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Tais-toi et pédale (Alery)

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▌AVATAR : Gaspard Ulliel
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▌MON ÂGE : 32
▌QUARTIER : Pines Square - Le Peuplier
▌EMPLOI/ÉTUDES : Chargé de redresser une usine de parfum au bord de la faillite
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▌EN CE MOMENT : Quoi de plus beau qu'une balade en forêt le dimanche? Apparemment Alery n'est pas vraiment d'accord.
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MessageSujet: Tais-toi et pédale (Alery) Mar 28 Jan - 21:00

On était dimanche dans la matinée et Adrian avait une idée en tête. Il avait travaillé toute la semaine comme un fou pour sortir enfin le premier prototype de parfum de l’usine. Le travail était devenu encore plus compliqué depuis que son assistante avait démissionné à cause d’un déménagement mais Adrian était un véritable guerrier. Il avait été particulièrement odieux et désagréable avec tout le monde, y comprit avec Alery. C’était la seule qui avait osé lui tenir tête d’ailleurs, en même temps il était le patron de tout les autres, personnes qu’il aurait sûrement renvoyé sur le champ s’ils avaient osé rouspéter. D’ailleurs il n’avait pas vu la jeune femme vendredi et samedi, ça commençait à faire long. Il savait très bien qu’elle avait dû travailler ces jours-ci et il ne voulait pas lui mettre des bâtons dans les roues et il ne voulait pas la voir après qu’elle se soit fait tripoter par toute la région, mais ça il le gardait pour lui. Qu’il était loin le temps de la séparation difficile après les aveux de la jeune femme. Il avait mit trois semaines avant de la recontacter. Ces semaines lui avaient semblé interminable mais il avait besoin de faire le point. Résultat il ne savait pas quoi en penser mais avait comprit qu’il n’arriverait pas à se séparer d’elle de ci-tôt. Bien entendu tout ce bazarre avait fortement retardé l’échange d’un potentiel baiser, surtout que l’apparition d’Alexandre la semaine dernière, n’arrangeait rien. Sur la vie de la jeune femme il avait finit par adopter une politique très américaine “don’t ask, don’t tell“. Certes Alery avait essayé de s’expliquer un peu sur tout ça et lui avait promit d’arrêter progressivement la drogue, mais Adrian avait refusé plus d’explication. Il avait peur de trouver quelque chose d’encore plus grave, et pour l’instant il ne voulait que profiter un peu d’elle. Bien sûr il osait quand même râler quand elle dépassait les bornes en matière de drogue car elle pouvait en mourir, idée qui angoissait au plus profond de lui le jeune homme.

Bref, on était dimanche, il faisait beau, Adrian était soulagé pour son produit. Maintenant c’était aux grands patrons de la boîte de dire si ça leur plaisait, il ne pouvait plus rien faire. Autant se reposer du coup ! Enfin, pour Adrian “se reposer“ voulait dire “trouver une activité“. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas eu le temps de faire un peu de sport et il avait peur de s’empâté sérieusement. Il avait donc décider d’aller faire une balade à vélo en forêt et de pique niquer là bas. Il n’avait pas prévenu la jeune femme de ce planning, s’il lui en avait parlé elle aurait sûrement râler car machin et bidule. Elle se plaignait tout le temps, à croire qu’ils n’étaient jamais d’accord entre eux. Adrian avait mit son réveil à 8h pour aller récupérer des vélos, les accrocher à sa voiture et faire un tour chez le traiteur. D’habitude il cuisinait mais aujourd’hui il n’avait envie de se soucier de rien du tout. Une fois toute les affaires prêtent, il se rendit à l’appartement de la jeune femme. Il était aux horizons de 10h quand il frappa à sa porte. Il dû s’y reprendre à plusieurs reprise avant qu’elle se décide enfin à ouvrir, visiblement encore endormie. Elle avait sûrement dû travailler jusqu’à 3h du matin la veille, tant pis pour elle. Adrian lui expliqua qu’il l’emmenait quelque part et qu’elle devait se dépêcher. Elle râla pour la forme mais ne fut pas longue à s’habiller.

Notre homme amena Alery jusqu’à la voiture. Il avait bandé les yeux de la jeune fille pour que la surprise soit complète. Il ne savait pas trop si la jeune femme était curieuse mais lui en tout cas riait beaucoup de la voir si diminuer. Elle faisait moins la maline quand elle devait entièrement lui donner sa confiance. Une fois tout le monde installé, il démarra. La jeune femme ne devait pas encore être bien réveillée car elle s’endormit pendant le trajet. Il jeta un coup d’œil sur elle et un sourire de tendresse s’afficha sur ses lèvres. Les deux avaient clairement une relation de couple mais n’avait encore rien mit à plat. Il ne voyait pas la jeune femme comme une amie, ni comme une sœur, ni comme un flirt. Il l’aimait vraiment plus de jour en jour et pourtant ! Les journées étaient loin d’être reposante quand ils étaient ensemble. Les moments de calme pouvaient devenir explosif en une seconde uniquement à cause d’une phrase. Il avait par moment envie de l’étrangler et par d’autre moment il avait envie de l’embrasser. Oui car il y avait toujours cette histoire de sexe. Leur relation était complètement platonique et ça commençait à le tirailler sérieusement. C’est qu’il avait très envie d’elle ! Ce qui était de moins en moins évident à camoufler.

Après une heure de voiture, il se gara à la lisière de la forêt. Il descendit de la voiture, détacha les vélos, sortit le panier de pique-nique et posa le tout contre un arbre. Il se dirigea ensuite à la place du passager pour réveiller Alery. Il y alla tout doucement pour pas qu’elle soit de mauvais poil. Il lui caressa tendrement la joue et les cheveux « Réveille toi, on est arrivé ». Au bout d’un court instant elle se réveilla, il la fit sortir de la voiture et lui retira enfin son bandeau. « Surprise ! » Bon il savait très bien qu’il y avait une chance sur deux qu’elle râle mais il s’en foutait. Après tout il essayait d’accepter son boulot, elle pouvait bien lui faire plaisir en mettant ses fesses sur un vélo !


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"On ne devrait jamais sortir indemne d'une rencontre, quelle qu'elle soit, ou du moins en sortir inchangé."
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Le monde que je vois semble si loin de la réalité. Les meubles se transforment en des sortes d'animaux mutants, les murs ne sont que des biscuits géants, sans oublier moi qui me prend pour Peter Pan et qui veut parcourir la ville en volant.


MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Mer 29 Jan - 16:12

Mes weeks ends étaient toujours programmés de la même façon : Vendredi soir boulot. Samedi, travailler pour mes cours. Samedi soir, boulot et dimanche repos bien mérité ! Et une visite surprise d'Adrian. Enfin, pas si surprise que ça puisque c'était devenu le seul jour de la semaine qu'il daigner me donner. On se voyait presque tous les jours de la semaine sauf quand je devais travailler. L'explication était simple : Il ne voulait pas me voir après m'être fait tripoter par d'autres hommes. Ce qui était compréhensible. Je respectais cela. Bien que je râlais tout de même de pas avoir assez de temps avec lui. Mais je n'avais déjà pas de temps pour moi, alors comment en avoir pour lui ? Finalement, ce n'était peut être pas si mal que nous ne soyons pas en couple officiellement. Pas de reproches, pas de tensions, pas de mensonges, pas de perte de temps à s'expliquer. Oh, mais attendez, nous faisons tout ça ! Au final, on était quoi ? Des amis ? Je ne suis pas sur que tout les amis se montrent à moitié à poil et dorment ensemble en petites tenues. Et entre amis il n'y a pas de crise de jalousie. Ce qui était le contraire d'Adrian. Bien sur, il ne me disait rien. Mais ses actions en disaient long sur ce qu'il pensait ! Il ne voulait rien savoir sur mon boulot, rien savoir sur mon passé avec Alex et rien sur ce qui concerne mes ex relations. Enfaîte, il ne reste pas grand chose à lui raconter sur ma vie. Mais il en savait bien plus sur moi que je n'en sais sur lui. Je ne sais même pas s'il a eu d'autres relations avant moi. Je ne sais toujours pas son travail et je n'ai jamais été invité chez lui. Et je me demandais bien pourquoi. Le connaissant, c'est impossible que ce soit à cause d'un bordel monstre qu'il ne veut pas que je vienne. Surtout quand on voit l'état de mon appartement. Il n'avait pas encore assez confiance en moi pour m'en parler ? Il n'avait pas encore assez de sentiments pour m'y emmener ? Bordel, ce mec me rendait fou. Et c'est bien ce qui me faisait rire. Rare sont les hommes qui arrivent à me tenir tête. Mais Adrian y arrivait et il ne se gênait pas pour le faire ! Et je faisais de même de mon côté ! C'était bien plus équitable comme ça. Ce n'est pas parce que c'est un homme qu'il faut dire amen à tout. Chacun a ses limites et il faut savoir le dire. Aussi têtu l'un que l'autre je vous jure..

Ma soirée s'était principalement bien passée. J'étais même fière de moi. Je n'avais prit aucune drogue et je n'avais pas bu une seule goutte d'alcool durant le service ! Bien sur, je n'allais pas le dire à Adrian. J'aimerais lui en parler et qu'il soit lui aussi fier de moi. Et ce n'était pas par égo ou par fierté que je ne lui dirais pas, c'était seulement de la peur et de la honte. Comment je pouvais me vanter que la veille je ne m'étais pas droguée ou bourrée la gueule ? Alors nous faisions comme d'habitude, ce qui s'est passé la vielle reste dans le flou et tout le monde se porte bien. J'étais rentrée relativement tard, sachant pertinemment que personne ne m'attendrait chez moi. Encore une fois, je m'étais écroulée dans mon lit heureuse de savoir de un que j'allais pouvoir faire la grasse matinée. Et de deux que je verrais Adrian demain.


Endormie comme une masse, la sonnette retenti au moins une dizaine de fois avant que je daigne ouvrir les yeux. Dans les vapes et du coup de mauvaise humeur, je me levai lentement pour aller ouvrir la porte. Qui est assez fou pour venir un dimanche matin dès 10 heures ? Ça ne pouvait qu'être Adrian. Je souris me disant que s'il est venu aussi tôt c'est parce que je lui manquais et qu'il voulait passer toute la journée en ma compagnie. Enfin, je serais plus zombie qu'autre chose, mais le fait qu'il veuille passer autant de temps avec moi me rassurer. Il ne faut pas oublier qu'il a apprit il y a moins d'un mois que je suis strip-teaseuse, que je me drogue et que j'ai un énorme problème avec mon ex. Et avec tout ça, il était toujours présent pour moi. Il était peut être maso. Mais il a tenu trois semaines sans me parler, sans venir me voir ou sans me donner un quelconque signe de vie. Et durant ces trois semaines j'avais dormi quasiment tous les soirs sur le canapé, le téléphone en main, veillant sur la porte d'entrée au cas où il reviendrait. Autant dire que j'ai un mal de dos horrible et que j'ai des centaines d'heures à rattraper.. Qu'est-ce qu'on ne fait pas par amour. J'avais même respecté le fait que ce soit lui qui revienne vers moi. Et c'était dur, très dur. Je passais mon temps à regarder mon téléphone pour voir s'il avait essayé de me joindre et j'en devenais parano.

Bref. Une fois lui avoir ouvert la porte, voilà qu'il me dit d'aller de suite m'habiller car il m'avait préparé une surprise. Je grommela comme à mon habitude mais partit m'habiller. Un short, un tee-shirt accompagné d'une petite veste et des chaussures de tous les jours, me voilà prête. Je n'eus même pas le temps de prendre un café pour me réveiller qu'il m'avait déjà bandé les yeux. Mais quel idée ! Toujours grognon, je me laissai faire. Même si je trouvais cette idée complètement absurde. J'habite dans un immeuble de sept étages et évidemment, il ne voulait pas attendre qu'on soit en bas pour me le mettre. Non non, ça ne devait surement pas être assez drôle pour Monsieur Adrian. De toute façon, j'avais beau râler, ça ne changer rien. Au moins, c'était un bon prétexte pour se tenir la main. Il n'y avait pas d'autres solutions vu que je ne voyais rien et que douée comme je suis, je pourrais tombée même les yeux ouverts. Il m'installa dans sa voiture et direction.. Je ne sais où. Je n'avais même pas demandé d'ailleurs. Bien trop occupée à râler surement. Mais je n'eus pas le temps de lui demander que je m'étais déjà endormie dans sa voiture. S'il voulait que je sois en forme pour la journée, il était mieux de me laisser dormir.

