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Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing

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Jude M. Hellingway


Jude M. Hellingway

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▌AVATAR : Emma Stone
▌CRÉDITS : Ava : Emi Burton ~ Signa : Emi Burton (citation : I Should go - Levi Kreis)
▌PSEUDO : Emi Burton
▌HISTOIRES POSTÉES : 437
▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 07/12/2013
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 3345
▌DATE DE NAISSANCE : 02/04/1989
▌MON ÂGE : 30
▌EMPLOI/ÉTUDES : Psychologue
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MessageSujet: Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing EmptyDim 30 Mar - 2:58



Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing

Pour Jude, peindre était la preuve qu’elle allait bien, que malgré tout ce qu’il pouvait lui arriver, tant qu’elle pouvait tenir un pinceau entre ses doigts et peindre, tout allait bien. Le Parkinson avait pris beaucoup de sa vie, mais ça, elle ne pourrait pas le supporter. Elle avait besoin de sentir qu’elle pouvait créer quelque chose, c’était comme un symbole qu’elle était encore capable d’agir d’elle-même. Malheureusement, depuis quelques temps, elle avait de plus en plus de mal à tenir un pinceau sans le faire tomber. Plus elle s’acharnait, plus elle s’énervait, moins elle y parvenait. Elle avait peur. Et si cette fois, c’était fini ? Si elle commençait réellement à perdre la seule chose qui la détendait autrefois ? Elle ne voulait pas que la maladie lui prenne ça aussi.

Ce matin-là, elle se posa une nouvelle fois devant une toile, pinceau en main, et tenta de retranscrire le paysage qu’elle voyait devant elle. Au début, tout allait bien, ses traits étaient précis, dessinant parfaitement ce qu’elle désirait. Cependant, plus le temps passait, moins sa main supportait ses coups de pinceau. Elle se mit à trembler légèrement, sans raison apparente. Elle plissa alors les yeux pour se concentrer un peu plus, pensant que peut-être, ça atténuerait ses tremblements, en plus de la soudaine douleur qu’elle ressentait au bras. Cette maladie la bouffait. Elle le savait, elle le sentait. C’était autant physique que mental. Son frère lui avait bien fait remarquer qu’elle avait changé, qu’elle n’était plus la Jude qu’il avait connu.

Au fil des années, elle avait perdu espoir. Elle avait perdu la volonté de se battre en voyant tous ceux qu’elle chérissait tant disparaître peu à peu. A croire qu’ils la pensaient contagieuse. En quatre ans, elle avait même développé de la haine envers tous ces gens, en commençant par ses parents, qu’elle refusait encore et toujours de voir. Elle se persuadait qu’elle n’avait plus besoin d’eux, alors qu’en fait, sa mère lui manquait, qu’elle aurait voulu parler avec elle comme elle le faisait lorsqu’elle était plus jeune. Elle se souvenait même lui avoir raconté ce fameux été passé dans les bras de Mason, et cette séparation tellement déchirante qu’elle était restée plusieurs jours à pleurer dans son lit en attendant la rentrée. Que penserait-il aujourd’hui s’il la voyait ? Elle n’était plus celle qu’il avait connu, c’était certain.

Après plusieurs minutes à essayer de peindre un arbre en aquarelle, arbre qui, sur la toile, ne ressemblait pas à grand-chose, elle souffla, exaspérée, et lança le pinceau à l’autre bout de la pièce en criant, puis se leva et poussa la toile à terre, l’écrasant toujours plus, aveuglée par la rage. Elle en pleurait déjà. Elle paniquait à l’idée de perdre tout ce qu’elle était. Elle redoutait le jour où elle ne pourrait plus se débrouiller seule. Que ferait-elle à ce moment-là ? Sans doute que son frère gâcherait sa vie pour s’occuper d’elle. Au fond à quoi ça servait de rester en vie si c’était pour finir dans cet état ? Elle se le demandait de plus en plus, sombrant petit à petit.

Elle avait rendez-vous à l’hôpital pour des examens de routine. Elle avait toujours autant peur des hôpitaux, mais cette fois-ci, elle ne devait pas appeler son frère. Elle devait se débrouiller seule, il le fallait. Elle ne devait pas se reposer autant sur lui. Elle quitta vite son petit atelier et se prépara rapidement, profitant de sa douche chaude autant qu’elle le pouvait. L’eau lui faisait du bien, ça la détendait un peu. Elle enfila rapidement un jean et un pull, puis ses chaussures et sa veste, et quitta son loft en direction de l’hôpital. Une fois le taxi arrivé, elle souffla, tentant de se donner le courage d’entrer. « Allez, de toute façon, ils vont encore dire que mon état stagne. » Elle inspira, puis entra finalement.

