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We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander.

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MessageSujet: We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. EmptyVen 22 Nov - 1:28

Hi. I love you.
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Amy se réveille en sursaut. Elle inspire profondément, sortant précipitamment des bras de Morphée et ouvre les yeux. La lumière qu’apportent les rayons du soleil illumine légèrement la pièce et elle soupire tout en se frottant les yeux à l’aide de ses poings. Elle déteste se réveiller comme ça, en ayant l’impression de ne plus arriver à respirer : Pourtant Amy devrait être habituée depuis le temps ! Après avoir laissé quelques secondes passer, la jeune femme tourna la tête, ramenant ses jambes contre sa poitrine. Elle sourit en voyant Alexander encore en train de dormir comme un bébé : Heureusement, elle ne l’a pas réveillé dans la foulée ! Amy pose sa joue contre ses genoux, regardant Alex quelques minutes comme ça, sans bouger, puis elle repoussa les couvertures qui lui tenaient si chaud. Puis, après être sortie doucement du lit-le plus discrètement possible en tout cas-, Amy failli tomber, se prenant les pieds dans quelque chose. Jurant alors dans sa barbe, elle baisse les yeux et voit un t-shirt. Le sien. Eh bien pour une fois que c’est sur ses fringues qu’elle manque de tomber ! Amusée malgré tout, Amy sourit et secoue la tête, légèrement blasée par son propre comportement. Puis après avoir vérifié si Alex dort toujours, la jolie blonde se dirige vers l’armoire d’Alexander. Discrètement, elle prend un de ses t-shirt et l’enfile : Bien qu’elle sache qu’il n’y a personne d’autre dans la maison, se balader juste vêtue de sous vêtements n’est pas trop la chose qu’elle adore faire ! Sur la pointe des pieds, Amy quitte la chambre et prends la direction de la cuisine. Alors qu’elle entre dans la pièce quelques secondes plus tard, Amy rit en entendant son estomac gargouiller. Comme si elle n’avait pas suffisamment mangé la veille ! Puis elle regarde plus attentivement la cuisine. Celle-ci est immense : Aussi grande que celle qu’elle a dans sa propre villa, juste à côté. Soudainement intriguée, Amy regarde par la fenêtre la plus proche et vois au loin les murs de la maison voisine, cachée par les haies. Là bas, il y a sûrement Keith, seul…A moins qu’il n’ait trouvé un moyen pour aller retrouver ses proches… Amy a un pincement au cœur à l’idée de le savoir tout seul, mais ne s’inquiète pas trop pour lui : Après tout, il est grand et sait toujours quoi faire ! En voyant sa villa et celle d’Alex aussi proches, Amy ne peut s’empêcher de se dire que c’est très certainement un signe. Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre dans le fond ? La jeune femme ne croit pas trop au hasard. Le destin, par contre : Ce serait plutôt évident qu’il y ait quelque chose de cosmique, d’écrit pour Alex et Amy. Du moins c’est comme cela qu’elle le voit. Qui se serait retrouvé après tant de temps de séparation, après tant d’épreuves ? Quelles étaient les chances pour qu’ils soient voisins à nouveau, comme au bon vieux temps ?

*** ***


« Je rêve ! Tu m’espionnes ?! »

Amy sursaute violemment et se retourne, une main sur le cœur. Celui-ci semble vouloir battre le record de vitesse d’ailleurs ! Tellement qu’elle a l’impression qu’on en entend les pulsations à des kilomètres à la ronde. Alexander, quinze ans, se tient dans l’encadrement de la porte. Les bras croisés et un sourcil levé, il fixe Amy comme si il venait de la prendre la main dans le sac en train de faire un truc honteux. Elle soupire de soulagement et lui répond en toute mauvaise foi :

« Pas du tout ! Et n’arrive pas aussi silencieusement : Tu vas finir par me faire mourir d’une crise cardiaque ! »

Puis elle se fige et reprend précipitamment.

« Pardon, je voulais pas dire ça comme ça. Tu m’as juste fichu une trouille d’enfer ! »

Alexander hausse les épaules, comme si la réflexion de sa meilleure amie ne lui avait absolument rien fait. Le fait est que la jeune fille a toujours peur de dire une bêtise ou de faire une chose qui rappellerait à Alex que son père a bien failli y passer : justement à cause d’une crise cardiaque. Du coup elle se sent bête d’avoir utilisé cette expression qui maintenant, parait prendre tout son sens et c’est le plus horrible dans l’histoire.

« Dis-moi plutôt, pourquoi est-ce que tu fixais ma chambre comme ça ? Tu espérais m’y voir ? »

Amy hausse les épaules à nouveau et se détourne définitivement de la fenêtre. Non pas qu’elle espionne réellement Alex ou quoi que ce soit, mais elle a pris une sorte d’habitude. Elle le regarde souvent de loin alors qu’il est en train de faire ses devoirs, de lire, d’écouter de la musique en semblant chanter en suivant le rythme. Sauf que ça pourrait être un peu flippant pour lui s’il savait ! Et puis ce n’est pas comme si Amy passait sa vie à faire ça ! Elle aime simplement savoir ce qu’il fait, où il est…En fait elle se comporte comme une femme mariée bien trop collante ! La honte !

« Pas du tout. », répète-t-elle, déterminée à tout nier en bloc. « J’étais juste plongée dans mes pensées ! »

Alexander sourit et lui lance un regard qui semblait vouloir dire « tu crois que je vais avaler ça ? Essaie encore une fois pour voir ! ». Elle soupire et ferme les rideaux d’un coup sec pour ne plus avoir de vue sur la rue. Ou sur la maison d’Alex.

« Ce n’est pas de ma faute si ta chambre est en face de la mienne », lance Amy avant d’attraper son téléphone : Ses parents ont ENFIN consentis à ce qu’elle en possède un, bien que ce soit un vieux modèle.
« Ah, donc tu regardais vraiment ma chambre ?!...Je me sens violé. », répond-t-il d’un air tristement dramatique, exagérant un peu.

Amy lève les yeux au ciel mais ne peut s’empêcher de sourire.

« Crois moi, ce n’est pas comme si il y avait quoi que ce soit d’intéressant à voir ! Quoi que : J’aime bien quand tu te mets à danser tout seul comme un débile et à faire semblant de jouer de la guitare électrique, à genoux sur ton lit ! »

Les yeux d’Alexander s’écarquillèrent et l’adolescente éclata de rire avant de passer près de lui et de déposer un baiser sonore sur ta joue.

« Porte plainte si tu veux ! »

Puis elle sortit de la pièce, le plantant là et finit par lancer d’une voix plus forte :

« Tu viens ? On va encore être en retard et je n’ai pas envie de louper le film cette fois ! »

*** ***


Amy sourit en pensant à ce souvenir : Après ça Alexander avait veillé à toujours garder ses volets ou ses rideaux fermés de façon à ce qu’elle ne puisse pas le voir. Ca l’amusait toujours beaucoup, bien qu’elle s’en soit voulu à l’époque et qu’elle soit même allée jusqu’à s’excuser auprès d’Alex-chose qu’elle ne faisait que très rarement !-, lui promettant de ne jamais recommencer. Mais au fil du temps, c’était devenu une sorte de jeu entre eux. Chacun dans leurs chambres, ils ne pouvaient s’empêcher de se regarder de temps à autre et lorsque l’un surprenait l’autre, ils finissaient toujours par se sourire ou par se faire des grimaces assez comiques. Entre Amy et Alex, il n’y a jamais eu aucun tabou et c’est aujourd’hui qu’Amy s’en rend compte. Et elle sait désormais à quel point Alex a été courageux de supporter la fille qu’elle était adolescente ! Puis, sortant de ses pensées et bien décidée à s’activer, Amy balaya la pièce du regard. Il fait apparemment jour depuis pas mal de temps et d’après l’horloge fixée au mur, il est presque midi. Dire qu’ils ont passé toute la matinée au lit ! Ca aussi c’était quelque chose d’habituel chez eux : Du moins les jours de week end. Aujourd’hui ils peuvent bien se ficher du jour ou de l’heure. Ils n’ont aucune obligations, pas de comptes à rendre ni d’explications à fournir.
Après tout, c’est terminé. Le procès est passé. Les assassins ont été arrêtés et ont reçu une lourde, très lourde peine de prison. Le FBI ne l’a pas encore retirée du programme, le temps que tous les détails administratifs se fassent mais maintenant, elle est au moins autorisée à sortir de cette maison sans avoir besoin de chaperon ! Sa si douce liberté lui a été rendue et bizarrement ça l’effraie. Amy est morte de trouille à l’idée de devoir tout recommencer à zéro. Heureusement qu’Alexander est resté à ses côtés tout du long, bien qu’il n’ait pas été autorisé à assisté à la fin du procès : De toute manière, même s’il avait pu, Amy n’aurait pas voulu. C’était déjà assez horrible pour elle de devoir faire face et regarder ceux qui ont décimé sa famille, foutu sa vie en l’air pour qu’en plus son petit ami s’ajoute à l’équation !
Amy soupire et arrête soudainement de maltraiter son doigt : Depuis quelques temps elle a repris sa sale habitude et n’arrête pas de se ronger les ongles. Pour se changer les idées et envoyer une bonne fois pour toutes ses idées négatives et ses mauvais souvenirs dans un coin éloigné de sa tête, elle décide de s’occuper. Elle farfouille donc dans les placards pour trouver de quoi faire des pancakes : Le seul truc qu’elle est capable de faire, en fait ! Et, alors qu’Amy avait la tête plongée dans le frigo à la recherche de ce qui ressemble de près ou de loin à du jus d’orange, elle sentit deux bras entourer sa taille et une voix murmurer un léger : « bonjour, toi ! »
La jeune femme sursaute légèrement mais finit par sourire en reconnaissant Alexander. Tiens, voilà que monsieur s’est décidé à se lever aussi ! Amusée, elle se retourne et le regarde.
Depuis que leur couple est devenu officiel, Amy ne peut s’empêcher de se dire qu’elle a de la chance. Après tout, Alexander est parfait pour elle : Il l’a toujours été. Le fait d’être encore plus proches qu’avant n’a rien gâché, au contraire ! Elle l’aime plus que tout est se sent beaucoup mieux depuis qu’elle peut le montrer et surtout, le lui dire.
Rapidement, Amy déposa un baiser au coin des lèvres d’Alex, les bras légèrement levés à cause de toutes les choses qu’elle tient à la main puis le repousse d’un coup de rein.

« J’allais faire des pancakes alors tu tombes bien, tu vas m’aider ! »

Elle n’entendit aucune réponse et se tourna vers lui, qui la dévisageait comme si elle avait totalement perdu l’esprit.

« Quoi ? J’ai quelque chose sur la figure ?! »

Alexander regarda tout le bazar que sa petite amie avait mis sur le plan de travail et se tourna à nouveau vers elle. Là Amy compris et leva les yeux au ciel avant de lui tirer la langue.

