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a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles.

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L. Arizona Merrick

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▌AVATAR : Eva Green
▌CRÉDITS : shiya(avatar) - wild hunger (signature)
▌PSEUDO : keels
▌HISTOIRES POSTÉES : 68
▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 05/02/2014
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 2035
▌EMPLOI/ÉTUDES : professeur de science.
▌CÔTÉ COEUR : en couple avec mes clopes, au moins, elles sont toujours là quand j'ai besoin.

Space enough to grow.


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MessageSujet: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptySam 22 Fév - 16:56


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

A KISS OR A GUNFIGHT, HIGHNOON OR MIDNIGHT.

« Pour le contrôle, vous devriez faire les exercices dans le livre, à la fin du chapitre. Ils sont plutôt efficace. Et n'hésitez pas à venir me voir si vous avez besoin de quoi que ça soit! » La sonnerie retenti alors, et les lycéens commençaient à ranger ses affaires, tandis que la brune attendait, les bras croisés en les regardant. « Je vous ai autorisé à ranger vos affaires? » « Mais madame, ça à sonné! » « Merci Jake, mais je ne suis pas sourde. Pour la peine tu sortiras le dernier. Pour le contrôle de Vendredi, pas d'autres questions? » Évidemment, qu'aucuns n'élèves n'avaient d'autres questions, ils étaient trop pressé de sortir. Voyant aucune remarque, que les élèves qui se regardaient, tours à tours, la brune déclarait enfin « Vous pouvez sortir. » Et enfin, la classe se levait en quittant la salle de cours en courant presque, et le dit Jake sorti lorsque tous les élèves furent dehors. Oui, il avait beau être légèrement turbulent en cours, il savait pertinemment qu'il ne fallait mieux pas essayer de jouer au plus malin avec le professeur Merrick, simplement car elle était toujours gagnante. Commençant à rassembler ses affaires, la brune quittait à son tours la salle, la fermant à clé après elle, et elle filait vers la salle des professeurs.

Lorsqu'elle fut à destination, elle saluait les professeurs déjà présent, notamment Mandy avec qui elle s'entendait à la perfection, pour comme d'habitude, Arizona se dirigeait immédiatement vers la fenêtre qu'elle ouvrit. S'appuyant alors contre le plan de travail, elle sortie une cigarette qu'elle se dépêchait d'allumer. Ah oui, la cigarette. Addiction nocives et désagréable pour l'entourage, moyen de détente pour les victimes de ces dernières. Arizona faisait parti des personnes qui pouvaient pas s'empêcher de fumer. Au minimum, quatre clopes en une seule journée, une à 10heures, une à midi, une autre à 15 heures et une lorsqu'elle termine les cours. Mais une fois chez elle, elle s'en enfile beaucoup plus. Une au réveil, après le petit déjeuné, une quand elle rentre chez elle, une après diner, et selon l'heure à laquelle elle se couche, ça peut varié entre deux et cinq après diner. Enfin bref, Arizona était une véritable addict, et lorsqu'elle vit Mandy s'approcher d'elle, elle était persuadé qu'elle allait lui faire -encore- la remarque. Et pourtant rien, à sa grande surprise. Tournant le regard vers la petit documentaliste, Arizona haussait un sourcil. « Je sais ce que tu vas dire. Fumer, c'est toxique. Je suis biologiste Mandy, je connais les risques. » « En fait, j'voulais juste savoir comment tu allais. » Ah, Mandy. Tellement de générosité en elle. Elle était innocente, tellement innocente. « Je vais bien, pourquoi j'irais pas bien? » « J'sais pas, t'as ce regard depuis que le nouveau professeur d'anglais est arrivé. » « Quel regard? » « Celui que tu fais là. Tu sais, quand t'es pas très bien, perturbé ou stressé. Ou triste. » « Comment tu sais le regard que je fais dans ce situations? » « Je suis observatrice, c'est tout. » Baissant la tête, la brune fit tomber la cendre dans le cendrier avant d'apporter de nouveau la cigarette à ses lèvres. « Arizona ... tu veux en parler? » « Non. Ça ira, merci. J'ai deux heures pour manger, je vais en profiter pour avancer dans la correction de mes copies. Dés que ... j'ai finie ma clope! » Elle eu un rire nerveux, et Mandy fit une moue triste avant d'aller se faire un café. Regardant ses pieds, elle finie sa cigarette qu'elle jetait dehors et refermait la fenêtre après elle, pour finalement s'installer à une des nombreuses tables, sortant alors de son sac, un paquet de copies. Elle pouvait faire ça chez elle, mais elle avait besoin de se changer les idées. Quoi qu'elle avait encore 50minutes devant elle avant que tous les professeurs se ramènent pour manger. Normalement. « Arizona, je dois aller en cours, si jamais tu sors, tu fermes après toi? » Relevant la tête, elle vit que tous les professeurs avaient déserté. Ah oui, c'est vrai qu'elle était seule à cette heure-ci, généralement. Sortant son ordinateur portable qu'elle installait à ses côtés, elle commençait sa correction, tout en entrant au fur et à mesure les notes. Puis étant donné qu'elle était seule, elle s'allumait une autre cigarette; histoire de profiter... et de décompresser!
(c) Bloody Storm



me and you living under a paper moon.
we lay on the floor, breath it in deep. don't speak, don't say a word. just savoring. you're all that i have and all to hold on to, you carry me on. take me away ,let's get out of this town. run, baby, run. we're unstoppable now on top of the world. sing it out loud and mean it and keep believing.we've got the rest of our lives, so let it ride.
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Miles T. Scott

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<3

▌AVATAR : Matt Smith
▌CRÉDITS : vava : mia signature : joy
▌PSEUDO : casielsilencio
▌HISTOIRES POSTÉES : 206
▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 20/02/2014
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 2851
▌DATE DE NAISSANCE : 09/06/1982
▌MON ÂGE : 37
▌QUARTIER : Oak Ridge
▌EMPLOI/ÉTUDES : Professeur d'Anglais au lycée de Pearl Trees
▌CÔTÉ COEUR : Arizona *-*

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▌EN CE MOMENT : J'essaye de mettre au clair toutes mes émotions et de maîtriser mes classes au lycée. Je fais connaissance avec les profs, j'essaye de reprendre en main ma relation avec Arizona, et je mets en place un tutorat pour les élèves en difficulté !
▌DC : Nope

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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptySam 22 Fév - 21:23



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What I gotta do to make you love me ? What I gotta do to make you care ? What do I do when lightning strikes me ? And I wake to find that you're not there ? What do I do to make you want me ? What have I got to do to be heard ? What do I say when it's all over ? And sorry seems to be the hardest word...


Un nouveau lycée. De nouvelles classes, de nouveaux collègues. Et Arizona. Bon sang, sur tous les lycées disponibles dans les Etats-Unis, il avait fallu que je tombe sur celui où elle enseignait ! A croire que c'était un coup monté du proviseur de Pearl Trees. C'était une toute petite bourgade, ça ne pouvait même pas correspondre aux volontés d'Arizona. Elle aimait la grandeur, elle aimait voyager, elle l'avait dit elle-même et pas se retrouver dans une petite ville. A moins qu'elle avait changé... Peut-être qu'elle avait changé, oui. Après tout, qui ne changeait pas ? Moi même j'avais bien changé. Je disais que je me plaisais à New-York, que jamais je ne changerais de ville... et finalement, pour des raisons d'argent, j'étais venu ici, à Pearl Trees. Alors en effet, j'étais mieux payé pour le même travail. Et en effet, New-York allait peut-être me manquer au début. Mais je savais que cette ville me plairait, que les gens me plairaient, que les élèves me plairaient. En fait, tout me plaisait déjà !
Cela faisait à peine une semaine que j'étais arrivé. Quelques jours, où tout mon monde avait basculé. Il ne s'était pas écroulé, non c'était trop fort. Mais elle avait tout chamboulé. Comme la première fois que j'avais croisé son regard. J'avais été un peu dur avec elle, voire presque odieux. Toutefois, j'en avais bien le droit non ? J'étais fou d'elle, à New-York, et elle m'avait lâché. De quoi donc avait-elle peur ? Surtout, je pensais toujours que c'était quelque chose à voir avec moi. Je n'arrivais pas à m'enlever cette idée de la tête. C'était évident, en fin de comptes. Je ne lui plaisais pas. Ou pire... il y avait quelqu'un d'autre !

J'avais commencé les cours avec mes nouveaux élèves en douceur. Pour me permettre de mieux les cerner, pour leur permettre de mieux me connaître. C'était moi le nouveau ici, et pas eux ! Il me semblait que les classes étaient plus sympathiques, bien égalisées et calmes, tout ce que j'appréciais. Et après avoir discuté avec mes nouveaux collègues, j'avais cru que c'était le cas dans quasiment tous les cours. Bien, j'étais tombé sur une perle rare. Hormis Arizona, mes autres collègues étaient charmants, de véritables crèmes et il ne me faudrait pas longtemps pour que je finisse par les adorer tout un chacun. Ils m'intégraient tous plus ou moins bien à leur temps de pause, à leurs heures libres, à leur moment pour déjeuner... je n'étais quasiment jamais seul, à part quand j'avais cours, bien entendu, et je devais dire que c'était plutôt agréable. Je ne connaissais pas encore tous les noms, mais ça ne serait qu'une question de temps.

Je prenais mes marques doucement et alors que je déambulais dans les couloirs, libre pendant plus de trois heures parce qu'une classe était en sortie scolaire, je finis par atterrir devant la salle des professeurs, vide. Presque vide, en fait. J'étais déjà entré quand je vis Arizona, assise à une table, un ordinateur portable allumé devant elle, et un tas de copies non-corrigées de l'autre côté de l'ordinateur. Je ne pouvais plus faire machine arrière, et je décidai alors de rester ici. Il n'y avait personne à part nous deux, peut-être était-ce le moment pour discuter... du moins, tenter de discuter. Lentement, je vins m'asseoir juste en face d'elle. Je la dévisageai quelques instants, avant de me caler dans le fond de la chaise, pour ne pas me prendre la fumée de sa cigarette dans le visage. Dernièrement, mon médecin m'avait dit d'être vigilant, il serait fier de voir que j'appliquais ses consignes à la lettre. En réalité, je n'avais pas envie de finir aux urgences, c'était la seule raison pour laquelle je faisais attention.
Mes yeux continuèrent de fixer Arizona. Ni elle, ni moi, n'avions pour l'instant ouvert la bouche. On ne s'était pas encore parlé, hormis le jour où j'étais arrivé et où je l'avais un peu... attaquée. Je n'étais pas fier de ce que j'avais fait, c'était méchant, surtout qu'elle était devant une de nos collègues et je n'aurais pas dû faire ça. Même si au fond, je ne m'en voulais pas plus que ça. Elle n'avait que ce qu'elle méritait. Une fois, plus deux, j'ouvris la bouche pour finalement parler, avant de la refermer, en n'ayant pas vraiment choisi mes mots pour le faire. « Arizona, qu'est-ce qui t'es passé par la tête ? » non, ce n'était pas bon, je savais déjà pourquoi elle avait fait ça : son envie de voyager. Des mensonges, j'en étais sûr, sinon elle ne serait pas à Pearl Trees, actuellement, mais quelque part au fin fond de l'Afrique ou de l'Asie. « Arizona, est-ce que tu m'aimais un peu ? » bon sang, ça non plus ce n'était pas bon. Elle m'appréciait, sinon elle ne m'aurait jamais accordé de temps. Elle était forte, mais elle n'était pas indomptable. Et je l'avais domptée.

- Arizona, y avait-il quelqu'un d'autre ?

Je n'arrivais pas à croire que je lui avais demandé cela. En fait, je ne m'en étais pas rendu compte, mes mots avaient dépassé ma pensée. Ce n'était pas sensé arriver si tôt. Avec ça, j'allais ajouter de l'huile sur le feu, tout ce dont nous n'avions pas besoin elle et moi. Mais au fond, c'était sûrement la seule chose qui m'intéressait, à la seconde où je lui posai cette question. S'il y avait quelqu'un d'autre.