Elle fut rapidement dans le bureau du médecin qui la suivait depuis maintenant quatre ans, à parler de son état ces derniers temps. Le docteur fronça les sourcils, croisant les bras en s’enfonçant dans son siège. « Il faut croire que le Parkinson gagne un peu de terrain après tout ce temps à stagner… Tu prends toujours bien ton traitement ? » Jude resta un instant muette, bouche bée. La maladie avançait ? Elle resta choquée, paniquée. Les larmes aux yeux, elle baissa la tête, confuse. « Oui, oui bien sûr, je fais tout ce qu’il faut… Dites-moi que ça va s’arranger ! » Elle était morte de trouille. Le docteur la regarda d’un air plutôt désolé. « Eh bien… Je peux toujours renforcer le traitement, ça pourrait ralentir un peu la maladie, c’est tout ce que je peux faire pour l’instant, Jude. » Elle se mordit la lèvre inférieure, sourcils froncés, tremblante. Il lui prescrit son nouveau traitement, et elle quitta la pièce, au bord des larmes.

Dans le couloir, il n’y avait personne. Parfois un ou deux patients qui passaient, mais sans plus. Elle marcha quelques instants, errant comme une âme en peine dans le couloir froid, puis s’arrêta finalement. Elle était à bout. Alors que d’ordinaire, on lui disait que son état ne bougeait pas, on venait de confirmer ses doutes : le Parkinson commençait à gagner la bataille. Elle serra les poings en même temps que la mâchoire et finit par craquer. Elle jeta soudain son sac contre le mur, qui s’écrasa un peu plus loin sur le sol. Puis, elle s’attaqua aux sièges posés là, et aux quelques magasines qui traînaient sur une espèce de table basse. En quelques minutes, elle avait dévasté le couloir, les larmes coulant nerveusement sur les joues. Elle devenait folle.

Finalement, à bout de force, elle s’écroula au sol, pleurant plus encore. Elle en avait assez de tout ça. En cet instant, elle eût réellement la volonté de mourir. Son frère avait raison, elle n’était plus elle-même, elle avait cessé de se battre. Au milieu de ce long tunnel, elle paraissait incroyablement fragile, une poupée de porcelaine pour qui le moindre geste serait fatal. « J'en ai assez. Pitié, finissons-en !! » Elle implorait presque le ciel pour qu’il l’achève, totalement désespérée. Que pouvait-elle faire d’autre à part abandonner totalement ? Elle savait que sa famille se porterait mieux sans elle. Elle savait que de toute façon, dans quelques années, elle ne pourrait plus vivre seule. Elle savait aussi que tout était fini depuis qu’un médecin avait un jour prononcé le mot ‘Parkinson’.
Emi Burton


« Here we are Isn't it familiar Haven't had someone to talk to In such a long time And it's strange All we have in common And your company was just the thing I needed tonight Somehow I feel I should apologize Cuz I'm just a little shaken By what's going on inside. »

« I should go »

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Mason K. Gallagher


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MessageSujet: Re: Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing EmptyLun 31 Mar - 0:50



Let me love you .. until you learn to love youself ..

J'étais à Pearl trees depuis une semaine. Mon nouvel appartement était magnifique. Deux chambres, une cuisine/salle à manger, un grand salon vîtré, un bureau, une salle de bain complète accessible à la fois de ma chambre et du salon et une autre plus petit avec seulement une cuvette et un lavabo et finalement, une salle encore vide que j'allais utiliser pour la musique. Les boîtes traînaient un peu partout dans l'appartement, le temps de toutes les vidées d'un coup me manquant. Cassie elle semblait bien s'adapter. Elle me réveillait de moins en moins, commençant à faire des nuits complète à mon plus grand bonheur. Avec le nouveau travail qui commençait, j'aurais besoin de tout le sommeil que je pourrais avoir. Comme elle n'avait 5 mois et pas de mère, j'avais réussis à avoir un arrangement avec l'hôpital pour ne travailler que 3 jours par semaine et une journée du week-end , histoire de ne pas avoir à la laissée grandir avec ma grand-mère maternelle. J'avais acceptée ce métier en partie pour me rapprocher de ma famille. Depuis le divorce de mes parents, ma mère et ma grand-mère étaient venue s'installer ici à Pearl trees. Ma mère ne savait pas encore que j'étais en ville, mais je n'avais jamais perdu contact avec ma grand-mère et elle avait acceptée de prendre soin de Cassandra les jours où je serais à l'hosto.