« Héééé! Je te signale que je me suis améliorée en cuisine, très cher ! Ce n’est pas comme si j’avais manqué de temps ! »

Oui, enfermée dans une maison vide avec pour seule compagnie un agent du FBI qui était plus habitué à manger de la nourriture à livrée à domicile lui avait finalement profité ! Amy avait eu tout le temps du monde pour s’exercer à faire des pancakes dignes de ce don, qu’adolescente elle n’était pas capable de faire : Et elle finissait toujours par s’attirer les moqueries de ses proches dont Alex qui disait toujours qu’elle essayait de l’empoisonner et qu’il plaignait son futur mari, parce que celui-ci aurait à subir ses petits plat tout le reste de sa vie ! S’il savait à l’époque qu’il finirait par sortir avec elle ! Rien que cette idée amuse Amy, d’ailleurs. Finalement, Alexander vient lui donner un coup de main et ils passent plusieurs minutes à se comporter comme des enfants tout en cuisinant. Il parait qu’on appelle ça « la phase lune de miel ». Le début de la relation où tout est magnifique et où le couple s’amuse de tout et de rien, n’arrête pas de se taquiner, de se frôler ou de se toucher alors qu’ils sont occupés à quelque chose. Sauf que, d’aussi loin que remontent les souvenirs d’Amy, ça a toujours été comme ça entre Alexander et elle ! Les baisers en moins, évidemment…
Puis, alors que c’était lui qui se chargeait de faire cuire les pancakes-sois disant qu’à cause de sa légendaire maladresse, Amy pourrait réussir à faire brûler la maison !-, Amy se contentait de le regarder, accoudée au plan de travail tout en sirotant son verre de jus d’orange. Cela fait bien longtemps qu’elle ne s’est pas sentie aussi légère et sereine. Heureuse, tout simplement. Pourtant ils ne font rien de spécial ! Tout ça fait même partie du quotidien ! Une routine toute simple qu’apparemment l’un et l’autre avait oublié.
Et là, tout alla très vite. Tout bascula, sans même qu’ils n’aient le temps de réagir. Une sonnerie retentit, provenant d’un des deux téléphones portables posés là. Celui-ci, posé tout près d’Amy, vibrait et l’écran s’allumait, prouvant l’appel de quelqu’un. Sans réfléchir, elle attrapa le mobile et le porta à son oreille après avoir décroché : A tous les coups, c’était Keith qui voulait lui dire qu’elle ne faisait officiellement plus partie du programme de protection des témoins !

« Allô ? », dit-elle simplement tout en repoussant le doigt enduit de pâte à pancakes qui semblait vouloir se poser sur le bout de son nez.

Elle sourit et lui fit les gros yeux, ce qui ne l’empêcha pas de recommencer, rien que pour la taquiner. Alors tout en se retenant de rire, Amy se retourna et entendit une voix lui répondre. Mais ce n’était pas Keith. En fait, c’était même très loin d’être Keith !
Il s’agissait en fait d’une femme. Et Amy la reconnut directement, parce qu’elle avait entendu cette voix durant des années avant de disparaitre pendant trois ans.

« Madame Connor-Ellis ?! », s’exclama-t-elle, le cœur battant plus rapidement.

Impuissante et se sentant complètement piégée, Amy fit volte face, tombant directement sur le regard surpris d’Alexander. A l’autre bout du fil, la mère de son petit ami répondait, apparemment elle aussi très étonnée :

« Heeeu, oui c’est bien moi. Est-ce que mon fils est là ? Et qui êtes…»

Amy la coupa avant qu’elle ne doive se sentir obligée de lui dire qui elle est.

« Oui je hum…Je vous le passe. Au revoir ! », balbutia Amy avant de lancer le téléphone à Alex.

Puis elle plaqua sa main contre ses lèvres tout en regardant Alexander prendre l’appel. Les pancakes avaient été complètement oublié et l’atmosphère légère avait totalement disparue. Et si elle avait reconnu la voix d’Amy ?! Personne n’était encore au courant qu’elle n’était pas morte le jour de l’agression : Personne sauf Alex. Et même si elle a terriblement hâte de renouer avec les parents d’Alex, qu’elle a toujours beaucoup aimé, Amy ne s’attendait pas à devoir leur parler aujourd’hui. Pas aussi tôt. Pas avant de s’être mentalement préparée.



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MessageSujet: Re: We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. EmptySam 30 Nov - 1:41

3000ème message !! We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. 3969289521




amy & alexander
we are always and absolutely better together

Ils avaient tous les deux le regard fixé sur leurs doigts qui jouaient ensemble, qui s’enlaçaient et se déliaient distraitement. Alex se laissait bercer par la respiration d’Amy qui avait posé sa tête sur son épaule, ses cheveux lui chatouillaient gentiment la joue mais il ne bougeait pas d’un millimètre pour autant. Il n’avait jamais été aussi bien de sa vie. Leurs jambes entremêlées dans les draps, il se refaisait le film de ce qui s’était passé un peu plus tôt entre eux, il se remémorait chaque geste, chaque cri, chaque sensation. Ça avait été juste magique. Il aimait comment il se sentait là, cet état d’extase qui s’emparait de son corps et qui se diffusait dans chaque pore de sa peau. C’était des millions de fois plus kiffant que n’importe quelle expérience qu’il avait vécue jusqu’à présent. Alors qu’il caressait du pouce la paume de la main d’Amy, il ne se souvenait pas de s’être senti aussi en phase avec elle. Jamais il n'aurait cru que leur relation puisse devenir plus intense qu'elle ne l'avait été durant leur adolescence mais il faut croire qu'il s'était trompé et que le sexe venait de renforcer encore plus leurs liens déjà fusionnels.

« A quoi tu penses ? » murmura-t-elle doucement, comme si elle ne voulait pas briser cette atmosphère si tendre dans laquelle ils étaient plongés tous les deux depuis plusieurs minutes. Alex se mit à sourire et embrassa le haut du crâne de sa moitié, prenant son temps avant de lui répondre. Il descendit de quelques centimètres, venant se nicher à son tour au creux du cou d'Amy, s'enivrant de l'odeur du gel douche qu'elle lui avait emprunté quelques instants plus tôt. Entre ça et le tee-shirt qu'elle lui avait piqué dans son armoire, Alex était aux anges. Ça le faisait trop craquer de la voir lui emprunter ses affaires, qu'elle soit enveloppée de « lui ».

« Je pensais à nous... A toi quand tu m'as mordu dans le cou tout à l'heure, à comment tu es trop sexy quand je te fais l'amour... Et à comment tu es trop mignonne quand tu es gênée et que tu rougis comme ça... » Il n'avait même pas besoin de lever la tête, il sentait presque la chaleur émaner des joues de sa petite-amie. Il se doutait que de parler de ça aussi librement avec elle allait la mettre mal à l'aise. D'ailleurs Amy finit par lui mettre une petite tape sur le sommet du crâne.

« Arrête de raconter des bêtises... » lui dit-elle dans un souffle. Alex se mit à sourire, ravi de pouvoir la taquiner comme il se doit. C'était une chose qui lui avait terriblement manqué durant ces trois longues dernières années et il n'allait pas se priver de la rendre chèvre un tout petit peu. Et puis il adorait la voir se mettre en mode « Amy », même si pour ça il devait subir son courroux et ses coups de femme violente envers lui.

« Nan en fait je me disais... » Alex prit une voix super sérieuse pour attiser la curiosité de sa belle. Ce qui fonctionna immédiatement puisqu'elle était en train de baisser son visage vers lui. « Oui ? »

« Je savais pas que t'étais le genre de fille à coucher dès le premier soir ! » ricana-t-il en levant les yeux vers elle. Lorsqu’il vit Amy lui faire les gros yeux, l’air choqué, il comprit qu’il ferait mieux de déguerpir vite fait de ses bras, ce qu’il fit à la vitesse de la lumière, s’extirpant de la couette et du lit. Maintenant debout, il vit Amy se relever, prête à lui bondir dessus…

« Han maiiiiiis…. ! Répète un peu ça !! Connor, t’es un homme mort !! » fulmina-t-elle en sortant du lit et en se dirigeant vers lui. Alex, hilare, ne fit pas grand-chose pour lutter ; il recula de quelques pas à peine, buttant sur la fameuse commode qui avait tremblé lors de leur tout premier câlin.

« Quoi ? Tu peux pas me dire le contraire ! » Les bras tendus devant lui, retenant les poings d’Amy entre ses mains, Alex ne pouvait pas s’empêcher de rire. Il aimait trop jouer ainsi avec elle, ça avait toujours été comme ça et ça continuerait d’être ainsi, petite-amie ou non…

« Treize ans ! Il nous a fallu treize ans et toi t’oses dire que je couche le premier soir ! » Amy essayait vainement de se libérer de son emprise, prête à le taper comme il se doit, mais Alexander ne relâcha pas ses forces et l’obligea à venir se blottir contre lui.

« Ouais parce que c’est la vérité… ! » Il lui tira la langue d’un air enfantin, ce à quoi Amy lui répondit avec une moue boudeuse. « Deux-trois bisous et hop, voilà que tu te mets à me désaper… En plus, c’est toi qui as initié ça. J’suis choqué Amy, vraiment… Je pensais pas que t’étais comme ça…»  L’air théâtral qu’il venait de prendre fit rire la blondinette qui se dégagea finalement de son emprise pour venir passer ses bras autour de sa taille et l’enlacer. Alex lui embrassa le sommet du crâne et passa à son tour ses bras autour d’elle.

« Ouais ben, comme d’habitude, c’est moi qui ai dû prendre les initiatives… ! Si je t’avais attendu Connor, j’aurais actuellement des rides à l’heure qu’il est. Et on aurait toujours rien fait.» Et vlan. Alex ouvrit la bouche en grand, étonné – et amusé- par la répartie de sa belle qui, à son tour, lui tira la langue.

« Et cette commode, là ? T’y es venue toute seule peut-être ? T’as envie que je te montre à nouveau comment je prends des initiatives, c’est ça ? T’es sûre que c’est ce que tu veux ? Parce que durant le dernier câlin, je me souviens clairement avoir entendu quelqu’un me dire « Alex, arrête, tu me msfhhfmhdqmkhhmm… ! » » La main d’Amy plaquée contre sa bouche, Alex se mit à sourire. C’était à celui qui taquinerait le mieux l’autre et c’était un jeu auquel il adorait jouer avec elle. Et surtout gagner.