Spoiler:
 


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Every man's life ends the same way. It is only the details of how he lived and how he died that distinguish one man from another. • Ernest Hemingway
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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptySam 22 Fév - 22:37


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

A KISS OR A GUNFIGHT, HIGHNOON OR MIDNIGHT.

Lorsqu'elle avait entendue des bruits de pas, elle relevait doucement la tête, et en voyant la personne qui venait d'entrer, elle se contentait de baisser la tête pour reprendre son activité. C'était probablement la seule chose qu'elle avait à faire. Baisser la tête, et continuer son travail. Comme une lâche, pensait-elle. Pourtant, elle se voyait mal fournir des explications, surtout que dans le fond, la raison pour laquelle elle était partie était minime, aux yeux des autres, et pourtant, elle était blessante pour la brune. Elle avait été détruite, et avait prit une émancipation trop tôt, elle n'était même pas majeur quand elle était partie de chez elle. Et elle avait apprit à se débrouiller, à se battre pour réussir. Elle était forte normalement. Et la voila revenue à la case départ, comme si elle venait tout juste de quitter sa famille. Alors oui, elle n'assumait pas ses responsabilités, mais elle avait de quoi. Et elle était déjà assez blessé comme ça, mais si jamais elle disait la raison qui l'avait poussé à partir, son égo en prendrait un coup. Et ça serait encore pire. Là, elle oserait même plus se balader la tête haute comme elle le faisait habituellement.

Voyant du coin de l'oeil les mouvements de main pour dégager la fumée, la brune se souvint des soucis de santé du jeune homme, et par simple respect, elle écrasait sa cigarette. Tant pis, elle fumerait plus tard. De toute manière elle avait du boulot. Et pourtant, elle n'était pas assez concentrée, elle n'arrivait pas à se concentrer assez. Elle essayait, mais elle n'y arrivait pas. A tel point qu'elle fit n'importe quoi, et comptait une réponse comme étant fausse alors qu'elle était juste. « Merde. » murmurait-elle pour elle même, avant de rajouter un simple "juste" à côté de la réponse qu'elle avait totalement barré. Puis elle mit la totalité des points à la question. Elle était le genre de prof à être plutôt difficile dans sa notation, mais c'était nécessaire pour pousser les élèves à aller au maximum de leur capacité. Ironie du sort. Toute sa vie, Arizona, au par avant appelé Lisa avait été martyrisé pour son excentricité, et aujourd'hui, elle se retrouvait au point de départ, mais en tant que professeur. C'était elle qui donnait les règles. Et pourtant, elle n'était même pas diplômé. Mais qu'importe, elle avait son job, c'était le principal.

Puis, tandis qu'elle attribuait la note qui correspondait au total des points, et qu'elle commençait à rédiger une appréciation, la question tombait. Et face à cette question, sa main déviait, laissant une simple trace rouge sur la copie. Elle fermait les yeux quelques secondes en soupirant, puis enfin elle relevait le regard, gardant pourtant sa tête baissé, et elle fixait dans les yeux le jeune homme. Comment pouvait-il oser penser qu'il y avait quelqu'un d'autre? Il n'y avait personne d'autre, elle était folle de lui. Mais une fois de plus, elle était obligée de trouver une réponse efficace, et convaincante. Rattrapant alors son vilain trais rouge sur la copie, elle finie par la classer et par enfin, formuler une réponse. « Non. Il n'y avait personne d'autre. Et je ne suis venue ici pour personne. Je connaissais personne. » C'était véridique. Elle avait débarqué dans un endroit où elle était seule, où elle ne connaissait personne. Mais Arizona n'attendit pas les autres questions, qu'elle se replongeait dans la correction de ses copies. Cependant, elle se redressait et attrapait son ordinateur. Elle prit soin de changer simplement le fond d'écran, qui était une photo du brun, et d'elle à Londres, justement, juste avant qu'il ne découvre la vérité.Elle se contentait de mettre une photo d'elle, petite, et elle remit son ordinateur à sa place initiale. Dans le fond, Mandy avait pas tord, elle avait cet atroce regard triste.  Car elle était triste, et savoir que l'homme dont elle était amoureuse pensait qu'elle était aller voir quelqu'un d'autre ... Oh non, c'était pas son genre. Puis même, il n'y avait que lui. Sauf que sa réaction était compréhensive, après tout, elle était partie, et n'avait donnée aucune explication. Si il y avait une seule personne à blâmer, c'était elle même.
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▌EN CE MOMENT : J'essaye de mettre au clair toutes mes émotions et de maîtriser mes classes au lycée. Je fais connaissance avec les profs, j'essaye de reprendre en main ma relation avec Arizona, et je mets en place un tutorat pour les élèves en difficulté !
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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyDim 23 Fév - 14:42



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Longuement, j’attendis sa réponse. J’avais posé au préalable mes mains sur mes cuisses pour ne pas trembler. Sa réponse, cette réponse, celle que j’attendais depuis des semaines, même des mois maintenant, était la seule réponse qui me faisait autant peur. Plus que la fin de Shining et plus que le meilleur des films d’horreur. Tout simplement parce que cette fois-ci, il s’agissait de la femme que j’aimais. Si j’avais eu plusieurs copines, plusieurs amourettes, plusieurs histoires qui ne durèrent cependant pas bien longtemps, cette fois-ci avait été différente. Arizona était bien plus que cela. Au fond, n’avions-nous pas la même carapace elle et moi ? Je me planquais derrière mes livres, et elle ? Elle.. derrière son apparence de femme forte. Mais dans un sens, je remarquais aisément que je ne connaissais pas grand-chose d’elle. Elle ne m’avait pas tout dit. En fait, elle ne m’avait rien dit. Je ne connaissais rien de son passé, elle avait toujours été discrète là-dessus. Moi qui ne demandais qu’à apprendre à vraiment la connaître, j’avais toujours été un peu frustré par tout cela, et bien sûr, je ne lui avais jamais rien dit, ni jamais fait comprendre.
Alors que sa réponse se faisait encore attendre, j’observais  ses faits et gestes, en gardant cependant de temps à autres les yeux braqués sur les siens, qui s’étaient relevés pendant une seconde, avant de se reposer sur les copies qu’Arizona corrigeait. Elle prenait son temps pour écrire, et quand enfin, elle eut terminé son point final, elle daigna me répondre.

- Non. Il n'y avait personne d'autre. Et je ne suis venue ici pour personne. Je connaissais personne.

Je sentis sa sincérité, mais elle ne m’enleva pas mon regard froid pour autant. Je n’appréciais vraiment pas la façon dont elle était partie. J’avais été dur avec elle, le jour où je l’avais découvert, certes. J’avais claqué la porte, j’étais allé me réfugier dehors pour me calmer, et surtout pour respirer, et ensuite, quand les battements de mon cœur étaient revenus à leur tempo normal, j’étais remonté et je m’étais enfermé dans ma chambre. Les jours suivants, pendant le voyage, je ne lui avais pas beaucoup parlé, à part lors des moments où j’y étais obligé. Et puis, personne n’avait rien remarqué apparemment. A croire que j’étais bon acteur. Quand nous sommes rentrés à New-York, elle est partie. Je me suis retrouvé seul avec ma colère et ma rancœur.
Et nous étions là, maintenant, aujourd’hui, à nous regarder en chiens de faïence, sans savoir ce que nous devions nous dire, ou bien ce que nous devions faire. Prendre une décision était facile, en assumer les conséquences et prendre ses responsabilités en était une autre. Elle n’avait jamais su le faire, assurément.

Lorsqu’elle eut terminé de tripoter son ordinateur, elle se cala dans sa chaise et ne parla pas. J’attendais d’elle qu’elle s’explique, qu’elle me dise ce qu’il lui était passé par la tête. Tout allait bien dans le meilleur des mondes et elle avait décidé de tout quitter. Quant à moi, je croisai les bras, en attendant une minute, deux minutes, trois minutes… et finalement en décidant que j’allais lui répondre, puisqu’elle ne le faisait pas.

-J’étais amoureux de toi.

J’insistai particulièrement sur le verbe. « J’étais ». Non pas que je ne l’étais plus, fou d’elle, mais je voulais qu’elle culpabilise, qu’elle s’en veuille, je voulais qu’elle souffre comme j’avais souffert. C’était peut-être égoïste, mais il fallait que je me venge un peu. Je n’arrivais plus à lire dans son regard comme je le faisais avant, et je ne savais pas à quoi elle pensait. Quelque chose avait changé, en elle et je ne savais pas quoi. Le dialogue de sourd qui s’imposait entre nous allait me rendre cinglé très rapidement. Il ne me faudrait pas plus de dix minutes pour lui hurler dessus tout ce que j’avais besoin d’extérioriser. Je devais me contenir. J’inspirai profondément, avant de reprendre la parole, devant tant de silence.

-Je vois que ça ne te fait ni chaud, ni froid, apparemment. C’est bien ce que je pensais…

Je baissai la tête à mon tour, regrettant immédiatement d’avoir engagé la conversation entre nous deux. Pourquoi avait-il fallu que je tombe sur elle ? Je commençais à peine à me reconstruire, pourquoi fallait-il que tout me revienne en pleine figure ? Je n’avais rien fait pour mériter cela…




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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyDim 23 Fév - 15:42


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

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«J'étais » ou bien pire qu'une douche froide pour la brune. Elle ne réagit pas, restant aussi froide que le marbre et gardant le plus de distance possible. Même si elle venait à lui dire ce qui l'avait poussé à partir, il ne comprendrait pas. Il n'avait pas vécu ce qu'elle, avait vécue. Personne ne l'avait jamais vécue. Elle se replongeait dans ses souvenirs, dans ses heures les plus sombres. Elle était incomprise, elle avait toujours été incomprise. Même si lui, avait fait un effort de voir ce qu'il y avait derrière cette apparence de glace, il n'avait jamais réussi à la comprendre. Arizona était une marginale, aussi bien physiquement que mentalement. Surtout mentalement. Arizona était incompréhensible, aussi bien dans sa manière d'agir, que dans sa manière de penser. Parfois, elle était spontanée, parfois, elle était réfléchis. Parfois, elle contrôlait ses émotions, parfois, elle se laissait submerger par celle-ci. Elle était comme le jour et la nuit, ces deux partis qui composaient 24heures réunis en une seule personne. Arizona était tel un phénomène de foire dans sa tête. Et le pire, c'est qu'au plus profond de son subconscient, une zone était réservée aux déceptions, à la tristesse et à la douleur. Des sentiments qu'elle n'aimait pas ressentir, car elle se sentait faible. Alors elle refoulait toujours ses sentiments, du moins en public. Une fois seule dans son appartement, là, c'était différent souvent. Et la seconde réplique se voulait encore plus cinglante que la première. Habituellement, la cynique dans l'histoire c'était elle. Relevant d'un seul coup la tête, elle déclarait d'une voix qui se voulait presque agressive « Tu sais pas ce qui m'a poussé à partir alors arrête de faire semblant de lire en moi, car t'es bien loin du compte. Et parmi toute les hypothèses que tu émettras, aucune ne sera juste. Alors tais-toi avec tes "je t'aimais" et "c'est bien ce que je pensais" car tu sais absolument rien. Absolument rien de moi, ni des raisons qui m'ont poussé à venir. » Au moins, c'était clair. Et surtout véridique.

Mais là, Arizona était dans une période où elle ne contrôlait plus ses émotions. A tel point que lorsqu'elle sentie les larmes lui monter aux yeux, elle fit valser son ordinateur qui tombait au sol. Bon, il était bon à finir à la casse, et elle devrait probablement s'en acheter un nouveau. Se levant, elle se dirigeait vers la fenêtre, et elle te tournait le dos, fixant alors l'extérieur, bras croisé, et une certaine amertume. Elle savait pas si elle devait te haïr pour oser dire des choses pareilles, où si, au contraire, elle devait te laisser gagner cette partie. Disons que son égo en prendrait -encore- un certains coup, mais elle ne pouvait pas se résigner à te laisser gagner. Simplement car tu ne connaissais pas la vérité. Et elle refusait de la révéler, car révéler cette vérité serait comme se mettre à nue, et avouer ses faiblesses, sa plus grande peur. Et c'était inconcevable, après les années qu'elle avait mise pour se reconstruire.