« Cassie, allez s'il-te-plaît , ne fait pas la difficile, je ne peux pas être en retard au boulot le premier jour .. » Comme si elle savait ce qu'elle faisait, la petite me regarda avant de me faire un de ses sourires irrésistibles, qui faisait fondre mon cœur à chaque fois. J'étais fier de ma fille. Elle était ma chair, elle était mon sang .. et elle serait toujours mon bébé peu importe ce qu'elle en dirait .. Je n'allais pas être un père comme les autres à dire qu'elle ne pourrait pas avoir de petit copain avant 20 ans, se marier avant 30 et avoir des enfants avant 35 … Je serais le père cool, mais sérieux, qui serait là pour elle peu importe ce qui arriverait .. jamais je ne la laisserais tomber .. Je pris le collier de Daniella qu'elle lui avait mit autour du cou avant de mourir et je le serrais doucement entres mes mains, fermant les yeux. Je savais que je devais cesser de me faire sourire avec elle, mais je n'y arrivais pas. Je ne cessais de me dire que si je l'avais écoutée et que nous serions aller à l'hôpital plus tôt cette nuit-là, elle serait peut-être encore ici pour m'embrasser et me dire de passer une bonne journée. Mais non. À la place, j'étais un père célibataire fier de sa progéniture, mais qui éprouvait toujours l'inquiétude de la voir grandir sans présence maternelle naturellement rassurante. « Allez vient petit peste, tu va passer la journée avec Mimì Marina » J'enfilais finalement son petit manteau à ma fille et je la pris dans mes bras avant de prendre son sac et le mien et de me diriger vers la sortie de l'appartement et de me diriger vers ma voiture, ouvrant la portière arrière pour installer Cassandra dans son siège de voiture.

Quelques minutes plus tard, je m'engageais dans la rue sur laquelle habitait ma grand-mère. Après avoir sortie la petite de la voiture, je me dirigeais vers la maison de ma grand-mère et je grimpais l'escalier avant de toquer à la porte. La femme de 72 ans vint ouvrir la porte et son regard s'illumina lorsqu'elle vit la petite dans mes bras .. « Oh Mason .. lei è bella .. » Un petit sourire s'inscrivit sur mes lèvres. Je déposais un baiser sur la tête de ma fille avant de la déposer dans les bras de ma grand-mère et de lui tendre le sac de la petite. « Merci de t'occuper d'elle Mimì .. je vais trouver une nourrice très vite et .. » « Oh non, non ne t'inquiète pas .. ne te tracasse pas à trouver une nourrice, je vais prendre soin d'elle! Ta fille est ma fille Mason .. vous êtes mì familia .. » Un sourire s'inscrivit sur mes lèvres et je pris ma grand-mère dans mes bras, soulagé de l'entendre dire cela. Quand j'étais jeune, ma grand-mère était sans doute ma personne favorite. Je me rendais chez elle à tout les jours après l'école et elle me faisait faire mes leçons et mes devoirs avant de me cuisiner un bon repas et de venir me reconduire chez mes parents vers 19h. Je savais que ma grand-mère serait toujours là pour moi. C'était ce que j'aimais du côté maternel de ma famille .. je pouvais compter sur chacun d'eux et ils pouvaient compter sur moi n'importe quand.

« Docteur. Moretti! Voici votre liste de patients pour aujourd'hui et leurs dossiers médicaux .. vous n'êtes pas sur appel pour l'urgence pour votre première semaine, comptez vous chanceux! » La jeune infirmière m'envoya un petit sourire charmeur avant de s'éloigner, rejoignant sa collègue dans le poste avant de se mettre à rire comme une adolescente , en pensant que je ne l'avais pas vue faire. Un médeçin de mon âge, c'est vrai que c'était plutôt rare de voir cela dans un hôpital. Je me dirigeais vers un local que l'on m'avait montrer tout à l'heure, mon bureau. Je n'y passerais pas beaucoup de temps, mais en ce moment, j'en avais besoin pour m'assoir, me vider l'esprit et lire les dossiers de mes patients. J'avais fais cela des milliers de fois quand je n'étais encore qu'un résident, mais aujourd'hui, la nervosité gagnait sur moi. C'était normal, j'imagine, mais je devais le faire pour quelques minutes seulement.  La médecine était tout ce que j'avais voulue faire. Il y avait la musique aussi, mais je savais que la famille n'aurait jamais approuvé mon choix. J'aimais mieux garder cela comme une distraction de toute façon. Je voulais que ça reste un plaisir et c'était ce que ça serait. Je me levais prenant mes dossiers avant de sortir de mon bureau, me dirigeant vers l'aile pédiatrique pour y rencontrer des jumeaux souffrant de la fibrose kystique. Le garçon était en plus mauvais état que ça sœur et il aurait besoin d'une greffe le plus rapidement possible. La sœur elle était sur la bonne voie de la guérison et pourrait même commencée la  physiothérapie dont il s'occuperait lui-même de faire le suivit. Cette maladie suivait le malade toute sa vie, mais si elle était prise assez tôt, la bonne nouvelle était qu'elle pouvait être très bien traitée et même pratiquement irradiée. Ces jumeaux pourraient vivre une vie normale une fois sur pied et déjà , il voyait ces deux-là sortir de l'hôpital dans quelques semaines peut-être quelques mois pour ce qui était du garçon.