« Tu m’énerves. Pi j’ai pas dit ça. »

« Tu m’as empêché de finir ma phrase, comment tu peux me dire que t’as pas dit ça ? »

Regard qui lance des éclairs. « Tu m’énerves. »

« Tu me l’as déjà dit. »

« Je t’aime pu. »

« Au contraire, tu m’aimes encore plus qu’avant, Wheeler. »

« Dans tes rêves ça ! Je peux pas aimer quelqu’un d’aussi insupportable que toi. »

« C’est pas ce que m’a dit le dernier « je t’aime » que tu m’as murmuré à l’oreille y a quelques minutes à peine… Et puis, t’as pas le droit de dire ça. Je t’ai trop manqué. Trois ans sans moi et ça a été une torture pour toi. Alors ose me dire dans les yeux que tu m’aimes pas. »

Amy se dégagea légèrement des bras de son petit ami et plongea ses yeux dans les siens. « Je te déteste… » murmura-t-elle. Le sourire taquin d’Alex disparut dès qu’il avait vu les larmes qui étaient apparues au bord des yeux d’Amy. « Je te déteste parce que tu as raison et que je ne veux plus jamais passer la moindre seconde loin de toi… » Emu par ce qu’elle venait de lui dire, Alex reprit immédiatement Amy dans ses bras et l’amena contre son torse. Il lui caressa tendrement le dos, levant les yeux vers le plafond de sa chambre. Il expira doucement, sentant l’émotion le gagner lui aussi. Il n’avait pas voulu ça et se traitait intérieurement d’imbécile d’avoir reparlé de ces trois années passées loin l’un de l’autre et qui leur avaient fait tant de mal. Il n’avait pas envie de voir Amy pleurer par sa faute, à cause de la maladresse de ses mots. Il y avait eu assez de larmes durant ces trois ans qu’il était hors de question qu’elles continuent de couler désormais, alors qu’ils s’étaient retrouvés et qu’ils devaient être heureux, resplendissants de bonheur.

« Amy, c’est fini tout ça… » lui murmura-t-il au creux de l’oreille, se penchant légèrement. « N’y pense plus, c’est terminé… Je suis de retour dans ta vie pour t’insupporter comme au bon vieux temps… Tu verras, t’en auras marre de me voir te coller autant… » Un rire s’échappa des lèvres d’Amy et il l’embrassa juste sous son oreille, ce qui la fit immédiatement trembler. « Déteste-moi si tu veux mais moi, de mon côté, sache que je compte t’aimer à la folie… » Un autre baiser. Dans son cou cette fois-ci. Un autre tremblement. Et il laissa ses lèvres vagabonder sur la douceur de sa peau, remontant légèrement pour capturer ses lèvres qu’il chérissait tant. Amy passa ses mains autour de sa nuque, ses doigts jouant avec quelques mèches de ses cheveux et il sentait toute sa fragilité. Bon sang qu’il aimait cette fille. Et il n’avait qu’une envie : la protéger…

« Tu sais… Je me disais… » murmura-t-il contre ses lèvres entre deux baisers. « … Qu’on devrait faire des galipettes directement dans la douche… » Il l’embrassa une nouvelle fois avant qu’Amy ne recule et murmure à son tour un « Qu’est-ce que tu racontes encore comme connerie ? »

« C’est pas des conneries, j'suis sérieux ! » continua-t-il dans le même murmure et en venant picorer les lèvres de sa belle tous les deux-trois mots. « Comme ça, ça évitera qu’on passe la nuit à naviguer entre la chambre et la salle de bain comme on fait depuis tout à l’heure… Et en plus on sera constamment tout propre... ! On joindra l'utile à l'agréable... ! »

« Pff... N'importe quoi ! » lui répondit Amy en lui donnant une petite tape derrière la tête et en se mettant à rire. « Eeeeeh mais ! Alex, qu’est-ce que tu fais ! »

Il avait passé les mains sous ses cuisses et la portait maintenant de la même manière qu’il l’avait portée quand il l’avait amenée dans sa chambre. Se dirigeant lentement vers la salle de bain avec son précieux fardeau dans les bras, il murmura une nouvelle fois contre ses lèvres :

« Je prends des initiatives… »

Et d’un léger coup de pied, la porte de la salle de bain se referma derrière eux.

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La lumière filtrait à travers les volets de la chambre et Alex tendit immédiatement la main vers l’endroit où devait se trouver normalement Amy. Sauf que la place était vide.
Mais ses doigts sentirent la chaleur que dégageaient encore les draps, signe que sa chérie s’était levée il y a peu de temps à peine. Alex grogna contre son oreiller. Il n’aimait vraiment pas se réveiller et ne pas la trouver près de lui. Cela ne faisait que quelques jours qu’il avait retrouvé sa moitié et qu’ils étaient ensemble mais ils avaient déjà leurs petites habitudes. Et le câlinou du réveil en faisait partie.

« Bébé, t’es oùùùùùùùù ? » fit-il d’une voix encore ensommeillée. Il savait qu’elle ne risquait pas de l’entendre mais ça lui faisait du bien de râler après elle et surtout de son absence sous la couette. C’est à ce moment-là qu’Alex entendit un bruit de casseroles que l’on pose et il se releva immédiatement, la couette retombant sur ses cuisses.

« C’était quoi ce bruit ? » Ne respirant même plus pendant quelques secondes afin d’entendre clairement les sons qui provenaient de la cuisine, Alex se sentit pâlir lorsqu’il entendit à nouveau le bruit de ses casseroles qu’on était en train de déplacer dans ses placards. Essayant de se refaire le film de la conversation qu’il avait eue avec Amy quelques instants avant de s’endormir, il se rappela avec effroi de quelques bribes dont celle-ci : « Tout à l’heure, c’est moi qui te prépare le petit déjeuner…. »

« Oh bon sang… » murmura-t-il en se levant du lit, encore à moitié endormi. Amy était vraiment en train de lui préparer le petit déj’ ? … Elle avait mis sa menace à exécution !? We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. 4178897679

Arrivant dans le couloir, il fut rassuré de ne sentir aucune odeur de brûlé. C’était déjà ça. Au moins la catastrophe n’avait pas encore eu lieu. Rassuré, il pénétra dans sa cuisine où il ne vit que le dos de sa moitié penché dans l’immensité de son frigo. Il sourit en la voyant si petite par rapport à la taille démesurée de son frigo américain et il s’approcha doucement, enlaçant de ses deux bras le corps menu de sa petite amie.

« Bonjour toi… ! » murmura-t-il contre son épaule avant de l’embrasser. Amy se retourna, les bras chargés de nourriture et de boissons, et se releva légèrement pour lui offrir un doux mais trop court baiser au coin des lèvres. Il était temps de lui faire comprendre que la suite n’allait pas être possible. Il avait envie de vivre aujourd’hui et ne pas mourir dans d’atroces souffrances.  Passant son regard de Amy au plan de travail et du plan de travail à Amy, il essaya de lui dire silencieusement « Je sais ce que t’es en train de faire et ne compte même pas sur moi pour goûter à ton expérience chimique. » Et apparemment le message passa puisque deux petites secondes plus tard, Amy levait les yeux au ciel, décryptant ce qu’avait voulu dire son regard à la perfection.

« Héééé! Je te signale que je me suis améliorée en cuisine, très cher ! Ce n’est pas comme si j’avais manqué de temps ! » Il retint son rire juste à temps. Amy ? S’améliorer en cuisine ? Remarque, elle pouvait difficilement faire pire que ce qu’il avait connu… ! Du moment qu’elle ne comptait pas l’empoisonner, ça lui irait parfaitement ! Il se souvenait d’un jour où elle avait préparé toute seule un gâteau alors que le reste de sa famille était sortie… Résultat, les quatre étaient tombés malades et avait dû finir aux urgences : intoxication alimentaire. La plus belle réussite au niveau culinaire pour Amy, sans contestation possible ! C’était ce qu’elle savait le mieux faire. Alex sourit à ce souvenir et prit une spatule en bois dans les mains. Hors de question de passer le reste de la journée à l’hôpital alors qu’il avait bien d’autres projets en tête. Ils allaient reprendre des forces et passer le reste de l’après-midi sous la couette : films, câlins et petite sieste, c’était un programme idéal qu’il allait lui concocter !
La pâte à pancake prête, Alex fit gentiment asseoir Amy sur l’un des tabourets devant le plan de travail après lui avoir servi un grand verre de jus d’orange. Plus Amy serait loin des plaques à induction et plus il aurait de chance de garder sa maison intacte… ! Se mettant aux fourneaux, Alex venait lui voler quelques baisers entre deux pancakes qu’il faisait cuire. Et puis, il ne pouvait pas s’empêcher de la taquiner encore et encore. Alors qu’Amy répondait à un appel sur son téléphone, il se dit que c’était le meilleur moment pour mettre son plan à exécution. Avec une main occupée, Amy serait moins capable de se défendre… Il plongea son index dans le saladier rempli de la pâte à pancake avant de le diriger droit sur le nez de sa petite amie.  Amy esquiva la première salve, faisant baisser sa main juste avant qu’il n’atteigne son but. Avec un sourire amusé, elle lui fit les gros yeux, lui demandant ainsi d’être sage durant son coup de téléphone. Pour éviter qu’il ne recommence et enduise son nez de pâte bien collante, Amy fit pivoter le tabouret du bar et offrait maintenant uniquement son dos à la vue d’Alexander.

« Eh, c’est pas du jeu, tu triches ! » râla-t-il tout en rigolant. Il lécha son index plein de pâte bien sucrée et son sourire se figea lorsqu’il entendit les mots qu’Amy étaient en train de sortir au téléphone…

« Madame Connor-Ellis ?! »

Les yeux ronds, il fixa le téléphone que tenait Amy contre son oreille avant de reporter son regard rapidement sur le plan de travail… Elle avait répondu à son téléphone à lui… Amy… Etait en ce moment même… Au téléphone… Avec sa mère…

Oh oh.

La jeune blonde s’était retournée et le regardait d’un air paniqué. Incapable de bouger, comme si quelqu’un venait de le mettre sur pause, Alex la fixait avec un air tout aussi apeuré. Sentant l’adrénaline prendre possession de ses veines, il se demanda immédiatement comment ils allaient bien pouvoir se sortir de cette situation apparemment inextricable. Il fallait qu’il trouve un truc et vite… Voire même très très vite !! A un petit mètre de lui, il entendit sa moitié dire : « Oui je hum…Je vous le passe. Au revoir ! » Et sans même savoir comment, il se retrouva avec son téléphone dans la main. L’écran affichait une énorme photo de lui et sa mère en train de faire les pitres et tirer la langue comme des gamins. Tout en haut, « Maman » était indiqué en gras et Alex se demanda comment Amy avait bien pu faire pour ne pas voir tout ça avant de répondre. Elle n’était peut-être pas allée foutre le feu à sa cuisine mais il avait fallu qu’elle fasse une boulette quand même…. Et à bien y réfléchir, il se demanda s’il n’aurait pas préféré avoir une poêle en feu plutôt que de devoir gérer cette situation... !

Approchant l’appareil de son oreille, Alex grimaça tout en saluant sa mère : « Coucou m’man, ça va ? » Il se retourna et éteignit le feu où l’un des pancakes était en train de cuire. Mieux valait ne pas avoir deux crises à gérer en même temps… surtout que celle qui s’annonçait promettait d’être sacrément rude à gérer !