« Réveille toi, on est arrivé » Dit Adrian doucement pour me réveiller. Je n'avais aucune idée de combien de temps j'avais dormi, mais nous n'étions pas en ville, ça c'est sur. Sortant de la voiture avec son aide, je pouvais sentir le vent frais sur mon visage, le chantonnement des oiseaux, la nature quoi ! Je ne dirais pas que c'est tout ce que je n'aime pas. Mais pourquoi perdre du temps à se promener main dans la main à regarder les arbres ? Pour moi, c'était du temps perdu. J'avais encore un travail fou à faire pour mes cours, sans compter mes heures de sommeil à rattraper. Enfin, je me préparais mentalement à ne pas râler. Après tout, je lui devais bien une journée en pleine air si ça lui faisait plaisir ! Il était toujours à mes côtés, ne me jugeant pas sur mon passé ou sur mon travail. Il arrivait à y faire abstraction et le connaissant, il devait faire plus que le maximum pour se comporter normalement envers moi. Alors je pouvais bien lui accorder une journée de répit avec seulement Alery, l'étudiante un peu folle et chiante, mais qui aime malgré tout lui faire plaisir. Il ôta le foulard de mes yeux. La forêt, des vélos, un panier de pique-nique, le grand air à l'état pur quoi ! C'est pas un peu "too much" ? Un petit rire nerveux m'échappa. Il était sérieux ? Il voulait que moi je monte sur un vélo et qu'on se balade comme un vieux petit couple l'un derrière l'autre à admirer le paysage ?

Enfin bon. Reprenons nous. Il avait tout préparé pour qu'on passe une belle après-midi. Je n'allais pas tout gâcher dès la première minute ! Au moins, il avait pensé à la bouffe ! Tiens, en parlant de bouffe. Il ne m'avait même pas laissé le temps de prendre un petit-déjeuner et j'avais les crocs ! J'ai presque cru que t'allais me laisser mourir de faim ! On va mangeeeeer ! Dis-je en tapant dans mes mains comme une gamine qui venait d'avoir sa récompense. J'allais me jeter corps et âme sur le panier quand j'eue un moment de lucidité. Me retournant vers Adrian, je me rapprocha de lui, me mit sur la pointe des pieds et mit ma main sur sa joue en la tournant vers mes lèvres. Merci. C'est une belle surprise. Lui murmurais-je, puis l'embrassa aux coins des lèvres tendrement, lui prit sa main et l'emmena vers la bouffe !


I'm not in love but almost ♣️
Nah, you don't know me. I break through the clouds and the fire below me. You cannot catch me, cannot hold me. You cannot stop much less control me. The night gets darkest right before dawn. What doesn't kill you makes you stronger. You'll have my mercy then when you're gone.
 
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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Jeu 30 Jan - 23:33

En l’invitant à faire du vélo en sa compagnie en pleine forêt, il ne s’attendait pas du tout à une explosion de joie de la jeune femme. Surtout un dimanche ! Mais en même temps, ils n’allaient pas passer leur vie à manger devant la télévision tout les soirs ? Même pour Adrian qui était très vieux jeux c’était chiant ! Il avait besoin d’activité, de sortie, de quitter du quotidien. Quand il ne travaillait pas il aimait sortir. Vu qu’il travaillait quasi tout le temps, il aimait bien que ses jours de repos soient un peu particulier. Bon, maintenant il travaillait nettement moins qu’avant vu qu’il passait beaucoup de temps avec la jeune femme. D’ailleurs ça s’était remarqué, les employés ricanait quand il disait que la réunion devait absolument finir à 19h alors qu’avant il n’avait aucun soucis de la faire finir à minuit s’il le fallait. On ricanait aussi sur son passage quand il arrivait avec la même tenue de la veille. D’habitude il passait chez lui pour se changer après avoir passer la nuit avec la jeune femme mais de temps en temps il sortait tellement tard de l’appartement d’Alery qu’il devait foncé au travail directement. Par moment il songeait même à laisser des affaires dans un tiroir pour faciliter les choses. Puis il se rendait compte de ce qu’il venait de penser et se mettait à râler tout seule. Du style “Non mais tu n’es pas en couple, tu es inconscient, elle n’est pas fait pour toi, etc.“ Mais dans la vie on ne décide pas de qui on tombe amoureux. Il était temps qu’il arrête de se voiler la face, il aimait une fille pleine de dette à cause de la drogue et qui pour remboursait tout ça faisait sur strip tease. Un vrai épisode de télé réalité. Depuis qu’il la connaissait, il faisait des choses qu’il n’avait jamais fait. Comme regarder la télévision ou des films. Avant Alery, il ne faisait jamais ça aussi souvent et surtout il n’y prenait pas un tel plaisir. Désormais il tuerait pour ne pas rater un épisode de série qu’il suivait avec elle. La vie change et au final si on faisait abstraction de tout ce qui ne va pas, le haut de l’iceberg était plutôt sympathique.

Bref, il se faisait une joie de cette sortie, surtout qu’il adorait le vélo. Il en faisait beaucoup sur la plage à Miami quand il était encore étudiant. Et vu qu’il faisait des efforts, elle allait en faire aussi ! Puis la vision d’Alery se débattant avec la nature et galérant sur son VTT allaient être un pure délice. Il en riait à l’avance. Mais sa joie fut coupé net. En enlevant le bandeau de la jeune femme, cette dernière ne put s’empêcher de rire. Bah merci ! Adrian la fusilla du regard. Voilà qu’elle commençait à être pénible. C’était fou, on essayait de lui faire plaisir, et elle, elle s’en fiche royalement. Rien n’est assez bien pour princesse Alery. Il faut que tout soit toujours comme elle veut et rien à faire de l’avis des autres. Elle ne pensait qu’à se droguer et à la nourriture. A ce propos la jeune femme remarqua rapidement le panier de pique nique et fonça en sa direction l’air beaucoup trop joyeuse. Elle n’avait clairement pas eu la même réaction en le voyant lui ce matin… Décidément, elle si on l’a nourrit elle ferait n’importe quoi. Il imagina un court instant les clients d’Alery glisser des cookie dans ses sous-vêtements pendant son show. Cette vision le fit sourire un bref instant avant de se rappeler qu’on parlait de la fille qu’il aimait en culotte devant d’autres mecs. En grommelant pour la forme il suivit Alery. Cette dernière se retourna sans prévenir et lui fit un bisou sur le coin des lèvres pour le remercier. Il fut touché par le geste et son sourire réapparut. Mais bon, heureusement qu’elle le remerciait ! Elle a juste agit en personne polie et bien éduquée. C’est fou ça, il était tellement habitué à un comportement misérable, qu’un acte de pur convention sociale, réussissait à lui faire plaisir. Elle le prit ensuite par la main et l’emmena vers le panier.