Les heures passaient et tout se passait étrangement bien. Pas de gaffes ou de dégâts .. tout allait étrangement trop bien .. Alors que je prenais la pression d'une vieille dame qui avait souffert d'une crise cardiaque quelques jours plus tôt, des cris se firent entendre dans le couloirs et des bruits sourds se mirent à se faire entendre. Les infirmières en courant dans le couloir et des voix se firent entendre, criant sans doute à un patient, de se calmer de se laisser amener dans une chambre et une voix de femme leur répliquer d'aller se faire foutre, qu'elle en avait assez et qu'elle voulait en finir maintenant. Je finis de prendre la pression de la dame et je pris rapidement le résultat en note avant de me diriger vers le couloir, refermant la porte de la chambre derrière moi. Dans le couloir, les infirmières tentaient désespérément d'administrer un calmant par aiguille à une femme d'environ 23/24 ans. Ce visage .. cette femme m'était familière .. oh putain .. Jude. J'étais derrière elle et de cette manière, je pouvais passer mes bras autour d'elle et la maîtriser et de cette façon lui éviter le calmant et l'aile psychiatrique. Je m'approchais le plus silencieusement possible et quand les infirmières me virent, elle stoppèrent nettes et me regardèrent avec un air étrange .. comme si ce n'était pas la coutûme pour les médecins d'intervenir dans ce genre de situation. Trop tard. Je ne pouvais pas les laisser droguer Jude. Peu importe ce dont elle souffrait, je ne pouvais pas la laisser se faire droguer. Dès ce moment, je compris qu'elle serait ma patiente. Mes bras passèrent autour d'elle et je la calais contre moi, la prenant par surprise, je profitais de ces quelques secondes pour la soulevée et l'amener loin des infirmières dans la première chambre libre , refermant la porte du mieux que je pouvais en évitant les coups et les protestations de la blonde. Je me laissais tomber contre la porte, toujours en tenant Jude contre moi. Je voulais qu'elle se calme et elle ne savait pas encore qui j'étais .. « Mademoiselle , calmez-vous .. je vous en prie .. » Elle ne se calmait pas, tentant de se défaire de mon emprise. Je ne pouvais pas la lâcher, si je faisais ça tout de suite, elle ferait un carnage .. « Jude .. Jude c'est moi Mason .. calme-toi .. tout va bien se passer .. respire .. calme-toi .. je suis là .. chuuut .. je suis là .. »
Emi Burton
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Jude M. Hellingway


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MessageSujet: Re: Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing EmptyMer 2 Avr - 17:00



Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing

Elle était perdue, désespérée, fatiguée. Quatre ans avaient passé depuis la découverte de la maladie, et maintenant, elle était épuisée de se battre. Elle n’était certes pas à l’agonie, elle n’était certainement pas la plus à plaindre, et en général, elle ne disait rien. Cependant, depuis quelques temps, elle étouffait totalement. Elle ne savait plus quoi faire, et savoir que son état commençait à s’empirer la faisait paniquer. Peut-être qu’au final, elle aurait mieux accepté un cancer, ou une maladie qui puisse toucher tout le monde, à tout âge. Le fait que ce soit le Parkinson, une maladie déjà pas si commune chez les plus de cinquante ans, mais très rare chez les plus jeunes, rendait les choses bien difficiles à accepter. La première question qu’elle s’était posée, c’était pourquoi elle. Pourquoi ça tombait sur elle, qui n’avait rien demandé, qui s’efforçait tous les jours d’être quelqu’un de bien, pourquoi ça devait lui arriver à elle plutôt qu’à un autre ? C’était une réaction bien égoïste, mais apparemment naturelle chez les hommes. Elle n’avait pas compris pourquoi c’était arrivé, ce qu’elle avait fait pour avoir cette maladie. Elle était simplement apparue dans sa vie, point, et personne n’avait d’explication à lui donner.

Jusqu’à maintenant, elle avait tenu bon, elle avait souri tous les jours, malgré la fatigue, malgré la douleur, malgré l’abandon, elle avait toujours souri. Son frère était le seul qui ne l’avait jamais laissé, et pour lui, elle se battait. Mais à présent, ce n’était plus suffisant. Jude, elle voulait plus. Elle voulait ce qu’elle avant le Parkinson, elle voulait sa meilleure amie à qui tout dire sans peur, elle voulait ses parents chez qui se réfugier, elle voulait son petit-ami qui la ferait sourire de bonheur, elle voulait de l’espoir pour l’avenir, elle voulait avancer sans avoir à se demander si le lendemain, elle serait toujours capable de marcher sans tomber par terre. Elle avait tout perdu. Elle voulait retrouver son ancienne vie, et ça, elle ne pourrait jamais totalement l’avouer à son frère, de peur de le blesser. Après tout, il sacrifiait énormément pour elle, il se battait presque à sa place, ce n’était pas même normal. Elle n’avait pas le droit de dire qu’il lui fallait plus. Alors elle souffrait en silence, seule. Elle se voyait se dégrader, mais elle se taisait. Jusqu’à maintenant.

