Hugo avant de me lancer dans l'imitation réussie de Babe. Quelques secondes plus tard le flash explosa mes yeux et j'admirais le résultat.

« Nan, mais c'est une blague ? » Je jetais un regard dépité sur Hugo « C'est ça ta meilleure grimace. J'ai un paquet de choses à t'apprendre. » Roulant des yeux, je lui passais le téléphone pour lui montrer la tête de mon frère et de ma soeur lui révélant ainsi mon adoption, mais ça ce n'était pas si important que ça. « Tu vois leurs têtes ? Et bhé on doit faire mieux que ça! » Encore un de nos jeux idiots qui ne servaient à rien, mais qui avaient l'intérêt de nous faire passer pas mal de temps. « Allez, on y va, tu vas voir c'est marrant » Le plus drôle, c'était surtout de voir le résultat, parce qui allait y avoir de quoi rire.

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyVen 17 Jan - 22:02




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Ses lèvres à peine détachées de celles de Joy, Hugo la regarda dans les yeux pour voir si sa petite ruse avait fonctionné. Elle affichait une mine déçue mais plus les secondes passaient et plus l’expression de son visage évoluait. Il s’attendait à voir de la colère dans son regard et fut surpris d’y trouver au contraire une lueur malicieuse. Un énigmatique sourire accroché aux lèvres, Joy semblait avoir décelé son mensonge derrière ses mots. Hugo déglutit avec mal. Est-ce que la jeune femme arrivait à décoder ce qu’il essayait pourtant de cacher avec force ? Qu’était-elle en train de penser à propos de lui en cet instant ? Si elle avait vraiment compris qu’il avait réellement eu envie de l’embrasser et non de récupérer son stupide téléphone, Hugo allait être dans la merde durant les prochains jours, voire même semaines… Lui qui d’habitude arrivait parfaitement à jouer avec les sentiments des filles semblait complètement pris à son propre piège. Deux semaines en sa compagnie et Joy commençait à arriver à voir à travers sa carapace… Les filles qui le côtoyaient n’arrivaient jamais à comprendre pourquoi Hugo changeait du tout au tout en un dixième de seconde. Une fois qu’il avait eu ce qu’il voulait, il arborait généralement un masque d’indifférence et s’éclipsait de Woodburgh pour rejoindre les contrées de Pearl Trees, effaçant de sa mémoire la fille avec laquelle il avait passé la nuit. Elles n’avaient pas passé assez de temps en sa compagnie pour comprendre comment il fonctionne… Contrairement à Joy qui commençait à lire en lui comme dans un livre ouvert. Du moins c’était la sensation qu’il avait alors qu’il continuait d’analyser le sourire qu’elle esquissait toujours… Il avait l’impression qu’elle était en train de briser toutes les barrières qu’il avait mis tant de temps à ériger et se sentit tout à coup complètement vulnérable… Baissant les yeux, Hugo se dirigea vers le canapé pour éviter le regard qui le mettait à nu de la jeune femme.

Jouant avec sa tablette pour s’occuper, il entendait Joy rire à côté de lui avant de la sentir se rapprocher, glissant sur le canapé avant de sentir son épaule se coller contre son bras. Il fit comme si de rien n’était mais la proximité avec elle commençait à le rendre nerveux. Elle lui avait jeté un sort ou quoi ? Pourquoi était-il inexorablement attiré par elle ? Qu’avait-elle qui faisait qu’il avait envie de l’embrasser constamment, plus les jours passaient ? Pourquoi avec elle son cerveau n’arrivait pas à appuyer sur la touche « Effacer » et passer à quelqu’un d’autre ? Lorsque le portable de la jeune femme vibra et qu’il l’entendit éclater de rire, Hugo ne put s’empêcher de regarder de son côté. Lorsque Joy lui montra la photo de deux personnes, un mec et une fille, en train de grimacer sur son portable, Hugo se demanda de qui il pouvait bien s’agir. Il se rappela que quelques minutes avant elle avait dit qu’elle allait envoyer la photo d’elle avec ses joues de hamster à son frère… Le gars en train de grimacer était donc… son frère ? Joy avait été adoptée ? Tout comme lui ?

Complètement surpris par cette révélation, il ne sentit même pas le bras de Joy venir l’entourer et sortit de sa torpeur seulement quand le flash du téléphone de la jeune femme lui aveugla les yeux…

Il avait une tête complètement ahurie sur la photo et il se dit qu’il allait devoir sérieusement se reprendre : ce n’était pas possible qu’on voit autant ses émotions sur son visage !! Pas étonnant que Joy arrivait à lire en lui comme dans un livre ouvert !!
La jeune femme fit une petite moue quand elle vit le résultat : c’est sûr que question grimace, il avait un niveau au ras des pâquerettes sur cette photo ! Hugo sourit alors qu’elle passait à nouveau son bras autour de lui pour se lancer dans de nouvelles photos. Et cette fois-ci il allait donner le meilleur de lui-même, foi de Livingston !! Entrant dans le délire de Joy, Hugo enchaîna les grimaces avec brio. Si avec ça leur équipe du tonnerre ne gagnait pas le concours…! Alors que la jeune femme naviguait dans son album photo sûrement pour voir laquelle elle allait envoyer à son frère, Hugo posa le regard sur elle. Il se sentait bizarre depuis qu’il avait appris qu’elle était une enfant adoptée… C’était encore une chose qu’ils partageaient. Alors elle aussi avait quitté la Corée pour venir vivre dans une famille américaine… Il se sentait tellement lié à elle… Au début de leur rencontre, ce lien était déjà là, attirés tels deux aimants et plus le temps passait et plus des choses se révélaient, comme une évidence. Il comprenait petit à petit que leur histoire à chacun se rejoignait…

« T’as été…adoptée ? » murmura-t-il tout à coup, les mots franchissant ses lèvres sans même qu’il ait pu les contrôler. Il était curieux de savoir même s’il connaissait déjà la réponse. Ils avaient eu la même destinée, ils se ressemblaient tellement : tous deux d’origine coréenne, ils avaient été adoptés par des familles américaines et avaient quitté le pays de leurs racines… mais les ressemblances semblaient s’arrêter là. Comment Joy avait-elle réussi à devenir ce qu’elle était aujourd’hui, une jeune femme souriante que rien ne semble ébranler ? Hugo portait en lui, malgré tout l’amour que ses parents lui avaient apporté, une tristesse, un voile sombre sur son coeur, qui l’empêchait d’être heureux à 100%. Il avait été adopté à l’âge de quatre ans, passant les premières années de sa vie dans un orphelinat où on lui avait appris dès son plus jeune âge que sa mère l’avait abandonné. La plupart des enfants de l’orphelinat étaient réellement orphelins, leurs parents étaient morts mais lui avait toujours su que quelque part en Corée, sa véritable maman était toujours vivante et n’avait pas voulu de lui. Et savoir cela lui avait bouffé l’esprit depuis sa plus tendre enfance. Il ne comprenait pas comment une mère pouvait abandonner son enfant et continuer de vivre sa vie sans lui, sans essayer de le retrouver. Il savait que cet abandon avait déteint irrémédiablement sur son caractère… Il ne fallait pas chercher bien loin pour comprendre pourquoi il ne voulait pas s’attacher à quelqu’un : le fait qu’on puisse le quitter à nouveau lui faisait trop peur et il préférait partir avant que le moindre sentiment entre en jeu. Il couchait sans sentiment avec toutes ces filles et n’avait pas le moindre remord au matin : même si c’était un comportement écoeurant pour les femmes avec qui il passait la nuit, lui au moins ne craignait rien et gardait son coeur à l’abri. Il n’arriverait certainement pas à survivre à un autre abandon et s’était résigné à vivre désormais ainsi. Les filles ne seraient que de passage et son coeur resterait intact.
Mais Joy venait d’entrer dans l’équation et compliquait désormais les choses. Il était tellement attiré par elle qu’il n’arrivait pas à la tenir éloigné loin de lui. De toute façon, le fait de travailler ensemble l’empêchait de pouvoir le faire et il n’en avait pas envie… Il aimait la voir quasiment tous les jours et passer du temps en sa compagnie. Il aimait se chamailler avec elle et l’embrasser comme s’ils allaient mourir dans la seconde qui suit. Et ça lui faisait peur. Oh bordel oui, il avait vraiment peur. Sa carapace se fissurait plus il était en contact avec elle et il ne savait pas comment faire pour empêcher cela. Mais avait-il vraiment envie de lutter ? Quelque part, il avait envie qu’une fille le regarde différemment et ne pose pas un regard de haine sur lui… Quelque part, il voulait que Joy voit qui il est réellement… Il n’était pas un connard sans coeur qui quitte précipitamment la chambre du motel dans lequel il vient de passer la nuit… Oui, Hugo avait un coeur et peut-être même un trop gros coeur… Un coeur bien vide qui avait besoin de beaucoup d’amour…

« C’est ton frère sur la photo ? » continua-t-il alors qu’il approchait sa tête lentement vers l’épaule de Joy pour mieux regarder la photo sur l’écran. « Et la fille, c’est qui ? »

Il était tellement curieux d’en savoir plus sur elle, sur le fait qu’elle ait été adoptée… Et alors qu’il jetait quelques regards dans la direction de la jeune femme, Hugo eut une idée saugrenue : il avait lui aussi envie d’entrer dans le coeur de Joy…

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptySam 18 Jan - 20:30




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Le concours de grimace était une véritable institution familiale débutée à l'âge de 5 ans. Une idée qui avait failli dans mon esprit après avoir regardé mon frère tentait d'imiter notre voisine. Résultat des courses depuis on n'avait jamais arrêté la pratique et quand Ayanna était arrivée on avait continué sur notre lancée. Ma mère a même fini par y participer, bien moins à l'aise que mon père dans ce genre d'exercice, mais finalement on se débrouille assez bien. Tout ça pour dire que si un jour il y a un concours de grimaces familiales, il n'y a aucun doute on remportera la palme d'or. Pour que la photo soit réussie plusieurs éléments devaient être réunis dont deux personnes. Impossible donc de jouer toute seule. La présence d'Hugo était donc obligatoire. Bon d'accord, bien sûr que je pouvais jouer toute seule, mais dans la vie il ne faut pas manquer les occasions de faire plus ambles connaissances avec le futur homme de votre vie (Bienvenue dans le monde idyllique de Joy) Ecrasant cette idée saugrenue qui venait de germer une fois de plus dans mon esprit, je reportais mon regard sur mon assistant qui semblait enfin trouver assez de courage pour se lancer avec moi dans cet exercice assez difficile. Il avait vraiment de la chance, il était en train de faire équipe avec une véritable professionnelle. Parfois je me demandais si je ne mettais pas tromper de voie en choisissant l'enseignement, j'aurais dû me lancer dans le cinéma. Actrice, un métier fait pour moi.
Quoiqu'en y réfléchissant si j'avais été actrice, je n'aurais jamais rencontré Hugo. Aucun doute, c'était bien mieux d'être une institutrice. En tout cas, point positif dans toute cette histoire, j'avais réussi à me rapprocher de lui. C'était bien la première fois de ma vie que j'usais d'autant de stratagèmes pour être proche de quelqu'un. Il avait vraiment de la chance !!! Pour une fois qu'il abandonnait son masque d'indifférence pour grimacer, je n'allais pas louper celaet en plus c'était dans mon téléphone. Autant dire qu'il y avait désormais du dossier dans mon smartphone. « Celle là ? Rha je ne sais pas » Après avoir pris une dizaine de photos, je n'arrivais toujours pas à me décider. « J'aurais dû prendre mon reflex, je n'aime pas du tout la qualité, j'ai l'air bouffie... » Pfff ce téléphone ne me mettait pas du tout en valeur, c'était une honte. Le pire c'était sûrement Hugo... même en grimaçant, il était toujours aussi séduisant. Quelle injustice... « rha ... » Toujours en train de faire défiler mes photos, je tentais de trouver la meilleure parmi elles. Chacune possédait un petit truc, mais je finis tout de même par jeter mon dévolu sur une.

Le jeu était terminé, mais j'étais toujours collée à lui et aucune envie de partir sur l'autre coin du canapé ne se faisait sentir. Après tout s'il ne se bougeait pas, c'était sûrement parce que cela ne le gênait pas . « On est obligé de gagner !!! » lançais-je tout en fourrant mon téléphone dans ma poche. Connaissant mon frère, il n'allait sûrement pas tarder à répondre, mais si je laissais le téléphone sur le canapé, je risquais de le faire tomber. Alors autant éviter de l'envoyer faire un vol plané, il était devenu trop précieux depuis hier soir. Un beau goss était désormais dans mon répertoire est hors de question de perdre son numéro.

Il avait posé la question sur l'adoption avec une certaine retenue. Le sujet semblait assez épineux pour lui. Depuis l'animalerie, je savais que tout comme moi, il était aussi passé par cette étape. Adoptée en bas âge , j'avais toujours considéré le couple Thornton comme mes véritables parents. Ils m'avaient élevé comme leur propre fille, ils m'avaient offert une famille et je n'aurais sûrement jamais pu rêver d'une meilleure famille que celle-ci. Enfant, je mettais posée pas mal de questions. En particulier celle qui revient toujours. Pourquoi ? J'en étais venue à une conclusion assez simple : ma mère avait fait ce choix pour mon bien et si ce n'était pas le cas, alors elle n'avait rien à faire avec un enfant.  Avec le temps, j'avais abandonné l'idée de retrouver mes origines, je m'étais construite autrement, mais ça restait toujours un sujet assez délicat que la plupart des gens tentaient d'éviter. « Oui. C'est vrai qu'on ne se ressemble pas trop » Sortant une nouvelle fois mon téléphone, finalement j'aurais mieux fait de le garder, j'affichais la photo de famille. Et autant dire qu'au niveau de la ressemblance c'était un joli 0. « J'ai été adoptée bébé, je suis arrivée à 3 mois. » Une fois de plus quand on me lançait sur un sujet il était difficile de m'arrêter et cela semblait encore plus compliqué en présence d'Hugo. J'aimais lui parler de moi. Je voulais qu'il apprenne à me connaître, en tout cas plus que ceux qu'il pouvait apprendre en me voyant faire la classe à notre armée de monstres.