Elle était tendue, elle le savait. C'est pour ça qu'elle sortie, de la poche de son jean, son paquet de cigarette -encore- et qu'elle en coinçait une entre ses lèvres pour finalement l'allumer et ouvrir la fenêtre. Elle s'accoudait même à celle-ci, malgré l'air frais, et elle fixait le paysage devant elle, cherchant à se vider l'esprit. Elle fermait les yeux et se contentait de laisser une larme, voir deux, couler. Puis, heureusement pour elle, elle était de dos. C'est pour cette raison qu'elle passait rapidement une main dans son coin de l'oeil, comme ça, ça pourrait facilement passer pour un cil dans l'oeil, puis elle retrouvait son sang froid en reniflant une fois, comme pour absorber toute sa tristesse et sa peine, ramenant alors le bâtonnet toxique quelle tenait entre les doigts. Doucement, elle reprenait le contrôle de ses émotions, mais alors très doucement. Cependant, elle pouvait rapidement remonter sur ses grands chevaux. Et elle pouvait briser d'autre chose comme son pauvre ordinateur qui venait de rendre l'âme.
(c) Bloody Storm



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we lay on the floor, breath it in deep. don't speak, don't say a word. just savoring. you're all that i have and all to hold on to, you carry me on. take me away ,let's get out of this town. run, baby, run. we're unstoppable now on top of the world. sing it out loud and mean it and keep believing.we've got the rest of our lives, so let it ride.
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Miles T. Scott

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▌AVATAR : Matt Smith
▌CRÉDITS : vava : mia signature : joy
▌PSEUDO : casielsilencio
▌HISTOIRES POSTÉES : 206
▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 20/02/2014
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 2851
▌DATE DE NAISSANCE : 09/06/1982
▌MON ÂGE : 37
▌QUARTIER : Oak Ridge
▌EMPLOI/ÉTUDES : Professeur d'Anglais au lycée de Pearl Trees
▌CÔTÉ COEUR : Arizona *-*

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▌EN CE MOMENT : J'essaye de mettre au clair toutes mes émotions et de maîtriser mes classes au lycée. Je fais connaissance avec les profs, j'essaye de reprendre en main ma relation avec Arizona, et je mets en place un tutorat pour les élèves en difficulté !
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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyDim 23 Fév - 17:10



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What I gotta do to make you love me ? What I gotta do to make you care ? What do I do when lightning strikes me ? And I wake to find that you're not there ? What do I do to make you want me ? What have I got to do to be heard ? What do I say when it's all over ? And sorry seems to be the hardest word...


Le pire dans cette histoire, c’était qu’Arizona ne semblait même pas blessée par tout ce que je venais de lui dire. En fait, je n’arrivais vraiment plus à lire en elle. C’était comme si elle s’était rendue hermétique à notre histoire, à mon regard, à tout ce qui pouvait émaner de moi. Je ne pouvais pas l’avoir simplement effleurée en disant ça. J’étais un peu déçu de sa non-réaction. Pourtant, quand elle releva la tête vers moi, j’eus presque l’impression qu’elle allait me dévorer tout cru. Et pas gentiment parlant. Au contraire. Son regard se fit noir et ses yeux me lancèrent des éclairs. J’avais obtenu ce que je voulais : une réaction. Ça allait peut-être être un peu violent, mais c’était mieux que rien.

- Tu sais pas ce qui m'a poussé à partir alors arrête de faire semblant de lire en moi, car t'es bien loin du compte. Et parmi toute les hypothèses que tu émettras, aucune ne sera juste. Alors tais-toi avec tes "je t'aimais" et "c'est bien ce que je pensais" car tu sais absolument rien. Absolument rien de moi, ni des raisons qui m'ont poussé à venir

A mon tour, je décidai de ne rien montrer. Mieux valait ne pas s’énerver, je l’avais bien compris. Je sursautai quand elle se leva en balançant violemment son ordinateur par terre. Je ne sus si elle l’avait fait exprès ou non, mais en tout cas, si elle voulait une vraie réaction dramatique et théâtrale, elle ne s’était pas trompée. Elle s’éloigna de moi, et je jurai avoir vu ses yeux briller. La connaissant, je préférai ne pas relever, elle s’énerverait encore plus.
Néanmoins, sa réaction était étrange. Elle ne m’avait jamais paru colérique auparavant. Je n’avais jamais vu Arizona pousser des colères, faire des crises de ce genre. J’avais dû la chiffonner un peu plus que je ne le pensais. Bien évidemment, je lui avais menti, en insistant tellement. Bien sûr que je l’aimais encore, comment ferais-je autrement pour ne pas l’aimer ? Ce n’était pas sans compter sur les longues journées en solitaire que j’avais passé sans elle. Je ne pouvais pas oublier tout cela, ça m’avait tellement anéanti, au début. Et puis après, la colère avait repris ses droits et si je m’étais habitué à ne plus avoir sa présence, je n’en démordais pas moins : elle ne pouvait que me le payer !

-Pourquoi tu t’énerves ? Certes, je ne sais pas pourquoi tu es partie, et tu avais sûrement tes raisons, mais tu ne m’as rien dit, tu ne m’as jamais rien dit…

De l’autre côté de la pièce, accoudée à la fenêtre, Arizona s’était allumée une cigarette. Etrange, comme quoi une cigarette pouvait tout changer. Son attitude, ses émotions… elle se redonnait une contenance, en fumant. Et ça je l’avais bien compris. Plus qu’un moyen de se détendre et de penser à autre chose, c’était aussi une façon de redevenir la femme qu’elle prétendait être.

-J’ai le droit d’être en colère, je crois…

Et elle, elle n’avait pas le droit de me prétendre le contraire. Elle n’en avait aucun droit, parce que c’était elle qui était partie. Et je n’avais rien fait pour qu’elle décide de partir. Et je n’avais rien pu faire pour l’en empêcher…






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Every man's life ends the same way. It is only the details of how he lived and how he died that distinguish one man from another. • Ernest Hemingway
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L. Arizona Merrick

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▌AVATAR : Eva Green
▌CRÉDITS : shiya(avatar) - wild hunger (signature)
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▌HISTOIRES POSTÉES : 68
▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 05/02/2014
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 2035
▌EMPLOI/ÉTUDES : professeur de science.
▌CÔTÉ COEUR : en couple avec mes clopes, au moins, elles sont toujours là quand j'ai besoin.

Space enough to grow.


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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyDim 23 Fév - 18:27


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

A KISS OR A GUNFIGHT, HIGHNOON OR MIDNIGHT.

Elle s'énervait car avec des remarques comme celle-ci, elle risquait de craquer, et d'avouer la raison de son départ. Et elle ne voulait pas être aussi faible, elle ne voulait pas avouer. Pourtant, ça lui retirerait probablement un poids sur la conscience. Et ça expliquerait tellement de chose. Pourquoi elle semblait si froide, distante. Et la réponse était toute prête dans sa tête. Pourquoi s'énervait-elle? Mais parce que tu pensais savoir alors que tu ignorais, simplement. Et pourtant, c'est d'une voix pleine de monotonie qu'elle répondit par une autre phrase, une partie de la vérité, sans pour autant trop en dire. C'était sorti tout seul, sans qu'elle ne puisse le contrôler, comme si son cerveau l'obligeait à répondre. « Je m'énerve car tu prétends savoir. Mais tu sais pas c'que c'est, de vivre ce que j'ai vécu. » Oui, c'était la vérité. Personne ne pouvait comprendre. Arizona avait été cette adolescente, sans un seul ami, cette fille rejeté, et détesté, cette fille considéré comme une honte dans sa famille. En fait, elle avait l'impression qu'elle était sur terre, alors qu'elle n'aurait jamais du y être. Et quand elle avait entendue cette femme, prononcé ces mots, dire qu'elle était la honte de l'établissement, elle s'était rappelé pourquoi elle était partie. Arizona avait, de l'époque où elle était encore adolescente, fait une grave dépression. Ses poignets pouvaient en témoigné, et elle avait penser à commettre l'irréparable. C'est pour ça qu'elle avait toujours beaucoup de bracelet, pour camoufler ses poignets meurtri par un rejet constant. Elle tournait d'ailleurs sa main sur son poignet droit, et ses bracelets tombaient légèrement le long de son bras, vu que celui-ci était levé. Et elle y voyait, les cicatrices d'une adolescente blessé, détruite par tant de rejet. Car c'est à ça que se résumait la vie d'Arizona. A être rejeté, et à souffrir en silence, accumulant les choses, pour finalement donner l'impression d'être forte dans la vraie vie. Sourire malgré les larmes qui se cachaient là le soir, garder la tête haute, malgré les douches, passés assise à même le sol à laisser l'eau tomber sur son corps. S'attaquer aux gens qui harcelaient, alors qu'en réalité, elle n'avait qu'une seule crainte, que ça se retourne contre elle. Mais Arizona avait toujours eu trop de fierté pour tendre l'autre joue, alors elle ripostait. Elle n'était pas méchante, elle n'était pas froide. C'était juste une femme blessé par un passé qu'elle cherchait à tout prit à refouler. Mais on peut jamais échapper éternellement au passé, simplement car celui-ci nous rattrape toujours.

Terminant sa cigarette, elle jettait le mégot, et refermait la fenêtre derrière elle. Pourtant, elle regardait toujours l'extérieur, avant de souffler un bon coup et de se retourner, ramassant alors l'épave de son pauvre ordinateur, et de s'assoir à sa place. Attrapant la copie suivante, elle se mit en tête de la corriger, d'ignorer tes remarques. Et ça marchait. Enfin, pas longtemps. Elle arrivait à la troisième question que sans même la sentir, elle vit une goute tomber sur la feuille de l'élève, se mélangeant alors à l'eau. Est-ce que ...? Oui. Arizona pleurait. Silencieusement, mais tout de même. Et sans même relever la tête pour camoufler ses larmes, elle se contentait de murmurer simplement; « Je suis désolé. Il fallait que je parte. Je pouvais pas rester. » Elle avait toujours eu tous le monde à dos, mais si maintenant, la seule personne qu'elle aimait vraiment se mettait à la détester, alors elle devrait probablement encore déménager. Peut-être quitterait-elle le pays cette fois-ci. C'était à envisager.

Sentant que les larmes étaient de plus en plus difficile à retenir, elle se levait, toujours tête baissé, et elle traversait la pièce de manière à s'enfermer dans les toilettes qui étaient dans un coin de la salle des professeurs. Elle refermait la porte derrière elle, à double tours, et elle alluma l'eau du robinet pour faire croire qu'elle se lavait les mains ou quelque chose comme ça. Pourtant, elle se laissait glisser contre la porte, en évacuant enfin. Des années à rester forte, venaient de partir en poussière. La carapace craquait, elle avait accumulé trop de chose. Et là, ça sortait. La faille avait été de plus en plus grosse, mais là, c'était plus supportable. Il avait fallu des années à Arizona pour faire d'elle ce qu'elle était devenue, et il n'avait fallu que de quelques mots pour que tout s'écroule. Et elle revenait au point de départ, quand elle était dans sa chambre, sept ans au par avant, quand elle pleurait, se vidait de ses larmes. Elle était vulnérable maintenant, mais elle refusait de le montrer. Elle avait toujours refusé de le montrer. Et donc, la voila en train de se cacher pour pleurer, simplement.
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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyDim 23 Fév - 21:36



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What I gotta do to make you love me ? What I gotta do to make you care ? What do I do when lightning strikes me ? And I wake to find that you're not there ? What do I do to make you want me ? What have I got to do to be heard ? What do I say when it's all over ? And sorry seems to be the hardest word...