« Alexander !! Tu ne réponds pas à ton téléphone depuis des jours et quand par miracle ça décroche, c’est une fille qui me répond ? Qui est-ce ? Tu as rencontré quelqu’un et tu ne m’en as pas parlé ? Et tu ne la présentes même pas à ta pauvre maman ? Tu as vingt-quatre ans et tu me fais encore des cachotteries ? Comment elle s’appelle ? Tu l’as rencontrée où ? Elle travaille ? Elle est étudiante ? Est-ce que ses parents savent qu’elle est chez toi ? J’espère qu’elle est majeure au moins !! Est-ce qu’elle est blonde ? Tu sais que je veux des petits enfants blonds aussi mignons que toi, hein… Est-ce que tu…» Alexander soupira et éloigna le téléphone de son oreille. Même de loin, on continuait d’entendre sa mère parler dans le téléphone. Blasé, il posa son coude sur le plan de travail et regarda Amy d’un air amusé. Sa mère ne changeait définitivement pas. Malgré les années qui passaient, elle continuait de couver son fils comme s’il était encore un petit enfant. C’était ainsi que sa mère lui montrait son amour et parfois il aurait aimé qu’elle réalise qu’il n’est plus un petit garçon. De longues secondes plus tard, sa mère continuait de parler et de parler encore. Il pouffa de rire et décida d’arrêter là son monologue d’une centaine de pages avant que la nuit n’arrive sur Pearl Trees.

« M’man… M’man !!! » la coupa-t-il. A l’autre bout du fil, sa mère se tut, apparemment vexée que son fiston ne lui ait rien dit à propos de la jeune fille qui avait osé répondre au téléphone. « Tu peux respirer entre deux questions tu sais !! Tu m’as tellement bombardé que je sais même plus ce que tu m’as demandé… ! »

« Je t’ai demandé si… »

« Ne pense même pas à me refaire la liste … ! » la coupa-t-il à nouveau. Hors de question qu’elle recommence son numéro… !

« Maman est très fâchée, Alexander. » lui dit-elle d’un air boudeur, ce qui le fit rire. « Et ce n’est pas drôle ! Qui est cette fille qui a répondu à ton téléphone alors ? »

Relevant les yeux pour croiser le regard d’Amy, Alex afficha un sourire en coin avant de répondre d’une voix calme et posée à sa mère : « C’est ma petite amie. »

Il se délecta de la réaction des deux femmes de sa vie : Amy affichait un air complètement choqué alors que sa mère hurlait un « QUOI !!! TU AS UNE PETITE AMIE ?!!!! » qui lui explosa presque le tympan.

« Oui, j’ai une petite amie… Et tu sais même quoi, m’man ? Le temps de prendre une douche et de faire le trajet et je viens te la présenter à la maison. Qu’est-ce que t’en penses ? » Il s’éloigna d’Amy afin de ne pas exploser de rire et se dirigea vers le salon. Sa mère, complètement hystérique à l’autre bout du fil, s’exclama : « Oh bon sang… Oh mon dieu… JAMES !!!! ALEXANDER VIENT MANGER A LA MAISON DANS MOINS D’UNE HEURE !! Bien sûr mon chéri !! Préparez-vous vite et venez à la maison. Alexander, mon bébé, ça fait bien longtemps que tu n’as pas ramené de fille à la maison, j’en suis toute émue ! Est-ce que c’est une fille bien au moins ? »

S’éloignant encore un peu plus pour se retrouver quasiment au fond du salon, Alexander murmura à sa mère : « Tu te souviens de cette nuit avant que je déménage de la maison où on avait parlé toi et moi en sirotant une bière dans le jardin ? »

« Oui, je me souviens… » répondit sa mère dans le même murmure.

« Tu m’avais dit que ça allait être dur pour moi de te ramener une fille aussi bien qu’Amy à la maison… »

« Oui, je me souviens t’avoir dit ça… »

Alexander se retourna et regarda Amy, toujours assise près du plan de travail de la cuisine.

« Et bien, je crois que tu vas être contente… »

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MessageSujet: Re: We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. EmptyDim 8 Déc - 22:27

Hi. I love you.
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Ce matin, Amy est de bonne humeur  malgré ses cauchemars et ses angoisses, malgré les souvenirs qui la hantent. C'est pour cela qu'elle a décidé de préparer le petit déjeuner! Bienne qu'elle n'ai absolument jamais été douée en cuisine, Amy a toujours persévéré...mais n'a quasiment pas progressé. Aujourd'hui encore, elle se souvient des fois où elle s'est essayée à l'élaboration d'un plat: avant de lamentablement échouer. Et une fois sur deux, toute la petite famille tombait malade, par sa faute. Au bout de deux ou trois fois, Alexander qui avait vu le coup  venir, refusait carrément de la laisser toucher à quoi que ce soit dans la cuisine et encore moins de gouter à quoi que ce soit qui ai été fait par les petites mains d'Amy! Et ça, ça avait le don de la mettre en rogne, tout simplement parce que ça signifiait perdre et qu'elle a horreur de ça. Puis sa cuisine ne pouvait tout de même pas être si horrible et atroce?!...Si?

*** ***


« Hum...Qu'est-ce que c'est? »

Jane Wheeler, onze ans, lève la tête vers sa soeur aînée âgée de seize ans. Amy la dévisage aussi, apparemment blasée.

« Des oeufs. »
« Ah...T'es sûre? »

Jane fixa son assiette comme si celle-ci allait lui sauter à la gorge. A ses côtés, Amy entendit Alexander pouffer de rire. Elle lui envoya immédiatement le regard le plus noir qu'elle avait en stock et il s'arrêta soudainement, transformant son fou rire en simple toux. Sa meilleure amie leva les yeux au ciel et, tout en lui lançant un coup de coude dans les côtes juste pour la forme, répondit à sa petite soeur:

« Tais-toi et mange! Les parents ont dit que c'était moi qui devrai me coltiner la cuisine le temps de leur absence! Et crois moi, ce n'est pas vraiment une partie de plaisir pour moi non plus, j'te signale! »

Le teint de Jane vira au blanc alors qu'elle n'osait même pas toucher à sa fourchette, plongée dans des oeufs apparemment peu ragoutants.

« Dans combien de temps rentrent vos parents, déjà? », demande innocemment Alex.

Assis sur le plan de travail les bras croisés, il paraît étonnamment sérieux. Mais Amy n'est pas dupe et sent la plaisanterie douteuse arriver. Elle souffle, faisait se soulever une mèche qui tombait devant ses yeux et lance:

« Quatre jours je crois. Pourquoi? »

Alex descend alors de son perchoir et se dirige vers Jane qui ne paraît toujours pas très enthousiaste à l'idée de manger l'oeuvre très peu appétissante de sa soeur. Il dépose ensuite un rapide baiser sur le crâne de la petite et dit d'un ton très théâtral:

« Alors paix à ton âme, parce que tu ne tiendras certainement pas jusque là! »
« Hey! », protesta vivement Amy « Vas te faire- »
« Pas devant les enfants voyons », souffla Alexander en réponse tout en bouchant les oreilles de Jane qui éclatait de rire. « Allez Amy, rends toi à l'évidence! Tu es douée dans plein de domaines mais en cuisine, tu crains! Alors arrête un peu de faire le bébé et commande juste des pizzas! »
« Oh oui! », gazouilla Jane en approuvant Alex par de grands hochement de tête. « Des pizzas, des pizzas! »
« Non, on ne commandera pas de stupides pizzas alors que j'ai préparé le dîner! En plus je suis sûre que c'est très bon. »

Sûre d'elle et de son coup, Amy attrape la fourchette de Jane et la fourra dans sa bouche rageusement, bien décidée à prouver à ces deux là que non, elle n'est pas nulle! Mais il ne se passa pas deux secondes avant qu'elle ne coure et aille tout recracher dans l'évier. Le rire cristallin de Jane se fit immédiatement entendre et lorsque Amy se retourna, elle la vit en train de se tenir les côtes, littéralement pliée en deux. De son côté Alexander lui tenait tout simplement le téléphone. Piquée au vif dans son égo, Amy le lui arracha presque des mains et tira la langue.

« Retire moi tout de suite ce sourire niais de ton visage, Connor, sinon je te fais avaler ces fichus oeufs de force! »

*** ***


Amy grimace en se rappelant ce souvenir. Oui bon, il faut qu'elle se rende à l'évidence: La cuisine, ce n'est pas pour elle! Pourtant elle tient à essayer...Sauf que ça n'a pas l'air d'être au goût d'Alex qui arrive justement à ce moment là et qui l'empêche de toucher au moindre ingrédient, préférant tout faire lui-même pendant qu'elle le regarde. Sympa! Résignée, Amy décide alors d'obéir pour une fois et se contente d'observer Alex en train de « travailler ». Depuis qu'ils se sont retrouvés, elle n'a presque pas quitté cette maison mais ne se sent absolument pas coincée ni prisonnière. Pas comme lorsqu'elle vivait avec Keith. Mais en même temps, Alexander est loin d'être Keith!

Amy Wheeler a toujours été une fille tête en l'air. Ou du moins, pas assez attentive. Et si elle l'avait été plus, elle aurait forcément vu que ce n'était pas son téléphone qui sonnait. Elle n'aurait pas reconnu la sonnerie et se serait étonnée de la taille du mobile, un peu plus supérieur au sien. Mais, plongée dans ses pensées et sa contemplation, la jeune femme avait agi plus par automatisme. Et voilà. Maintenant elle se retrouvait avec la mère de son petit ami au bout du fil...Mère qui la croyait-ou savait, suivant sous quel angle on se place- morte! Enterrée depuis des années! L'ambiance n'est alors plus à la rigolade lorsqu'elle se tourne vers son petit ami, aussi surpris qu'elle. Mais elle le force à sortir de sa torpeur et à se charger de tout ça en lui fourrant le téléphone dans les mains sans poser de questions ni lui laisser le temps de protester. Mince alors, qu'est-ce qu'ils allaient bien pouvoir faire, maintenant?! Parce que si il y a une chose qu'Amy sait, c'est que madame Connor-Ellis est une éternelle curieuse! Et encore plus lorsqu'il s'agit de son bébé adoré! En colère contre elle même, Amy se frappa le front de la paume de sa main et soupira en voyant Alex essayer d'en placer une: Chose absolument pas facile lorsque la personne au bout du fil ne prend même pas une seconde pour respirer entre deux questions! Amy secoua la tête en voyant que son petit ami semblait s'amuser de la réaction de sa mère, mais sourit tout de même, amusée bien malgré elle. Finalement il réussit à prendre le dessus et a permettre à sa petite maman de souffler cinq minutes. Ce serait déjà ça! Alex était intelligent et débrouillard, il allait tout arranger et ils pourraient enfin finir de faire ces fichus pancakes! Mais le bel espoir d'Amy éclata aussi soudainement qu'une bulle de savon lorsqu'elle l'entendit dire les mots « petite amie ». Les yeux de la jeune femme s'écarquillèrent et elle se mit à faire de grands gestes, l'air de dire « tu es cinglé, ne dis pas ça! » Non pas qu'elle ne veuille pas que les parents d'Alex sachent, au contraire! Mais ce serait dur d'expliquer tout ça, le fait qu'elle soit encore en vie et qu'ils se soient retrouvés...Non, Amy n'est absolument pas préparée à ça. Pas plus qu'elle n'était préparée à entendre Alexander annoncer à sa mère qu'ils viendraient pour déjeuner dans une heure! Elle essaya de capter son attention mais il se détourna tout comme elle l'avait fait précédemment. La jolie blonde posa ses mains sur son visage et laissa échapper un gémissement désespéré. Il voulait vraiment que ses parents fassent un malaise?! Et si jamais il n'étaient pas content de la revoir? Après tout, elle avait fait souffrir Alexander en partant! Et si ils ne voulaient plus qu'elle le voit justement à cause du malheur que l'incident avait déclenché?