«ouep c'est mon frère, Ethan, c'est le fils biologique de mes parents. Il est chirurgien, fraîchement diplômé, mais il aurait mieux fait de faire gynécologue vu le temps qui passe à explorer l'entre-jambes des femmes » Ma voix trahissait parfaitement ma façon de pensée. « Bref, quand ma mère a accouché, ça c'est super mal passé et du coup elle a eu un problème de stérilité. Après, elle a décidé d'adopter et je suis arrivée » Ma mère était une vraie mère poule, une de celle qui vive mal la séparation et qui ont tendance à légèrement s'immiscer dans vos vies... « C'est ma petite sœur, Ayana, on a 6 ans d'écart , elle est arrivée toute petite aussi. Tu l'aurais vu, elle était trop mignonne» Je m'arrêtais pour tenter de lui montrer la taille de ma sœur. Parce qu'à l'époque, elle était devenue un des plus grands intérêts de ma vie, jusqu'à ce qu'elle devienne assez chiante pour piquer mes affaires >< « Ensemble on fait assez melting-pot, mais on s'entend super bien . Je vais essayer de te trouver une photo avec mes parents » Quelques secondes plus tard, après de multiples photos de Blue qui semblait prendre toute la mémoire de mon téléphone, je finis par tomber sur une photo de famille pour nouvel an. « Heureusement que le ridicule ne tue pas » Oui parce qu'entre moi sur le dos de mon frère en train de me déboîter pour attraper les lunettes roses de ma soeur. Mon père par terre en train d'attraper les jambes de ma mère qui affichait un air outré et ma sœur qui tentait de sauver son décolleté des pattes de Blue, on faisait légèrement barges. « J'ai eu un problème de retardateur... mais bon d'un côté c'est un peu comme ça que ça se passe» dis-je avant de jeter un regard sur le beau brun. « ça nous fait encore un point commun » Si ce n'était pas un signe... On ne pouvait pas nier que nos histoires se ressemblaient.

Mon portable vibra « ah je suis sûr qu'on a gagné !!! » J'ouvrais le portable à la hâte, mais mon sourire disparu rapidement au fur et à mesure que je parcourais le texte - C'est qui lui ? L'assistant sur qui tu craques ? Je suis mieux quand même, il a besoin de faire un peu de muscu !!! - Rouge comme une tomate je retournais mon téléphone avant de jeter un regard sur Hugo. « Ah.. heu... hmppfff... C'était mon frère... » Super comme réponse. Y avait pas de doutes, vu comme Hugo était penché sur moi, il avait lu tout le message. « ça doit vouloir dire qu'on a gagné.. » Fermant les yeux pour tenter de cacher ma honte, parce que oui je venais de me faire totalement griller, je tentais de trouver une solution plausible pour fuir la situation. « Je vais me coucher » J'enchaînais avec un bâillement à m'en décrocher la mâchoire. « C'est mieux que j'aille me coucher, parce que sinon je vais encore m'endormir sur toi... et vu que j'aime ça, c'est une mauvaise idée... » Comprenant que j'étais en train d'envenimer encore plus la situation, je laissais échapper un soupir avant d'indiquer le couloir. « En fait je devrai arrêter de parler et y aller, je parle trop... vraiment trop » finis-je par dire avec un sourire gêné. Désormais, il ne me manquait plus qu'une chose : la volonté de me décoller de lui et autant dire qu'elle était inexistante. Je finis cependant par réussir à me redresser. J'étais forte, je pouvais vivre sans lui... Mais je n'en avais aucune envie. Plus qu'à espérer qu'il me retienne....une seconde... Deux secondes....

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptySam 18 Jan - 22:47




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

« Il faudra que tu me les envoies » fit Hugo alors qu’il regardait la jeune femme faire défiler les photos de leurs somptueuses grimaces. Joy trouvait que le rendu de son téléphone n’était pas terrible et lui donnait un air bouffi… « J’suis sûr que c’est parce que t’as dû garder un ou deux chamallows en réserve dans tes petites joues, mademoiselle le hamster…! » Il lui pinça la joue en rigolant, il ne trouvait pas du tout qu’elle avait un air bouffi sur les photos, bien au contraire. Elle avait une bouille adorable, même en faisant toutes ces grimaces. Et puis il aimait comment on voyait ses yeux rire, même sur un écran de téléphone portable il ne voyait que ça, cette petite lueur rieuse qu’il aimait tant depuis qu’il la connaissait. La photo pour le concours de grimaces contre son frère à peine envoyée, Joy commença à raconter au jeune homme l’histoire de son adoption. Il l’écouta avec attention, voulant en savoir plus sur les circonstances qui avaient fait qu’elle se retrouve adoptée par une famille américaine. Elle avait été adoptée quasiment à la naissance, elle n’avait pas connu la Corée contrairement à lui qui avait pu y passer les quatre premières années de sa vie, même s’il n’en gardait que quelques maigres souvenirs… Il ne savait plus parler le Coréen à part les mots de base comme « bonjour » et « merci » et plus les années passaient et plus ses souvenirs s’estompaient. Mais il garderait toujours en tête cette image de l’orphelinat et des soeurs qui l’avaient accueilli. Et puis l’arrivée de ses parents qu’il avait trouvés étranges avec leurs yeux non bridés et cette langue dont il n’avait pas compris le moindre mot…
Effectivement, la famille de Joy était un joyeux melting-pot…! Entre son frère, tellement musclé qu’on aurait cru un culturiste !, et sa soeur, à la peau épicée caractéristique des filles indiennes, Hugo avait l’impression de voir une photo de United Colors of Benetton [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 En tout cas, il pouvait ressentir tout l’amour qui régnait dans cette famille. Rien qu’en regardant cette photo, il pouvait s’en rendre compte… et il comprenait aussi d’où pouvait venir le côté barge de Joy…! Elle était à bonne école avec des parents et des frère et soeur comme ça !! Même Blue semblait avoir été contaminé par leur grain de folie… [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 3627167106 « Elle est chouette cette photo de famille… » lui dit-il alors qu’il continuait de scruter les visages, se disant qu’il aurait aimé avoir lui aussi une famille aussi folle. Il lui manquait définitivement des frères et soeurs dans sa vie…
« Ca nous fait encore un point commun » lui dit Joy qui avait tourné la tête pour le regarder. Il se tourna également vers elle et la regarda sans rien dire. Elle aussi faisait la liste des points communs qu’ils avaient ? Le portable de Joy vibra à ce moment et Hugo, collé à elle comme il l’était, n’avait pas pu s’empêcher de zieuter la réponse de son frère. Lui aussi voulait savoir s’ils étaient les grands gagnants de leur concours improvisé. Lorsqu’il lut les quelques mots envoyés par Ethan, Hugo sentit sa fierté en prendre un coup. Comment ça il avait besoin de faire un peu de muscu ? C’était pas lui qui avait besoin d’arrêter la gonflette plutôt ? [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 1275292560 C’est vrai quoi, jamais de la vie Hugo aurait cru qu’il puisse être chirurgien, il était l’incarnation parfaite d’un prof de body building ! Okay, les muscles d’Hugo ne se voyaient pas comme lui mais il n’avait pas à rougir de son corps, il avait quand même de belles tablettes de chocolat… [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 1275292560
Joy fourra son téléphone vite fait dans sa poche, l’air complètement gênée… Hugo fit un retour en arrière dans sa tête… Il avait été tellement obnubilé par cette histoire de muscu qu’il en avait happé le début du texto… « L’assistant sur qui tu craques » ? Hugo tourna la tête en un dixième de seconde, regardant la jeune femme qui arborait une jolie teinte rouge sur ses joues. Elle… craquait pour lui ? Elle avait dit ça à son frère ? Oubliée cette histoire de fierté à cause des muscles de son frangin, Hugo sentit son coeur se mettre à battre plus rapidement dans sa poitrine.

Alerte rouge.

Joy en pinçait pour lui. Le choc de cette révélation lui fit ouvrir la mâchoire en grand. Lui qui avait voulu, quelques minutes plus tôt, pouvoir entrer dans le coeur de Joy se rendait compte qu’en fait, il y était déjà installé… Depuis quand, il ne le savait pas, mais cela n’avait pas vraiment d’importance. Ce qu’il avait craint était en train de se passer : elle commençait à s’attacher à lui… Et lui qui ne voulait absolument pas qu’on s’attache à lui ou s’attacher lui-même à quelqu’un se trouvait désormais dans de beaux draps. En fait.. il était en train de flipper grave. Cela faisait une dizaine de secondes qu’il n’avait pas respiré, se demandant comment il allait arriver à gérer cette situation. Là, il n’avait aucun moyen de fuir et retourner à Pearl Trees comme un voleur. Il était condamné à gérer cette situation dans tous les cas : de une, parce que le séjour était loin d’être fini et de deux, parce que Joy vivait à Pearl Trees, travaillait avec lui et savait où il habitait. Il n’allait pas pouvoir l’effacer de sa vie d’un coup de gomme magique et faire comme si de rien n’était. Avec elle, pas moyen de se la jouer comme il faisait avec ses conquêtes d’une nuit. Il avait pourtant su qu’il risquait de se brûler les ailes mais avait continué de jouer avec le feu… Et maintenant il était en train de se brûler. Joy se mettait à bafouiller à côté de lui, consciente que le texto en avait sûrement trop dévoilé sur ce qu’elle ressentait pour lui et, fidèle à elle-même, elle s’enfonçait, lui disant que si elle restait ici, elle allait finir par s’endormir contre lui et qu’elle aimait un peu trop ça… Il n’avait jamais vu une femme aussi spontanée… C’était pas possible, dès qu’elle était nerveuse, Joy semblait ne plus savoir réfléchir et sortait les premiers trucs qui lui arrivaient à l’esprit…!

Okay, la gêne était immense d’un côté comme de l’autre. Hugo se racla la gorge pour se donner une certaine contenance. Il réfléchissait à la vitesse de la lumière mais tout semblait se bousculer dans sa tête. Il n’y avait vraiment qu’elle pour le mettre dans un état pareil : depuis qu’il la connaissait, il avait l’impression de ne plus se reconnaître. Lui qui savait gérer toutes sortes de situations était complètement démuni face à la spontanéité de la jeune femme et aux sentiments qu’il savait qu’elle éprouvait pour lui désormais. Mince… Comment fallait-il réagir dans une situation pareille ? Et lui ? Qu’est-ce qu’il ressentait ? Joy était constamment dans sa tête, il avait toujours envie de la voir (et de l’embrasser… [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 ) et quand il ne l’avait pas dans son champ de vision, elle lui manquait… La définition parfaite du garçon amoureux selon la petite Ceylia… Mais est-ce que cette définition marchait aussi pour un « grand » de vingt-trois ans ?

Hugo sentit Joy se redresser à côté de lui, prête à se lever. Il n’avait plus le temps de réfléchir désormais et allait devoir laisser faire son instinct.

« Reste… » fit-il en la retenant par le poignet. Il regarda sa main posée sur elle, surpris par son propre geste. Hugo était totalement affolé par ce qui était en train de se passer. Jamais de sa vie il n’avait retenu une fille, c’était une grande première pour lui et il détestait se sentir aussi novice, ne sachant pas quoi dire ou quoi faire désormais… Joy allait le voir qu’il était complètement paniqué, elle qui arrivait tant à lire en lui ces derniers temps. Elle ne savait pas le mec qu’il était, elle ne savait pas qu’elle était en train de tomber amoureuse d’un salaud qui jette les filles une fois qu’il a eu ce qu’il voulait, elle ne savait rien de tout ça et il avait peur. Il n’avait aucune envie d’agir comme ça avec elle. Il ne le pouvait pas; il ne le voulait pas. Et il ne voulait pas qu’elle le perçoive ainsi.

Mais il avait peur de lui faire du mal. Est-ce qu’il serait capable de répondre à ses sentiments ? Est-ce qu’il était capable ne serait-ce que d’avoir des sentiments ? Comment cela allait-il finir ? S’il finissait par la rejeter, comment se déroulerait la suite entre eux ?
Il était assailli de questions auxquelles il ne pouvait donner aucune réponse. C’était le flou total, il nageait dans un océan trouble et sans fin… Faisant glisser sa main lentement du poignet de Joy vers ses doigts fins, Hugo releva lentement la tête pour la regarder dans les yeux. « Reste... » lui murmura-t-il à nouveau. Il ne savait pas quoi lui dire pour la persuader de rester mais il espérait que son regard parlerait pour lui…
Il était complètement chamboulé par ce qui était en train de se passer mais il savait une chose : il n’avait aucune envie que Joy s’en aille.

« J’aime quand tu parles trop… » commença-t-il. « J’aime quand tu me parles de toi, de ta famille et que tu me laisses entrer dans ton monde… Ca fait deux semaines que j’attendais ça, Joy… Et j’avais peur que tu ne veuilles pas t’ouvrir à moi, que je ne reste que l’assistant qui te fait rager et que tu ne peux pas voir en peinture… » Il inspira un grand coup avant de poursuivre : « J’ai pas envie que tu t’en ailles… Je sais que tu es fatiguée mais.. Reste encore un peu avec moi… » Il baissa la tête, gêné, et regarda sa main posée sur celle de la jeune femme. Il venait d’ouvrir son coeur pour la première fois de sa vie et il ne voulait pas refermer cette brèche que Joy avait réussi à ouvrir. Hugo voulait qu’elle soit la seule à pouvoir pénétrer à l’intérieur. Et elle était bien partie pour.