Je ne savais pas vraiment où allait nous mener cette discussion. J'avais l'impression d'être le seul intéressé à vouloir vraiment qu'on discute. Et même si j'étais dur avec elle, je pensais qu'elle allait pouvoir me tenir tête un peu plus. D'accord, elle m'avait à moitié crié dessus il n'y a même pas trente secondes, mais elle s'était arrêtée tout net, juste après. Dans mes souvenirs, elle avait plus de mordant. Au lieu de quoi, elle était calme, elle se taisait, elle n'était pas l'Arizona que je connaissais alors à l'époque. J'aurais dû m'en douter. Les semaines, les mois avaient passé et malheureusement, nous nous éloignés... j'avais dû changer moi aussi, sans m'en rendre compte.
Après avoir fini sa cigarette, elle s'était empressée de s'emparer d'une nouvelle copie, en revenant s'asseoir en face de moi. Pour ma part, je continuais de la fixer, sans rien dire. Je ne savais pas quoi dire en fait. Surtout qu'elle ne me répondait pas, et ça, ça avait le don de me rendre complètement fou. Je voulais qu'elle me réponde. Combien de fois avais-je rêvé d'elle, de nos discussions, d'une explication qu'elle me donnerait ? Elle ne l'avait jamais fait, je venais de lui dire, et ça ne semblait même pas la faire réagir quant au fait qu'une explication était quasi-vitale pour moi. Puis, alors que je m'y attendais pas, elle me répondit, d'une voix neutre bien qu'un peu tremblante.

-Je suis désolé. Il fallait que je parte. Je pouvais pas rester.

Je la regardai sans mot dire. Elle me perturbait à être si étrange. Et pourquoi me répondait-elle de cette façon ? C'était si énigmatique ! Ne pouvait-elle donc pas juste me dire ce qu'il lui était passé par la tête ? Mince, ce n'était pas si compliqué. Je ne savais pas, elle n'avait qu'à me dire « J'avais peur de m'engager ! » ou alors « Je voulais vraiment voyager ! » bien que je ne croyais plus à cette excuse. En fait, je n'y avais jamais cru, parce que je savais qu'au fond, il y avait quelque chose d'autre, quelque chose de plus profond, qui fait ressortir son mal-être. Mais quoi ? Toute la question résidait dans ce point.
Alors que j'allais reprendre la parole, pour lui demander des précisions, Arizona se leva et partit vers les toilettes, d'un pas assez lent pour être normal mais un peu trop rapide pour ne rien cacher. Je la laissai faire, comprenant aisément qu'elle avait besoin d'être au calme, d'être seule peut-être. Mais ça n'allait pas m'empêcher de la harceler jusqu'à ce qu'elle me dise ce qu'elle avait voulu oublier, ou bien éviter. J'entendis la serrure est verrouillée, puis plus rien. Avec un long soupir, je me levai de ma chaise, pour m'avancer jusqu'à la porte des toilettes, en espérant de tout cœur et en croisant les doigts pour que personne n'entre dans la salle des profs pendant que j'allais essayer de raisonner Arizona. Ce n'était pas le moment de passer pour un débile.

Doucement, je posai ma main sur le panneau de bois de la porte, sans rien dire dans un premier temps. J'essayais d'entendre ce que faisait Arizona. Le robinet était ouverte, elle semblait se laver les mains. Du moins, n'importe qui aurait pu croire cela. Pas moi. Je déposai ensuite mon front sur ce même panneau de bois, en fermant les yeux. Je revoyais des scènes de quand nous étions ensemble. Cette histoire avait duré si peu de temps, nous ne pouvions pas avoir beaucoup de souvenirs en commun, et c'était bien dommage. Mais j'en avais bien assez pour être vraiment nostalgique d'une époque qui me semblait bel et bien révolue... malheureusement ! Arizona ne semblait pas vouloir revenir en arrière et moi, je ne savais pas si j'en avais la force. J'avais eu un long moment à vide après son départ, et encore aujourd'hui, et d'autant plus depuis que j'étais arrivé dans le lycée de Pearl Trees, j'avais l'impression d'être parfois brûlé vif en entendant rien que son prénom. Si j'avais eu du mal à le supporter au début, je commençais à peine à m'y habituer et tout s'était ravivé en une semaine passé dans le même établissement, comme « au bon vieux temps ». Je pris de nouveau une profonde inspiration, pour trouver mon courage et pris de nouveau la parole, en essayant de me modérer cette fois, pour ne pas la froisser :

-Arizona, comprends-moi... j'étais fou de toi, tu es partie, tu ne voulais même pas me le dire au début, il a fallu que je découvre tout...

Je sentis la colère remonter en moi, mais il était hors de question que je cède. Je devais me contenir, et surtout, ne pas lui hurler dessus. Malgré le fait que j'avais très envie de lui sortir ses quatre vérités, je ne pouvais pas le faire. Tout d'abord parce qu'on risquait de s'entretuer, et ensuite, parce que tout le monde pouvait nous entendre. Et ce n'était pas l'endroit pour ça. Je gardais les yeux fermés. Des flashs me revenaient à nouveau de cette période si faste pour notre histoire..

-Si seulement tu m'expliquais.. Je n'ai peut-être pas vécu ce que tu as vécu, je le conçois, mais tu ne veux rien dire.. tu ne sais pas combien c'est frustrant d'être là et de ne pas pouvoir comprendre ni t'aider...

J'attendis de nouveau. La patience n'était pas mon fort, et avec Arizona, j'avais l'impression d'attendre une vie entière. Mais je n'avais pas une vie à dépenser à attendre une femme. J'étais amoureux d'elle, mais je savais que le monde débordait de femmes célibataires, moins compliquées qu'elle.
N'ayant toujours pas de réponse, je me décalai de la porte. Je savais que ça ne servait à rien de continuer. Elle n'allait pas me répondre ; pas maintenant en tout cas. Ou alors ce serait un miracle...




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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyDim 23 Fév - 22:01


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

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Et elle était là, comme une idiote. A pleurer silencieusement. Mais dans le fond, elle comprenait le raisonnement du brun, il méritait des explications. Elle pouvait peut-être en dire un peu, sans aller trop loin, non? Enfin, c'était peut-être possible, d'étoffer au maximum pour qu'il n'insiste pas plus, et comprenne que c'était trop intime. Se levant, elle coupait l'eau du robinet, et elle posait sa première main sur le verrou de la porte, puis la seconde sur la poignée. Elle plaquait même son front contre celle-ci en fermant ses grands yeux bleus. « On a tous des secrets que l'on garde enfouis au plus profond de nous. Et c'est mon secret. » Elle finie par déverrouiller la porte et l'ouvrir, s'appuyant dans l'encadrement de celle-ci, tandis que ses joues étaient rayés par ses longues trainées noires. « Mais parce que je t'aim...» Elle allait dire ce verbe au présent, et non au passé, contrairement au brun, mais ne voulant pas créer de polémique, elle modifiait la formulation de sa phrase « Parce que notre histoire à réellement signifié quelque chose pour moi, bien qu'elle fut courte, je veux bien te révéler quelques détails de ce secret, sans pour autant aller plus loin. Car je peux pas en parler. C'est déjà un lourd fardeau de le porter, mais c'est mon fardeau, et personne d'autre que moi n'a à le porter. »

Baissant la tête, elle commençait l'énnonciation des raisons du départ, enfin, une partie en tout cas. « J'ai pas eu une enfance facile, et mon adolescence fut pire. Quand je suis parti de chez moi, à 18 ans, ma mère à dit que j'étais la honte de la famille. Et pour moi, c'était probablement la pire des choses au monde car j'aimais mes parents, mais mon image ne correspondait pas à celle que les Merrick devaient renvoyer, après tout, mon père est le sénateur d'Hawaii. Quand tu m'as demandé d'aller faire signer les dossiers au directeur du lycée... » elle relevait la tête en sentant de nouveau les larmes monter, et elle se dépêchait de regarder à l'extérieur, comme pour éviter le regard du jeune homme. « Et j'ai entendue cette prof, je sais plus son nom ... tu sais, elle est venue avec nous en angleterre, mais ... elle me détestait vraiment. Enfin bref. Je l'ai entendu parlé au proviseur, disant qu'avec mes manières extravagante, j'étais ... en quelque sorte la honte de l'établissement. Et ça m'a rappelé les mots de ma mère. » Dis comme ça, ça paraissait minime, mais pour la brune, c'était un sérieux traumatisme. « Quand ma mère m'avait dit ça, j'ai plié bagage à 18 ans, j'étais même pas encore majeur. Et ils étaient persuadé que je reviendrais. Mais j'attendais une preuve d'amour, et pourtant, personne n'a cherché à savoir où j'étais parti, si j'allais bien. J'aurais pu mourir qu'ils s'en seraient pas rendu compte. Ça les aurait même arrangé, car ils auraient été prit de pitié, ça aurait fait de la pub, et mon père était sur de gagner les élections. Alors, quand j'ai entendu ces mots, j'ai déposé moi même ma démission. Car c'était trop dure à supporter. »

Et elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle n'avait pas révelé une seule partie de ce secret, mais bien son secret en totalité. Et elle fermait enfin les yeux avant de relever la tête et de fixer le brun, pour finalement déclarer « Ça n'avait aucun rapport avec toi. Ça n'en a jamais eu. Je suis tombé amoureuse de toi alors que je m'étais promis de ne jamais le faire, et pourtant ... t'as été la seule personne à m'accepter telle que je l'étais. Mais c'était pas suffisant pour me forcer à rester, car c'était trop douloureux à supporter. Trop douloureux de me dire que quand les autres profs me voyaient, ils voyaient une nana marginale, timbré, fumeuse comme un pompier et surtout ... qui était la honte de l'établissement. Alors arrête de penser n'importe quoi . Car je suis sûre que parmi tous les scénarios que tu as élaboré, celui-ci n'était pas dans la liste. »
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▌EN CE MOMENT : J'essaye de mettre au clair toutes mes émotions et de maîtriser mes classes au lycée. Je fais connaissance avec les profs, j'essaye de reprendre en main ma relation avec Arizona, et je mets en place un tutorat pour les élèves en difficulté !
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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyLun 24 Fév - 15:21



a kiss or a gunfight, highnoon or midnight

What I gotta do to make you love me ? What I gotta do to make you care ? What do I do when lightning strikes me ? And I wake to find that you're not there ? What do I do to make you want me ? What have I got to do to be heard ? What do I say when it's all over ? And sorry seems to be the hardest word...