« J'y crois pas », marmonna-t-elle tout en regardant du coin de l'oeil Alex s'éloigner d'elle.

Le temps parut interminable avant qu'il ne revienne, téléphone à la main. Apparemment il avait raccroché. Elle se leva immédiatement et se jeta presque sur lui:

« T'es complètement malade, Alex! On ne va pas réellement aller là bas! »

Mais il n'avait pas besoin de répondre verbalement: Ses yeux parlaient pour lui. Il avait été totalement sérieux et ne changerait très certainement pas d'avis. Amy soupira et ses épaules s'affaissèrent.

« C'est de la folie! On ne sait même pas comment tes parents vont réagir en me voyant! Et s'ils n'étaient pas d'accord avec tout ça, hein?! »

Alexander leva les yeux au ciel en lui demandant de se détendre et de dédramatiser un peu. Il ajouta que ses parents l'avaient toujours adorée et qu'il n'y aurait absolument aucun problème. Mais pour ça, Amy n'en était pas si sure. D'accord, elle s'était toujours très bien entendue avec ses « beaux parents », tout comme Alex s'entendait très bien avec les parents d'Amy...Mais là, tout avait changé. Madame Connor-Ellis tiendrait-elle le même discours que celui qu'elle disait à qui voulait l'entendre, il y a de ça des années?!

*** ***


« Tu sais Amy, je vais être franche: Shane et toi, vous n'allez pas du tout ensembles. »

L'adolescente failli s'étouffer avec sa gorgée de soda tandis qu'Alex lançait un: « Maman! Mais qu'est-ce qui te prends?! »

Sa mère leva les yeux au ciel et balaya ce reproche à peine déguisé d'un geste de main. Elle se tourna alors vers la meilleure amie de son fils et lui sourit.

« Mais oui, il a des piercings et des tatouages! Il te faut quelqu'un de mieux, de plus équilibré. Un gentil garçon qui prendrait soin de toi, et tout et tout! »
« Oh pitié, m'dame C! On croirait entendre ma mère! », répondit Amy, plus attendrie et amusée que vexée.

Elle savait ce qu'on pensait de Shane dans le quartier: Shane et sa voiture customisée, Shane et ses tatouages, Shane et ses piercings, Shane et ses amis un peu bizarre qui passent leur temps à boire et à fumer des pétards. Mais dans le fond ça l'amuse qu'on chercher à la protéger de cette manière.

« Eh, en tant que future belle-mère, je prends mon mal en patience mais il faudrait penser à ne pas trop laisser traîner les choses, les enfants. »

Amy et Alex se regardent, clairement surpris. Ils ont un train de retard ou quoi?!

« Mais de quoi tu parles? », demande alors Alex, en ayant apparemment peur de comprendre l'arrière pensée de sa mère.
« Oh voyons mon chéri, ne me dites pas que vous ne voyez pas ce qu'il se passe ici? »

Un ange passa et elle soupira. Décidément il fallait vraiment tout leur expliquer à ces deux là!

« Vous êtes comme ces deux petits lionceaux, dans ce fameux dessin animé! Souviens toi Alex, tu adorais le regarder quand tu étais petit! »
« Le Roi Lion?  Mais pourquoi est-ce que tu...Oh, maman! Pas encore! Pour la millionième fois, Amy et moi on ne finira PAS ensembles! »
« Une mère sait tout mon chéri: Et je sais que vous terminerez ensembles, c'est obligé. Et vous me ferez de superbes petits enfants dont toutes ces mégères du quartier seront jalouses! »

Le pire était qu'elle avait l'air très, très sérieuse. Les paupières d'Amy papillonnèrent. Elle venait d'être comparée à Nala, dans un dessin animé pour enfants! Pourtant elle se tourna vers Alexander, un sourire malicieux aux lèvres:

« Tu aimais le Roi Lion, et tu me l'as pas dit? Oooooh mais c'est trop mignon! »

Alex ferma fort les yeux et se détourna d'elle alors qu'elle éclatait de rire et venait le prendre dans ses bras.

« Oh mais boude pas! C'est vrai que c'est super chou, Alex! »
« ...Et après vous dites que vous ne vous aimez pas? Laissez moi rire, les enfants! »

Sur ce, madame Connor-Ellis sortit de la pièce, laissant les deux amis seuls. Amy lâcha Alexander et revient à sa place.

« Désolé pour ça. Ma mère en a de bonnes des fois », grogne-t-il, apparemment mécontent que sa mère ait encore mis ce sujet sur le tapis.

Amy rit et hausse les épaules.

« Quoi, elle a raison: Si on avait des enfants, ils seraient forcément trop canons et tout le monde en serait carrément jaloux! D'ailleurs je pense qu'on devrait envisager cette option pour plus tard...»

Alex regarda son amie comme si celle-ci venait de dire la pire connerie du siècle et elle rit presque aux larmes.

« Détend toi, je blague! On est amis pour la vie, c'est déjà assez de boulot! »

*** ***


Le coeur lourd et ne sachant pas réellement comment réagir ni quoi faire, elle se laissa conduire jusqu'à la chambre par Alexander. Adieu le petit déjeuner tranquille et l'après-midi à paresser ensembles! Elle choisit un débardeur et un jean qui trainait dans le tiroir que lui avait laissé Alex et souffla un grand coup. D'un côté elle a vraiment hâte de retrouver ces gens, ce couple si magnifique et authentique...Mais d'un autre côté Amy est effrayée à l'idée de les revoir.

Et le noeud qui s'est formé dans son ventre n'est pas parti lorsqu'ils sont montés dans la voiture, quelques minutes plus tard. Puis quand ils ont passé les portes de Whoodburg, il avait même doublé de volume. Une fois dehors, à proximité de la porte d'entrée, Amy attrapa la main d'Alexander et lui murmura:

« Ne me lâche pas, s'il te plaît. »



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MessageSujet: Re: We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. EmptyLun 23 Déc - 13:13




amy & alexander
we are always and absolutely better together

Alexander raccrocha et jeta un coup d’oeil vers Amy, toujours assise sur le tabouret du bar de la cuisine mais qui semblait, de loin en tout cas, aussi remontée qu’une pile électrique. Ce qui eut le don d’amuser Alex encore plus. Cela faisait quelques jours qu’il pensait à tout ça : il avait envie de vivre son histoire avec Amy en plein jour et ne pas avoir besoin de se cacher dès que la sonnerie de la porte d’entrée retentissait, de peur que ce soit ses parents qui viennent lui rendre une visite surprise. Le coup de fil qu’ils venaient de recevoir de sa mère avait été comme une sorte de déclic… d’autant plus que c’était Amy qui avait décroché cet appel et qui s’était retrouvée en mauvaise posture face à la matriarche Connor-Ellis. C’était pour cette raison-là qu’il n’avait plus envie de se cacher : à tout moment ses parents pourraient découvrir qu’Amy était en vie et il ne voulait pas qu’ils l’apprennent d’une façon aussi bête.

Il était conscient de forcer un peu la main d’Amy dans cette histoire, elle n’était pas prête - il le ressentait et de toute façon, même s’il ne s’en était pas aperçu il l’aurait vu maintenant étant donné comment elle était nerveuse rien qu’à l’idée d’aller chez ses parents… Il était conscient de tout ça mais il savait également que s’il ne la poussait pas à le faire, jamais elle ne prendrait l’initiative d’elle-même de se rendre à Woodburgh, en face de son ancienne maison. Même si elle ne lui avait pas fait part de ses craintes, Alex connaissait sa moitié par coeur et savait toutes les pensées qui devaient être en train de se bousculer dans son esprit. Alors oui, il était peut-être allé trop loin mais c’était un mal nécessaire pour tous les deux pour qu’ils puissent enfin être véritablement un couple aux yeux de tous.
Et puis, plus Alex réfléchissait à la question et plus il se disait que de faire revenir Amy dans la vie de ses parents serait un formidable test avant d’affronter l’épreuve « Jane ». Cela allait leur permettre de voir comment l’entourage d’Amy allait réagir face à son retour dans le « monde des vivants » et pouvoir faire quelques réajustements si les choses ne se passaient pas bien la première fois. Retrouver les parents d’Alex était une chose mais le plus important pour Amy serait le moment où elle pourrait enfin retrouver sa soeur. Et ce jour-là, hors de question qu’il y ait le moindre loupé.
Serrant le téléphone dans sa main, Alex avança doucement vers la jeune femme, un sourire ancré au coin de ses lèvres. Il ne fut même pas étonné de la voir bondir telle une lionne vers lui lorsqu’elle se rendit compte qu’il avait raccroché avec sa mère. Il la laissa lui hurler dessus qu’il était complètement malade et s’amusa de la voir paniquer autant. Il était peut-être un peu trop confiant mais il était persuadé que tout allait bien se passer. Pourquoi ses parents ne seraient-ils pas heureux du retour d’Amy dans sa vie après tout ? Au contraire, c’était la meilleure nouvelle qu’il pouvait leur annoncer. Et puis quand sa mère allait enfin savoir qu’ils était ensemble, il ne voulait même pas imaginer les cris de joie qui allaient retentir quand elle l’apprendrait !! Depuis le temps - c’est-à-dire depuis presque toujours…- que sa mère leur disait qu’ils finiraient un jour ensemble…! Alex n’y avait jamais cru, tout d’abord parce qu’au début il voyait réellement Amy que comme une amie dont il était inséparable et puis ensuite, quand les sentiments ont commencé à se mêler à l’amitié qu’il éprouvait pour elle, tout s’était compliqué… Et au final, il n’avait aucun espoir de pouvoir sortir un jour avec elle : ils étaient trop amis pour qu’il ose gâcher ce qu’ils avaient…
Mais aujourd’hui, treize ans après leur première rencontre, ils s’étaient enfin trouvés. Malgré tous les obstacles qu’il ont dû affronter, malgré ces trois longues années de séparation, il pouvait enfin dire qu’Amy était sa petite amie. Et il avait un peu hâte que tout le monde le sache…
Alors si sa mère réagissait mal à tout ça, Alex ne comprendrait plus rien. Après tout, elle lui avait tellement rabâché qu’ils seraient parfaits ensemble, parlant même du fait que s’ils avaient des enfants, ils seraient tout simplement parfaits, qu’il ne comprendrait pas s’il y avait un revirement de situation et que sa mère n’accepte plus Amy comme sa belle-fille idéale.