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyDim 19 Jan - 19:43




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

La honte... C'était totalement la honte. Depuis le début du séjour, j'avais réussi à me tenir, à ne pas trop lui parler de mes sentiments. Je voulais éviter de me lancer sur ce sujet, parce que je me connaissais bien. Si je commençais à lui en parler pour clarifier les choses, j'allais tout balancer et ça risquait de tout faire foirer. Pour le moment, je commençais tout juste à découvrir une autre facette de sa personnalité et j'adorais ça. Petit à Petit, Hugo était en train de changer, il se dévoilait. Autant dire que réussir à percer sa carapace demandait pas mal d'énergie et surtout de volonté. La plupart des personnes qu'il rencontrait ne devaient pas essayer d'en apprendre plus sur lui, mais moi je rêvais d'en savoir plus. Je voulais tout connaître, tout apprendre. Pour le moment, j'étais cependant plus en train de lui parler de ma vie que j'en apprenais sur lui, mais tout vient à point à qui sait attendre. Et puis de toute manière, même s'il ne s'était pas lancé dans une séance confessions, cette soirée était une des plus belles depuis pas mal de temps. Elle avait quelque chose de naturel, d'enfantin, de joyeux, tout ce que j'aimais et j'étais heureuse d'amener Hugo dans mon univers. Il aurait pu choisir de fuir. Car oui, ce n'était pas non plus très passionnant de se vautrer devant un feu pour manger des chamallows. Quand au concours de grimaces, j'étais encore surprise qu'il ait accepté sans montrer l'once d'une objection. Bref, plus le temps passait et plus il me surprenait. A choisir j'aurais aimé que cela ne soit pas le cas. Parce que mon craquage était juste en train de se confirmer. Si jusqu'alors je n'étais pas totalement sûre à 100 % d'être tombée amoureuse de lui en me cherchant des excuses, celles-ci devenaient de plus en plus difficile à trouver. Chaque seconde que je passais avec lui me rapprochait doucement du haut de l'échelle de pourcentage. Au début j'avais tenté d'y mettre fin, de freiner tout ce qui était en train de nous arriver, ou plutôt de m'arriver ,car je ne pouvais évidemment pas parler pour lui. Maintenant je n'ai plus envie de faire machine arrière, je veux juste voir jusqu'où ça va aller. Connaissant ma chance légendaire, il y a plus de 80% de chance que cela foire, mais bon il y a toujours 20% en ma faveur, c'était déjà ça. Après tout ça aurait pu être 5% ... Rha il fallait que je craque sur le seul mec que je connaissais hormis mon frère qui se la jouait serial-lover. Je ne pouvais pas m'empêcher de choisir les chemins compliqués. Certaines personnes préféraient prendre les autoroutes, je préférais les routes sinueuses de montagnes ou les panneaux sont inexistants. Celles qui finissent par vous perdre. Bhé oui c'était tellement plus amusant de se perdre et de passer des jours à chercher la bonne route à prendre. Franchement abandonner était sûrement la meilleure idée, mais vu que je n'écoute jamais la voix de la raison... Dès que j'essayais de me tenir un peu éloigné de lui, soit il finissait par apparaître, soit je finissais par trouver une solution pour rentrer dans son champs de vision. Le fuir ne servait à rien, la seule chose que je pouvais faire c'était d'affronter mes sentiments et les siens.. .

Dans ma vie, il m'était arrivé plus d'une fois de me sentir gênée. C'était même devenu une habitude. Sauf que maintenant, je crois que je viens d'atteindre la limite. Pour faire comme si de rien était, c'était complètement mort et le pire ce n'était sûrement sa réaction. Elle était tout simplement celle que je redoutais. Il était blanc comme un linge . Vu la tête qu'il tirait, j'en étais même venue à me demander s'il n'était pas en train de voir apparaître un fantôme. Autant dire que niveau réaction, c'était juste la pire. Savoir que je craquais pour lui avait suffi à le rendre malade. Bon bhé au moins c'était clair, fallait vraiment que je laisse tomber et surtout que je reparte dans ma chambre, parce que pour le moment, je ressentais le besoin de me cacher. Pleurer viendrait plus tard. Il aurait au moins pû décrocher un mot, mais non... il semblait avoir avalé sa langue sous le coup du choc. Qu'est-ce qu'il pensait que j'embrassais tous les mecs qui croissaient ma route ? Une certaine déception se dessina sur mon visage tandis que je me décidais enfin à prendre la fuite.

La surprise fut au rendez-vous quand sa main se referma sur mon poignet. Qu'il fasse ce geste, j'en avais tout simplement rêvé pendant ces dernières secondes. Il semblait complètement paumé. En fait je ne l'avais jamais vu comme ça, si bien que je me demandais ce qu'il allait me dire. Qu'il ne fallait pas que je m'attache à lui ? Qu'il ne ressentait rien pour moi? À choisir, c'était peut-être le mieux ça m'éviterait de continuer à me faire des films et ça aurait l'intérêt de mettre les choses à plat. Sauf que je n'avais pas du tout envie qu'il me dise ça. J'espère qu'au contraire qu'il me retienne pour que je reste avec lui et pas pour me dire la vérité évidente. Car oui un mec qui collectionnait les filles ça finissait rarement marié avec deux enfants au poignet. Mon frère en était le parfait exemple. Quand on lui parlait d'amour, il se contentait de rire avant de parler de divorces, de maris et de femmes trompés.  C'est sur que vu comme ça....

« Reste » C'est bon, il allait me dire mes 4 vérités. Qu'il fallait que je lâche l'affaire, qu'entre nous ils ne pouvaient y avoir que du sexe et rien d'autre. Prête à affronter cette déclaration, je me lançais dans une construction rapide d'un petit mur de protection. Mur qui s'écroula à l'instant même où il prononça le mot j'aime. Si quelques minutes plus tôt, c'était lui qui semblait avoir vu un fantôme. J'étais désormais à mon tour totalement surprise. C'était la première personne qui me disait apprécier m'entendre parler de tout et de rien. Rapidement, un sourire se dessina sur mon visage. S'il voulait me retenir, il avait trouvé le moyen pour le faire. Il était tellement touchant que je ressentais désormais l'envie de me blottir contre lui. En fait c'était la première fois qu'il se confiait vraiment à moi et autant dire qu'il n'y allait pas de mains mortes. En quelques secondes mon désir de repartir dans ma chambre n'existait plus et j'avais à mon tour envie de me lancer dans une confession. Mes doigts s'entremêlèrent aux siens. Qu'est-ce que j'aimais son contact... Rien que le fait de tenir sa main suffisait à combler ma journée. Cette soirée était tout simplement parfaite. Un rire amusé finit par sortir de ma gorge. « t'es toujours l'assistant que me fait rager, mais je t'aime.... je t'aime bien quand même » J'avais failli dire une connerie moi, connerie rattrapée avec brio.

Je me laissais délicatement tombée sur le canapé avant de poser pendant quelques secondes mon regard dans le sien. « J'aime être avec toi... » Doucement mes bras s'enroulèrent autour de son torse tandis que je me blottissais contre lui. En fait, j'étais complètement lovée contre Hugo. Ma tête alla chercher refuge sur son torse. Rha qu'est-ce qu'il était bien foutu quand même. Mon frère y connaissait vraiment rien. De toute manière, il ne supportait pas les mecs mieux que lui. « C'est pas facile de s'ouvrir à toi, tu mets des barrières tout seul » Dis-je tout en tapouillant sur son torse... Il avait voulu que je reste, maintenant il allait en payer le prix, hors de question que je me détache de lui. « Toi aussi, t'es en train de t'ouvrir et j'ai pas envie que ça s'arrête, je ne partirai pas, j'ai pas du tout envie de partir... » Remontant mes jambes sur le canapé, j'étais désormais parfaitement à l'aise dans les bras d'Hugo. Les yeux clos, je profitais tout simplement de ce petit moment qu'il était en train de m'offrir. J'étais si bien que je commençais sérieusement à m'endormir.


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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyMar 21 Jan - 21:16




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Hugo avait le teint livide.

Jamais de sa vie il aurait cru qu’il empêcherait un jour une fille de s’éloigner de lui. Joy lui faisait faire des choses extraordinaires depuis qu’il la connaissait et chaque jour apportait décidément son lot de surprises… Il cligna plusieurs fois des yeux comme pour se donner le temps de réaliser ce qu’il venait de faire. Lui, le playboy de Woodburgh, qui demandait à une fille de rester près de lui… C’était vraiment le monde à l’envers…! C’était lui qu’on retenait d’habitude - en plein milieu de la nuit ou au petit matin - et si on lui avait dit, il y a encore deux semaines de cela, qu’il aimerait passer du temps plusieurs jours d’affilée avec la même fille sans vouloir prendre ses jambes à son cou quand il réaliserait qu’elle avait le béguin pour lui et bien… il ne l’aurait jamais, mais alors vraiment jamais cru.
Et puis il y avait cette adrénaline qui pulsait dans ses veines. Ce n’était pas la même adrénaline qu’il ressentait d’habitude quand il était avec Joy et que l’atmosphère autour d’eux n’était qu’électricité et envie de lui arracher ses vêtements… C’était différent… Et il n’aimait pas ce qu’il ressentait. C’était de l’adrénaline due à… de la peur….? Plus il essayait d’analyser ce qu’il ressentait et plus il se disait que c’était exactement ça : il avait peur. C’était l’inconnu, l’ouverture d’une porte vers un monde qu’il ne connaissait pas (ou du moins il n’avait jamais été de ce côté du miroir) et dont il ne savait pas où ça allait pouvoir le mener. Le silence de Joy le paralysait totalement. Est-ce qu’il avait dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Pourquoi ne réagissait-t-elle pas ? Qu’est-ce qu’il devait faire ? Se lever et fuir comme il en avait l’habitude ? Tiraillé entre son coeur qui lui disait de rester et sa raison qui lui ordonnait de partir, Hugo ne savait pas du tout quoi dire ou quoi faire. Lorsque Joy lui avoua qu’il était toujours l’assistant qui la faisait rager, il soupira de soulagement… avant d’ouvrir les yeux d’un air ébahi lorsqu’il entendit les trois mots interdits : « Je t’aime… » Encore une fois Joy avait réussi à lui couper le souffle, même si ce n’était que quelques micro-secondes puisqu’elle venait de rajouter à la hâte « Je t’aime bien quand même… » D’accord… Toute cette histoire allait peut-être trop loin pour lui. Il avait l’impression que sa tête avait le tournis et qu’il allait se réveiller de ce rêve d’un moment à l’autre.
C’était la toute première fois qu’il entendait une fille lui dire « Je t’aime », jamais il n’avait laissé le temps à quelqu’un de le connaître assez longtemps pour le lui dire et… ça lui faisait extrêmement bizarre… Comment quelqu’un pouvait-il l’aimer ? Okay, elle avait ajouté le « bien quand même » à la suite mais ce petit lapsus, ces trois petits mots sortis inconsciemment des jolies lèvres de Joy prouvaient qu’elle lui avait sorti ça comme c’était venu dans son esprit. Après le « l’assistant sur qui tu craques », ça faisait beaucoup de choses à encaisser ce soir pour Hugo qui n’avait vraiment pas l’habitude de gérer de telles situations… Oui, les filles qui craquaient pour lui dans les pubs et autres boîtes de nuit, il savait comment les gérer. Déjà, il était évident qu’elles ne craquaient que pour son physique et sur l’éventualité de passer une nuit avec lui mais Joy… Comment gérer ça ? Cela faisait deux semaines qu’ils se connaissaient et qu’ils se tournaient autour (si on pouvait dire ça comme ça vu comment leurs lèvres étaient constamment collées ensemble… :siffle: ) et Joy avait eu du temps pour apprendre à le connaître… Du moins, ce qu’il lui avait laissé voir de lui car il y a certaines parties qu’il n’avait pas envie qu’elle découvre - et notamment son côté coureur de jupons qui jette les filles au petit matin… Avec elle, il voulait que ce soit différent. Il lui laissait entrevoir le véritable Hugo, le gars qui taquine, le fils à sa maman, celui qui aimait passer du temps en sa compagnie à parler de tout et de rien comme ce soir. Hugo avait des tas d’amis mais personne qu’il n’avait laissé approcher autant. Il jouait avec le feu avec elle mais il avait envie d’essayer. Et la laisser s’approcher encore et encore. La question était de savoir jusqu’où ils pourraient aller et Hugo avait envie d’avoir la réponse. Alors il croisait les doigts pour que Joy soit réellement différente de toutes ces filles qui n’étaient que de passage dans sa vie et que tout ce qu’il vivait avec elle était plus profond et intense. Et il eut la réponse lorsque Joy retomba auprès de lui dans le canapé et lui dit d’une voix tendre « J’aime être avec toi… » Le coeur d’Hugo s’emballa face à cet aveu. C’était vraiment la soirée des grandes premières, Joy lui disait des choses que personne ne lui avait jamais dit auparavant et il se surprenait à aimer ça. Il n’avait aucune envie de fuir désormais. Parce que lui aussi aimer être avec elle. Il avait été sur le point de le lui avouer mais les bras de la jeune femme venant s’enrouler autour de son torse avaient fini par le rendre complètement aphone. Elle se blottissait contre lui et il se trouva con pendant quelques instants, la regardant se pencher vers lui, sa tête venant se caler contre son torse. Joy avait raison, il avait mis beaucoup de barrières, il en mettait toujours entre lui et les gens qu’il rencontrait. Il ne laissait pas grand monde entrer dans son cercle et leur laisser le temps de le connaître. Mais malgré toutes les réticences du jeune homme - qui sentait que Joy voulait entrer dans une partie bien spéciale de son cercle, celle où les sentiments étaient en jeu, elle avait réussi à passer outre tous ces obstacles et à pénétrer petit à petit dans son coeur. Elle était têtue, bornée, tous les qualificatifs possibles et elle avait réussi par avoir ce qu’elle voulait de lui : il commençait à s’ouvrir à elle et bizarrement, lui aussi ne voulait pas que ça s’arrête. Joy le menait sur des sentiers inconnus mais si c’était avec elle, il n’avait pas à avoir peur. Elle avait peut-être beaucoup de choses à lui apprendre sur les relations et les sentiments…