J'étais prêt à partir, prêt à la laisser tranquille et à surtout ne pas trop l'accabler. Pourtant, dès lors que je commençais à m'éloigner pour quitter l'endroit, j'entendis le robinet se fermer, de l'autre côté de la cloison et Arizona sortit des toilettes, en me disant qu'il s'agissait de son secret. Je la regardai attentivement, effaré de voir son visage strié par les larmes, mélangé à l'encre de son mascara. Elle avait beau être en larmes – et c'était la première fois que je la voyais dans cet état – elle était quand même magnifique. Brisée, mais sublime. Et elle faisait renaître en moi les mêmes sensations qu'avant.
Elle commença alors à m'expliquer qu'elle pouvait me raconter ce secret, qu'elle pouvait me donner des informations, des détails, qu'elle pouvait m'apprendre des choses que je ne savais pas. Elle évoqua notre histoire, et alors qu'elle se reprenait, et disait qu'elle avait vraiment compté pour elle, je me surpris en train de frisonner, et même d'espérer que notre histoire recommence enfin. Je ne devais pas me laisser faire, cependant. Je ne voulais pas recommencer quoi que ce soit, sans être sûr qu'elle ne me referait pas un sale coup, comme elle l'avait fait à New-York. Peut-être que si j'écoutais attentivement son histoire, je pourrais trouver un moyen d'arranger la situation.
Je vis Arizona baisser la tête, m'arrachant à la vision de ses magnifiques yeux. Elle semblait chercher ses mots, elle semblait sélectionner ce qu'elle voulait ou non me dire. Je me tus, préférant la laisser faire, la laisser parler et ne surtout pas la presser. Je ne ferais que l'énerver, et elle ne me dirait rien de plus. Elle commença par me parler de son enfance et de son adolescence. Chez ses parents. Elle n'avait jamais rien dit sur ses parents. Et maintenant je comprenais mieux pourquoi. Des parents qui n'étaient pas là, ou qui la prenaient pour la honte de la famille... Certes je n'avais pas connu ce cas de figure, mais je comprenais aisément que c'était difficile à supporter. Alors tout son mal-être venait donc d'ici ? Du fait qu'elle s'était obligée à fuir Hawaii ? Ça avait dû être une terrible épreuve pour elle... fuir son île natale, fuir sa famille, et surtout, ne plus jamais avoir de nouvelles. Je me demandais si ses parents regrettaient, à l'heure actuelle, ce qu'ils avaient fait.
Rapidement, elle passa à ce que je connaissais. Non pas qui me concernait, parce que ce n'était pas le cas, du moins à demi. A vrai dire, je ne me souvenais même plus du fait que je lui avais demandé d'aller voir le proviseur pour lui faire signer des papiers... je devais être trop occupé, et j'avais délégué la tâche. Arizona avait accepté, pour me rendre service, elle savait combien c'était fastidieux, et long pour moi, d'organiser ce voyage. Si seulement je ne l'avais pas envoyée dans son bureau, elle ne serait jamais partie... Quoique l'autre pimbêche qui était simplement jalouse d'elle et qui avait balancé ces insanités aurait sûrement eu d'autres occasions pour lui faire comprendre qu'elle ne l'acceptait pas. En voyant Arizona plus bas que terre, si mal, je voulus la prendre dans mes bras, la serrer contre moi, la faire aller mieux. Au lieu de quoi, je restais bras ballants, sans rien dire, un peu perdu. Elle continua, en disant que les mots de la prof en question lui avait rappelé les mêmes mots de sa mère et qu'elle n'avait pas supporté. Alors elle était partie. Et elle m'avait laissé. Mais avais-je vraiment le droit de me plaindre, après avoir entendu ce que je venais d'entendre ? Non... pas vraiment.

Arizona s'arrêta quelques instants, pour reprendre son souffle, pour se calmer un peu, et pour finalement reposer ses yeux sur les miens. Je la fixais intensément, j'essayais de lui faire comprendre qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète, que je comprenais, même si je lui en voulais encore. Elle reprit la parole une dernière fois, et sur le ton qu'elle emprunta, je sus que c'était la dernière fois qu'elle parlerait de tout cela. Je continuai alors de me taire, l'écoutant simplement, la regardant faire, alors qu'elle me fixait d'un air de défi. Elle me fit clairement comprendre que je n'avais rien à voir avec son départ, et qu'évidemment il n'y avait personne d'autre. En réalité, j'avais cru qu'elle était partie à cause de moi, et j'avais eu bien tort. J'avais été égoïste et je m'étais pris pour le centre du monde... Je pensais cependant que je serais assez fort pour elle, assez précieux pour qu'elle ne parte pas sans rien dire. Et ce n'était pas le cas.

-Alors arrête de penser n'importe quoi. Car je suis sûre que parmi tous les scénarios que tu as élaboré, celui-ci n'était pas dans la liste.

Sa dernière phrase m'acheva. Je baissai la tête, un peu honteux de ne pas avoir pensé qu'il pourrait y avoir des causes qui venaient d'ailleurs, de plus profond, de plus loin. C'était toujours le cas. Après tout, moi non plus je n'avais jamais parlé de mes parents à qui que ce soit. Mais je n'avais pas spécialement de problème d'intégration, ni de confiance en moi... Néanmoins, son histoire m'avait fait comme un coup de marteau, en plein sur le cœur, et si je n'allais pas la serrer dans mes bras, parce que j'étais sûr qu'elle ne l'accepterait pas, nous n'en avions cependant pas terminé, tous les deux.

-Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit ?

Elle resta silencieuse, et moi de même. Je compris qu'elle n'allait pas me répondre et je dus continuer, pour en rajouter une couche, certes, mais aussi pour lui faire comprendre que j'aurais été là pour elle, que mes sentiments n'étaient pas faux, et que je ne jouais pas. Je l'aurais prise au sérieux, et je l'aurais aidée.

-Arizona, j'aurais été là pour toi. Tu aurais dû me le raconter à l'époque, on aurait été forts tous les deux, et tu n'en aurais eu rien à foutre de cette fille.

Je me rapprochai doucement et discrètement d'elle. Elle avait arrêté de pleurer, c'était une bonne chose. Je n'aimais pas la voir pleurer.

-Tu aurais dû me le dire... Je sais que tu as souffert de l'entendre dire ça, mais j'ai souffert de ne plus t'avoir avec moi...




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L. Arizona Merrick

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▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 2035
▌EMPLOI/ÉTUDES : professeur de science.
▌CÔTÉ COEUR : en couple avec mes clopes, au moins, elles sont toujours là quand j'ai besoin.

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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyLun 24 Fév - 18:38


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

A KISS OR A GUNFIGHT, HIGHNOON OR MIDNIGHT.

Que répondre à ça? Oui, que pouvait répondre cette pauvre petite brune qui assumait à peine son passé? Elle haussait les épaules, en guise d'unique réponse à cette question qui venait de tomber. Finalement, elle fronçait les sourcils face aux remarques qui suivirent. Elle voulait pas à être réprimandé, Arizona n'était plus une petite fille. Non, elle était tout l'inverse, elle était une grande fille, assez grande pour prendre des décisions en tout cas. Et même si elles n'étaient pas toujours les bonnes, elles l'aidaient à comprendre ses erreurs pour ne pas commettre les précédentes. Eb l'occurrence, là, elle en avait commise une. Pourquoi n'en avait-elle pas parlé? Était-elle idiote à ce point? Elle se contentait d'enchaîner suite à la dernière remarque du brun « Mais j'ai cru comprendre que c'était plus le cas maintenant. Alors, t'as plus à souffrir à cause de moi. Tu peux ... vivre ta vie. » Elle relevait encore le regard vers lui, avant d'hausser de nouveau les épaules. Oh, ça lui faisait mal de dire ça, non, en fait, ça lui arrachait les tripes.

De longues secondes s'écoulèrent. Trop longues même. Elle passait sa main sur sa joue, voyant la trainée de mascara sur sa main, et elle se dit qu'elle devait peut-être se refaire une beauté, histoire de pas débarquer en cours en mode panda. Laissant la porte ouverte, elle attrapait du papier toilette qu'elle mouillait et posait doucement sur ses joues, de manière à effacer ces vilaines traînées noires. Pourtant, à peine avait-elle finie, que déjà, elle avait envie de se remettre à pleurer. Et si elle se sentait pas bien? Et si elle rentrait chez elle, pleurer dans son lit? Elle n'avait aucun remède contre cette peine d'amour. Il était clair que c'était sa faute, mais le fait que parle de cette relation, où du moins des sentiments au passé brisaient la jolie brunette.

Finissant enfin de se remettre ensuite du maquillage, la voila comme elle était arrivé le matin même. Des yeux d'un bleus clair, entouré d'une épaisse couche noir, assorti à la couleur de ses cheveux, qui faisait encore plus ressortir ses yeux. Libérant enfin la salle de bain, elle reposait le tout dans son sac, et elle se retournait, doucement, faisant face au jeune homme qui lui, lui faisait dos. « Miles? » Elle attendait qu'il se retourne, et une fois chose faite, elle se mit à le regarder, à le détailler. Chaque parcelle de peau, chaque centimètres carré de son corps, chaque petit élément, comme si elle arrivait à distinguer les particules qui composaient son corps. Elle était amoureuse de lui, non, pire, elle était folle de lui. Baissant les yeux, elle commençait à déclarer simplement. « J'vais faire quelque chose. Un truc dont j'ai aucune idée si il peut être qualifié de cool, ou pas cool, j'en sais rien en fait. T'as le droit de t'énerver, je comprendrais. Mais j'espère que tu comprendras que j'en ai besoin. Juste ... un dernière fois. » Séparant alors la distance entre eux, la jolie brune prit le visage du brun entre ses fine mains pour venir lui voler un baiser. Quelques secondes, simplement. Mais quelque seconde de perfections aux yeux de la brunette. Finalement -et surtout à contre-coeur- elle se séparait de lui, le regardait dans les yeux et se retournait, retournant s'assoir à sa table afin d'avancer dans la correction des copies. Une fois de plus, elle ne laissait aucune émotion traverser son corps, et elle restait de marbre, à fixer ses copies. Alors qu'en réalité, elle en avait toujours rêvé, de ce baiser. Car pendant un cours instant, tout était redevenu normal pour elle, et pourtant, à peine ses lèvres s'étaient décollées qu'elle avait retrouvé la réalité. L'affreuse et dur réalité.
(c) Bloody Storm



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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyMar 25 Fév - 14:30



a kiss or a gunfight, highnoon or midnight

What I gotta do to make you love me ? What I gotta do to make you care ? What do I do when lightning strikes me ? And I wake to find that you're not there ? What do I do to make you want me ? What have I got to do to be heard ? What do I say when it's all over ? And sorry seems to be the hardest word...


Arizona ne sut que me répondre, je le compris aisément. Et après tout, je ne m'attendais pas franchement à une réponse. J'essayais de me mettre à sa place, et aurais-je réussi à lui dire que je partais et pourquoi je partais ? Non, sûrement pas. Ma colère était légitime, selon moi, mais sa volonté de me cacher la vérité l'était également. Le passé était le passé.. et je devrais en faire table rase. Seulement, ce n'était pas aussi facile qu'on pourrait le croire. Comment pourrais-je oublier ma douleur, ma souffrance, le manque .. ? Parce que c'était bel et bien du manque. Pendant quelques jours, je n'avais pas pu dormir, une fois qu'elle eut été partie, parce que j'étais pire que le plus mal des drogués, souffrant le martyr, brûlant de l'intérieur à cause du manque. Le manque d'Arizona.

-Mais j'ai cru comprendre que c'était plus le cas maintenant. Alors t'as plus à souffrir à cause de moi. Tu peux … vivre ta vie.

Cette remarque me fit l'effet d'une bombe, et si ça avait pu se produire, j'aurais senti mon cœur se fissurer une fois de plus. Au lieu de quoi, je sentis mon estomac se tordre sous le choc, et une lointaine nausée, longtemps oubliée, me revenir en pleine face. Je dus me contrôler rapidement, mais je me sentis trembler. L'idée de vivre une vie loin d'elle m'était impossible, voire carrément improbable. Mais peut-être avait-elle raison ? Je pouvais vivre ma vie. Pourrais-je de nouveau lui faire confiance, de toutes façons ? Rien n'était moins sûr. Toutefois, je crus que je n'allais plus pouvoir respirer à nouveau, en entendant ces mots. J'étais loin d'imaginer qu'elle me dirait ça. Et en même temps, c'était moi qui l'avais provoquée. Ce n'était que le revers de la médaille. Je l'avais méritée, cette remarque. A force de jouer au plus fort, au plus dur, à force de parler de nous à l'imparfait, je m'étais brûlé en jouant avec le feu. Et comme dit le proverbe : « on a que ce qu'on mérite » …

Pendant que je réfléchissais à tout ce qu'elle m'avait dit, tout ce qu'elle venait de m'avouer, son passé, son histoire, les raisons pour lesquelles elle avait fui, Arizona était repartie dans les toilettes pour se remaquiller. Je regardai rapidement l'heure. Très vite, nous ne serions plus seuls, nos collègues allaient venir en salle des professeurs pour déjeuner, ou bien se détendre... et nous ne pourrions plus avoir cette conversation. Il fallait faire vite. Mais restait-il encore des choses à se dire ? Des tas, bien entendu. Il y a toujours des choses à dire à la femme que l'on aime. Toutefois, je ne savais pas si c'était l'endroit, je ne savais pas si c'était le moment, et surtout je ne savais pas si elle était prête à les entendre. Il y avait tellement de paroles qui n'avaient pas eu le temps d'être dites... que j'aurais aimé lui dire, en prenant mon temps, en lui faisant comprendre qu'elle était tout pour moi, et qu'elle aurait pu être bien plus encore. Et maintenant que nous en étions là, je ne pouvais même pas imaginer si un jour, je pourrais les lui dire.