Caressant la joue de la jolie blonde pour tenter de la calmer, Alex regarda le plafond, attendant qu’Amy daigne bien lui donner une seconde pour qu’il puisse prendre enfin la parole. Une Amy paniquée, c’était encore pire qu’une Amy énervée, le moulin à paroles était quasiment inarrêtable !!

« Ca y est, tu as fini de stresser pour rien ? » Il baissa la tête vers elle et la vit reprendre sa respiration. « Tu crois franchement que mes parents pourraient réagir mal en te revoyant ? T’étais pas là durant toutes ces années où ma mère a essayé vainement de nous caser à la moindre occasion ? Et tu penses encore qu’elle ne va pas être d’accord avec tout ça alors que toi et moi on fricote enfin ensemble comme elle l’a toujours espéré ? »
Alex laissa un petit rire amusé s’échapper de ses lèvres et prit Amy par les épaules, la guidant jusqu’à leur chambre. Il embrassa sa moitié sur le front avant de s’éclipser jusqu’à la salle de bain afin de prendre une douche rapide. L’heure tournait et s’il voulait être à l’heure chez ses parents, ils n’allaient pas devoir traîner…


Lorsque la voiture passa à côté du panneau indiquant qu’ils étaient désormais à Woodburgh, Alex sentit les doigts d’Amy se glisser entre les siens. Il posa un regard tendre sur leurs mains enlacées avant de se concentrer à nouveau sur la route. Amy n'avait pas dit un mot depuis qu'ils étaient partis de chez eux et il sentait toute sa fébrilité rien que dans la façon dont elle lui tenait la main à l'instant, s'accrochant à lui comme s'il était une bouée de sauvetage. Lentement, son pouce caressa sa peau, essayant par ce moyen de la calmer ne serait-ce qu'un tout petit peu. Lorsque la voiture arriva dans la rue où ils avaient tous les deux grandi, Alex décida de se garer en contrebas de la maison, ne voulant pas que ses parents les entendent arriver et regardent leur arrivée depuis la fenêtre de la cuisine. Il voulait que la surprise soit totale et que ses parents se rendent compte du retour d'Amy après qu'ils aient sonné à la porte d'entrée et non avant.
Détachant sa ceinture de sécurité, Alex se tourna vers Amy, blanche comme un linge.

« Ça va bien se passer. Je te le promets... » N'obtenant aucune réponse de la part de la jeune femme, Alex attrapa son menton d'une main et le releva pour qu'elle le regarde enfin dans les yeux. Avec un regard doux, il pencha légèrement la tête et lui demanda : « Est-ce que j'ai déjà failli à l'une de mes promesses ? » Amy ne mit pas longtemps avant de hocher négativement la tête, lui offrant un sourire timide. « Ah, j'préfère ça ! Allez amène tes fesses Wheeler, c'est l'heure pour toi d'aller à l'échafaud ! » ajouta-t-il rien que pour la faire sortir de ses gonds. Et ça marchait vu le regard noir qu'elle était en train de lui lancer. Sortis tous les deux de la voiture, Alex attendit qu'Amy en fasse le tour et vienne le rejoindre. Il eut droit à une petite tape sur l'épaule pour la peine mais ne s'en offusqua pas. S'il pouvait changer les idées d'Amy avec ses remarques pourries, c'était tant mieux, au moins, elle penserait moins à ce qui allait se passer dans quelques instants à peine. Ils étaient en train de monter lentement le chemin qui menait vers le perron de la villa Connor-Ellis lorsqu'Alex sentit une nouvelle fois la main d'Amy venir attraper la sienne.

« Ne me lâche pas, s'il te plaît. » lui murmura-t-elle. Elle semblait complètement apeurée par ce qui allait bientôt se passer. S'il ne faisait rien, Alex savait qu'Amy allait lui faire une jolie syncope dès que sa mère aurait ouvert la porte. Il fallait absolument éviter ça, alors il se mit à réfléchir à la vitesse de la lumière sur la façon avec laquelle ils pourraient éviter une telle situation. Alex haussa un sourcil alors qu'une idée lui fit "tilt" dans la tête. Fier de sa trouvaille, il sortit du chemin en pierre pour marcher sur la pelouse, traînant Amy derrière lui. Elle devait sûrement se demander ce qu'il était en train de fabriquer, pourquoi ils n'avaient pas monté les marches menant à l'entrée de la villa mais elle le suivit sans dire un mot, peut-être par peur de se faire entendre par ses beaux-parents, à quelques mètres à peine d'eux, derrière les murs de leur maison.

Lorsqu'Alex arriva au coin de la villa, celui-ci jeta un regard circulaire autour d'eux pour vérifier que personne ne pouvait les voir, là où ils étaient. Heureux de constater qu'aucune fenêtre de la villa ne donnait sur cet endroit, Alexander poussa gentiment Amy contre le mur face à lui avant de plonger ses lèvres sur les siennes. Voilà qui allait lui changer les idées : un baiser tendre, rempli de tout l’amour qu’il pouvait lui porter. Il vint caresser sa joue alors qu’il rapprochait son corps du sien, la bloquant contre le mur. Ok, il en profitait un peu aussi mais il ne savait pas quand il allait pouvoir l’embrasser à nouveau aujourd’hui… Alors autant en profiter avant d’entrer dans la fosse aux lions, non ?

Prenant la tête d’Amy en coupe entre ses mains, Alex perdit la notion du temps et ne savait même plus depuis combien de secondes ou minutes ils étaient en train de s’embrasser. A chaque fois qu’il touchait les lèvres d’Amy, il perdait tout contact avec la réalité. Cette fille était vraiment dangereuse pour lui, mais le plus beau des dangers qui puisse exister : il ferait absolument tout pour elle et ça lui faisait peur de ressentir autant d’amour pour quelqu’un. Une chose était sûre : si elle disparaissait à nouveau de sa vie, il ne s’en remettrait pas. Il s’accrocha à elle comme elle tout à l’heure s’était accrochée à lui. Elle aussi était sa bouée de sauvetage, celle qui lui permettait de respirer hors de l’eau et il se demanda si elle savait à quel point il pouvait l’aimer, si elle avait conscience qu’elle était absolument tout pour lui, le centre de son univers…

Reculant de quelques centimètres, Alex mit fin à regret à ce baiser. Il sentait le sang battre dans ses tempes et son cœur battre la chamade. Wooow ! Il avait voulu changer les idées d’Amy et au final, lui-même ne savait plus trop dans quel monde il habitait ! Serrant la jeune femme dans ses bras, il vint lui murmurer tendrement à l’oreille :

« J’ai toujours rêvé de t’embrasser comme ça, loin du regard des autres. Maintenant que c’est fait, je peux rayer ce fantasme de ma liste. »

C’était vrai, il avait toujours rêvé, du moins dès qu’il avait pris conscience des sentiments plus qu’amicaux qu’il lui portait, de l’embrasser ainsi contre le mur de sa maison à l’abri des regards de ses parents mais aussi de ceux d’Amy dans la maison d’en face. Il s’était toujours imaginé que cela se serait passé ainsi s’ils étaient sortis secrètement ensemble à l’époque.

« Oh mon dieu, tu as une liste ???!! Carrément !!? » s’étonna Amy entre ses bras. Alex se mit à rire et prit la main de sa petite amie dans la sienne avant de se diriger à nouveau vers le perron de la villa.

« Ouais... Et elle est énooooorme !! » lui répondit-il dans un rire. « Crois-moi Wheeler, t’auras pas assez de ta vie pour tous les réaliser ! » Il lui lança un petit clin d’œil et s’arrêta tout à coup dans sa marche. Se retournant vers elle, il lui murmura ensuite :

« Et si on s’amusait un peu ?... Et si on faisait tourner mes parents en bourrique et qu’on ne leur dise rien pour nous deux ? Du moins, pas tout de suite… On les laisse digérer le choc de ton retour et on voit si ma mère continue d’essayer de nous caser ensemble ou pas… Ça pourrait être rigolo, qu’est-ce que t’en dis ? » L’idée amusait grandement Alex et ça leur permettrait d’y aller étape par étape. En fait, il avait un peu peur pour sa pauvre maman : déjà que de voir Amy toujours en vie allait lui causer un énorme choc mais si en plus elle apprenait en même temps que son grand bébé était enfin en couple avec la seule personne avec qui elle voulait qu’il soit… c’était la crise cardiaque assurée !
Ayant hâte de voir la réaction de sa mère quand elle allait leur ouvrir la porte, Alex fit les quelques pas les séparant de la porte d’entrée et appuya sur la sonnette. Embrassant une dernière fois Amy – un bisou express cette fois-ci – il serra sa main un peu plus fort dans la sienne pour lui transmettre tout le courage dont elle avait besoin. L’heure de vérité était arrivée, il entendait les pas de sa mère s’approcher de la porte d’entrée qui s’ouvrit quelques instants plus tard…

« Mon trésor, te voil… Oh mon dieu… !» Le visage de sa mère, superbement bien habillée dans une chemise à rayures et un pantalon à pinces,  sembla blême tout à coup, le sourire qui était affiché sur ses lèvres avait disparu dès le moment où elle avait aperçu Amy.
Une main posée sur le cœur, c’était comme si quelqu’un venait de la mettre sur pause, elle ne bougeait plus d’un cil, fixant la blondinette devant elle.

Haussant les sourcils, Alex se détacha d’Amy pour faire les quelques mètres qui le séparaient de sa mère. Posant une main sur son épaule, il lui dit d’un air amusé : « M’man… Tu vas bien ? » Sa mère ne lui répondit pas, complètement choquée par la vision qu’elle avait devant elle. Amy se trouvait sur le pas de leur porte ? Elle n’était pas censée être six pieds sous terre dans le cimetière de Woodburgh ?

« Amy, dis-lui quelque chose… J’ai l’impression que ma mère croit que tu es Casper le petit fantôme… » Alex tentait de dédramatiser la situation, il ne pensait pas que sa mère aurait réagi ainsi en le voyant débarquer avec Amy.
« M’man » lui murmura-t-il. « C’est Amy… Tu ne rêves pas, elle est bien là… » La mère d’Alex sembla reprendre ses esprits après les quelques mots de son fils, clignant des yeux tout en regardant le jeune blond. Sans un mot, elle s’avança vers la jeune femme et la prit tout à coup dans ses bras, la serrant fort contre elle, à la limite de l’étouffer.