L’annonce d’une aggravation la choqua profondément. Elle resta muette  le temps de traverser un couloir, puis se mit à attaquer chaque objet qui se trouvait devant elle. En quelques minutes, elle avait dévasté le couloir. Elle poussait des cris de désespoir, elle pleurait, elle exprimait enfin tout ce qu’elle avait au fond du cœur. Quatre ans de silence qui explosaient au grand jour. Elle n’en pouvait plus de cette vie. Les infirmières arrivèrent vite, lui demandant de se calmer, mais Jude les envoya balader. Elle hurlant de la laisser tranquille, elle criait qu’elle voulait en finir une bonne fois pour toutes. Si son frère la voyait, il aurait honte, sans doute. Ça lui ferait de la peine, certainement. Elle les voyait sortir des aiguilles pleines de tranquillisant. Etait-elle donc folle ? Elle en était donc réduite à ça ? Elle cria plus encore. « Vous approchez pas de moi !! Laissez-moi tranquille ! » Elle s’effondrait, bêtement, les tremblements s’accentuèrent à cause de l’énervement, de l’émotion. Elle ressemblait réellement à une folle. Finalement, peut-être qu’elle l’était réellement revenue.

Alors qu’elle gueulait après ces infirmières, elle sentit des bras l’entourer. Trop surprise pour réagir au début, le type la souleva et l’emporta dans une chambre. Depuis quand on la prenait pour un danger ? Depuis quand on l’éloignait pour ne pas qu’elle blesse quelqu’un ? Elle s’énerva soudain, se débattant du mieux qu’elle le pouvait. « Lâchez-moi !!! Laissez-moi tranquille ! J’en ai marre ! » Elle jouait de ses jambes, de ses bras, de sa tête, pour qu’on la lâche, criant, pleurant plus encore, complètement perdue. Puis, le type d’assit le long de la porte, sans jamais la lâcher. C’était quoi son problème ?! Il parla enfin, lui demandant de se calmer. Sa voix lui semblait familière. Elle l’avait déjà entendu quelque part. Un été, sept ans auparavant… Mais ce n’était pas possible. « Foutez-moi la paix !! Je me calme si je veux ! » Elle se débattait plus encore alors qu’il s’entêtait à la garder près de lui.

Mason ? Elle stoppa alors tout geste à l’entente de son prénom. Mason ? Comment est-ce qu’il pouvait se trouver là, dans cette ville ? C’était un rêve ? Oui, ça devait être ça. Peut-être qu’elle rêvait, peut-être que tout ça n’était pas réel ? Ou peut-être qu’on se jouait d’elle ? Oui, c’était certainement ça plutôt. Mason ne pouvait pas être là, c’était impossible. « Comment vous avez su pour Mason ?! C’est quoi ce jeu ?! J’aime pas qu’on se moque de moi comme ça ! Laissez-moi tranquille ! Je sais pas qui vous a mis au courant pour lui, et je sais pas qui vous êtes, mais vous n’avez pas le droit de jouer comme ça avec les gens ! Laissez-moi partir ! » Elle se débattait toujours plus, et réussit finalement à se délivrer de l’emprise du type. En fait, il l’avait laissé partir. Elle se releva très vite, prit un moment pour souffler, dos au médecin, tentant de sécher ses larmes qui ne voulaient pas s’arrêter, serrant les poings pour retrouver un peu de calme et de dignité.

Enfin, elle se retourna, prête à sortir. Elle se retrouva face au docteur. Elle resta bouche bée devant lui, choquée. C’était lui. « Mason ? » Elle passa une main sur sa bouche, complètement perdue. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Elle se rappela soudain qu’il l’avait donc vue plus désespérée que jamais. Quelle piètre idée devait-il avoir d’elle à présent ? Ce n’était pas l’idéal pour des retrouvailles. Son cœur s’affolait déjà, ses joues se mirent à rougir, d’abord parce que c’était lui, mais aussi parce qu’elle s’était humiliée devant lui, et que maintenant qu’il l’avait vue comme ça, elle serait obligée de lui dire la raison de sa colère, et de sa venue ici. Quand bien même elle mentirait, il pourrait facilement le savoir.
Emi Burton


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MessageSujet: Re: Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing EmptySam 19 Avr - 0:28



Let me love you .. until you learn to love youself ..