Au bout d'un moment, je l'entendis m'appeler. Sa voix si jolie, si douce, prononça mon prénom. Je frissonnai derechef. C'était dingue, l'effet qu'elle avait encore sur moi. Évidemment qu'elle me possédait encore, puisque je n'avais jamais pu rencontrer quelqu'un d'autre qu'elle. Je n'étais pas tombé amoureux, je n'avais rencontré personne. Je m'étais encore plus renfermé sur mes livres, sur mes élèves, sur mes cours. J'étais devenu le professeur le plus studieux de tout le lycée, je n'étais jamais absent, jamais en retard, mais j'avais perdu ma joie de vivre et même mes élèves me disaient que j'avais changé. Pourtant, je faisais tout pour que personne ne remarque quoi que ce soit, et j'étais bon acteur ! Alors l'entendre prononcer mon prénom, de cette façon si parfaite, c'était un peu trop pour moi, et j'eus la douce illusion que tout était comme avant, qu'elle allait me dire qu'elle m'aimait et qu'elle voulait que l'on aille prendre un verre, ou bien manger un morceau, quelque chose de tout banal, mais de tellement habituel...

Je m'étais retourné vers elle, et d'un air perdu, voire absent, je la voyais me regarder, m'observer, épier mes mouvements. Ses yeux parcoururent tout mon visage, tout mon corps même, comme si elle voulait s'imprégner du moindre détail, ou simplement voir si quelque chose avait changé chez moi. J'avais un peu vieilli, pas assez pour que ce soit perceptible. Mais je ne devais plus avoir ce regard un peu fou, cette pointe de joie que j'avais toujours auparavant.

-J'vais faire quelque chose. Un truc dont j'ai aucune idée si il peut être qualifié de cool, ou pas cool, j'en sais rien en fait. T'as le droit de t'énerver, je comprendrais. Mais j'espère que tu comprendras que j'en ai besoin. Juste ... un dernière fois.

Mon cœur loupa un battement lorsque je la vis se rapprocher de moi, rapidement. Ses mains si douces attrapèrent mes joues dans une caresse et ses lèvres vinrent naturellement s'accrocher aux miennes. C'était comme si nous ne nous étions jamais lâchés, et c'était comme si nos corps se comprenaient encore comme avant. Comme si rien n'était arrivé. Tout cela ne dura qu'un instant, mais la magie resta encore après, alors qu'elle filait se rasseoir à sa place, pour corriger ses copies. Je restais debout, sans rien dire, savourant le moment, la trace de ses lèvres brûlantes encore sur les miennes. Je ne savais pas quoi dire, j'étais perdu, et en même temps, j'avais l'impression d'être de nouveau heureux. Même si je savais que ça n'allait pas durer, qu'au final, j'allais de nouveau souffrir parce que c'était « la dernière fois ».

Je ne savais pas quoi dire. Je ne savais plus comment réagir. Elle m'avait surpris, sur ce coup là. Bon sang, c'était un moment parfait, et j'étais bouche bée, en train de la regarder corriger ses copies. Je n'avais pas réagi, sur le coup, c'était étrange pour moi de ressentir de nouveau toutes ces émotions, et tous mes souvenirs avaient afflué, d'un seul coup. Et c'était douloureux. Parce qu'ils me rappelaient une époque qui était révolue, pour moi. Du moins, que je croyais révolue. Elle ne l'était certainement pas, parce que je savais que nous étions tous les deux encore amoureux, que c'était juste une rupture, peut-être partielle, peut-être pas. Mais surtout, je ne savais pas si je devais lui accorder une seconde chance ou non. D'ailleurs, peut-être qu'elle n'en voulait pas, de seconde chance. Et cette perspective, je devais bien l'avouer, ne m'enchantait pas du tout.

Je revins m'asseoir en face d'Arizona, et comme pour ma part, je n'avais pas encore de copies à corriger en raison de ma récente arrivée dans le lycée, je sortis les fiches de présentations que j'avais demandé aux élèves de rédiger, lors de mon premier jour, afin de mieux les connaître. Sachant pertinemment que je n'allais pas réussir à me concentrer sur leurs présentations, je savais néanmoins que si les collègues arrivaient alors que je repensais à ce qu'il venait de se passer, je n'allais pas pouvoir rester de marbre.

Une minute, deux minutes, trois minutes passèrent. Et soudain, alors que je relisais pour la cinquième fois la même ligne de la présentation d'un élève, je ne pus me taire davantage, et je lâchais ces quelques petits mots, peut-être insignifiants, mais tellement lourds de sens malgré tout, et qui ne pouvaient que faire réagir Arizona :

- Tu m'as manqué, Arizona.

Je me tus presque immédiatement, en essayant de me replonger pour de bon dans l'application que je mettais toujours à bien connaître mes élèves rapidement. Je ne la regardai plus, je n'osais pas le faire, parce que je venais d'évoquer le paradoxe que j'étais. J'appuyais sur le fait qu'elle n'était plus rien pour moi, et au final, je lui disais qu'elle me manquait. C'était paradoxal, j'étais paradoxal, et au final, elle ne devait plus rien comprendre. Tout comme moi je ne comprenais plus rien. J'étais perdu, je me sentais très mal, et surtout, j'avais besoin de m'aérer l'esprit. Et pourtant, j'avais encore des cours pendant tout l'après-midi, et je ne rentrerais pas chez moi avant au moins dix-huit heures trente. Je n'avais pas la tête à parler de Steinbeck ou de qui que ce soit d'autre, non, j'avais sûrement besoin d'un peu de musique et de me détendre. Mais le devoir n'attend pas.

Néanmoins, je ne pus m'empêcher, une fois de plus paradoxalement, de regarder Arizona. Elle ne pleurait pas, elle ne montrait rien, mais je voyais que ses joues avaient rosi. En fait, je ne savais pas si c'était à cause de moi, ou bien si elle avait déjà les joues avant. Je n'en étais pas sûr, en réalité. Quoi qu'il en soit, je voyais un changement, malgré tout. Alors, je finissais par me lâcher, et par reprendre la parole une dernière fois :

- Je t'ai menti, tout à l'heure. En fait, ça change tout, que tu sois là, ça change tout que je te retrouve ici... tu m'as vraiment manqué, et... je suis content de te voir.

Malgré tout, Arizona, malgré tout, y compris malgré la colère que j'avais pu ressentir...




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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyMar 25 Fév - 20:49


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

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Et elle restait là, à corriger. Cependant, les mots du brun arrachèrent un sourire à la brune, elle sentie même le rouge lui monter légèrement aux joues, chose tellement inédite chez elle. Elle se pinçait les lèvres, ne voulant pas que ça se voit trop, et c'est en écoutant les paroles du jeune homme qu'elle relevait la tête en souriant légèrement. Les mots qui suivirent lui allèrent droit au coeur, il fallait l'avouer, et elle se pinçait doucement les lèvres avant de poser, encore, son stylo et se laisser glisser dans sa chaise. « Tu m'as manqué aussi. Et je suis contente de savoir que ... tu sembles aller bien malgré ce qui s'est passé. » Elle fit un petit sourire sincère avant de se lever encore et d'avancer vers le distributeur. C'était ça l'avantage d'être professeur, c'est qu'au moins, ils avaient le droit aux distributeurs de boissons. Elle fouinait dans sa poche pour trouver plusieurs pièces et elle en mit une pour finalement choisir un coca-cherry. Une fois sa boisson en main, elle se retournait vers lui et elle sourit légèrement. « Tu veux quelque chose? »

Elle ouvrit alors sa canette et s'appuyait contre le plan de travail, là où les robinets, machine à café et tout les trucs du style étaient. Elle commençait alors à boire la canette avant de regarder l'heure. Les autres professeurs n'allaient probablement pas tarder à arriver, et il fallait l'avouer, Arizona n'en avait pas du tout envie, elle préférait rester là, tranquillement, à discuter, même si il fallait probablement passer par les étapes douloureuses et ressasser le passé le plus lugubre, le plus désagréable, les crises de larmes, car oui, malgré tout, la jolie brune avait beaucoup pleuré suite à son départ de New York, et toute les choses plus ou moins négatives qui avaient eu lieux, quelques mois au par avant. Et pourtant, une idée lui passait par la tête.

« Tu as prévu un truc spécial ce soir? » C'est vrai que ça pouvait paraître suspect comme proposition -quoi que ...?- et pourtant, la brunette enchainait simplement pour des explications. « Je pense que ça soit bien qu'on soit au calme, pour parler. Sans qu'on soit pressé par le temps, ou qu'on soit sur les nerfs. Juste ... qu'on discute tranquillement. Comprendre les choses, savoir où en est simplement. Juste, histoire de poser la situation comme il le faut. » C'était une idée simpliste, mais plus ou moins efficace, histoire de comprendre les choses. Savoir où elle en était? Et bien, elle était simplement folle de lui, et jamais ça ne s'arrêterait, du moins, pas avant longtemps. Mais c'était important, de discuter dans le fond non? Fixant alors le jeune homme, la brune enchaînait simplement. « J'te propose de venir diner chez moi ce soir. J'm'ennuis toute seule chez moi, et j'en ai marre de manger des plats réchauffés. Au moins ça me donnera la fois de faire la cuisine. Quoi que, les pizzas c'est tout aussi bien! » Elle rit légèrement face à cette remarque avant d'enchainer. « Non, enfin, je pense juste qu'il faut qu'on parle. Simplement. Donc ... tu serais d'accord? » Dans le fond, elle espérait que oui, car elle adorerait passer une soirée tranquillement avec lui. Pas seulement pour remettre les choses en place, mais pour profiter de sa présence.
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Miles T. Scott

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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyMer 26 Fév - 11:07



a kiss or a gunfight, highnoon or midnight

What I gotta do to make you love me ? What I gotta do to make you care ? What do I do when lightning strikes me ? And I wake to find that you're not there ? What do I do to make you want me ? What have I got to do to be heard ? What do I say when it's all over ? And sorry seems to be the hardest word...


J'étais complètement déboussolé pour une fois. C'était rare que ça m'arrive. Généralement, j'étais plutôt celui qui savait ce qu'il voulait, qui avait toutes les cartes en main, qui comprenait tout d'un seul coup d'œil. Observateur... mais pas cette fois. Là, j'avais été très passif, et surtout, je n'avais rien vu venir. En ce qui concernait le passé d'Arizona, et même ce baiser... je ne m'y attendais pas. Et maintenant, j'avais honte de ne pas avoir compris qu'elle avait dû être très mal pour partir de New-York, et je souffrais de ne pas avoir profité plus de notre étreinte si soudaine. Mes mots envers elle étaient sincères. Je n'avais plus besoin de mentir, de toutes façons, qu'est-ce que ça pourrait bien m'apporter de plus ? D'ailleurs, son sourire n'avait pas de prix, et j'étais heureux de le retrouver.

-Tu m'as manqué aussi. Et je suis contente de savoir que ... tu sembles aller bien malgré ce qui s'est passé. 

Je hochai doucement la tête, en ne sachant pas vraiment quoi faire, en réalité. Cependant, Arizona n'attendait pas de réponse, visiblement. Elle se releva, après avoir posé son crayon pour me parler, et partit vers les distributeurs de boissons. Une fois sa canette dans les mains, elle me proposa à boire, offre que je déclinais. Je n'avais pas soif, j'avais encore bien trop la tête ailleurs pour ressentir quoi que ce soit. Je la regardais faire ses affaires, en silence, alors qu'elle semblait plus légère que lorsque je l'avais trouvée là. Moi qui pensais que cette conversation allait dégénérer, en réalité, ce n'était pas vraiment le cas. Et c'était bien mieux comme ça, il fallait l'avouer. Je n'aurais pas apprécié que l'on se dispute, une fois de plus. Je venais à peine d'arriver, ce n'était pas la peine de me mettre tout le lycée à dos, puisque tout le monde semblait l'apprécier, cette fois-ci.