Avant que la jeune femme s’en empare et dévore tout, il prit le panier. « Minute toi ! Tu crois vraiment qu’on va manger ici ? Près de la voiture ? Décidément, qu’est-ce qu’on peut faire de toi…. » Il soupira et lui indiqua du doigt une clairière visible à travers les arbres. « C’est même pas à deux minutes d’ici, bouge tes fesses et suis-moi ». Il récupéra son vélo et le poussa à travers les arbres. C’était très facile mais il se retourna quand même pour voir si elle s’en sortait et surtout si elle avait pensé à prendre son vélo. La connaissant, elle aurait très bien pu le laisser contre un arbre absorbé par l’idée de manger. Heureusement tout semblait bien se passer. Le petit coin d’herbe était vraiment très près, et ils y arrivèrent en moins de deux. Tout en commençant à déballer le tout sur une jolie nappe à carreau hyper vintage et kitsch, il regarda l’heure. 11h15. Encore tôt pour manger quand on a prit un petit déjeuner mais Alery avait l’air d’avoir tellement faim, qu’il se voyait mal retarder l’heure du pique nique. Sachant qu’elle aimait bien mangé, il n’avait pas lésiné sur les quantités. Il y avait une sorte très varié de petit toast, de micro-quiche et autre apéritif. Un vrai festin qui lui avait couté un peu d’argent, il n’avait pas voulu acheter des produits surgelés. Du coup il était allé dans une ville voisine pour prendre chez un traiteur très réputé. Pour ne pas qu’elle se doute de quelque chose, il avait tout transvasé dans des boîtes sans étiquette. Depuis qu’il avait su pour tout les problèmes de la jeune femme, il voulait être sûr qu’elle est des sentiments pour lui avant de lui avouer pour sa fortune. De son côté des sentiments étaient clairement présent, pour une fois qu’il faisait preuve d’humanité il ne voulait pas se retrouver sur la paille et le cœur brisé.

Les deux jeunes gens s’assirent dans l’herbe côte à côte, tout n’était pas encore installé, qu’Alery avait déjà attrapé un petit four et l’avant englouti. Il la regarda l’air complètement blasé devant si peu de savoir vivre avant de rire doucement. Ça ne servait à rien de s’enerver contre elle, elle ne comprenait jamais rien. Autant prendre ce genre de geste à la rigolade. Même si concrètement elle était insortable. Comment ferait-il s’il devait la présenter un jour à ses amis ? Ou même à qui que ce soit. « T’es vraiment pas sortable » dit-il toujours en riant doucement. Il regarda la jeune femme dans les yeux alors qu’elle était encore en train de mâcher, il prit la tête d’Alery avec une main pour la pencher vers lui et l’embrassa sur le front. Puis il continua de sortir ce qu’il restait comme si de rien n’était. Pourtant il n’avait pas l’habitude de geste d’affection comme ça. En même temps, ça devenait normal, on dirait un couple ! D’ailleurs ils étaient très clairement en couple pour les yeux de n’importe quelles personnes qui les voyaient. Adrian sortit deux verres et une bouteille de vin. Il fit le service et leva son verre pour trinquer « A cette journée ! » et il but une gorgée avant de commencer à manger un peu.


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Ven 31 Jan - 11:45

Mes mauvaises habitudes étaient toujours présentes, même pour un déjeuner avec Adrian. Pas que je sois une malpropre qui mange avec les mains. Quoi que. Mais la bouffe m'intéressait bien plus que le paysage, le grand air ou pire, le vélo. Je ne dirais pas que manger était plus important qu'Adrian, mais c'est ce dont mon corps à besoin pour vivre. Enfin, si je peux avoir les deux, je ne peux pas être plus heureuse ! En attendant, avec le peu de moyen que j'avais, manger n'était pas ma priorité. Alors dès que j'en avais l'occasion et qu'en plus, elle était gratuite, ça y est j'étais partie. Qu'importe l'heure, qu'importe le moment et qu'importe le lieu, j'avais faim. S'il voulait qu'on fasse un tour de vélo et que je tienne plus de cinq secondes dessus, il fallait que je mange ! Je pense à peu trop à la nourriture ? Mouais. Vu la tête et surtout le regard que me lançait Adrian, j'en faisais un peu trop. Le remerciant comme il se doit, tout en délicatesse et en romantisme comme il aime, j'étais déjà repartie en direction du panier. C'est alors qu'il prit la situation en main. Le panier en main, il rétorqua qu'on ne mangerait pas près de la voiture. Il me pointa du doigt la clairière à au moins un kilomètre. Je soupirai. Pourquoi on ne pouvait pas manger à côté de la voiture ? On pouvait être contre un arbre, ensemble et avec la bouffe. Y'avait pas de forme à y mettre. Mais Monsieur le voulait. Mais, j'ai faim ! Et dans une forêt y'a pas d'endroit plus confortable que d'autres ! Trouver un emplacement sans bosses et sans bêtes c'est quasiment impossible ! Ce serait du temps perdu. Il me m'écouta pas et me dit de me bouger les fesses au lieu de parler pour ne rien dire ! Non mais, depuis quand il se permettait de me parler de la sorte ? Je suis pas un chien ! Et encore moins le sien !

Boudant durant quelques secondes, le voilà déjà partit en direction de la clairière, prenant un des vélos et bien sur le panier. Pas le choix, il fallait que le suive. Ah, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour manger ! Je suppose que je dois prendre l'autre vélo. Grommelais-je dans ma bouche. J'eue à peine le temps de râler qu'Adrian était déjà partit à l'autre bout. Il pourrait m'attendre au moins ! Pas un regard, pas un encouragement. Il fallait tout faire par soit même ! En tant qu'homme, il pourrait m'aider ! S'il pouvait prendre un vélo, il pouvait prendre les deux ! Comme on dit : Quand y'en a pour un, y'en a pour deux ! Finalement je m'étais trompée. La clairière n'était pas au kilomètre estimé. Mais il était bien pire ! Avec ce vélo en main qui pesait au moins le triple de mon poids, j'avais de la peine à avancer entre les arbres, les racines, les cailloux, ah un écureuil mort, la nature quoi. Non, vraiment, ce n'était pas mon environnement et je n'étais pas à l'aise. Alors qu'Adrian était déjà arrivé et avait déposé une nappe quelconque sur l'herbe, j'avais déposé vite fait bien fait le vélo et l'avait rejoint dévorant ce que j'avais sous la main. Il finissait de sortir les emballages, alors que j'en avais déjà ouvert plus de la moitié. C'est pas mauvais. Dis-je en dégustant ce qu'il y avait dans les différents emballages. Que ce soit du haut de gamme ou du bas de gamme, je voyais près peu la différence. Je ne prenais pas la peine de mâcher pour déguster chaque saveur et épice. J'engloutissais, tout simplement.