J'avais l'impression d'être dans un mauvais rêve. J'avais perdue ma meilleure amie, ma petite copine et celle qui m'avait sauvée la vie quand j'étais adolescent, il y avait à peine 5 mois et maintenant, je retrouvais une autre fille qui m'avait marquée à L'hôpital.. c'était un peu comme si j'étais une malédiction sur patte quoi .. L'ironie était que j'étais médeçin .. Je ne savais pas de quoi souffrait Jude, mais elle n'avait pas l'air d'avoir de séquelle physique pour le moment alors j'imaginais que ce devait être un truc neurologique ou intérieur du moins. Je ne voulais pas la voir souffrir, j'avais beau l'avoir perdue de vu, je ne voulais pas la voir souffrir une seconde. J'avais l'impression que le trou dans mon cœur c'était bouché d'un coup et que j'étais à nouveau ce jeune homme débutant ses études de médecin en cet été de 2007 .. Certes la réalité avait changée pour moi et pour elle aussi, je n'en doutais aucunement. J'avais ma fille et elle devait sans doute avoir un petit copain quelque part .. mais si elle était dans cet hôpital et dans cet état, ce n'était pas pour rien. Je ne sais pas ce qui me poussa à intervenir, mais je peux jurer qu'à ce moment-là, j'ai déterrer une partie de moi-même que j'avais enfoui en montant dans cet avion pour retourner à Havard à la fin de l'été 2007.

Ce retrouver seul avec un bébé n'avait pas été facile, je devais l'avouer. Malgré toutes les nuits passée à me lever au deux heures, les crises de larmes pour une raison ou une autre et tout le reste. J'avais réussis à prendre soin de cette créature et je continuais , jour après jour , devenant de plus en plus fière d'elle un peu plus à chaque fois qu'elle accomplissait le moindre petit geste. Cassie était ma raison de vivre. Celle pour qui j'avais choisit de revenir vers la famille de ma mère. Si mon père avait assez sans cœur pour m'abandonner, il ne méritait pas de connaître sa petite fille. Il ne savait même pas que Cassie existait et je ne comptais pas lui en faire part non plus. J'avais demandé à ma mère et ma grand-mère de garder cela pour elle et de ne pas en parler à mon père ni à quelqu'un de ce côté-là de la famille. Ils ne c'étaient jamais occupés de moi et je ne voulais pas qu'ils puissent me juger à cause de mon choix de vie. Elle était ma fille et elle serait mon plus grand projet que j'aimerais et que je chérirais jusqu'à ma mort. Mon autre projet était quelque part ici .. je ne savais pas pourquoi, ni qui, mais je savais qu'elle était ici à Pearl Trees. Peut-être cette infirmière ou bien cette femme qui promenait son chien sur le trottoir .. ou peut-être bien qu'elle était ici, devant moi, en train de foutre le bordel dans le couloir de l'hôpital .. peut-être qu'elle était mon passé , comme mon présent et qu'elle serait dans mon futur .. Peut-être que ça avait toujours été Jude ..

Je refermais la porte derrière moi , ignorant les chignement de la vieille femme qui voulait absolument que je lui prescrive des calmants et toutes sortes de médicaments pour la faire dormir beaucoup trop longtemps. Je ne pouvais pas faire cela. En tant que nouveau médecin, je pourrais perdre mes licences et j'avais besoin de mon travail. À cause de mon père, c'était la seule chose que je savais bien faire. Même la musique, je ne pourrais pas en faire une carrière. J'avais trop perdu de temps et de confiance en moi pour me lancer là-dedans à temps plein et avec ma fille, je ne pouvais plus prendre de risque .. c'était pour le Mason d'avant ça .. pas pour celui d'en ce moment. Les infirmières semblaient avoir épuisées leurs ressources à essayer de la calmer. Elle était féroce la Jude .. je ne lui connaissais pas ce côté .. en même temps, je ne savais pas ce qu'elle c'était fait dire pour être dans ce mettre dans cet état .. Je devais intervenir .. si elle blessait une infirmière , elle pourrait encourir à bien plus que sa maladie ..

J'approchais donc de la scène par en arrière et après avoir éviter un coup de poigt, je l'avais saisie et forcée à reculer jusque dans une chambre vide. Ne la lâchant pas, je fis de mon mieux pour éviter des coups, même si je ne réussis pas à m'en sortir Indemme. Je devais dire quelque chose pour qu'elle se calme si je ne voulais pas qu'elle se blesse elle ou moi. Je n'avais pas besoin de revenir chez ma grand-mère avec un œil au beurre noir ou une côte de cassée. « Jude c'est .. calme-toi et retourne-toi .. Jude .. » Je la laissais aller, ne voulant pas perdre sa confiance dès le départ. Après tout, nous ne nous étions pas vu depuis 7 ans et je me rendais bien compte qu'elle était malade ..