« Oh seigneur, tu es en vie… Je ne sais pas par quel miracle tout cela est possible mais merci mon Dieu… ! » Elle se détacha d’elle pour pouvoir la regarder, posant ses deux mains sur les joues de la jeune femme. « Tu es encore plus jolie qu’avant, regarde-moi ça comment tu es belle… ! Alex, tu as vu comment Amy est belle ? » lui dit-elle en se retournant vers lui, les larmes aux yeux. « Il faut tout lui faire remarquer… » murmura madame Connor-Ellis à l’attention de son ancienne petite voisine. « Oh je suis tellement contente ma petite Amy, si tu savais… ! » Elle la serra une nouvelle fois dans ses bras alors qu’une larme gagna finalement la bataille et roula sur sa joue. Alors le cauchemar était enfin terminé ? Avec Amy de retour dans leurs vies, est-ce qu’Alex allait enfin reprendre pied ? Son bébé allait-il enfin reprendre goût à la vie ? Elle se retourna vers son fils qui affichait un merveilleux sourire : elle retrouvait enfin cette lueur dans les yeux d’Alexander qu’il avait perdue il y a plus de trois ans, après la disparition d’Amy. Madame Connor-Ellis était une femme heureuse en cet instant : elle n’aurait pas pu rêver de plus beaux miracles pour son fils. Au fond de son cœur, elle avait toujours su que rien n’aurait pu réparer son cœur blessé mais elle tenait en ce moment même dans ses bras la seule raison grâce à laquelle Alex allait se sentir mieux.

« Merci d’être revenue… » dit-elle à Amy alors que l’émotion la submergeait totalement. « Mon bébé a tellement besoin de toi dans sa vie… » Elle allait enfin pouvoir respirer à nouveau, rayer un trait sur toutes les bêtises que son fils avait pu faire après le drame. Elle ne s’affolerait plus dès que le téléphone se mettrait à sonner de peur que ce soit l’hôpital qui l’appelle pour lui annoncer que son fils venait d’être admis pour une overdose. C’était fini toutes ces angoisses : Amy était là et tout allait s’arranger, elle en était persuadée.

« Mais au fait, tous les deux…. Alexander, tu ne m’as pas dit au téléphone que tu allais débarquer avec ta petite-amie ? Est-ce que tous les deux… » Les yeux de sa mère semblaient pétiller de bonheur rien qu’à l’idée de penser que lui et Amy étaient ensemble. Mince, il n’aurait pas pensé que sa mère se serait rappelée aussi vite de ce petit détail de leur conversation une heure plus tôt. Hors de question qu’ils lui avouent qu’ils étaient en couple pour l’instant : il voulait s’amuser un peu avec elle avant de tout lui révéler. Vite, il fallait trouver quelque chose…

«  Je t’ai dit la première chose qui me soit passée par l’esprit. Amy a fait la boulette de répondre à mon portable et il fallait trouver quelque chose pour que tu ne te poses pas de question sur l’identité de la fille qui se trouvait chez moi quand tu as appelée… Je pouvais quand même pas te dire que c’était Amy, tu m’aurais fait un malaise au téléphone… ! Alors voilà, j’ai inventé cette histoire de petite-amie pour que tu ne captes pas que c’était Amy qui avait décroché… »

Sa mère afficha une moue boudeuse, bien mécontente d’apprendre que son fils et Amy lui avaient fait la mauvaise blague de lui faire croire qu’ils étaient enfin ensemble… « Vous continuez de jouer avec mes nerfs tous les deux…. We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. 1275292560 Enfin, ce n’est pas grave, je vais ressortir mon costume de Cupidon du placard et vous lancer toutes les flèches que j’ai en stock. Hors de question, que vous continuiez à être aussi têtus : si Madame C dit que vous seriez parfaits ensemble, c’est que Madame C a raison… ! Mais en attendant… » Elle prit Amy par le bras et l’invita à entrer dans la villa… « Amy, tu vas me raconter par quel miracle tu es de retour dans nos vies… »

Alex laissa passer sa mère et sa chérie devant lui et referma la porte d’entrée, un sourire immense aux lèvres.

Finalement, tout s’était parfaitement passé.


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MessageSujet: Re: We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. We are always and absolutely better together. ❦ Amyxander. EmptyMer 19 Fév - 18:15

Hi. I love you.
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Après avoir manqué de se faire tuer, Amy s’est toujours dit qu’elle avait vécu le pire et que par conséquent, elle n’aurait très certainement plus jamais peur : Parce qu’après tout, qu’est-ce qu’il y a de pire que de voir deux homme vous poignarder après avoir tué vos parents dans la pièce d’à côté ? Mais voilà, elle s’était trompée. Aujourd’hui, Amy a bel et bien de nouveau ce nœud au ventre qui se contracte encore plus à chaque pas qu’elle ose faire. La peur n’est pas la même, mais elle la ressent et à l’impression qu’elle va perdre pied dans la seconde qui suit : Alors elle demande à Alex de ne pas la lâcher. Alexander, son roc, le mur immense qui la protège de la douleur. Le centre même de son univers. Et il l’écoute, comme toujours. Ressentant le besoin d’Amy, il repoussa à plus tard les retrouvailles avec ses parents pour l’éloigner de la porte d’entrée renfermant les craintes de sa petite amie. Il l’entraîna derrière la maison, la plaqua contre le mur le plus proche et l’embrassa. Ca, c’était plus qu’inattendu ! Tellement d’ailleurs qu’Amy resta figée l’espace d’une seconde avant de répondre au baiser, se sentant immédiatement soulagée. Elle ressentait l’amour et la passion d’Alex, ce qui réchauffait complètement son cœur. Avec rien qu’un baiser, il avait le don de le procurer tellement de sensations que la jeune femme avait souvent du mal à s’en remettre ensuite. Les secondes défilèrent, à moins que ce ne soient des minutes…Et Amy fut contrainte de laisser Alex s’éloigner, bien qu’elle laisse échapper un léger gémissement, un son montrant qu’elle aurait aimé que ça dure plus longtemps. Alors elle se nicha dans ses bras et sentit Alex la serrer très fort : Amy fit de même. Puis, entendant Alex lui murmurer qu’il avait toujours rêvé de l’embrasser comme ça, elle ne put s’empêcher de pouffer de rire. Non pas pour se moquer, mais plus sous le coup de la surprise. Ce n’est qu’après qu’elle tilta : Une liste ? Comment ça, une liste ?! Elle eut à peine le temps de protester que Alex était déjà en train de la trainer jusqu’à la porte d’entrée. Pourtant elle ne pu s’empêcher de se demander ce qu’il pouvait bien se trouver sur cette fichue liste : Et elle est si longue que ça, puisqu’elle ne pourrait apparemment pas l’aider à tout réaliser ?! En fait, cette situation la ferait bien rire si seulement Amy n’était pas aussi stressée à l’idée de revoir les parents d’Alex. Et plus ils s’approchent de l’entrée, plus elle sent ses genoux trembler, son cœur battre fort et sa respiration se couper. Mais, alors qu’Alexander s’arrête d’un coup sans prévenir, elle se cogne contre lui, emportée par son élan. Eh bien, de mieux en mieux ! Puis son stress fut balayé alors qu’il s’était mis à lui parler. Surprise, elle arqua un sourcil et posa ses deux mains sur ses hanches, regardant son petit ami d’un air bizarre :

« Attends, tu veux qu’on fasse semblant de n’être que des amis devant tes parents ?! Mais pourtant tu as dit à ta mère que tu emmenais ta petite amie…wow, là il est clair qu’elle ne va pas nous lâcher, comme quand on était ados ! »

Amy ne sait pas si tout ça est une très bonne idée, mais ça à l’air de tellement amuser Alex qu’elle ne peut s’empêcher de penser que ce sera certainement divertissant. Adolescents, ils ne faisaient pas exprès de faire tourner madame Connor-Ellis en bourrique alors qu’elle essayait désespérément de les mettre ensembles. Là, ce serait un sérieux retour de bâton, mais qui ne pourrait que bien se terminer sachant qu’Amy et Alexander sont effectivement ensembles depuis…eh bien depuis pas si longtemps que cela en fait !

« Très bien », céda-t-elle alors. « Faisons le, au moins pour leur laisser le temps de digérer la nouvelle »

D’ailleurs elle espéra secrètement que personne ne s’évanouirait ou ne tomberait dans les vapes : elle serait vraiment trop mal à l’aise de provoquer une telle réaction ! Pourtant, Amy se doute que personne ne réagira comme Alex l’a fait, avec tranquillité et avec une certaine facilité.
Ensuite, tout alla très vite. Amy fut entrainée par son petit ami qui frappa à la porte et des pas se firent immédiatement entendre : ça n’étonnerait même pas la jeune Wheeler que celle-ci ait été là depuis longtemps, à attendre dans l’entrée, pressée que son fils adoré débarque. Après un dernier baiser rapide mais efficace, la porte s’ouvrit à la volée. Madame Connor-Ellis dans toute sa splendeur ! Amy avait toujours été plus ou moins impressionnée par cette femme qui pourtant était la gentillesse incarnée. Mais là, ça semblait être le contraire : Pour la toute première fois de sa courte vie, Amy vit la mère d’Alex être à court de mot, totalement muette. Et pâle. Incroyablement pâle, d’ailleurs ! Elle alla jusqu’à se demander si elle n’allait pas vraiment s’évanouir devant eux, ce qui la fit se sentir assez mal à l’aise. Amy sentit vaguement Alex se détacher d’elle pour voler au secours de sa mère qui était en train de la fixer, n’en croyant apparemment pas ses yeux. Mais elle tenait encore debout, bien droite sur ses deux jambes, ce qui est un bel effort en soi ! Comme à son habitude, Alexander essaya de détendre l’atmosphère en utilisant l’humour, ce qui fit sortir Amy de ses pensées. Surprise elle-même de ces retrouvailles, la jeune femme ne trouva rien d’autre à faire que de lever le bras en secouant légèrement la main pour la saluer :

« Bonjour madame C. »

Et sitôt qu’elle eut prononcé ces mots, elle la vit quitter la maison pour la rejoindre avant de la prendre dans ses bras. Madame Connor-Ellis serra Amy : Fort. Comme si elle voulait absolument s’assurer que tout cela était réel.
Là, tout le manque qu’Amy avait ressenti ajouté au fait que ça faisait une éternité qu’une figure maternelle ne l’avait pas consolée, remonta. Elle laissa échapper quelques larmes, carrément émue et pouffa de rire en sentant l’étreinte devenir plus forte, à la limite du supportable. Pourtant à aucun moment elle n’essaya de la repousser : Bien au contraire !

« Tu es encore plus jolie qu’avant, regarde-moi ça comment tu es belle… ! Alex, tu as vu comment Amy est belle ? »

Ces mots firent rire Amy qui se tourna vers Alex en le regardant l’air de dire ‘Oui, t’as remarqué comme je suis belle ?’ avec un sourire amusé aux lèvres.