« T’es vraiment pas sortable. »Dit-il en riant. Il riait peut être, mais il n'en pensait pas moins ! Un petit sourire aux coins des lèvres, ma vengeance sera terrible. Il ne sait pas à quoi il s'attend. Enfin, pour le moment j'étais toujours plus intéressée à manger qu'autre chose. Il m'arrêta durant un court instant, me donnant une coupe de vin. Riche en émotions. Ajoutais-je avant de toucher son verre, yeux dans les yeux. Côte à côté, mangeant sur une petite nappe avec différents mets, on aurait dit un vrai petit couple. En même temps, je ne connais pas deux amis se réunissant pour partager un pique-nique. C'est plus les groupes d'amis, la famille ou les amoureux qui le font. Et il suffisait de regarder autour de soit pour s'apercevoir que nous étions le seul "couple" dans cette situation. Les enfants criaient, les amoureux marchaient main dans la main et les amis fumaient dans leur coin. Alors à quoi il jouait ? Pourquoi il m'avait emmené là alors qu'il n'est pas prêt à s'investir dans notre relation ? Ou peut être qu'il m'a emmené ici pour me passer un message. Pour me dévoiler quelque chose. Pour qu'il me déclare sa flamme. Il serait temps ! Ce n'est pas pour dire mais, des semaines étaient passées et il ne m'avait toujours pas touché ! Je commençais à me poser des questions. Je suis pas son style de fille ? Je ne lui fais aucun effet ? Il ne veut pas d'histoire avec moi ? Il n'avait jamais céder à mes remarques, à mon charme et encore moins à mon corps. Je commençais à manquer d'inspiration pour le faire craquer ! Et pourtant, ce n'est pas faute d'essayer ! J'avais presque dix hommes par semaine pour pouvoir tester mes idées. Et je n'ai jamais eu de ratage. Alors pourquoi ça ne marchait pas avec lui ? Il fallait que je passe la seconde ? Que je prenne les devants ? Que je le bouscule un peu ? Mais, c'est lui l'homme du couple ! Mais c'est moi qui porte la culotte. Mouais. Si je voulais que les choses avancent, il va falloir que j'agisse. Hors de question que j'attende une journée de plus sans au moins l'avoir embrassé.

Le soleil battait son plein, une légère brise venant accompagnée le tout, avec un bon repas. J'en oubliais presque Adrian, qui avait l'air perdu dans ses pensées. On aurait dit qu'il voulait dire un truc, mais que quelque chose le retenait. Il devait être en train de se battre avec l'ange et démon dans sa tête. Il me faisait rire. Mais pour une fois, j'étais relativement calme. Je me voulais profiter de ce moment un peu particulier. Voulant taquiner un peu Adrian, je pris un met dans ma main. T'as pas encore goûté celui-là. Je m'avançais vers lui, la main tendue jusqu'à sa bouche pour qu'il le mange. C'était pas romantique ça ? Qu'il vienne pas me dire que je ne fais pas d'efforts ! Ce n'est pas mon genre de faire de tel geste mais s'il fallait que je fasse le premier pas, ça me dérangeait pas ! Après tout, on est au 21ème siècle. On est bien loin des rudiments de l'époque ! Les hommes ne sont pas les seuls à devoir faire la cours aux femmes. On peut très bien le faire également. Et peut être même mieux qu'eux. Il avait l'air surpris par ma démarche, se disant surement que c'était à lui de le faire. Bien que gêné, il avala le met et alors qu'il rougissait, j'éclatai de rire. Chose que j'aurais du éviter. Il se renferma net. Te vexe pas chaton. Et paf, j'en rajoutais une couche ! Je le piquais au vif pour qu'il comprenne de passer la seconde. Nous ne nous donnions pas encore de surnom affectueux. Trop rudimentaire. Nous n'étions pas encore en couple alors les "Mon cœur" ou "Mon amour", très peu pour nous ! D'ailleurs, je n'avais jamais appelé un de mes ex avec un de ses surnoms. Pas assez amoureuse surement. Ou seulement pas assez investi. Il commença à râler mais je n'écoutais pas un mot de ce qu'il disait. Tiens, mange. Lui-dis en lui donnant une barquette.

Adrian était complètement désespéré de moi, soupirant, fumant une cigarette, il se contenait pour ne pas exploser. Mais j'avais la solution. Je pouvais le faire passer d'une humeur à l'autre en une fraction de seconde. Il suffisait d'user de ses charmes. Une fois qu'il eut finit sa cigarette, je m'avançai vers lui doucement. Nos visages s'approchant, il me demanda ce que je fichais. Posant une main sur son épaule, je le poussai pour qu'il se laisse tomber sur la nappe. Enfin, ça n'eut pas grand effet vu sa force à la mienne, mais comme je continuais de m'approcher dangereusement de ses lèvres, il finit par céder. Il se retrouva alors allongé sur la nappe, moi au dessus. Ne laissant pas mon corps tomber sur lui, je me tenais à bout de bras. Je ne voulais pas me retrouver sur lui et le toucher. Ça entretenait la passion, l'envie et le désir. De ce fait, ça ne pouvait qu’attiser son envie. Je pensais qu'en agissant de la sorte, il mette ses mains sur mes hanches et me laissa glisser sur lui. Et qu'il m'embrasse avec fougue. Ou sinon, je pourrais me prendre le râteau de ma vie. Rendu à ce stade, s'il me repoussait, je finirais vraiment par en être vexée. Et peut être que je n'agirais plus de la même manière. Pour le moment, je le cherche, je le pique et je lui donne envie. Mais il ne me montre rien en retour. Et ça ne pouvait plus durer. Je me rapprochai alors de son visage. Comme ça je ne suis pas sortable hein ? C'est que t'as encore rien vu. Tout sourire, je me rapprochais de ses lèvres. Et maintenant, tu fais quoi ?


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▌EN CE MOMENT : Quoi de plus beau qu'une balade en forêt le dimanche? Apparemment Alery n'est pas vraiment d'accord.
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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Lun 3 Fév - 21:59

La jeune femme avait décidément complètement peter les plombs. Le début de la journée avait commencé pourtant complètement normalement. C’est à dire qu’elle râlait que la nature c’était nase, qu’ils pouvaient manger sur la voiture qu’on s’en foutait, que la forêt c’était pénible, que la clairière était trop loin, etc. Bref, Alery au naturel. Bien entendu ça l’énervait profondément, il aimerait bien par moment qu’elle se comporte comme une femme et pas comme une gamine insupportable. Il n’avait que 4 ans de différence et pourtant, il avait l’impression qu’elle avait 16 ans ! Mais d’un côté c’était son côté hyper chiant qui faisait tout son charme. Si elle n’était pas comme ça, elle aurait été comme toute les autres et les sentiments d’Adrian n’aurait jamais été comme ils sont à l’heure d’aujourd’hui. Mais bon, ce n’était pas tout mais là elle devenait vraiment étrange. Il savait pertinemment que c’était uniquement pour l’agacer mais cela restait peu courant. Alery lui tendit en effet un peu de nourriture en lui disant qu’il n’en avait pas encore goûté. D’un côté si elle n’engloutissait pas tout, peut-être qu’il pourrait en manger ! D’ailleurs il était très vexé qu’elle ne prenne même pas le temps de déguster les plats. Il lui aurait servit de la nourriture premier prix, elle n’aurait pas vu la différence. Très vexant ! Surtout qu’il faisait des efforts et aurait bien aimé qu’elle le remarque. De toute façon elle ne remarquait jamais rien, elle ne voyait que ce qu’elle voulait et restait enfermé dans son petit monde. Maudite jeune femme !