Soudain, alors que je partais pour de bon dans mes pensées plus étranges les unes que les autres, fait qui m'arrivait tout le temps, et encore plus depuis que j'étais dans ce lycée et que j'avais retrouvé Arizona, cette dernière me posa la question de trop. Celle que je n'attendais pas, celle qui me fit presque peur. J'eus presque envie de lui hurler que je n'avais rien ce soir de prévu et que je pouvais, même que je crevais d'envie, de me retrouver seul avec elle, dans un endroit où nous ne pourrions pas être dérangés. Bien sûr, elle ne parlait pas de se retrouver en tête-à-tête, comme le couple que nous formions avant, non, bien entendu, ce n'était pas ça. Elle souhaitait simplement parler. Mais je devais avouer que cette perspective me plaisait déjà assez. Discuter, c'était bien, dans un premier temps. Arizona semblait presque s'embrouiller dans ses explications, explications alors inutiles parce que j'avais bien compris que c'était pour qu'on mette les choses au clair. C'était important avant d'envisager quoi que ce soit d'autre. Évidemment, j'étais du même avis. Toujours silencieux, je la regardais droit dans les yeux, alors que je l'entendais rire nerveusement, presque comme si elle se sentait ridicule à me dire ça. C'était vrai qu'avant, nous ne prenions pas de pincettes pour nous parler, alors en effet, cette conversation millimétrée pouvait nous sembler étrange. C'était comme si nous étions redevenus des inconnus, qui s'invitent pour la première fois chez l'un ou chez l'autre. Alors que nous avions été beaucoup plus que cela.

-Non, enfin, je pense juste qu'il faut qu'on parle. Simplement. Donc ... tu serais d'accord?

Tout ça pour ça ! Je souris, sans vouloir me moquer d'elle bien sûr, mais elle s'était tellement emmêlé les pinceaux que ça en devenait risible. Elle était mignonne comme ça, à ne pas savoir quoi dire. Elle qui jouait pourtant la petite caïd, qui menaçait les élèves pour qu'ils filent droit, qui ne se laissait pas marcher sur les pieds... maintenant, elle était presque en train de rougir juste en m'invitant à dîner. C'était drôle. Et moi, je devais dire que j'étais dans le même état. Un vrai gamin devant sa première copine. La honte. Alors que j'avais trente-deux ans.

Sans me relever, je hochai simplement la tête, avec un petit sourire. Évidemment que j'allais venir chez elle, évidemment que j'allais goûter sa cuisine, et que j'allais juger si elle était bonne ou non, évidemment que je voulais discuter avec elle, évidemment que je voulais redécouvrir son univers et que notre relation soit de nouveau nôtre, et posée. Je n'allais pas lui dire non alors qu'elle avait tant galéré avec elle-même pour me le proposer.

-Ce sera avec grand plaisir...

Je me sentais vraiment tout bizarre, sourire avec elle, la voir s'empêtrer dans ses phrases, être de nouveau à ce stade d'une relation... c'était étrange. En fait, ce qui était surtout très fou, c'était que nous revenions à ce point là, alors que nous l'avions vécu tous les deux ensemble. Mais ça me plaisait, en réalité. Parce qu'Arizona était la seule femme que je pourrais un jour aimer. Il faudrait vraiment qu'elle me fasse un coup très très bas – encore plus bas que celui qu'elle m'avait fait à Londres – pour que cette affection disparaisse.

- Je suis sûr que tu cuisineras très bien... ou que tu sauras très bien appeler le livreur de pizzas !

Je ricanai doucement, cette fois en me moquant doucement d'elle. Mais en réalité, je n'étais pas mieux qu'elle. Je ne savais pas ce qu'elle valait en cuisine, mais moi j'étais nul. Zéro pointé. Les seuls livres que je ne lisais pas étaient les livres de recettes, et je n'aimais pas me retrouver dans ma cuisine, entouré d'ingrédients que je ne connaissais pas. Alors les pizzas étaient la solution la meilleure pour moi. Mais Arizona aurait peut-être envie de m'impressionner.

- Tu as gardé le même numéro qu'avant ? Et il faudra que tu me donnes ton adresse...

Je ne voulais surtout pas paraître pressé, en réalité, tout ce que je voulais, c'était qu'on en finisse au plus vite avec les histoires du passé et les explications. Je voulais qu'on avance, si on le pouvait. C'était ce que je désirais le plus au monde, pour enfin être débarrassé de cette souffrance inutile. Et Arizona devait sûrement ressentir et vouloir la même chose !  




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L. Arizona Merrick

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▌CÔTÉ COEUR : en couple avec mes clopes, au moins, elles sont toujours là quand j'ai besoin.

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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyMer 26 Fév - 15:48


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

A KISS OR A GUNFIGHT, HIGHNOON OR MIDNIGHT.

Itl fallait l'avouer, c'était rare pour la jolie brune de pas excessivement savoir ce qu'elle voulait dire. Elle qui n'avait aucune tact avait toujours tendance à dire les choses telles quelle le pensait, peu importe si ça blessait, elle s'en foutait. Tant que la vérité était dite .... Cependant, avec le brun, c'était différent. Elle avait l'impression d'être ce genre d'adolescente qui perdait tout ces moyens une fois que le garçon de leur rêve venait leur parler. Et pourtant Arizona n'avait jamais été ce genre de nana. En fait, elle n'avait jamais été dans la normalité, et c'est ce qui lui avait valu ces nombreux soucis. Son côté marginale, et tout ce qui s'en suivait. Alors même aujourd'hui, elle découvrait de nouvelles choses, des choses quelle aurait du découvrir des années au par avant, mais qu'elle n'avait pas eu l'occasion. Des choses qu'elle découvrait seulement maintenant.

C'était une sensation étrange que celle d'être amoureuse, et elle le savait. Depuis son adolescence, vers ses dix sept ans, elle avait commencé à avoir des petit-amis qu'elle fréquentait, mais ça n'était jamais sérieux. Ils sortaient avec elle car elle s'affirmait, elle était belle, et Arizona avait besoin de telles relations, elle était si peu sûre d'elle. Et même si aujourd'hui, elle avait toujours ce côté marginal, les couleurs de cheveux qu'elle changeait tous le temps, et tout ce qui s'en suivait, elle avait fait certaine chose qu'elle regrettait, fréquenté les mauvaises personnes. Heureusement, elle était assez forte et elle avait toujours été lucide pour savoir ce qu'il fallait ou pas faire. C'est comme ça qu'elle avait échappé aux choses qui menacent de tomber sur nous lorsque nous sommes déprimés, ou en pleine découverte de soi. Arizona avait toujours su être raisonnable, mais ses parents s'en étaient toujours foutu, ils n'avaient pas cherché à savoir si oui ou non, leur fille allait bien. Tant qu'il y avait l'image parfaite de la famille, image que venait gâcher Arizona avec ses couleurs de cheveux et ses vêtements trop rock, pas assez féminin. Image qui, désormais sans elle, s'avérait être parfaite. Heureusement qu'Hawaii était une île, au moins, on ne faisait que très rarement le rapprochement entre elle et le sénateur du pays. En fait, tous ignorait qu'elle venait d'Hawaii, et elle ne le disait jamais. Le soleil était constamment présent, et Arizona ne s'exposait jamais, lui donnant alors un teint pâle. Et c'est ce qui lui permettait de ne pas se faire remarquer, de ne pas se faire afficher comme le sénateur Merrick. De plus, la fille du sénateur s'appelait Lisa, prénom qu'elle avait, il y a bien longtemps refoulé, et qu'elle ne divulguait à personne. Oh non, personne ne serait jamais au courant de son véritable prénom, elle refusait, littéralement.

« Je pense commander des pizzas, je suis pas très bonne en cuisine en fait! » riait-elle légèrement avant d'hausser les épaules et de finir son coca. Elle balançait la canette à l'intérieur de la poubelle et revint s'assoir -encore-. Elle se contentait de te regarder, de te détailler. Et elle sourit, évidemment. Oh, elle était tellement amoureuse de toi, elle en était sûre. Elle le savait, elle le sentait au plus profond d'elle même. Et elle espérait sincèrement que tu lui referais confiance, que tu lui pardonnerais son départ si précipité, mais maintenant que tu connaissais la réalité, tu pourrais sans doute arrêter d'en vouloir à la brune. Peut-être enfin, tu comprendrais, et pourquoi pas, reprendre cette relation là où elle s'était arrêté? Ou peut-être repartir à zéro, ne pas se précipiter comme les choses s'étaient simplement faire. Oui, les choses avaient été un peu vite, mais Arizona ne voulait pas reproduire la même erreur, elle ne voulait pas détruire une relation qui lui tenait à coeur. Elle profiterait de chaque instant normalement, sans jamais prévoir. Elle profiterait du temps présent, le savourerait, simplement. Elle voulait que ça marche, elle le désirait du plus profond de son coeur.
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▌EN CE MOMENT : J'essaye de mettre au clair toutes mes émotions et de maîtriser mes classes au lycée. Je fais connaissance avec les profs, j'essaye de reprendre en main ma relation avec Arizona, et je mets en place un tutorat pour les élèves en difficulté !
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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyMer 26 Fév - 17:14



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What I gotta do to make you love me ? What I gotta do to make you care ? What do I do when lightning strikes me ? And I wake to find that you're not there ? What do I do to make you want me ? What have I got to do to be heard ? What do I say when it's all over ? And sorry seems to be the hardest word...


Je ne pus que m'esclaffer en l'entendant dire qu'elle allait commander des pizzas. Évidemment qu'elle allait commander des pizzas, maintenant que j'avais accepté de venir. C'était trop facile de faire croire à quelqu'un qu'on allait vraiment faire à manger. Elle n'aurait pas le temps, elle devait terminer à la même heure que moi, et puis, je m'en fichais un peu en fait. Du moment que j'étais avec elle, et que nous parlions tous les deux pour tout remettre au clair, alors ce qu'on mangeait ne m'intéressait pas trop. Des pizzas seraient parfaites. On s'en mettrait plein la panse, et en même temps, nous discuterions de tout ce passé, et de l'avenir.

L'avenir... En pensant à cette notion, je me demandais très fortement ce qui allait se passer par la suite. Au fond de moi, j'espérais énormément de cette soirée. Je voulais qu'elle aboutisse à quelque chose entre nous. Il le fallait. C'était possible, je savais qu'il pourrait se passer quelque chose, du moins, que l'on se dise que l'on reprenait tout, peut-être pas depuis le début, mais là où nous l'avions laissé. C'était ce que je voulais le plus au monde, et j'étais sûr que c'était également le cas d'Arizona. Je le voyais dans ses yeux. En y repensant, je me rendis compte que c'était incroyable, ce pouvoir qu'elle avait sur moi. A l'époque, elle pouvait me faire dire et faire n'importe quoi. Si elle ne m'avait retenu au dernier moment, je me serais retrouvé à courir à poil dans les couloirs de l'hôtel, juste pour ses beaux yeux. J'étais fou d'elle, et en réalité, ça n'avait pas changé. Elle arriverait toujours à me convaincre de faire n'importe quoi pour qu'elle soit heureuse. Et si ça passait par faire les pires choses au monde, les conneries les plus idiotes, alors je le ferais.