« Il faut tout lui faire remarquer… »

Amy plaqua une main contre ses lèvres pour éviter de laisser échapper un nouveau rire. Si seulement elle savait tout ce qui se passe en réalité ! Puis elle se laissa encore enlacer durant quelques secondes en répondant :

« Vous m’avez tellement manqué aussi ! J’aurais vraiment aimé vous dire toute la vérité, mais c’était impossible. »

Dans le processus, Alex et elle n’avaient pas été les seuls à être blessés. Leurs proches, tous autant qu’ils sont, ont été obligés de traverser cette épreuve au même titre qu’eux. Et Amy n’ose même pas imaginer la douleur qu’ils ont du ressentir, ce qu’ils ont pensé ou faire pour dépasser la tragédie.

« Merci d’être revenue…Mon bébé a tellement besoin de toi dans sa vie… »

Amy sourit simplement et la laissa reculer, ne lâchant tout de même pas ses mains fines, mais dont la poigne est étonnement ferme.

« Je crois que j’avais plus besoin de lui qu’il n’avait besoin de moi. Ca a toujours été ainsi. »

Et c’est la vérité. Même si elle paraissait avant être la plus robuste des deux, c’est bel et bien Alex qui l’aidait à garder les pieds sur terre, à la maintenir dans le droit chemin. Quoi qu’elle ait fait pour lui enfant, il l’avait largement remboursée en la protégeant et en prenant soin d’elle chaque jour que Dieu faisait. Et alors qu’elle était loin, supposée morte, le seul souvenir d’Alex réussissait à lui donner envie de se lever le matin et d’avancer, d’affronter une autre journée en sachant qu’il était là quelque part et qu’il allait bien. Qu’il était hors de danger…Bon, drogué à un moment, mais au moins en vie !

« Mais au fait, tous les deux…. Alexander, tu ne m’as pas dit au téléphone que tu allais débarquer avec ta petite-amie ? Est-ce que tous les deux… »

Et voilà ! Il était impossible qu’ils passent à côté de ça ! Amy se contenta de sourire et d’hausser les épaules alors qu’Alexander se chargeait de répondre pour eux deux. D’ailleurs pour ce qui est de déformer la vérité, elle trouva qu’il s’améliorait de jours en jours, sachant qu’avant il n’était pas capable de dire un petit mensonge ridicule sans bafouiller !

« Vous continuez de jouer avec mes nerfs tous les deux….  Enfin, ce n’est pas grave, je vais ressortir mon costume de Cupidon du placard et vous lancer toutes les flèches que j’ai en stock. Hors de question, que vous continuiez à être aussi têtus : si Madame C dit que vous seriez parfaits ensemble, c’est que Madame C a raison… ! Mais en attendant… »

Amy laissa la mère d’Alex l’attraper par le bras et la tirer à l’intérieur. Rien n’avait changé depuis la dernière fois qu’elle était venue : Mis à part quelques objets déplacés ça et là…Non, l’ambiance fut la même, chaleureuse et incroyablement familière. Amy sentit une bouffée de nostalgie l’envahir soudain et plein de souvenirs lui revinrent en tête. Oui, comme ce fameux soir, lors du Bal de Promo à la fin de leurs années de lycée. Même si Alex était venue la chercher chez elle pour respecter les traditions, madame Connor-Ellis avait absolument tenu à les voir ensembles avant qu’ils ne partent.

*** ***

« Je me sens bête. »
« Arrête, le smoking te va très bien ! », rétorqua Amy, son bras passé sous celui d’Alexander. Alors qu’ils devraient déjà être en route pour le lycée, ils se voient obligés de faire un crochet par la villa des Connor-Ellis pour être encore une fois pris en photo. Comme si ça n’avait pas suffit chez les Wheeler ! « Et puis ce n’est que pour quelques heures ! »
«…Tu m’auras fait tout faire, Amy, vraiment ! »

Amy pouffa de rire et secoua la tête alors qu’Alexander ouvrait la porte de chez lui.

« Ce n’est rien qu’un bal de promo ! Qu’est-ce que tu comptais faire de ta soirée sinon ? Traîner dans ta chambre entrain de grattouiller ta guitare en attendant que les heures passent ? »
« Peut-être ! Et puis je croyais que tu adorais m’écouter jouer ! »
« C’est le cas ! Mais ça aurait été vraiment débile de louper le bal…Après quoi, on va aller à la fac et faire nos études séparément. Bien qu’on habitera toujours l’un près de l’autre, nos vies vont tout de même diamétralement changer…J’avais juste envie d’une soirée rien qu’avec toi où on pourrait s’amuser et faire nos au revoir aux années lycée proprement ! »

Alexander sourit et lève les yeux au ciel. Là apparut sa mère, l’air absolument ravie.

« Oh, mon dieu ! Regardez vous tous les deux, qu’est-ce que vous êtes beaux ! On dirait que vous sortez tout droit d’un magazine de mode ! Vite, il nous faut des photos ! JAMES ! OU DIABLE AS-TU POSE L’APPAREIL PHOTO ?! », s’écria-t-elle ensuite avant de disparaitre dans le salon.

Amy rit, très, très amusée par le spectacle : dire que sa mère avait réagi exactement pareil…bien qu’elle n’a pas parue aussi excitée par le fait de voir sa fille grandir et devenir une presque adulte !

« Je vénère ta mère, Alex. », lance Amy en lui donnant un léger coup de coude. « Elle est tellement géniale, j’en viens à être jalouse ! »
«…Arrête de te moquer ! Si elle pouvait me garder près d’elle toute sa vie, je crois qu’elle le ferait sans hésiter ! »
« Ooow, crois-tu réellement que je vais te plaindre ? C’est clair qu’avoir une mère qui cherche sans arrêt à te faire plaisir, c’est pire que de la torture ! »
« Je sais ! Mais ça fait des semaines qu’elle me parle de ce bal !! Je crois que si elle n’avait pas été assise lorsque je lui aie dit qu’on allait y aller ensemble, elle en serait tombée dans les vapes ! »

Amy se mordit la lèvre inférieure, l’air gênée.

« Ah ? Elle croit encore dur comme fer qu’on sort ensembles ? »
« Non, elle croit dur comme fer que non seulement on sort ensembles, mais qu’en plus on va se marier un beau jour ! »
« Pauvre Elena : Elle va être tellement déçue le jour où tu trouveras la femme de ta vie ! »

Elena revint justement, armée de son appareil numérique pour ensuite forcer les pauvres adolescents à prendre la pause pour ensuite les mitrailler une bonne vingtaine de fois, avec un grand sourire aux lèvres.

« Maman, on doit y aller, maintenant ! Parce que si on t’écoutait, le temps qu’on parte et qu’on se rend au lycée, le bal serait terminé », râla finalement Alex tout en attrapant Amy par la main pour la tirer tant bien que mal vers l’extérieur.

Mais elle est trop occupée à rire pour avancer d’elle-même apparemment. Derrière eux, Elena fait la moue et dit :

« D’accord, de toute façon j’aurais d’autres occasions de vous prendre en photo lors de grands moments ! »
« Mamaaaaaan ! »

La porte d’entrée se referma sur le cri de désespoir d’Alexander et l’éclat de rire d’Amy.

*** ***


Amy ne lâcha pas la main d’Elena qui la conduisit jusqu’au salon : salon qu’Amy trouva toujours aussi immense. Même en ayant grandi depuis la première fois qu’elle a mis les pieds dans cette maison, elle ne peut s’empêcher d’être impressionnée.

« James est dans son bureau, je vais aller le chercher…et essayer de le mettre en condition pour tout ça ! Il va être tellement heureux de te revoir, Amy ! », dit Elena, l’air sincère.

Elle avait repris des couleurs et souriait à présent, semblait plus que soulagée et heureuse. Tout comme Amy. Tout comme Alex.

« Mettez vous à l’aise, je reviens ! »

Puis elle disparut si vite de la pièce qu’Amy n’eut pratiquement pas le temps de la voir. Déjà plus à l’aise, elle repoussa une mèche de cheveux derrière son oreille tout en s’asseyant sur le canapé. Le fameux canapé où un beau jour, James Connor-Ellis, le père d’Alex, les avait tous les deux « punis » pour pouvoir mieux les engueuler : Oui, il les avait surpris alors qu’ils étaient dans le même lit, tranquillement en train de dormir en toute innocence et s’était tout de suite fait des idées. Tous ces souvenirs remontèrent alors qu’Alexander venait prendre place près d’elle, son bras venant automatiquement se loger près des épaules d’Amy.

« Bon eh bien, ça s’est bien passé ! », lance Amy d’une voix légère, tout en se tournant vers Alex.

Elle prit ensuite la main posée sur son épaule et entrelaça leurs doigts avant de poser sa tête sur l’épaule de son petit ami.

« Maintenant il reste plus que ton père », soupire-t-elle ensuite. « J’espère qu’il ne va pas trop mal réagir »

Elle ne dit pas cela dans l’idée où il pourrait être en colère, au contraire. Mais sachant qu’il a une santé plutôt fragile, voir une morte revenir à la vie risquerait de ne pas être si bien pris que ça !

Elle leva ensuite la tête pour embrasser Alexander, histoire de se redonner un peu de courage. Elle pouffa ensuite de rire quand il glissa sa main sur la nuque d’Amy pour que le baiser s’éternise. Mais des bruits de pas s’approchant la fit sursauter et elle le repoussa en riant avant de se lever pour aller s’assoire plus loin. Elle vit Alexander faire la moue et elle tira la langue.

« Toi et moi, on n’est pas en couple, donc on ne se touche pas jusqu’à ce qu’on rentre à la maison ! »

A la maison. Ca lui faisait tellement bizarre de se dire qu’elle vivait pour de vrai avec Alex !

« Bon, prépare toi, ça va te faire un grand choc ! Mais pour répondre aux questions que tu vas sûrement te poser : Non, tu n’hallucine pas, oui elle est bien là et oui Alex a menti, parce que je viens d’apprendre qu’ils ne sont pas ensembles ! », lança la voix d’Elena, apparemment tout près.

Elle entra finalement dans la pièce quelques secondes plus tard, accompagnée de son mari. Par respect, Amy se leva et sourit. Tout comme sa femme, James posa ses yeux sur elle et pâlit. Elena lui pris le bras avec un sourire immense.

Amy le salua tout en s’approchant doucement. Et là, il se passa quelque chose d’étrange. Le père d’Alex la pris dans ses bras. Etant un homme sérieux et plutôt réservé, il n’avait jamais fait ça en dix ans. Jamais. Amy fut surprise, mais lui rendit l’étreinte en fermant les yeux brièvement avant de regarder Alexander qui paraissait tout aussi étonné.

« Je n’arrive pas à le croire », souffla-t-il tout en se reculant, ses mains posées sur les épaules d’Amy pour pouvoir la regarder. « Mais comment…et quand es-tu…ça alors ! »

Amy rit.

« Je vais tout vous expliquer, mais s’il vous plait asseyez vous ! J’ai l’impression que vous allez tomber dans les pommes ! »

D’ordinaire il aurait très certainement protesté, mais là il obéit, ne la quittant pas des yeux, un peu comme si elle allait s’échapper si jamais il osait ne plus la regarder.
Mais Amy n’a pas l’intention de partir : Oh ça, non. Il n’en est pas question.



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