Elle s’avança donc vers lui pour le faire manger. Déjà il détestait ce genre de geste. Soyons clair ! Il n’était pas le genre de mec à faire des gestes aussi niais. Il était romantique et aimait les activités de couple mais les petits surnoms et le partage de nourriture non merci. Il était adulte alors personne n’allait lui faire la becqué ! Mais bon, les hommes deviennent faible devant les femmes ! Il ne pensait pas que c’était un truc qu’Alery aimait faire, d’où sa grande surprise. Lui qui pensait qu’ils auraient au moins ça en commun, et bien à priori non. Certes, il avait remarqué qu’elle faisait ça pour la taquiner mais elle aurait pu faire autre chose. Elle avait choisit ce geste, inconsciemment elle devait en avoir envie. Étant étudiante en psycho elle aurait dû s’en rendre compte. Mais allait-elle vraiment en cours ? Elle révisait au moins ? Aucune idée, elle semblait tellement décalée avec le reste du monde que par moment il se demandait si elle arriverait à entrer dans le milieu professionnel. Il accepta cependant de prendre la bouchée. Vous imaginez bien qu’il n’était pas hyper à l’aise. Pour ne rien arranger, il y avait du monde autour d’eux et il avait très peur que le comportement d’Alery dégénère si elle commençait comme ça. Manger la nourriture qu’elle lui tendait, était aussi une méthode pour ne pas la provoquer et qu’elle reste calme. Grossière erreur. A peine avait-il la bouche pleine, qu’elle éclate de rire. Une insulte fusa dans la tête d’Adrian et il fit visiblement la gueule. Elle le remarqua très bien et le provoqua à nouveau en l’appelant chaton. Si elle voulait qu’il passe la seconde, c’était une très mauvaise idée. Il était juste en train de se dire qu’elle se foutait de sa gueule uniquement pour le punir de l’avoir emmené en forêt. Cette fois elle avait abusé et il lui dit « Ne m’appelle plus jamais chaton. Tu ne peux pas juste rester tranquille et profiter de la nature ? Vraiment tu me… » Ne l’écoutant absolument pas, elle lui coupa la parole en lui refilant une barquette de nourriture. Il lui aurait bien lancé à la figure mais lui il était un homme mature et responsable. Il se contenta de soupirer et d’allumer une cigarette.

Elle sembla se calmer un peu et recommença à manger dans un silence relatif. Du moins il pensait qu’elle s’était un peu calmée. Grave erreur ! A peine eu-t-il finit sa cigarette, qu’elle s’avança vers lui. Autant dire qu’Adrian se méfiait ! Qu’est-ce qu’elle foutait encore ? Leur visage était désormais très proche. Elle posa une main sur son épaule « Tu joue à quoi ? » Aucune réponse. Étonnant. Elle tenta de le pousser mais il était loin de se laisser faire ! Enfin avant qu’elle ne se rapproche trop de ses lèvres, il préféra céder pour se retrouver allonger. A ce stade là il avait très bien comprit ce qu’il se passait. Il n’avait pas céder pour pas que la jeune femme ne l’embrasse mais parce que la situation commençait à l’exciter un peu. Il aimait bien qu’elle prenne les devant. Ça le changeait grandement des filles timides qu’il avait pu connaître avant. Alery venait de le plaquer sur le sol, à califourchon sur lui, elle le provoquait très clairement. Il commençait à se sentir vraiment très excité par la situation. Il faut dire que depuis le temps qu’ils se cherchaient, la tension était devenue insoutenable. Voilà des mois qu’elle essayait de le faire craquer, et au fond il aimait bien ce petit jeu, se sentir désirer et surtout mettre la jeune femme dans le désarroi le plus total. Il avait des principes, certes mais il n’était pas con. Il savait très bien qu’elle avait envie de lui et qu’elle se demandait pourquoi il ne l’avait toujours pas touché. Bon, il se posait la même question. Mais hors de question de la laisser prendre le dessus. Alors qu’elle s’attendait à ce qu’il l’embrasse, suite logique des évènements il lui répondit « T’as envie de moi hein ? » Cette remarque était là uniquement pour faire enrager Alery. Il s’apprêtait à faire un grand pas dans leur relation et il ne voulait pas que ce soit la jeune femme qui est le pouvoir. Les femmes dominantes c’est bien mais il avait une fierté d’homme aussi ! Et ne comptez pas non plus sur lui pour devenir complètement niaiseux ! Il continuerait à faire des réflexions vexantes et à la bassiner avec ses principes. Mais pour l’instant mettons ça de côté. Il bascula la jeune femme pour la plaquer contre l’herbe tout en gardant une distance raisonnable entre leur deux corps, il bloqua au passage les bras d’Alery en mettant ses mains dans celle de la jeune femme. Il était plus fort qu’elle, aucune chance qu’elle s’enfuit ou qu’elle attrape à un truc à manger. Vu qu’elle pensait bouffe qu’importe la situation, on est jamais trop prudent ! Il se pencha vers elle assez rapidement pour ne pas casser le moment. Il hésita cependant un court instant au dernier moment avant de l’embrasser. Enfin ! Une décharge électrique parcourut le corps d’Adrian, plusieurs longues semaines de tensions sexuelles et amoureuses intenses étaient en train de partir dans ce baiser. Sans l’écraser, son corps se posa complètement sur celui de la jeune femme, se laissant aller dans ce baiser passionné. Ses mains quittèrent les mains d’Alery pour aller se poser dans ses cheveux et sur son visage. Il avait envie de la toucher depuis si longtemps alors autant s’en donner à cœur joie maintenant. Il avait complètement oublié les personnes présente autour d’eux et donc la gêne qu’il aurait pu ressentir. N’oublions pas qu’en temps normal, Adrian était très pudique et n’aimait pas s’exposer. Pour cette fois, il fera une exception !