Serein, Hugo avait enfin retrouvé le sourire. Il était tellement fan de cette fille et de toutes les surprises qu’elle apportait dans sa vie. Posant lentement sa main sur la chevelure de la jeune femme, il se mit à la caresser lentement et il sentit, plus les secondes dans le silence s’écoulaient, qu’elle s’endormait tout contre lui. Il aurait aimé pouvoir se cloner pour prendre une photo de eux deux en cet instant. L’image était sûrement jolie à voir et il aurait eu une preuve irréfutable qu’une fille avait réussi là où toutes les autres avaient échoué.
Hugo embrassa le haut du crâne de Joy avant de poser sa joue contre lui. Il savoura ce petit moment qu’elle lui offrait alors qu’elle s’était définitivement endormie contre son torse. Elle avait apparemment un don pour s’endormir à la vitesse de la lumière (il se souvenait de la sieste qu’elle avait fait durant le trajet en bus) mais, même s’il avait envie de rester des heures entières ainsi avec elle, elle risquait d’attraper un vilain torticolis si elle continuait de dormir dans cette position.
Hugo bougea le plus lentement possible, essayant de retenir Joy dans la position dans laquelle elle était, et tenta de passer une jambe derrière la jeune femme. Ses mouvements eurent quand même pour effet de faire bougonner la jeune femme dans son sommeil mais il avait réussi : il allait pouvoir s’allonger sur le canapé et faire s’allonger Joy sur lui. Elle serait beaucoup mieux ainsi. Il la remonta légèrement vers lui afin que sa tête vienne se caler dans son cou et il reprit lentement ses caresses sur son cuir chevelu. Allongés ainsi dans le canapé, son précieux fardeau entre les bras, Hugo sentait qu’il risquait de s’endormir aussi et il se fichait complètement s’il passait la nuit ici au lieu du confort de sa chambre de luxe. Rien ne pouvait battre le confort du corps de Joy blotti contre lui.
Il lui embrassa le front et laissa son esprit vagabonder. Tout ça, être allongé sous elle, faisait vraiment petit couple… Les idées les plus farfelues lui parvenaient en tête : est-ce qu’il pourrait un jour être l’homme d’une seule femme ? Pourrait-il être amoureux ?
« Tu n’as même pas idée des miracles que tu es en train d’accomplir avec moi… » murmura-t-il à la jeune femme. Le fait qu’elle soit endormie lui donnait le courage de se confesser. Il pouvait lui dire les choses sans qu’elle ne les entende… Il avait trop honte de ce qu’il ressentait et peur de comment elle pourrait réagir… Alors qu’elle soit dans les bras de Morphée (en même temps que les siens [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 ) l’arrangeait… « Tu ne sais pas dans quoi tu es en train de t’embarquer… Je ne sais même pas non plus de mon côté… Tu ne mérites pas de tomber amoureuse d’un connard comme moi… Tu mérites tellement mieux… Et j’ai peur de te faire du mal… »
Hugo continua de caresser les cheveux de la jeune femme avant de descendre légèrement sa main, parcourant du bout du pouce le sourcil de Joy. Il descendit encore, le long de sa joue avant de venir poser ses doigts sous le menton de la jolie brune. Et s’il osait…? Elle ne se rendrait compte de rien, elle était en train de dormir… Il lui releva lentement la tête, se penchant également lui-même. Il sentait le souffle de Joy contre sa peau, il n’était qu’à quelques millimètres de ses lèvres. Ca ne se faisait pas d’embrasser une fille durant son sommeil mais il avait besoin de savoir… Est-ce que Joy pourrait être la femme pour qui il oublie tous ses principes ? Est-ce qu’il pourrait être l’homme d’une seule femme… Elle ?
Sa main trembla alors qu’il réduisit l’espace entre leurs lèvres à néant. Comme à chaque fois qu’il embrassait Joy, Hugo sentait une décharge le parcourir de part en part, descendant le long de son épine dorsale. Pourquoi ressentait-il cela uniquement avec elle ? Jamais de simples baisers n’avaient eu cet effet sur lui.. Mais avec elle, ça ne loupait jamais. Il y avait quelque chose de mystérieux entre eux et Hugo voulait analyser tout ça… Il laissa ses lèvres se promener sur les siennes, conscient qu’il dépassait sûrement les limites. Mais il n’arrivait pas à s’arrêter. La douceur des lèvres de Joy l’empêchait de se détacher d’elles. Cette fille était un véritable supplice de Tantale. Il savait qu’il devait s’arrêter là, s’arrêter tant qu’il en était encore temps, il pouvait réveiller Joy à tout moment et… Qu’est-ce qu’elle dirait si elle le surprenait à l’embrasser ainsi durant son sommeil ? Elle avait beau craquer pour lui, elle pourrait lui en vouloir d’abuser de la situation ainsi et puis… Joy avait son petit caractère bien trempé et des réactions toujours très… excessives ou à l’inverse de ce à quoi il s’attendait alors ce n’était plus jouer avec le feu là… C’était être suicidaire !
« Encore cinq secondes… Cinq petites secondes… » se dit-il alors que ses lèvres se faisaient de plus en plus insistantes contre les siennes, comme s’il voulait graver ces derniers instants avant de devoir se séparer d’elle…

Et puis l’impensable arriva. Est-ce qu’il était en train de rêver ? Hugo ouvrit les yeux en grand mais ceux de Joy étaient toujours clos… Mais les lèvres si pulpeuses de la jeune femme commençaient à jouer contre les siennes et Hugo laissa tout son self-control au placard. Joy était en train de lui rendre son baiser.
Appuyant plus fermement sa main contre la joue de la jeune femme, il accentua son baiser et crut péter un plomb lorsqu’il la sentit lui répondre. Leurs lèvres s’entrouvraient et une nouvelle fois leurs langues venaient débuter un ballet qu’ils commençaient tous deux à connaître par coeur. Il aurait voulu être tendre et continuer avec la même douceur qu’il avait fait preuve quelques instants plus tôt alors qu’il pensait qu’elle dormait mais savoir qu’elle était réveillée et ne lui avait toujours pas foutu de baffe avait complètement déshinibé le jeune homme. Il n’y avait plus aucune retenue et il laissa même un soupir de plaisir s’échapper de ses lèvres et venir s’étouffer dans la bouche de Joy.
Elle embrassait divinement bien. Vraiment trop bien. Il était un expert en baisers et savait quand il rencontrait quelqu’un à sa hauteur. Joy était définitivement digne de concourir avec lui… Il se souvenait de tous les baisers qu’ils s’étaient échangés et ils avaient tous un point commun : l’intensité de l’échange. Il enlaça la jeune femme, la serrant fort contre lui, comme s’il avait peur qu’elle s’en aille. Et puis sa main s’égara sur ses courbes, se perdant dans le creux de ses hanches avant de descendre vers ses fesses rebondies et ses cuisses. Les fines jambes de Joy qui l’avaient si bien enroulés durant leurs baisers sulfureux dans le vestiaire et à l’animalerie ne pouvaient pas faire la même chose sur ce canapé mais Hugo la sentit vouloir les remonter contre lui et il caressa sa peau, montant et descendant avec une urgence non dissimulée. Sa main se perdit sous le tissu de son short, agrippant sa fesse et l’obligeant à remonter un peu plus vers lui. Joy était désormais presque à quatre pattes au dessus de lui et il sut en cet instant qu’il était perdu. Son cerveau, qui avait pourtant déconnecté dès le début de leur baiser, lui envoyait d’immenses signaux d’alerte.

Il avait grave envie d’elle.

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyMer 22 Jan - 23:08




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Ma raison tentait de me dissuader de m'attacher à lui et c'était sans aucun doute la meilleure des choses à faire. Cependant, celle-ci avait oublié un léger petit détail, je m'étais déjà attachée à lui d'une manière incompréhensible. Il avait fallu quoi ? Quelques secondes à tout casser pour qu'il reste graver dans mon esprit. Cette histoire était complètement dingue et je n'avais aucune envie d'écouter mon instinct de prévention. La seule chose que je voulais c'était vivre cette histoire à fond. De toute manière, ce n'était pas comme si j'étais le genre de personne à faire les choses à moitié. Quand j'entreprenais quelque chose, j'y allais avec toute mon âme, toute mon envie et tout mon courage. Autant dire que la chute risquait d'être douloureuse, mais pour moi le risque était minime par rapport à ceux qui pouvait arriver si je réussissais là ou toutes les autres avaient échoué. C'était pas mal présomptueux de ma part, mais je refusais tout simplement de le voir partir. Devenir La fille de sa vie alors qu'il en collectionnait des dizaines par moi ça risquait d'être pas mal compliqué, mais comme je n'ai jamais eu les pieds sur terre. Après tout avec de l'amour et la volonté tout est possible...
Je n'étais pas non plus totalement folle, j'aurais déjà fait demi-tour, s'il ne m'avait pas donné à plusieurs reprises des raisons d'y croire. Je restais cependant assez confuse, mais je gardais une bien belle image de lui et je  refusais de le voir comme Naé me l'avait décrit. Je lui cherchais des raisons pour adopter un tel comportement, car pour moi il n'était pas un salaud qui collectionnait les femmes par simple plaisir. Quoique... Si je regardais mon frère, c'était peut-être possible. Bref, aussi stupide que cela puisse paraître, je m'étais lancée l'objectif de le faire changer de rive pour devenir l'homme de ma vie. N'importe quoi, j'étais complètement folle et le pire c'est que j'en avais conscience.

Allez Joy, fout lui une baffe qu'on en parle plus. Enlève ta main de la sienne et repart dans ta chambre, mets de la distance... Tu parles, j'avais beau penser à tout ce que je pouvais pour m'empêcher de répondre positivement à ce qui m'avait demandé, j'en étais incapable, alors à quoi bon lutter. La seule chose que je voulais c'était d'être avec lui, alors pourquoi ne pas s'accorder ce petit plaisir... seulement pour ce soir [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855
Pour dire la vérité, je n'étais pas si tactile que ça, en fait je ne l'étais pas, j'aimais ma liberté et je détestais me sentir enfermer. Mais quand la personne en question était Hugo je me montrais tout à coup excessivement tactile et je n'en ressentais aucune gêne. Si je pouvais passer mes journées dans ses bras, je m'y jetterais volontiers. C'était d'ailleurs bien ça le problème, je ne pouvais pas passer mes journées dans ses bras, surtout pas pendant un voyage scolaire, mais je pouvais me contenter des soirées pour le moment.
Il ne me fallut pas longtemps pour me mettre à somnoler. La journée passée avait été éreintante et je commençais sérieusement à avoir besoin de sommeil. Difficile de dormir, quand une certaine personne envahie vos pensées. La solution était finalement assez simple : Dormir avec lui, ça réglait tous mes problèmes. Il allait falloir que je lui en touche deux mots pour les soirs suivants. Pour le moment je me laissais doucement sombrer. C'était incroyable de se sentir aussi bien dans les bras de quelqu'un. J'étais incapable de me détacher de lui et de mettre une distance entre-nous et plus on passait des moments ensemble plus ça devenait impossible. Bien blottie dans ses bras, je fus légèrement réveillée quand il se mit à bouger.
Bien décidée à ne pas me réveiller, je me lançais donc dans une tentative pour me rendormir et si possible le plus rapidement possible. Il fallait avouer que cette nouvelle position était particulièrement intéressante et pour mon bien je devais absolument oublier qu'Hugo se trouvait tout juste en dessous de moi.
Bon s'il avait peur de me faire mal, c'était déjà un pas en avant. Pourquoi ne pouvait-il pas être sincère les yeux dans les yeux. Je me sentais un peu coupable de faire celle qui était en train de dormir, mais je ne pouvais pas ouvrir les yeux, ça risquait de tout briser et pour une fois qu'il se confier. Le pire dans tout ça c'est que celle-ci aurait dû me faire peur, me mettre en garde et bien non ,car l'effet inverse se produisit. Ça le rendait encore plus attachant et si je n'avais pas eu envie de briser le moment je lui aurais répondu qu'il était loin d'être un connard et que j'étais en mesure de prendre mes responsabilités dans cette histoire ( avant de rajouter qu'on allait vraiment devoir passer à la vitesse supérieure, il me rendait complètement folle de désir... ) Le simple contact de sa main sur mon visage m'empêchait tout simplement de trouver  le sommeil, alors quand ses lèvres vinrent se coller aux miennes je fus immédiatement électriser. Rien ne me vint à l'esprit à ce moment-là, mais une bouffée de bonheur envahit mon petit coeur qui se mit à tambouriner. Il voulait aller rejoindre celui d'Hugo ou quoi ? Sale petit coeur, reste à ta place, c'est moi qui m'occupe de lui. J'ai bien essayé de résister pendant les premières secondes, mais il se donnait tant de peine à si bien m'embrasser qu'il aurait été mal placé de ne pas y répondre. Je savais pertinemment qu'à partir du moment où je répondrai à ses lèvres cela allait dégénérer, mais le truc c'est que j'avais une folle envie que cela arrive et qu'il m'entraîne dans sa chambre. La fameuse chambre numéro 4. On aurait même pu faire cela ici, s'il n'y avait pas eu la possibilité qu'on nous voit.


Je ressentais un besoin désormais presque vital de l'avoir près de moi pour ressentir ce lot d'émotions qui m'ensevelissait dans une sorte de savant mélange entre bonheur et amour passionné. Chacun de ses baisers me donnaient envie de connaître le suivant. Chacune de ses caresses me donnait envie qu'il s'aventure plus loin, là où il n'était pas encore allé. Quant à moi, j'étais bien incapable de me retenir, j'aimais tellement notre échange que j'y allais sans aucune retenue. À ce moment-là, il était à moi et à personne d'autre, alors j'en disposais à mon bon vouloir [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 3627167106 Je ne me fis pas prier pour remonter mes cuisses sur ses jambes. Désormais j'étais presque à califourchon sur mon bel étalon. Je le maudissais pour avoir mis un Jean. Il aurait pas pu mettre quelque chose de moins épais, il devait franchement se sentir à l'étroit... Pour cette raison, je ne mis pas longtemps à lui déboutonner, juste comme ça pour qu'il se sente plus à l'aise et surtout pas à cause de mes mains quelques peu baladeuses qui prenaient un malin plaisir à se faufiler sous celui-ci. Hmmm ça commençait sérieusement à devenir chaud, très chaud même. Je me redressais un peu, c'est bon, j'étais à califourchon. J'empoignais délicatement son tee-shirt pour redresser mon bel apollon avant de coller une nouvelle fois mes lèvres aux siennes pour nous lancer dans un nouveau ballet de langues avides. Difficile de retenir les soupirs de plaisir qui m'envahissaient depuis le départ. Je détachais mes lèvres des siennes, mais mon visage resta à la même distance. « Tu devrais m'amener dans ta chambre » lui murmurais-je d'une voix qui ne laissait planer aucun doute sur mon désir de lui appartenir. J'étais toute à lui, alors qu'il en profite.


« HAAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAH »
Un cri de terreur envahit la pièce. Non ce n'était pas lui, encore moins moi. Les pleurs qui suivirent me laissèrent sans voix. « C'est pas possible, on est maudits » laissais-je échapper avant de poser un regard déçu sur mon assistant. « Attend moi, je reviens, faut qu'on finisse ce qu'on a commencé » dis-je avec un sourire taquin au coin des lèvres avant de poser de nouveau mes lèvres sur les siennes. Je me décollais bien trop rapidement à mon goût, mais il fallait vraiment que j'y aille.
Abandonnant Hugo, je m'élançais au pas de course en direction d'une des chambres. Allumant rapidement la lumière, je découvrais un de mes élèves enseveli sous sa couette . « Zac, qu'est-ce que tu as ? » Il sortit la tête de sous sa couverture avant de me jeter un rapide coup d'oeil. « J'ai entendu hurler l'abominable homme des neiges » Un sourire réconfortant se dessina sur mon visage tandis que je m'approchais de lui pour le réconforter. Je n'avais plus qu'à espérer que cela ne soit pas moi qui l'ai réveillé, mais bon j'avais été quand même assez silencieuse. « Il n'y a pas de Yéti , et même s'il y en avait, certains disent qu'ils protègent la montagne » Zac se recoucha, mais il était bien trop terrorisé pour que je le laisse seul. Une demie-heure plus tard, j'entamais la fin de mon histoire... Heureusement pour moi, les 4 monstres qui constituaient la chambre venaient enfin de trouver le sommeil. Quant à moi je tenais une forme olympique.

Je réajustais mon short et mon tee-shirt avant de rentrer de nouveau dans le salon. Vite qu'il me tire dans sa chambre. Mon regard se posa sur Hugo couché sur le canapé. « Il dort... nan mais c'est une blague ? » Je laissais échapper un soupir blasé avant de me laisser tomber sur le canapé à ses côtés. J'étais tellement peu attirante qu'il avait réussi à s'endormir. O malheur .... Ma main se posa délicatement sur sa joue avant de descendre sur ses lèvres que je finis par couvrir avec les miennes. « Bonne nuit » Je repartais rapidement dans ma chambre pour attraper ma couverture polaire. Hors de question qu'il attrape froid, il devait se rattraper pour ce soir et pour ça il devait être en forme. Un sourire attendri se dessina sur mon visage tandis que je le couvrais de la tête aux pieds. Qu'est-ce qu'il était mignon comme ça. En fait il était bien trop mignon pour que je retourne dans ma chambre. Je m'installais donc à ses côtés et vu le peu de place sur ce canapé je me retrouvais finalement collée à lui (pour mon plus grand plaisir). Je pouvais profiter de lui pendant encore quelques minutes. Blottie contre lui, je ne mis pas longtemps à m'endormir. J'allais juste faire une mini-sieste...

C'était comme dans un rêve, un magnifique rêve dont je refusais catégoriquement de me réveiller. Une légère pression s'effectua sur mon épaule. Je bougonnais avant de me blottir un peu plus contre Hugo, l'enlaçant pour déposer avec plaisir ma tête sur son torse. C'était tellement bien de pouvoir rêver de lui, je pouvais faire ce que je voulais sans craindre d'être dérangée. J'étais totalement immergée dans mon petit monde à moi, remplis de papillons roses et de barbes à papa. « Maitresse !!!!!!!!!!! » Gné ? Pourquoi mes élèves me pourchassaient-il dans mes rêves ? « Miss Thornton ? » Pourquoi Madame Crossman était-elle là. J'ouvrais un oeil, puis deux... Hugo était en face de moi, un sourire satisfait se dessina sur mon visage, j'aimais le voir de si bon matin. Soudain, mes souvenirs percutèrent mon esprit encore endormi. Je me redressais avant de jeter un coup d'oeil autour de nous. Nous étions toujours sur le canapé, sauf que nous n'étions plus seuls. La salle était baignée par les rayons du soleil et plusieurs élèves nous lançaient des regards surpris. Sans parler de Mde Crossman qui nous lançait un regard légèrement accusateur. Je me redressais rapidement. Vite trouver une excuse... « Vous avez déjeuné les enfants ? » Gné ? C'était pas vraiment une excuse, mais dans la vie, il faut savoir rebondir !

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyVen 24 Jan - 18:57




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Hugo jouait à un jeu dangereux. Ce n’était pas tant le jeu qui était dangereux en lui-même mais plutôt ses conséquences. Il avait envie de lui dire non, de la repousser tant qu’il était encore temps et qu’aucun mal n’ait été encore commis. Mais il avait envie de lui dire oui, de craquer et de franchir la limite, de remettre à plus tard toutes les questions. Mais comment choisir pour un camp ou un autre alors que Joy l’embrassait avec une passion non dissimulée ? Il le savait, il le sentait, qu’elle de son côté avait totalement craqué pour lui et que la limite avait été franchie depuis quelques jours chez elle. Les sentiments entraient en jeu et c’est ça qui lui faisait le plus peur. Malgré la meilleure volonté du monde, Hugo savait qu’ils s’approchaient lentement tous deux du point de non retour… et plus les secondes à s’embrasser s’écoulaient et moins il avait envie de s’arrêter. Il n’avait jamais été le genre de mec à dire non à une fille, et avec Joy c’était tout simplement impossible. Il voulait voir si la suite serait aussi explosive que le début, si le sexe serait aussi bon que tous les baisers qu’ils s’étaient échangés jusqu’à maintenant. Il voulait voir si son coeur allait continuer à battre ainsi, lui qui était éteint depuis si longtemps. Joy continuait d’être un véritable mystère pour lui. Il aurait aimé être un scientifique pour comprendre pourquoi il existait une telle attraction entre eux. Elle commençait à s’ouvrir à lui, à se confier sur sa vie. Et au lieu de se sentir rassasié par toutes les informations qu’elle lui avait données sur elle, Hugo en voulait toujours plus. Il avait envie de connaître le moindre détail sur elle, chaque info qu’elle lui avait donnée avait ouvert d’autres portes et les questions qui fusaient dans la tête du jeune homme semblaient s’amonceler. Elle était la première femme qu’il avait envie de connaître. Et encore plus fort quand on connaissait le personnage : la toute première qu’il avait envie de connaître en dehors  que dans son lit.
Malgré ces belles paroles (… [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855) ils étaient cependant bien partis pour prendre la direction du septième ciel… smile Il avait l’impression d’avoir mis en marche une machine inarrêtable, Joy ne le lâchait plus, plongeant ses lèvres sur les siennes dès qu’elle avait repris un peu d’air, le touchant partout, ses mains semblaient vouloir être partout à la fois, tantôt sur son torse, tantôt autour de son cou… voire même en train de lui déboutonner son pantalon comme elle était en train de le faire en cet instant. S’il n’avait pas encore compris le message, c’était clair comme de l’eau de roche désormais : elle avait très envie de lui. Il la regarda s’affairer avec un sourire sur le visage, la petite moue qu’arborait Joy parce qu’elle avait du mal avec le dernier bouton était vraiment trop mignonne. Son double côté femme/enfant femme/fatale faisait des ravages chez Hugo : il avait envie de la bloquer sauvagement contre un mur tout en ayant envie d’être le plus doux possible avec elle. Joy allait être un sujet d’étude passionnant, il allait s’en donner à coeur joie d’étudier ce paradoxe… Son pantalon à peine déboutonné, Joy s’attaqua à son tee-shirt, redressant légèrement le jeune homme afin de faciliter la manoeuvre. Torse nu, Hugo attrapa la jeune femme par la taille, l’obligeant à se coller à lui. Le souffle court, ils se regardèrent les yeux dans les yeux durant quelques secondes, quelques secondes qui semblèrent encore plus chargées d’érotisme pour le jeune brun que toutes les nuits cumulées qu’il avait pu passer avec ses anciennes conquêtes. Il voyait dans les yeux de la jolie brune la promesse d’un moment très intense. Il posa sa main sur sa joue dans un geste d’une infinie douceur : il voulait lui prouver que tout allait bien se passer et qu’il savait faire preuve aussi de tendresse. Il faut dire qu’à chaque fois qu’ils s’étaient embrassés, le thermomètre avait gagné quelques dizaines de degrés et chaque geste, chaque baiser, s’étaient faits dans une certaine urgence. Ce petit intermède de quelques secondes était empli de douceur et Hugo sentit son coeur se gonfler d’un amour qu’il n’aurait jamais pu soupçonner. Oui, il avait envie de coucher avec elle mais depuis bien longtemps il savait que ça n’allait pas se passer comme avec toutes les filles qu’il avait pu côtoyer dans le passé. Ca allait être encore plus fort parce que son coeur était enfin d’accord avec son corps et avec son choix. Son pouce vint caresser sa lèvre inférieure, les lèvres de Joy s’entrouvrirent et il fut comme subjugué par ce spectacle. Ce n’était pourtant rien, quelque chose de complètement innocent, mais son envie d’elle redoubla. Elle était en train de le rendre dingue. Replongeant à nouveau dans son regard, il fut incapable d’attendre plus longtemps avant de venir retoucher ses lèvres si pulpeuses. Le moment plein de tendresse était terminé et il n’y avait plus que l’urgence de la faire sienne désormais. Il ne savait même plus où ils se trouvaient - s’il s’était rendu compte qu’ils étaient dans le salon et que quelqu’un pouvait les surprendre à tout moment, peut-être l’aurait-il empêché de lui enlever son tee-shirt et lui déboutonner son pantalon…- Joy le faisait carrément déconnecter du monde réel. Il n’y avait qu’elle qui comptait et qui était le centre de son univers en cet instant. Lorsque la jeune femme s’éloigna de lui de quelques dixièmes de centimètres et lui murmura d’une voix enchanteresse « Tu devrais m'amener dans ta chambre… », Hugo réalisa tout à coup où ils se trouvaient. Effectivement, ils feraient mieux de bouger pour continuer leur petite activité… « D’accord… » souffla-t-il contre ses lèvres tout en continuant de l’embrasser. C’était tellement bon de la tenir tout contre lui qu’il avait du mal à la lâcher. Il voulait encore en profiter quelques secondes avant de devoir la libérer pour se rendre dans sa chambre. Mais Joy semblait autant motivée que lui de le lâcher, ses baisers se faisaient encore plus intenses comme si elle redoutait également l’instant où ils allaient devoir se décrocher l’un de l’autre. Hugo passa une main sous le tee-shirt de la jeune femme (non, il en profite à peine… :siffle:) se disant qu’après tout, c’était à Joy de donner l’impulsion et de bouger vu qu’elle était au dessus de lui… Caressant le bas de ses reins - d’ailleurs elle avait une chute de reins à se faire damner un saint - Hugo savait que ce n’était pas comme ça qu’ils allaient pouvoir décoller du canapé, il savait le pouvoir que pouvaient avoir ses massages sur quelqu’un. Mais bien sûr, c’était sans compter sur l’un des petits monstres qu’ils devaient surveiller. Lorsqu’un cri strident se mit à retentir dans la pièce d’à côté, Hugo et Joy cessèrent instantanément de se bisouiller. Jetant la tête en arrière contre le canapé, Hugo soupira.

« C'est pas possible, on est maudits » entendit-il la jeune femme lui dire. Maudits, le mot était faible ! Il se passait toujours quelque chose lorsque ça devenait très intéressant entre eux.

« Attends-moi, je reviens, faut qu'on finisse ce qu'on a commencé » Joy se pencha vers lui et posa ses lèvres contre les siennes. Hugo lui rendit son baiser avant de la laisser partir à contrecoeur. La voix coquine de Joy le rassura quant à la suite de la soirée. Il avait peur que ce petit intermède puisse refroidir l’atmosphère brûlante qui les avait entourés ce soir mais Joy lui promettait que ce ne serait pas le cas. Il fallait juste qu’il s’arme d’un peu de patience. Une fois qu’elle serait revenue, ils pourraient reprendre là où ils venaient de s’arrêter. Se passant une main sur le front, Hugo lui répondit « Je bouge pas d’ici… » avant de fermer les yeux de dépit. Décidément, ils n’avaient vraiment pas de chance… Entre la fin de la récréation à l’école et le seau d’eau dégueulasse qui leur était tombé dessus à l’animalerie, Hugo allait finir par croire que quelqu’un là-haut voulait les empêcher de faire des bêtises !! Il se mit en position assise sur le canapé, posant ses pieds sur le sol, et décida de se rhabiller. Sait-on jamais que Sarah la réceptionniste soit encore là, si elle le voyait passer avec Joy, lui torse nu, ça risquait de faire parler le lendemain matin. Il remit son tee-shirt qui avait volé par terre au pied du canapé et reboutonna son pantalon. Il n’y avait plus qu’à attendre Joy désormais. Cela ne faisait qu’une petite minute qu’elle était partie et déjà ça lui semblait être une éternité. Il espérait que ça n'allait pas lui prendre des lustres de rassurer le gamin qui avait sûrement dû faire un horrible cauchemar vu le cri qu'il avait poussé. Il s'allongea à nouveau dans le canapé et poussa un nouveau soupir. Oui, il n'avait plus qu'à l'attendre... Et ses yeux se fermèrent alors qu'il pensait à la nuit qui les attendait...

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Lorsque Hugo ouvrit les yeux, il les referma instantanément. Grimaçant, il porta une main devant ses yeux avant de tenter de les rouvrir à nouveau. Un soleil resplendissant dardait ses rayons plongeant la pièce dans une lumière intense. Il y a quelque chose qui n’allait pas… Essayant de se rappeler ce qui s’était passé avant qu’il ne s’endorme, Hugo mit plusieurs secondes avant de tilter… Il s’était endormi… Il s’était…. ENDORMI ??!! Endormi alors que Joy devait le retrouver pour un câlin qu’il lui promettait d’être plus que torride ? Ouvrant les yeux tout à coup - « Merde, c’est pas possible d’être aussi con ! Qui s’endort alors qu’il est sur le point de passer la nuit avec une déesse ? » se dit-il - Hugo se rendit tout de suite compte de la présence de Joy contre lui… ou plutôt sur lui. Blottie contre lui, elle semblait dormir du sommeil du juste, une main  qui s’était faufilée sous son tee-shirt. Il se traita d’idiot des dizaines de fois : il s’était endormi avant qu’elle ne revienne du dortoir des gamins…! Super… Juste super !! Deux fois ils avaient eu l’occasion de passer aux choses sérieuses et deux fois ça ne s’était pas fait de sa faute à lui !! Lui qui n’était jamais maladroit et qui assurait toujours était le seul responsable dans cette histoire ! Quand ce n’était pas un seau d’eau qui leur tombait sur le coin du nez par sa faute, c’était aussi lui qui, mort de fatigue après la journée avec les enfants, s’endormait comme une masse…! Joy allait vraiment finir par croire qu’il n’avait pas envie d’elle et qu’il le faisait exprès !!