Quand elle se retourna, j'eus le souffle coupé. Même dans la maladie, elle restait magnifique. Mon cœur se serra en voyant les larmes qu'elle avait tentée de sécher sans y arriver couler sur ses joues. J'avais toujours détester voir les gens pleurer car j'étais extrêmement maladroit pour les rassurer. « Oui .. oui .. c'est moi .. » Je lui adressais un sourire se voulant rassurant. Mais je voyais bien que c'était plus qu'une colère passagère .. c'était de l'accumulation, un truc malsain qu'elle devait faire sortir bien plus que ce qu'elle venait de faire dans le couloir .. « Un .. nouvel emploi ici c'est ouvert .. et ils me voulaient alors je suis venu .. puis c'est un nouveau départ pour moi et .. ma colocataire .. » Je n'étais pas prêt à lui dire que j'avais une fille. Et j'avais ocmme l'impression qu'elle aussi me cachait un truc ..
Emi Burton
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Jude M. Hellingway


Jude M. Hellingway

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▌AVATAR : Emma Stone
▌CRÉDITS : Ava : Emi Burton ~ Signa : Emi Burton (citation : I Should go - Levi Kreis)
▌PSEUDO : Emi Burton
▌HISTOIRES POSTÉES : 437
▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 07/12/2013
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 3345
▌DATE DE NAISSANCE : 02/04/1989
▌MON ÂGE : 30
▌EMPLOI/ÉTUDES : Psychologue
▌CÔTÉ COEUR : Célibataire au coeur pris

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▌DC : Icare l'orphelin friqué !

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MessageSujet: Re: Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing Mason & Jude | Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing EmptyMar 29 Avr - 6:59



Hold me now 'til the fear is leaving, I am barely breathing

En arrivant à l’hôpital, Jude savait déjà ce qui l’attendait à vrai dire. Elle pouvait elle-même constater la dégradation de la maladie, lui ruinant un peu plus la vie qu’à l’ordinaire. Elle savait déjà mais tentait de se persuader que tout ce qu’elle pensait était faux, que le médecin dirait encore une fois que rien ne changeait, dans une voix monotone et sans surprise. Et lorsqu’il lui affirma que le Parkinson gagnait du terrain, la petite blonde se retrouva perdue au milieu des mots qu’il prononçait en essayant de la rassurer. Oui, c’était une petite dégradation, mais en quatre ans, ce n’était pas grand-chose finalement. Oui, un jour, la maladie serait trop présente pour qu’elle puisse vivre seule, mais c’était loin devant elle, elle avait le temps. Oui bien sûr, elle était malade, mais il pouvait contenir cette malédiction encore un peu. Tous ces mots bourdonnaient dans ses oreilles, mais Jude n’écoutait plus. Les yeux dans le vague, elle réalisait que bientôt, elle n’aurait plus rien. Son frère serait l’unique personne à rester auprès d’elle malgré tout, elle ne savait. Elle se sentait terriblement mal. Elle n’avait personne à qui le dire. Personne sur qui crier toute sa colère, personne à tenir fort dans ses bras en laissant couler toutes ses larmes et confier sa peur. Elle ne pouvait pas le dire à son frère, c’était hors de question, il faisait déjà trop pour elle, et elle détestait ça. Elle n’avait cependant personne d’autre.

A l’entente de la nouvelle, c’était comme si tout s’écroulait, comme si tous les espoirs qu’elle avait encore venaient de s’évanouir à jamais. Si la maladie avançait encore, comment ferait-elle ? Elle ne pourrait plus peindre. Elle ne rencontrerait jamais l’amour de sa vie, cette personne avec qui elle aurait pu se marier et fonder une famille, vivre heureux, bêtement, au côté d’un merveilleux mari. C’était cet avenir-là qui se fermait désormais à elle, et cette pensée l’envahit de rage. Elle en voulait à la Terre entière. Elle en voulait à ces médecins incapables de la soigner, elle en voulait à cette maladie de l’avoir choisie elle comme hôte, elle en voulait à ses parents, à Vithanie, à tous ceux qui n’avait pas été là pour elle, elle en voulait même à son frère de rester auprès d’elle malgré tout. Et elle s’en voulait à elle-même de se sentir aussi mal alors que d’autres mourraient chaque jour entre ces murs. C’était trop pour elle. Elle accumulait trop de haine, trop de rage, de peine depuis quatre ans, depuis peut-être même bien plus longtemps. C’était trop pour elle, cette accumulation de sentiments refoulés la détruisait à petit feu. Et cette nouvelle, c’était la goutte d’eau en trop. En moins de deux, elle avait dévasté le couloir de l’hôpital en hurlant, en pleurant, déversant toute sa colère dans cet hôpital qu’elle haïssait plus que tout.

Bien sûr, les infirmières ne tardèrent pas à rappliquer, seringues à la main dans l’idée de l’endormir, ou quelque chose comme ça, comme une folle. Etait-elle folle ? Devait-on l’enfermer ? Etait-elle un danger pour autrui ? Elle était perdue, elle s’était égarée en chemin, et à vingt-quatre ans seulement, elle sentait sa vie lui échapper pour de bon, sans jamais pouvoir la retenir. Elle voyait les regards inquiets se tourner vers elle, comme si elle était un monstre à enfermer. Elle détestait ça, elle voulait juste abandonner, laisser tomber. Elle voulait être écoutée, réellement écoutée. Elle n’avait pas envie d’entendre que tout irait bien alors qu’elle savait que ce ne serait pas le cas. Elle voulait qu’on l’écoute parler, sans rien dire, qu’on la regarde pleurer jusqu’au bout. Elle voulait simplement sentir quelqu’un près d’elle, juste une fois, juste s’exprimer, rien qu’une fois, sans avoir peur de la réaction de la personne en face. Avec son frère, c’était trop délicat, elle avait peur de le détruire. Mais en se taisant, c’était elle qu’elle détruisait. Et de tout ce silence résultait une rage incroyable qu’elle ne se connaissait même pas.