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Sam 22 Fév - 0:30

Ah Adrian. Après on dit que c'est moi qui râle tout le temps, qui n'est jamais satisfaite, qui est constamment de mauvaise humeur et qui n'est pas sortable ? Pourtant, en ce moment c'est Adrian qui faisait la gueule et qui râlait sans arrêt. Bon, c'était de ma faute en y repensant bien. Mais d'être aussi chiante faisait mon charme, non ? Après tout, si je ne mettrais pas de l'animation on s’ennuierait ! Et je suis sur qu'Adrian aime le fait que je parle pour rien dire, que je râle pour un rien ou que je fasse un peu n'importe quoi ! Ça ajoute du piment dans notre relation. Et puis, s'il est toujours avec moi c'est bien pour une raison ! Oui, car il en faut quand même une, sinon on perd vite la tête. Il a vingt-sept ans, il cherche autre chose que la routine. Maintenant, il chercherait plus quelque chose qui l'étonnera, quelque chose qui change de l'ordinaire, quelque chose qui puisse l'emmener du ciel aux enfers. Comme moi quoi ! En y pensant bien, ses ex devaient être ennuyantes à mourir. Toutes banales les unes que les autres. D'ailleurs, combien a t-il eu de relations ? Elles ne devaient qu'être sérieuses le connaissant. A t-il déjà vécu un coup d'un soir au moins ? Et s'il avait un enfant ? Après tout, je ne connaissais presque rien de lui.. C'est totalement possible qu'il en ait un. Après tout, vu son âge et ses valeurs, peut être qu'avec son ex.. C'est peut être pour ça que je ne connais rien de son passé et de son travail ? Ou même de ses amis ou de sa famille ? Il a tellement honte de moi, que je sois une strip-teaseuse et que je sois qu'une jeune écervelée qu'il ne veut pas prendre de risque de me présenter ? Alors pourquoi diable est-il avec moi et prend t-il la peine de me préparer toute une journée romantique sans rien derrière ? Il joue à quel jeu ? Et pourquoi je pense à ça dans un moment pareil ? Alors que je me retrouve sur lui, prête à l'embrasser et à me dévoiler ? Peut être qu'au final.. Je voulais plus. Sans le vouloir, sans le chercher, voilà que j'étais attachée à lui comme personne auparavant. Et moi qui ne m'en rend même pas compte plus tôt.. Alors que les signes sont plutôt évidents et flagrants ! Quand il a découvert pour la drogue et le strip-tease et qu'il n'a pas donné signe de vie pendant plusieurs semaines, je m'endormais presque tous les soirs sur le canapé, mon téléphone à la main, espérant qu'il reviendrait. Dès que quelque chose n'allait pas, c'est lui que j'appelle et que je veux voir. Je cherche constamment sa présence et je fais tout pour le charmer.

Adrian est comme un défi pour moi. Il est en perpétuel réflexion avec lui-même, toujours à réfléchir aux moindres détails, à s’efforcer de faire les choses correctement. Comment voulez-vous que je le comprenne alors que je suis sur qu'il ne se comprend pas lui-même ! Du coup, ne pas savoir ce qu'il peut penser à un moment précis m'intrigue. Je ne devinais jamais ce qu'il lui passait par la tête. Certes, je commence à bien le connaître. Je savais ce qu'il aimait ou ce qu'il n'aimait pas. Je savais quand je commençais à aller trop loin et que je devais me calmer. Comme que je savais comment faire pour l'enrager et le faire calmer tout de suite après. Non non non. Il fallait que ça cesse. Je ne peux pas penser constamment à lui comme je le fais en ce moment et à le désirer de cette manière. Je ne peux pas voir un avenir avec lui alors que moi-même je ne sais pas comment faire demain ! Et puis, ce serait complètement fou ! Je n'ai pas le temps et la force de me consacrer dans une relation. S'en était hors de question ! Au moins, je savais très bien dissimuler ce que je ressentais. Pas de prise de tête, pas de paroles maladroites, je ne m'étais pas forgée une carapace, mais avec les hommes qui ne cessaient de me tripoter au travail, on n'avait pas le choix de cacher notre dégoût, notre tristesse ou simplement notre mécontentement. Et puis, pourquoi je pensais à ça dans un moment pareil ? C'était pas le moment de tomber dans des pensées complètement irrationnelles. Quoi que... Je lui poserais quelques questions plus tard. Ces incertitudes ne pouvaient pas durer éternellement non plus. Enfin, si je commençais à vouloir en savoir plus sur sa vie, c'est que je m'impliquais davantage, et donc que je serais prête à un changement radical dans ma vie. Est-ce que j'étais vraiment prête à ça ? Est-ce que je suis prête à le laisser entrer dans ma vie ? Mais surtout, est-ce qu'il est prêt à s'investir autant que moi ? Après tout, s'il ne m'a pas touché depuis tout ce temps, peut être qu'il n'est pas autant attaché que moi. Passons ; ce n'était pas le moment de penser à ça.

Me retrouvant à califourchon sur lui, mes lèvres près des siennes, j'avais envie de me laisser aller et de lui donner tout mon amour. Mais en tant que femme, il fallait que je lui résiste. Il ne faut pas lui laisser croire qu'il peut m'avoir en claquant des doigts. Si tout est trop facile et qu'on se donne dès le premier soir, alors qu'est-ce qui est intéressant ? Absolument rien. Surtout rendu à son âge, des filles faciles et inintéressantes il a du en connaître plus d'une ! Et même pour son amour-propre, céder dès la première fois, il faut vraiment être tombée bien bas. Bref. Ce n'était pas encore mon cas et bien que j'ai connu plusieurs sortes de relations plus catastrophiques les unes que les autres, je savais garder un peu d'amour propre. Allant l'embrasser pour ne plus faire durer ce moment, Adrian en profita pour me sortir une réflexion complètement exorbitante. Il voulait m'énerver ou quoi ? C'était réussit. Il voulait piquer mon orgueil ? Ou encore, me faire comprendre qu'il n'a rien à faire que je sois sur lui, prête à l'embrasser comme une folle ? Il n'en avait pas envie alors ? C'était une attaque directe contre moi et mon ego là, je ne rêve pas ?!! Je ne pus m'empêcher de répliquer. Si tu crois que je te veux, tu te trompes sur toute la ligne ! T'es seulement qu'un... Vexée, j'étais sur le point de me relever quand celui-ci me fit bousculer sur le côté de sorte que je tombe allongée sur l'herbe, et en profita pour reprendre le dessus. Mais qu'est-ce qu'il fichait ? Il venait de me faire comprendre très clairement qu'il n'en n'avait pas envie et le voilà sur moi, mettant ses mains dans les miennes de sorte que je ne puisse bouger. De toute façon, je n'allais pas essayer de l'en empêcher. Certes j'en avais envie. Mais vu sa force et la mienne, à part me faire de multiples bleues, je n'aurais eu aucune chance.