Il se passa une main nerveuse sur le visage avant de regarder sa montre. Il était déjà 7h30 du matin et les petits monstres n’allaient pas tarder à se réveiller. Hors de question qu’ils ne les trouvent ainsi allongés dans le canapé…! Hugo décida de réveiller la demoiselle endormie tout contre lui mais des bruits de porte derrière lui le tétanisèrent complètement. Lorsqu’il entendit les voix enjouées des gamins qui saluaient Mme Crossman, il se dit qu’ils étaient tombés en plein cauchemar….

« Mr Livingston… Bonjour… Et bien, dites-moi, ça ne doit pas être très confortable de dormir ainsi sur le… » La voix de Mme Crossman s’arrêta net, elle s’était rendue compte de la présence de Joy à côté du beau brun. Les sourcils de la femme se froncèrent, apparemment peu ravie du spectacle qu’ils pouvaient offrir aux enfants.
« Hugoooo ! » s’éleva la voix de Ceylia derrière lui. Il pencha la tête en arrière et la salua de la main, un sourire forcé accroché aux lèvres. La matinée commençait sur les chapeaux de roue… Il n’aurait pas pu rêver pire ! Heureusement qu’il avait pensé à se rhabiller hier soir en attendant Joy, il n’imaginait même pas la scène si on l’avait découvert sans tee-shirt….!
Ceylia semblait furieuse - et il pouvait le comprendre lui qui, quand il avait été petit, était amoureux de la maîtresse - la petite blonde le regardait avec des éclairs dans les yeux.
« Maîtresse !!!! » cria-t-elle pour faire réveiller Joy (et sûrement pour qu'elle cesse de coller son amoureux ainsi... [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 ) qui bougea légèrement dans son sommeil… Et pour ne rien arranger les choses, elle passa sa main autour de son torse pour se coller plus à lui. Jamais Hugo ne s’était senti aussi mal à l’aise…
« Miss Thornton… » fit Mme Crossman d’une voix grave. Il fallait absolument que Joy se réveille avant qu’elle ne fasse la moindre boulette de plus, du style venir nicher sa tête dans son cou et passer son autre main sous son tee-shirt, alors Hugo lui secoua l’épaule. Les deux petits yeux de Joy s’ouvrirent avec peine mais bien vite un sourire vint illuminer son beau visage. Hugo aurait pu trouver ça super mignon si la situation s’y était prêtée mais d’un signe de la tête il lui montra qu’ils n’étaient pas seuls. Joy se redressa tout à coup et dans un rire nerveux demanda à la petite assemblée : « Vous avez déjeuné les enfants ? »
Tous les deux super mal à l’aise face à la situation, ils n’osèrent même pas s’échanger le moindre regard, de peur d’avoir les joues encore plus rouges qu’elles ne l’étaient déjà. Le jeune homme se leva du canapé et embarqua avec lui une poignée d’enfants vers la cantine. Il allait avoir besoin d’un bon café bien fort…. La journée promettait d’être longue.

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Ca n’avait pas loupé… Il avait passé la matinée à expliquer aux enfants que non, il n’était pas amoureux de la maîtresse et que non, il ne comptait pas l’épouser dès leur retour à Pearl Trees. Il avait eu droit à toutes les questions possibles et les plus farfelues, il s’était même demandé d’où leur venait toute cette imagination. S’ils mettaient autant de motivation dans leurs interros que dans leur envie de le bombarder de questions à propos de sa relation avec Joy, ces gamins seraient sûrement les mieux notés de ce pays !
Résultat : il était à peine midi qu’il était déjà épuisé. Pourtant, il ne pouvait pas le nier : il avait superbement bien dormi avec Joy à ses côtés. Ca faisait même bien longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi bien en se réveillant… Dommage que la suite ait tout gâché… Il aurait aimé pouvoir la réveiller tranquillement et passer un moment seul avec elle avant d’affronter leurs petits monstres. Et il aurait aimé pouvoir lui dire qu’il était désolé pour hier soir. Désolé… Le mot était faible…! Il avait perdu là une occasion en or…! Hugo soupira alors qu’il plongea sa cuillère dans son bol de soupe.

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L’après-midi avait été sous le même signe. L’annonce de Hugo qui a dormi avec Joy s’était étendue comme une traînée de poudre et tous les enfants étaient désormais au courant de ce qui s’était passé. Autrement dit : ils avaient tous été intenables. Ceylia lui faisait la tête. Il n’avait pas encore pu parler à Joy. Et il avait mal partout. Les chutes et les bobos de quelques élèves avaient obligé Hugo à courir une nouvelle fois partout, entre les pistes et l’infirmerie. Il sentait que ses muscles étaient tendus et qu’il avait besoin d’un bon repos. A peine sorti de la douche, il regretta la chaleur des jets d’eau de celle-ci. S’il avait pu y rester pendant une heure entière, il l’aurait fait. Mais il avait d’autres projets pour ce soir.
Il regarda son téléphone mais aucun message de la part de Joy… « Tss… Ca sert à quoi que je te donne mon numéro si tu m’envoies jamais de messages… » fit-il d’une voix remplie de mauvaise foi. Après tout, il pourrait lui envoyer un message lui… Ce n’était pas la première fois qu’il cliquait sur le bouton « nouveau message » mais il n’y arrivait pas : il ne savait pas quoi lui écrire. Et puis il lui aurait dit quoi ? « Désolé pour hier soir, je me suis endormi mais t’as dû le remarquer trololol [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 » ? Ca aurait été vraiment pathétique… Et encore plus par texto !
S’habillant à la va-vite d’une chemise blanche qu’il laissa négligemment pendouiller par dessus un jean noir, il prit la direction de l’autre bout du chalet. Il avait besoin de parler à Joy face à face et surtout… il comptait bien pouvoir passer cette soirée avec elle.
Arrivé devant la chambre 7, Hugo toqua à la porte mais aucune réponse ne vint. Baissant les yeux, il fut surpris de voir les clefs de la jeune femme dans la serrure. « Joy ? » réitéra-t-il en toquant à nouveau contre le bois de la porte. Toujours rien.
Il se permit de tourner la clef dans la serrure et d’ouvrir la porte. Il passa sa tête dans l’entrebâillement mais il n’y avait aucune Joy en vue. Son lit était fait, la lumière était éteinte…
Refermant la porte, il tourna une nouvelle fois la clef avant de la retirer et de la mettre dans sa poche. Il allait retrouver la jeune femme pour les lui remettre (et la sermonner aussi pour son imprudence… Il n’y avait qu’elle pour oublier ses clefs dans la serrure ! [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 )
Passant devant la réception, Hugo eut une idée : « Bonsoir Sarah… Dites-moi… Vous n’auriez pas vu passer ma collègue par hasard ? »
Sarah fit mine de réfléchir un instant avant de lui répondre : « L’asiatique dont William est amoureux ? » (Hugo grinça des dents) « Si, je l’ai vue sortir il y a une demi-heure environ… » Sortir ? Toute seule ? Et pour aller où ?
« Vous ne savez pas où elle est allée ? » « Si j’en crois la serviette qu’elle avait avec elle, je dirais… le spa !! »
« Merci ! » fit Hugo dont la main claqua sur le comptoir. Il rejoignit sa chambre au pas de course. C’était le moment idéal pour offrir à Joy la petite chose qu’il avait gardée pour elle dans sa valise. Lorsque samedi elle avait dû partir en toute discrétion ( [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 ) de chez lui, elle n’avait pas pu prendre avec elle la petite peluche qu’elle avait voulu s’offrir et celle-ci était restée sur le comptoir. Hugo l’avait embarquée avant que sa mère ne la remette en rayon, mettant son argent dans le tiroir-caisse. C’était une peluche de chien toute mignonne et ça n’étonnait pas Hugo le moins du monde que le choix de Joy se soit arrêtée sur cette boule de poils. Quelque part cette petite bestiole avait un air de Blue. Hugo sourit alors qu’il serra la peluche dans sa main, embarquant avec lui une feuille et un stylo. Il retourna vite fait à la chambre 7. Une fois à l’intérieur de la chambre de Joy, il referma la porte derrière lui et s’installa à la petite table qui faisait office de bureau dans un coin de la pièce. Le stylo commença à courir sur le papier et, satisfait de lui, Hugo relut à voix basse les quelques lignes qu’il venait d’écrire : « Joy, t’as abandonné cette boule de poils samedi et il a fallu que je m’en occupe tout le week-end… Comme il réclamait sa maîtresse, je lui ai laissé une petite place dans ma valise pour qu’il puisse te rejoindre au plus vite… Tu lui as beaucoup manqué, en tant que ton vendeur, j’espère que tu en prendras bien soin... Et que tu paieras un jour le harnais de Blue que t’as honteusement pas payé, j’suis sûr que t’espérais que je m’en rende pas compte [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 »
Hugo se mit à sourire et tourna la feuille sur laquelle le reste de son petit mot était écrit. « Et sinon… Je suis désolé pour hier soir. Pas pour ce qui s’est passé mais plutôt pour ce qui ne s’est pas passé entre nous par ma faute. Désolé de m’être endormi ainsi, j’ai fermé les yeux et quand je les ai rouverts, Mme Crossman arrivait dans la pièce… Ce n’est pas vraiment comme ça que je m’imaginais me réveiller ce matin. J’espère juste que tu ne m’en veux pas. Ce n’est que partie remise… Enfin… Si ça te tente toujours… Tu sais où se trouve ma chambre…
PS : je tiens toujours en otage un tee-shirt Hello Kitty, un soutif vraiment croustillant (je parle même pas de la culotte qui va avec mais elle, je la garde :D), et une paire de jeans… Si jamais tu veux les retrouver sains et saufs, je te conseille de passer au plus vite… ;) 
Signé : Le beau gosse. »
»

Fier de lui, Hugo se releva et vint poser la peluche et le bout de papier sur l’un des oreillers du lit. L’air s’était légèrement embaumé de son parfum dont il avait laissé quelques gouttes sur la peluche. Si avec tout ça elle ne courrait pas le rejoindre…
Un sourire immense sur le visage, Hugo quitta la pièce et reprit la direction de sa chambre à lui au pas de course, sans se préoccuper le moins du monde du regard bizarre que posait la jeune réceptionniste sur lui (elle devait se demander ce qui lui prenait de courir ainsi dans tous les sens dans le chalet)
Il était temps de se changer pour partir pour le spa. Cherchant à la hâte son short de bain et une grande serviette dans sa valise, Hugo partit dans la salle de bain. Une bonne petite séance dans le jacuzzi allait lui faire le plus grand bien… en plus de voir Joy en petite tenue… :bave:
Si elle avait mis un bikini, il n’était pas sûr de pouvoir lui résister…




Le spa se trouvait dans un chalet non loin de là où ils logeaient. Malgré la faible distance, Hugo arriva là-bas la tête recouverte de neige : les flocons tombaient à nouveau et avec abondance sur la station. Il se dépêcha d’aller enlever ses vêtements dans le vestiaire, prit avec lui la serviette et le trousseau de clefs de la chambre de Joy avant de se diriger vers les différentes salles. L’endroit était plutôt désert malgré l’heure peu tardive. Beaucoup devait être en train de se restaurer ou de regarder les infos à la télé. Dans la première salle, celle des douches à jets, il n’y avait strictement personne. Dans la deuxième non plus…
Une fois arrivé devant la salle des jacuzzis, Hugo repéra tout de suite la chevelure brune de sa collègue. Et pour ne rien gâcher, elle était toute seule dans la pièce. Un sourire aux lèvres, Hugo ouvrit la porte en verre et déposa sa serviette sur le banc carrelé non loin de là où se trouvait Joy, qui ne semblait pas l’avoir entendu arriver. Il faut dire que les bulles faisaient pas mal de bruit.
Il s’agenouilla derrière elle et se pencha légèrement vers son oreille. Agitant le trousseau de clefs juste devant le nez de la belle, il lui annonça d’une voix taquine : « Et bien alors… On aurait pas oublié quelque chose par hasard ? » Il prit la main de la belle et y déposa le trousseau de clefs avant d’entrer dans le jacuzzi. L’eau était chaude et sans nul doute, elle allait lui faire un bien fou. Ses muscles allaient enfin pouvoir se détendre après ces trois journées de folie avec les gamins. Il prit le plus de temps possible pour se rendre vers la place qu’il avait mentalement choisie, laissant tout le loisir à la belle de pouvoir contempler à quel point il était bien foutu.
Il s’installa en face de Joy et ferma immédiatement les yeux pour savourer le bien que lui procuraient les bulles sur son corps. Lorsqu’il les rouvrit, il put savourer autre chose d’encore plus agréable : la vision de Joy dans ce qu’il pensait être un bikini rouge des plus affriolants…
Ca allait être tout simplement impossible de lui résister… Hugo avala sa salive avec peine.