Finalement, Arizona se retrouva de nouveau devant moi, souriante comme jamais. Tout avait changé en quelques minutes, une demi-heure maximum. D'ailleurs, combien de temps avait passé depuis que j'étais entré dans la salle des profs ? Je ne m'en étais même pas rendu compte. Je regardai rapidement ma montre. J'avais vu juste, une demi-heure. Évidemment, vu qu'elle prenait son temps pour me répondre à chaque fois, qu'elle était restée enfermée dans les toilettes pendant un long moment... et puis je n'étais pas rapide non plus. Mais ce n'était pas le genre d'affaires qui doit être réglée rapidement. Au contraire. Il ne fallait pas que l'on refasse les mêmes erreurs. Il fallait que je sois à son écoute. Et il fallait qu'elle me dise les choses clairement, à partir de maintenant. Elle ne pouvait plus juste tout garder pour elle, c'était proscrit. Je n'allais pas la laisser bousiller notre histoire une deuxième fois. Cette fois, je ferais réellement tout pour elle, et surtout je ne me mettrais pas en colère à la moindre occasion. Ce n'était pas de ma faute, c'était ma façon d'être. Je m'énervais dès que quelque chose me contrariait, dès qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Malheureusement, j'avais appris à mes dépends que tout ne pouvait pas se passer ainsi. Et j'avais perdu Arizona à cause de ça. Je ne la laisserais plus jamais partir.

- Des pizzas, ce sera très bien, si tu te souviens, je ne suis pas difficile...

Je lui adressai un nouveau sourire, en penchant la tête sur le côté, sur mon poing fermé sur ma joue. Maintenant qu'elle souriait, qu'elle ressemblait à la Arizona que je connaissais, je pouvais l'observer comme je voulais. Le seul problème qui pourrait advenir ce serait que les autres collègues arrivent. De toutes façons, ils savaient déjà que l'on se connaissait. Si jamais tout se passait bien entre Arizona et moi, on devrait faire face à leurs questions, très certainement. J'espérais cette fois qu'Arizona ne prête pas attention à ce que les autres pourraient dire. C'était parce qu'elle avait entendu une ancienne collègue qu'elle était partie, et je n'avais pas envie de revivre cela. D'abord parce que je n'en avais pas la force, et ensuite parce que je ne voulais pas qu'elle fasse deux fois la même erreur, et les deux fois avec moi. Non, définitivement... j'y croyais cette fois, je sentais que c'était la bonne ! Tout irait bien !

- Sur tous les lycées du monde, on avait combien de chances de se retrouver dans le même une deuxième fois ?

Amusé, je venais seulement d'y penser. Après tout, c'était vrai, sur tous les lycées de petites villes, et il devait y en avoir des milliers, il fallait que l'on tombe l'un sur l'autre. Le destin y était pour quelque chose, c'était la seule explication possible ! 




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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyMer 26 Fév - 21:29


i woke up this morning, with a grudge the size of a short story, oh i feel so low. Let me start at the end, the part i haven't figured that yet, yes, i'm moving slow. You are playing the lead, the headache that my actions feed, oh i've only got myself to blame. This another test which i would fail when at my best, always ending the same. If i were an honest girl, i'd give this role another try. What are we doing? i am so in love with you. I forgot what i wanted to say.Miles & Arizona.

A KISS OR A GUNFIGHT, HIGHNOON OR MIDNIGHT.

Certe, pensait-elle. Tu n'étais pas difficile. Mais tout de même, elle voulait pas que tu t'attendes à quelque chose de grandiose pour finalement te rendre compte qu'elle avait simplement commandé des pizzas. « J'adore celle aux champignons. Ça te vas ou pas? » Oui, elle préférait demander, histoire de pas se retrouver prise au dépourvu. La brunette finie par revenir s'assoir, et elle rangeait ses affaires, ne voulant pas les laisser trainer. Ta question fit sourire la brune, et elle se mit à réfléchir quant à elle. C'est vrai, dans le fond. Elle se mettait à se dire que finalement, peut-être il y avait quelque chose qui vous liait, toi et elle, et que vos destins étaient mêlé. Elle se mit même à imaginer si c'était le cas. Mais elle partie un peu trop dans ses songes, car elle se projetait cinq, dix, quinze ans plus tard. C'était bizarre, d'imaginer ce que serait sa vie d'ici tant de temps. Mais elle voulait pas y penser, oh non, s'imaginer vieille avec des rides. Beurk. Elle balaya alors la tête de gauche à droite et haussait les épaules avant de déclarer simplement. « Peut-être que le destin est pas décidée à nous laisser vivre nos vies comme on l'entend. Peut-être qu'il insiste pour qu'on se retrouve. Tu crois que si je pars maintenant, et que dans deux ans tu déménages dans une ville, sans même savoir où je vais, tu me retrouveras encore? » 

Dans le fond, ça pouvait paraître ... mon dieu, ça paraissait romantique? Et c'était pas du tout le genre d'Arizona. Elle était plutôt dans le genre à regarder le Superbowl où à jouer à la console en mangeant des pizzas et buvant des bières, et non à imaginer les trucs guimauves romantique que l'on trouvait dans les films les plus culculs du cinéma américain. Oh oui, tu l'avais changé. En bien? Elle était incapable de le dire, mais elle n'était plus aussi froide, plus aussi distante, mais surtout, plus aussi indestructible. Elle n'était plus inaccessible non plus. Elle était ... différente. Tu l'avais rendu différente. Arizona avait, pendant longtemps joué avec son image, et elle aimait avoir cette image de femme forte, froide et surtout totalement inaccessible. Mais cette image s'écroulait, doucement. Dans le fond, c'était pas plus mal. Peut-être, qu'à force d'être aussi solitaire, elle ne se rendait pas compte de ce qui se passait autour d'elle. Peut-être qu'Arizona grandissait enfin, qu'elle passait à autre chose, qu'elle laissait le tout derrière elle. Elle arrêtait d'être cette femme au passé douloureux qui n'arrêtait pas de la suivre, pour devenir celle qui allait de l'avant. Dans le fond, c'était pas plus mal. Elle faisait un grand pas en avant. Un immense même. Et elle savait pas où elle allait. Peut-être allait-elle tomber de haut, très haut. Mais peut-être pas. Arizona refusait d'envisager le pire, voir de se projeter trop longtemps dans le futur. Ce dont elle avait envie? Simplement d'être avec toi, et elle espérait que cette soirée allait permettre de remettre les choses totalement au clair. C'était vraiment bizarre, mais pour une fois, elle espérait un happy ending. Peut-être qu'elle en aurait le droit, pour une fois.

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Miles T. Scott

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▌EN CE MOMENT : J'essaye de mettre au clair toutes mes émotions et de maîtriser mes classes au lycée. Je fais connaissance avec les profs, j'essaye de reprendre en main ma relation avec Arizona, et je mets en place un tutorat pour les élèves en difficulté !
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MessageSujet: Re: a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. a kiss or a gunfight, highnoon or midnight † ft miles. EmptyMer 26 Fév - 22:41



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What I gotta do to make you love me ? What I gotta do to make you care ? What do I do when lightning strikes me ? And I wake to find that you're not there ? What do I do to make you want me ? What have I got to do to be heard ? What do I say when it's all over ? And sorry seems to be the hardest word...


Peu m'importait ce qu'Arizona allait choisir. J'allais manger sans même m'en rendre compte, ce soir-là. Comme à mon habitude je n'aurais d'yeux que pour elle. C'était toujours comme ça, et là encore plus, étant donné que nous nous étions retrouvés pour de bon. Subitement, je pensais à la photo dans mon porte-feuille. A côté de celle de mes parents, qui ne me quittait jamais, il y avait la sienne. Une que j'avais réussi à prendre d'elle, ma petite brute qui ne se laissait jamais faire. Je l'avais prise sans qu'elle me voit faire, et j'étais plutôt fier de moi à l'époque. Je l'avais gardée, une fois qu'elle eut été partie. Et quand j'avais trop mal, quand je ne pouvais plus supporter son absence, je la regardais. Malgré toute la colère que j'éprouvais, malgré toutes les émotions refoulées, ignorées, je revivais un peu et j'étais calmé. Incroyable, le pouvoir d'une photo. Et Arizona l'ignorait, bien entendu.

Elle paraissait tellement heureuse, ainsi. Elle ne cessait plus de sourire, elle était bien différente que la femme que j'avais retrouvé une semaine auparavant. Elle paraissait si sombre, si triste... Comment une conversation d'une demi-heure avait-elle pu tant changer les choses ? C'était incroyable !

-Peut-être que le destin est pas décidée à nous laisser vivre nos vies comme on l'entend. Peut-être qu'il insiste pour qu'on se retrouve. Tu crois que si je pars maintenant, et que dans deux ans tu déménages dans une ville, sans même savoir où je vais, tu me retrouveras encore?

J'étais assez impressionné par ce qu'elle venait de me dire. Comme si le destin pouvait réellement changer les choses. J'y avais bien sûr pensé, quelques secondes auparavant, et je m'amusai de voir à quel point nous pouvions êtes connectés. Mais c'était impossible. Le destin n'existait pas. Je n'y croyais pas, je n'y avais jamais cru. Sinon mes parents ne seraient pas morts. Ou alors étaient-ils morts pour que je rencontre Arizona ? Très peu probable. Parce que ça signifierait qu'il l'avait rendue si marginale qu'elle s'enfuirait de chez ses parents, juste pour qu'un jour, où se retrouve dans la même ville, dans le même lycée et amoureux l'un de l'autre... ? Non, impossible. Toutefois, c'était assez étrange pour être soulevé. Gageons que c'était juste une heureuse, très heureuse coïncidence.

En ce qui concernait un potentiel déménagement, une nouvelle fois, je doutais que je puisse la retrouver de nouveau. Malgré toute mon affection pour elle, je l'avais déjà écrit dans ma tête, écrit dans mes pensées, jamais je ne pourrais courir après elle. Elle était meilleure, elle était plus douée que moi pour ça. Je ne pourrais jamais la rattraper, même si je l'avais fait cette fois. Mais elle s'était simplement arrêtée de courir. Et en aurais-je l'envie ? Non. Si elle partait, je ne pourrais pas la suivre, parce que je la détesterais, cette fois pour de bon. Il ne fallait pas qu'elle parte, je ne voulais pas de ça, je voulais la garder près de moi, toute ma vie, et plus que ça, si possible.

- Je ne te retrouverais jamais. Parce que je ne te laisserais jamais partir, Arizona. Pas une deuxième fois.

Je la regardai de la façon la plus intense possible, avant de sourire, sincèrement. Tous mes sentiments passaient dans mes mots, et pour une fois, j'avais l'impression d'être le héros de tous les romans que je lisais, de toutes les aventures que mes auteurs préférés pouvaient faire vivre à leurs personnages. C'était un sentiment incroyable que de retomber amoureux de la même personne. J'eus envie de rajouter quelque chose, mais la porte s'ouvrit brusquement en laissant entendre les conversations et les rires de quelques-uns de nos collègues. Je vis Arizona plonger la tête vers ses copies et quant à moi, je les regardai entrer en souriant, tout en essayant de paraître le plus sérieux possible. Personne ne pourrait croire que nous venions de discuter de notre passé ensemble. Personne. Et c'était très bien comme ça.

Alors que je commençai à discuter avec certains d'entre eux, leur demandant comment s'étaient passées leurs matinées respectives, je jetai un regard à Arizona, qui riait doucement en me voyant faire semblant de rien et je ne pus m'empêcher de lui faire un clin d'oeil, le plus discrètement possible. Je ris à mon tour, quand la documentaliste, dont j'oubliais le prénom, lui demanda ce qu'il s'était passé avec son ordinateur. Elle me fusilla gentiment du regard avant de lui répondre.

Assez tôt, je dus me rendre à mes cours de l'après-midi, non sans avoir pu discuter une fois de plus discrètement avec Arizona. La soirée s'annonçait intéressante, et je sentais que j'allais encore apprendre des choses. Et peut-être que cette fois-ci, ce serait aussi à moi de lui parler de tout ce qu'il s'était passé pour moi, que ce soit avant ou après son départ... Nous avions vraiment des tas de choses à nous dire...

Et j'avais hâte de voir ce que ça allait donner !




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Every man's life ends the same way. It is only the details of how he lived and how he died that distinguish one man from another. • Ernest Hemingway
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