Lorsque ce médecin l’attrapa mesquinement pour l’éloigner, l’emmenant dans une chambre vide, elle se mit à penser qu’une fois de plus, on l’obligeait à se taire. Qu’encore une fois, elle se tairait en faisait comme si de rien n’était. Elle n’en pouvait plus. Elle se débattait tant bien que mal, criant sa colère encore et toujours comme s’il ne lui restait que ça. Puis il lui parla de Mason. Cet être qu’elle avait aimé sept ans auparavant, tout un été, et bien après. Il prétendait même être lui, comme s’il était possible que ce soit vrai. Elle n’y croyait pas, elle était perdue, bouleversée, intriguée également par le fait qu’il connaisse son nom et son histoire. Qui pouvait-il bien être ? Quel jeu était-ce encore pour l’obliger à rester tranquille et bien sage ? Elle détestait ce genre de coup bas. Finalement, il la laissa partir en lui demandant de se retourner. Elle se releva bien vite en lui tournant le dos, n’ayant aucune envie de jouer à ce petit jeu ridicule et blessant. Les larmes coulaient toujours à flot mais elle s’efforça de les sécher, par fierté, avant de se retourner, en vain cependant.

Prête à sortir, elle se retourna enfin et fit face au médecin. C’était bien lui. Il n’avait pas menti. Il était là. C’était un rêve ? Elle n’en croyait pas ses yeux. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Elle prononça une fois son prénom, choquée de le voir là, et il lui confirma qu’il s’agissait bien de lui, petit sourire aux lèvres, le même que sept ans auparavant, le même qui l’avait fait craquer la première fois. Il avait changé, mais il semblait pourtant être toujours le même. Elle se rendit compte finalement à quel point il lui avait manqué depuis ce fameux été. Elle ne s’en était jamais complètement remise, elle avait juste mis ces deux petits mois de côté, bien au fond de sa mémoire pour éviter de trop souffrir de son absence. Elle ne tarda pas à lui demander ce qu’il faisait là, et il répondit rapidement. Il était donc là pour le travail, évidemment. Et apparemment, pas seul. Ca n’étonnait pas tellement la jeune femme, après tout, Mason était pour elle quelqu’un d’extraordinaire. Le terme qu’il employait l’intrigua légèrement, mais elle s’imagina vite une compagne pour lui, le genre de femme bien différente de Jude, le genre de beauté à faire pâlir les dieux. Mason avait sans doute quelqu’un dans sa vie. Elle l’enviait.

Elle baissa légèrement la tête, honteuse qu’il ait assisté à un tel spectacle, mais fit comme si de rien n’était, comme si elle n’était pas malade, comme si elle n’avait pas éclaté en sanglots et en rage, comme si leur rencontre était simplement dû au hasard d’un couloir. Elle plaça une mèche de cheveux derrière son oreille et se mit à sourire au jeune homme, comme elle le faisait si souvent quand ça n’allait pas si bien que ça. « Je vois. Tu as donc continué tes études de médecine… Comme ton père le voulait, pas vrai ? Il doit être fier de toi ! Bravo. » Elle ne disait rien sur sa propre présence ici. Elle parlait de lui, uniquement de lui. Il avait donc poursuivit le rêve de son père, et non le sien. Quelque part, elle était un peu déçue de ce constat, mais ce n’était pas vraiment étonnant. Et puis, il devait tout de même se plaire à soigner les autres. « Donc… Toi et ta… colocataire, venez d’emménager ici ! C’est incroyable de se retrouver ici, dans ma ville natale, après tout ce temps, non ? Ca fait combien de temps ? Sept ans ? Tu n’as pas vraiment changé ! Peut-être une ou deux rides, mais toujours le même sourire de gamin ! » Elle rit légèrement. Parler de lui, se moquer gentiment, parler du passé, juste un peu, se souvenir à quel point c’était bien. Se souvenir du meilleur moment de sa vie, avec lui, se sourire, puis se quitter, et retrouver le désespoir de sa vie d’aujourd’hui.

Emi Burton


« Here we are Isn't it familiar Haven't had someone to talk to In such a long time And it's strange All we have in common And your company was just the thing I needed tonight Somehow I feel I should apologize Cuz I'm just a little shaken By what's going on inside. »

« I should go »

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