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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptyVen 24 Jan - 21:11




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Honteuse, j'étais totalement honteuse. Ma nuit avait été tout simplement parfaite et je rêvais de passer une autre nuit de cette manière. Par contre je ne pouvais pas accepter le spectacle que j'avais offert à quelques élèves de ma classe. En tant qu'institutrice, je devais montrer l'exemple. Sur ce coup-là s'était raté. Si ça arrivait aux oreilles du directeur, j'allais tout simplement me faire virer... Ce n'était pas le genre de comportement d'une enseignante. J'étais en colère contre moi !!! Comment avais-je pu être aussi faible. Pourquoi me faisait-il autant perdre la tête et pourquoi avais-je une folle envie de me retrouver une nouvelle fois seule avec lui ? Bon ok, j'étais amoureuse, ça je l'avais compris, mais entre être amoureuse et lui sauter dessus à chaque fois qu'on se regardait il y avait tout de même une petite différence. Assise à côté de Madame Crossman devant mon bol de céréales, je faisais peine à voir. Les petits pétales de blés étaient en train de prendre l'eau tandis que je touillais la cuillère dans le lait en observant mon verre de jus d'orange. Autant dire que j'étais à mille lieux de la discussion de madame Crossman sur l'importance du déjeuner pour les enfants. Heureusement pour moi après l'avoir supplié d'oublier cet incident, elle avait fini par me dire « J'aimerais revenir jeune et retrouver toute cette passion » avant d'ajouter « Faites ce que vous voulez, mais dans des lieux que les enfants ne fréquentent pas » Autant dire que cette madame Crossman était un ange tombé du ciel. Un peu plus et je lui aurais sauté au cou pour la remercier de sa gentillesse. Je m'étais contentée d'une grosse bise sur la joue en lui disant que rien n'était perdue pour elle. Du coup, elle semblait de nouveau de bonne humeur tandis que je tentais de reprendre le contrôle de la situation qui m'avait déjà glissé entre les doigts. Relevant la tête de mon bol, mon regard balaya la cantine à la recherche d'une tête brune. Hugo se trouvait à l'opposé et semblait tout aussi affairé que j'avais été quelques minutes plus tôt sur mon déjeuner. Je laissais échapper un léger soupire. On était à quoi... même pas 50 mètres et je ressentais déjà un vide immense. Si je commençais déjà à ressentir un sentiment de manque alors qu'on était dans la même pièce, je risquais de finir à l'hospice en cas de désillusion. Rho il était même beau de dos et qu'est-ce qu'il était sexy avec ce tee-shirt. Dire que quelques heures avant, je lui avais enlevé. Si seulement il nous avait amené dans sa chambre. Pourquoi avait-il fallu qu'il se mette à dormir. Il pouvait parler et se la jouer beau gosse. En tout cas monsieur le beau gosse ne tenait pas vraiment la route au bout d'une journée fatigante. Arf, tout le monde ne pouvait pas posséder une énergie comme la mienne. Mais bon quand même... Ce n'était pas comme si je lui avais dit qu'on allait jouer au Uno à mon retour. Nan, ça avait été un peu plus direct. Du genre « amène moi dans ta chambre et fais moi l'amour tout de suite » Mais non, monsieur s'était endormi. Dire que j'étais là prête à m'offrir à lui et qu'il s'était endormi. Rha c'était trop la honte, même ça je ne pouvais pas le réussir.

Une sensation désagréable me parcourut l'échine. Je me retournais rapidement pour tomber nez à nez avec la petite Ceyla qui me toisa du regard. Sans gêne elle me bouscula avant de renverser son verre de lait sur mon pantalon, lança un mini pardon et partit rejoindre Hugo. Je l'observais d'un air absent. Si elle commençait comme ça, elle risquait de finir marier très jeune. N'empêche que je ressentis tout de même une pointe de jalousie quand elle poussa un de ses camarades de classe pour s'asseoir jusqu'à côté de mon Hugo... Pfff elle pouvait se le permettre, pas moi. Si je faisais un pas vers lui j'étais totalement grillée. On était juste le centre des conversations et pour éviter qu'ils continuent à se faire des idées, la meilleure solution était de se tenir le plus loin possible de mon assistant même si me broyer le coeur. J'allais devoir mettre de la distance, c'était franchement nécessaire pour la fin du voyage et pour moi (quoique non, c'était pas du tout bon pour moi)


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« Nannnnn » Plantant mes skis dans la poudreuse, je gouttais une fois de plus à la fraîcheur de la neige. Je laissais échapper un juron avant de déchausser mes skis. J'allais finir à pieds. C'était nul ce sport. La luge c'était bien, le reste pourri. Et puis Hugo n'était pas là, l'après-midi était donc franchement pourri. Je n'avais même pas réussi à le croiser une seule fois et ce n'était pas faute d'essayer, mais chacune de mes tentatives c'était soldé par un échec. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser à la nuit dernière et à ce qu'on avait échangé. Je passais rapidement mes mains sur mes tempes pour tenter de m'éclaircir les idées. J'avais beau prendre la situation dans tous les sens, j'en revenais toujours au même point, je voulais aller jusqu'au bout quoiqu'il arrive ! Plus que quiconque je savais que la vie valait le coup d'être vécue, même si celle-ci faisait mal, elle n'avait de l'intérêt que lorsqu'on osait la vivre. Je ne pouvais pas rester là à essayer de l'éviter. Tout nous poussait à nous rencontrer. Chaque séparation me semblait de plus en plus douloureuse, j'avais tout simplement besoin de lui. Difficile à admettre pour quelqu'un qui appréciait vivre par elle-même, ou du moins essayer. Je n'aimais pas vraiment être dépendante, mais avec Hugo c'était une dépendance que je rêvais de vivre. Bon j'allais aller le voir et tout lui avouer, j'allais lui sauter dessus et j'allais l'obliger à finir ce qu'on avait commencé. Il fallait qu'il apprenne que quand on commence quelque chose on doit le finir. Après tout, je faisais uniquement ça pour son propre bien. Un sourire taquin se dessina sur mon visage tandis que je m'imaginais la scène .

( Me faufilant dans sa chambre avec pour seul vêtement un peignoir, je jetais un rapide coup d'oeil à celle-ci. Pas d'Hugo en vue mais un son bien connu. Celui d'une douche. Il était en train de se doucher [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 3627167106 . Douée d'une grâce certaine et d'un don pour passer inaperçu:dent: je me faufilais dans la salle de bain avant de fermer la porte derrière moi. Il était tellement occupé à se doucher qu'il ne remarqua rien. Hop, au revoir le peignoir. Quelques secondes plus tard je me faufilais dans la douche [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 3627167106 mon bras caressa sa taille avant d'attraper son gel douche. « Tu me le prêtes aujourd'hui ? » dis-je avec un sourire au coin des lèvres avant d'attraper un gant. Nos regards se croisent... )

« Joy ! » Sortant de mes pensées, mon regard finit par se poser sur William. Incapable de retenir un soupir, je me relève sans accepter sa main tendue. Il ne pouvait pas me laisser tranquille pendant deux secondes celui-là. Je n'avais même pas eu le temps de laisser mon imagination me plaquer contre le mur de la salle de bain...

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Aller dans sa chambre ? Ne pas y aller ? Envoyer un message ? Ne pas en envoyer ? Scrutant mon téléphone, je finis par laisser tomber. Non il n'allait pas m'en envoyer, je devais vraiment lui faire ni chaud , ni froid. Quoique non, ce n'était pas possible, en tout cas pas au vue de ses réactions qui avaient été assez claires. Si l'élève ne s'était pas mis à hurler, j'aurais définitivement fini dans sa chambre. Alors pourquoi ne pas y aller tout de suite ? Me rongeant les ongles, je finis par me laisser tomber sur mon lit à la recherche d'une solution. Finalement j'optais pour un instant détente. J'allais faire un tour au spa pour réfléchir et je prendrai une décision après avoir fait trempette dans le jacuzzi. « Ah bonne idée, rien de mieux qu'un petit jacuzzi pour réfléchir à une situation compliquée. Allez ma fille, tu peux le faire » Oui... une petite manie, je me parlais régulièrement, histoire de faire les questions et les réponses, c'est tellement plus facile comme ça.

Après un rapide coup d'oeil dans ma valise, je devais admettre la réalité, j'avais omis de prendre un maillot de bain. Laissant échapper un râle de déception, je finis tout de même par attraper un ensemble rouge. Hormis la dentelle il pouvait passer pour un bikini et puis de toute façon je n'allais pas y rester longtemps, quelques minutes. Si quelqu'un si trouvait, je n'avais qu'à faire demi tour. A l'heure qu'il était, les gens devaient se trouver dans des restaurants et sûrement pas au Jacuzzi. Dans la vie, il faut savoir prendre des risques. J'attrapais une de mes serviettes de bain avant de sortir de ma chambre en catimini. Mon regard se posa sur la réceptionniste avec un certain dédain. Si elle franchissait la porte de la chambre d'Hugo, je risquais de commettre un meurtre. C'était moi qu'il avait invité pas elle !

La chance jouait en ma faveur, le jacuzzi était totalement vide, comme quasiment le reste du spa. Déposant mes affaires, je partais en direction du jacuzzi et déposais ma serviette non loin du rebord au cas où. Si quelqu'un arrivait, je n'aurais qu'à tendre la main pour disparaître sous ma serviette. « Viiii » laissais-je échapper avant de me laisser glisser le long de la paroi. L'eau était chaude, les bulles m'offraient un magnifique moment de bonheur. Savourant celui-ci je fermais les yeux, juste quelques minutes de détente...

« Et bien alors... On aurait pas oublié quelque chose par hasard ? » Le moment de surprise qui m'envahit fut de courte durée. Désormais je reconnaissais sa voix... Un léger sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je refermais ma main sur mes clés que je déposais sur le rebord. « Pourquoi? tu as voulu rentrer dans ma chambre ? » S'il avait trouvé mes clés, c'était sûrement parce qu'il avait dû passer devant ma porte et celle-ci ne se trouvait pas vraiment dans l'allée principale. J'étais juste à l'opposée de sa chambre. Rien que l'idée qu'il ait pu me chercher suffisait à ce que j'oublie tous mes doutes. Il était venu me voir ? Rha qu'elle idiote j'aurais dû aller dans sa chambre avant... Mon regard avait bloqué sur Hugo. Son torse musclés, ses bras, son petit short qui laissait entrevoir ce qu'y avait dessous... J'étais juste en train de le dévorer des yeux et d'ailleurs c'était réciproque. Si bien que j'en oubliais totalement le fait que j'étais non pas en bikini mais bien en sous-vêtements. D'ailleurs avec l'eau ceux-ci étaient légèrement devenus un peu transparents. Un sourire taquin se dessina sur mon visage tandis que j'imaginais un plan diabolique. Récapitulons, on s'était cherché toute la journée, on avait failli passer le cap hier soir et là on se retrouvait ensemble dans un jacuzzi à moitié en petites tenues. J'étais la seule à trouver ça excitant?. Non... Vu comme il était en train de me déshabiller du regard, il n'y avait aucun doute qui pensait la même chose.

C'était le moment de rassembler tout mon courage. Après tout, c'était toujours lui qui avait eu tendance à lancer les hostilités. Et si aujourd'hui on inversait un peu les rôles. Je ne me connaissais pas comme ça, en tout cas pas en mode tigresse assoiffé de désir. Je ne mis pas bien longtemps à combler la distance qui nous séparait pour me retrouver nez à nez avec lui. « Hmmm tu sais que c'est la première fois que j'ai un effet soporifique sur quelqu'un » Passant ma langue sur mes lèvres, je finis par combler les derniers centimètres qui nous séparaient. Désormais mes bras étaient enroulés autour de son cou et mes jambes avaient retrouvé la place qu'elles aimaient tant. C'est à dire autour de sa taille. « Je t'ai dis qu'on avait quelque chose à finir, pourquoi t'écoutes jamais » laissais-je échapper avec un sourire amusé mêlé d'une jolie pointe de sensualité. « J'ai décidé que tu étais à moi et hors de questions que tu t'échappes encore une fois » dis-je avant de sceller mes lèvres aux siennes. La machine était lancée et je n'avais aucune envie de m'arrêter. On était dans un lieu public ? Hmm ça pouvait poser problèmes, mais il pouvait toujours m'amener dans sa chambre, sans s'endormir cette fois-ci. Ma langue ne mit pas longtemps à trouver la sienne. Pour une fois elle était en train de mener la danse. Mes mains qui jusqu'alors étaient restés coincés autour de son cou descendirent pour caresser son torse avant de remonter dans sa tignasse brune tandis que je collais encore plus mon bassin au sien. C'est bon j'étais devenue totalement folle, mais hmm c'était de sa faute après tout, il avait qu'à finir ce qu'il commençait:boude:

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MessageSujet: Re: [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) EmptySam 25 Jan - 0:35




LES BRIDÉS FONT DU SKI !!

Il n’arrivait pas à dévier son regard, obstinément fixé sur le spectacle que lui offrait Joy. Ils devraient prévenir à l’entrée du spa qu’on pénétrait dans un monde dangereux, un monde dans lequel on pouvait voir la fille sur laquelle on fantasme depuis plusieurs jours maintenant en petite tenue. Il ne voyait pourtant pas grand chose mais les bretelles rouges du bikini de Joy qui dépassaient légèrement de l’eau suffisaient à ce que son sang ne fasse qu’un tour dans ses veines. Et hop libido réactivée en moins d’un centième de seconde…! Il faut dire qu’elle lui avait manquée toute la journée. Avec leur programme respectif, ils n’avaient même pas eu le temps de se croiser depuis la catastrophe du matin. Et il n’avait fait que penser à ce qui s’était passé - non, pas le fait que Mme Crossman et une poignée d’enfants les aient surpris collés l’un à l’autre sur le canapé - mais plutôt au fait qu’encore une fois ils avaient failli passer à l’acte. Une deuxième occasion de ratée et il s’en voulait à mort depuis… Si cela se savait dans les contrées de Woodburgh, sa réputation de serial lover serait sérieusement mise à mal…! Joy allait vraiment finir par croire qu’il l’avait fait exprès et qu’il n’avait pas envie d’elle… Et pourtant, si elle savait… C’était bien simple, il n’avait fait que penser à ça de toute la journée ! Le sexe, il y pensait - comme tous les hommes - tout le temps mais aujourd’hui il avait battu des records. Des pensées coquines s’étaient incrustées dans son esprit sans qu’il puisse en chasser la moindre d’entre elle… Bon ok, il n’avait pas vraiment lutté contre tout ça, il ne pouvait tout de même pas chasser de son esprit des visions de Joy dans des poses aussi lascives les unes que les autres. Et l’objet de son désir était enfin là devant lui. Et pas dans n’importe quelle tenue. Volonté de résister : 10%… Et encore, il voyait large ! C’était uniquement parce qu’il y avait une certaine distance entre eux…! Si jamais la distance raccourcissait, il ne donnerait pas cher de sa volonté qui risquait de s’amenuiser également comme la neige au soleil… Pour l’instant, les signaux étaient à l’orange. Il n’y avait pas vraiment de raisons de s’alarmer…

« Pourquoi ? tu as voulu rentrer dans ma chambre ? » lui demanda Joy qui avait déposé ses clefs sur le rebord du jacuzzi avant de se retourner vers lui. Il lui offrit un léger sourire avant de lui répondre en toute franchise : « Je voulais te demander si t’avais envie de passer la soirée avec moi… » Il suffisait qu’elle remplace le mot « soirée » par « nuit » et elle comprendrait largement la grosse allusion qu’il venait de faire… Oh il n’allait certainement pas cracher sur le fait de passer la soirée avec elle - après tout, il adorait papoter avec elle et en apprendre plus sur ce qu’elle aimait ou non - mais s’ils pouvaient reprendre exactement là où ils s’étaient arrêtés la veille au soir, ce serait vraiment le must ! Faisant un rapide calcul dans sa tête, il essaya de se rappeler de quand datait sa dernière escapade sexuelle… Elle s’appelait comment déjà ? Hugo était presque persuadé que c’était avec une blonde mais son esprit lui renvoyait l’image d’une rousse… Raaaah, ça faisait si longtemps que ça ???!!! Comment ça se faisait qu’il ne s’en souvienne plus ? Lorsque ses yeux se posèrent sur Joy et qu’il percuta qu’il n’avait couché avec aucune fille depuis qu’il la connaissait, Hugo faillit en perdre sa mâchoire. Quoi ? Ca faisait plus de deux semaines qu’il n’avait pas couché avec une fille ? Mais… Ca ne lui était jamais arrivé ça ! La plus longue période sans avoir de fille dans son lit était de trois jours… et c’était un record qui datait d’il y a plus de deux ans !! Pas étonnant que le mot « sexe » clignotait en grand devant ses yeux ce soir ! Jamais il n’avait connu une telle période d’abstinence…! Et avec Joy qui lui faisait miroiter monts et merveilles, ce n’était pas fait pour le calmer et l’empêcher de penser au sexe… Au contraire, son envie ne faisait que s’accroître et il savait que la prochaine fois qu’il accueillerait une fille dans son lit (Joy…? Bien sûr que oui, ce serait Joy !) ça risquait de partir en feux d’artifices… Il n’y avait qu’à espérer que Joy ait les reins solides [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 3627167106

Volonté de résister… 5%. Le signal orange commençait à passer à l’orange sanguine…

Il voyait Joy s’approcher dangereusement de lui, bravant l’obstacle des bulles pour se poster devant lui, à quelques centimètres à peine. C’était pas bon signe quand il commençait à pouvoir sentir le parfum fruité de ses cheveux. Sans un mot, il la laissa faire, voulant voir ce qu’elle voulait faire ou ce qu’elle voulait lui dire. Est-ce qu’elle allait lui reparler de leur soirée d’hier ? Est-ce qu’elle lui en voulait de s’être endormi ainsi et d’avoir coupé court à leur nuit qui avait pourtant promis d’être magnifique… ? Il ne savait pas si c’était la force des bulles du jacuzzi qui la poussait inexorablement vers lui, toujours est-il que le nez de Joy était désormais collé au sien. Volonté de résister à présent ? En dessous des 2%…

« Hmmm tu sais que c'est la première fois que j'ai un effet soporifique sur quelqu’un… » Le souffle de Hugo se coupa, il était incapable de bouger ou d’avoir la moindre pensée cohérente. Joy continuait de le surprendre de jour en jour… Elle qui d’habitude esquivait le plus possible toute question qui avait trait à une situation gênante (i.e dès qu’ils avaient failli s’envoyer en l’air… :siffle: ), elle était pour une fois la première à mettre le sujet sur le tapis. Apparemment, la jolie brune prenait confiance en elle et voulait prendre les devants… Ce qui n’était pas pour déplaire à Hugo qui appréciait beaucoup quand une fille savait ce qu’elle voulait. Et s’il en jugeait par la langue qui passait sur les lèvres de Joy en cet instant alors qu’elle le dévorait littéralement des yeux, il était presque certain de gagner s’il disait que la chose qu’elle voulait là maintenant, c’était lui…
En tout cas, ça n’avait pas loupé et ce qu’il avait craint se confirmait. Malgré le ton léger qu’elle avait employé, Joy lui en voulait de s’être endormi sur le canapé et de ne pas l’avoir attendue…
« J’ai absolument aucune excuse pour ce qui s’est passé hier soir… Je t’ai attendue et je me suis endormi comme une masse… J’étais vraiment crevé par la journée avec les gamins… Et arrête de jouer avec mes nerfs comme ça, t’as pas idée de comment c’est dur de te résister quand tu es comme ça… » Il avait le regard obnubilé par sa langue qui continuait de jouer contre ses lèvres. Mais Joy semblait ne pas prendre ses derniers mots au sérieux et elle venait jouer avec le feu, passant ses bras autour de son cou… et ses jambes autour de sa taille… Ce qui rappela deux très bons souvenirs à Hugo. Il souffla lentement pour ne pas craquer et lui sauter dessus tout de suite mais elle mettait vraiment ses nerfs à rude épreuve. Il résistait déjà plus que de raison : d’habitude quand une fille se jetait ainsi sur lui, il ne mettait jamais longtemps avant de la renverser sur un lit… Malheureusement pour lui, il fallait toujours qu’ils se laissent emporter dans des endroits où ils ne pouvaient pas aller plus loin… Et après l’animalerie et le canapé du salon, c’était au tour du jacuzzi du spa de la station où n’importe qui pourrait entrer et les surprendre qu’ils avaient envie de l’un et l’autre… Décidément, ils adoraient se compliquer la tâche avant leur première fois ensemble…!

« J'ai décidé que tu étais à moi et hors de questions que tu t'échappes encore une fois » Le message avait le mérite d’être clair. Le fait que Joy dise qu’il était à elle aurait dû lui faire prendre ses jambes à son cou (il répétait à qui voulait bien l’entendre qu’il était célibataire et qu’aucune fille n’arriverait à lui mettre le grappin dessus…) mais bizarrement, il n’avait aucune envie de fuir… Au contraire, il trouvait ça terriblement sexy de se sentir comme ça, accolé au pied du mur, incapable de pouvoir la fuir. Ca avait un côté très excitant… Un côté excitant qui s’accentua encore plus quand les lèvres de la jeune femme vinrent se poser sur les siennes. Il respirait enfin à nouveau. Cela ne faisait que vingt-quatre petites heures à peine qu’ils s’étaient embrassés pour la dernière fois mais cela lui semblait être des siècles… Volonté de résister… 0%.
Il avait retardé l’échéance le plus possible mais il s’avoua vite vaincu, rendant les armes auprès de la jolie brune. C’était tout simplement impossible de lui résister. Alors il agrippa sa taille et la colla plus contre lui, descendant lentement ses mains loin d’être innocentes vers ses fesses. Lorsqu’il passa au dessus du tissu de ce qu’il pensait être son bas de bikini, Hugo ouvrit les yeux de surprise avant de s’éloigner de Joy à contrecoeur. Mais c’était tellement énorme qu’il ne pouvait pas faire comme s’il n’avait rien remarqué. « Attends deux secondes… » fit-il tout bas alors que Joy tentait de retourner avec avidité vers ses lèvres pour continuer leur baiser. Il la scruta avec attention, zieutant les bretelles rouges qui dépassaient de l’eau et le haut de son décolleté, et crut halluciner lorsque son idée se confirma… « Me dis pas que… t’es en sous-vêtements…? » Il releva les yeux vers ceux de Joy pour trouver la réponse dans son regard et il crut bien défaillir lorsqu’il y vit la lueur de malice dans ses jolis yeux noisette. « Tu sais que tu me rends complètement dingue ? » lui dit-il dans un rire avant de plonger à nouveau sur ses lèvres. Cette nana était vraiment pas croyable ! Elle avait osé venir au spa en soutien-gorge et petite culotte… Et rien qu’au toucher, il pouvait affirmer que c’était de la lingerie bien affriolante comme il aimait…! Délaissant les lèvres de la jeune femme un instant, Hugo plongea dans les méandres de son cou pour venir y déposer quelques baisers. Il sentait les mains de Joy le toucher partout, sa chevelure, son torse, ses fesses et ça le rendait littéralement fou. Jamais il n’avait autant désiré pouvoir faire l’amour à une femme et ce soir, c’était décidé, tous les deux allaient enfin franchir le cap. « J’suis vraiment vraiment désolé pour hier soir… » murmura-t-il tout contre son oreille avant de venir lui mordiller le lobe. « Si ça peut te rassurer, j’ai passé une très bonne nuit la nuit dernière et j’ai pas envie d’aller dormir tout de suite… Je suis dans une forme olympique… » Il ajouta la forme à la manière et la colla plus à lui, son bassin venant se frotter à elle pour bien lui faire sentir à quel point il avait envie d’elle. Ses mouvements de bassin se firent plus insistants, il savait que ce n’était pas bien de se chauffer mutuellement comme ça alors que n’importe qui pouvait franchir cette porte et les surprendre en fâcheuse posture mais Hugo ne réfléchissait plus. Tout ce qui comptait désormais c’était qu’il lui fasse l’amour, là, tout de suite. « J’ai tellement envie de toi… » avoua-t-il alors qu’il retournait vers ses lèvres, sa langue venant à nouveau danser contre la sienne. L’une de ses mains vint se perdre sous le tissu de sa culotte et ses doigts commencèrent à jouer avec son sexe, il la touchait enfin. Il sentait les cuisses de Joy se contracter autour de lui et, satisfait de l’effet qu’il lui faisait, il continua et continua encore, n’utilisant désormais qu’un seul doigt pour la faire vibrer. Il avait toujours eu un don en la matière, ses conquêtes se rappelaient sûrement toutes sans exception l’adresse de ses doigts qu’il savait utiliser à la perfection. Il savait ce qu’aimaient les filles, les endroits où elles voulaient être touchées et les endroits où elles ne voulaient pas, il savait leur faire atteindre un étage de plus vers le septième ciel quand lui l’avait décidé et il avait bien l’intention de montrer toute l’étendue de son savoir à celle qui se trouvait en ce moment dans ses bras. Même si ce n’était pas évident de ressentir quelque chose avec toute cette eau qui les entourait, il savait qu’il lui faisait l’effet escompté, il n’avait qu’à en juger par les petits cris étouffés qui sortaient des lèvres divines de Joy et de la façon dont elle s’agrippait à lui. Son bassin venait à la rencontre du sien, l’incitant à continuer sa douce torture. C’était elle qui venait à sa rencontre et Hugo remercia intérieurement son don magique en la matière.

« Hors de question que tu m’échappes toi aussi ce soir… » Le phrase fit écho aux derniers mots de la jeune femme, juste avant que la situation n’échappe une nouvelle fois à leur contrôle. Ce soir, ils allaient coucher ensemble et c’était une évidence. Enfin… si on le leur permettait… Car la porte qui venait de s’ouvrir sur William semblait être un sacré obstacle dans le plan parfait qu’ils avaient élaboré tous les deux.

« Oh mon dieu, mais c’est pas possible… » soupira Hugo d’un air plus que frustré. Il éloigna Joy de lui et la força à retourner la tête vers le nouvel arrivant qui n’avait pas encore capté qu’ils étaient là. « C’est plus êtres maudits à ce niveau là… » C’est clair qu’une force inconnue là-haut s’amusait sérieusement avec leurs nerfs (et leur libido [terminé] Joyhug -- Les bridés font du ski ! (... mais pas que ça... hmm... [hot!]) 2421017855 ) et elle ne pouvait pas faire pire que de faire débarquer William alors qu’il était occupé à faire atteindre le début du nirvana à la jolie brune… Heureusement, dans leur malheur, Hugo n’avait pas décroché le soutif de Joy, ça aurait pu être un peu gênant si William l’avait trouvée sans haut…
Il sentait la frustration de Joy être aussi grande que la sienne (vu où ses doigts étaient en train de l’amener, ce n’était pas étonnant qu’elle soit frustrée…) et il foudroya du regard William qui avait finalement percuté qu’ils étaient présents dans le jacuzzi.

« Ah Joy, tu es là… Quelle surprise ! » Hugo se mordit la langue pour calmer ses nerfs qui étaient à vif depuis l’arrivée du moniteur de ski. Déjà qu’il ne pouvait pas voir en peinture ce connard qui avait des vues sur sa Joy, ça n’allait pas arranger les choses maintenant qu’il venait de les couper en plein préliminaires… Ils étaient vraiment maudits…

« Moi aussi j’suis là » fit-il avec un sourire forcé et en faisant signe à William qui ne daignait même pas le regarder. Le moniteur de ski entra dans le jacuzzi (et tant mieux, ça allait cacher la vision d’horreur qu’il offrait avec ses poils plein le torse et le dos…) et snoba bien royalement Hugo « Ah oui, salut… » fit William en reportant tout de suite son attention sur Joy. « Joy, j’espère que ça, tu as l’air bien fatiguée en ce moment, mes séances de ski sont trop intenses pour toi ? Si tu veux, demain, je peux te donner un cours particulier… Je sens que tu as besoin d’une présence rapprochée pour te montrer exactement comment faire… »
Hugo laissa sortir un petit rire d’entre ses lèvres. Non mais on aura tout entendu ici ! Une présence rapprochée, rien que ça ! Il se prenait vraiment pas pour de la merde le petit moniteur de ski ! Et il avait toujours pas remarqué qu’il les avait coupé dans quelque chose ? Le gars vient squatter et ne leur demande même pas s’il dérange… C’était vraiment le roi du sans-gêne ce mec là !
Hugo passa son bras derrière la tête de Joy, le reposant contre le bord du jacuzzi. « Non, c’est bon, je crois que Joy a ce qu’il lui faut comme présence rapprochée… » Si ce bouffon ne comprenait pas l’allusion, il serait en plus le roi des idiots…! Il allait vite devoir se débarrasser de cet énergumène afin de pouvoir reprendre là où ils s’étaient arrêtés avec Joy. Il lui avait promis que ce soir il ne lui échapperait pas et il comptait bien tenir sa promesse…


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