J'eue à peine le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait, qu'il était déjà en train de m'embrasser. Qu'est-ce qu'il lui prenait tout d'un coup ? J'avais finit par l'exciter peut être ? Vu la passion qu'il y mettait, surement. Il se posa délicatement sur moi ; tiens, il voulait avoir le dessus pour passer la seconde ? Aaaah, je comprends tout maintenant. Quel petit malin. Il avait donc tout programmé ? M'énerver, me redresser, me faire tomber et m'embrasser ? Et sans que je m'en rende compte ? Oui je dois le dire. Bravo. Il avait réussit à me berner et à savoir comment agir envers moi. Et pour le coup, il me surprend totalement. N'oublions pas comment il est pudique et là, il ose m'embrasser -ALLELOUIA- et ça, devant des centaines de passants. Il osait enfin me toucher et se laisser aller, oubliant totalement le monde qui nous entoure. Le prenant au geste, je lui rendis son baiser. Fougueux, passionnant et totalement à l'encontre de ses valeurs, je déposai mes mains chaudes en dessous de son haut au niveau de ses hanches. Coincée comme il est, je ne pouvais pas jouer avec lui d'avantage. Même si, j'en mourrais d'envie chaque seconde supplémentaire qu'il me permettait de l'embrasser. Notre baiser s’intensifiait petit à petit ainsi que ma libido. S'il me laisser faire, ni une ni deux j'aurais enlever son tee-shirt pour laisser place à son torse presque parfait et j'aurai vite fait de déboutonner son jean. Vu la position et l'intensité de notre moment, rien ne pouvait m'y empêcher. Et pour les passants et les enfants, nous ne sommes que deux jeunes l'un sur l'autre échangeant un baiser. Rien de plus. Sauf pour nous, rendu à notre âge, échanger seulement un baiser n'était que le début. Surtout que j'en voulais toujours plus. Mais je ne pense pas qu'Adrian arrive à surpasser le fait que nous sommes dans un lieu public et que jamais, oh jamais il ne serait capable de franchir une étape pareil dans un tel endroit. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui lui manquait. Etant collé sur moi je pouvais sentir une légère boss au niveau de son entrejambe. Alors qu'il cessa de m'embrasser durant un millième de seconde, je lui dis d'un ton moqueur. Je crois que c'est plutôt toi qui a envie de moi et tu ne peux pas me le cacher cette fois. Et paf. Un pour Alery. Zéro pour Adrian. Il venait de passer quelques secondes merveilleuses et voilà que je cassais tout. Alors qu'il voulait partir, évidement puisque je l'ai vexé de nouveau, je le retins en mettant mes bras autour de sa nuque pour qu'il reste près de moi. C'est alors que je l'embrassai de nouveau relevant doucement ma tête car Monsieur ne daignait pas bouger d'un pet, et me mordis quelque peu les lèvres avant de rajouter. Ne t'en fais pas, j'en ai autant envie que toi.. Et oui, je savais être tendre quand il le fallait. Et j'avais beau le titiller, c'est plutôt une forme de carapace. Au final, j'avais peut être autant voir plus envie de lui qu'il ne le pense. Et le fait de le mettre en avant est une entrave à mes sentiments et mes émotions. Certes, on peut dire que je me protège, mais entre ma vie privée et mon job, la limite est moindre dans ce genre de situation. Rebaissant ma tête sur l'herbe, une main sur sa joue, et pour la première fois de la matinée, je profitais de l'instant présent me taisant. Puis je souris devant lui me disant qu'il avait la paix vu que je ne disais plus rien. Et que oui, il m'arrivait de savoir en profiter pendant quelques minutes. J'aimerais rester comme ça pendant des heures.. Avec toi.Cela ne m'arrivait guère de pouvoir sortir, prendre l'air et profiter d'un moment de répit comme celui-ci. Sans m'en rendre compte, je m'étais perdue entre les cours et le boulot. Sans compter qu'Adrian me prenait les moindres petits moments de libre. Je n'avais plus de temps pour moi. Alors pour une fois que je pouvais respirer, il était temps que je le fasse.


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Lun 17 Mar - 21:59

La relation qu’il entretenait avec Alery jusqu’à présent lui convenait très bien pour la simple raison que tout était encore imaginable. L’embrasser rendrait les choses concrètes, une véritable relation, l’aveu d’un attachement certain et tout cela lui faisait terriblement peur. N’avait-il pas dit au tout début de leur rencontre qu’il ne l’embrasserait que s’il ressentait des sentiments ? Etait-il même réellement raisonnable de ressentir quelque chose pour une femme si jeune, encore étudiante et ayant autant de soucis ? Elle n’était pas à l’aise financièrement, avait de gros soucis de toxicomanie, sans oublier qu’elle offrait son corps pour quelques billets. A ce sujet il aimerait bien en savoir plus, par exemple si elle était déjà allée plus loin avec un client à un moment où elle devait payer son loyer. Après tout, de quoi était-elle capable ? Pourquoi ce mec, Alex, lui avait bien dit de se méfier d’elle, qu’elle allait le détruire ? Adrian avait clairement peur de s’investir beaucoup plus dans cette relation qu’elle. Alery avait cette fameuse tendance à ne rien prendre au sérieux. Elle était exaspérante, complètement délurée et se foutait royalement de tout mis à part de sa petite personne. Puis bon, entre nous, elle n’était pas non plus d’une classe absolue. Il voyait mal se pointer avec elle à un vernissage ou une fête d’entreprise. Car oui, il aimait ce genre de truc ! Elle allait sûrement le trouver snobinard et se foutre de sa gueule mais il aimait ça. Il aimait aller à des soirées dégustations de vin tout en savourant un repas gastronomique.

Il pouvait en dire du mal pendant des heures mais au fond il aimait bien son style de vie actuelle, avec elle. Adrian avait apprit à ses côtés à aimer les choses simples. Manger des nouilles chinoises livrées devant la télévision, cuisiner des trucs basiques pour elle histoire de la sauver des barquettes micro-ondes. Il aimait beaucoup aussi quand elle mangeait toute la pâte des gâteaux avant la cuisson ou quand elle mettait son doigt directement dans le pot de pâte à tartiner. Elle était nature, franche, et semblait dépourvu de voix intérieur censé l’empêcher de faire certaines conneries. Bref, il était bien avec elle et un moment il faut savoir se bouger le cul. Ils ne pouvaient pas rester indéfiniment entre deux relations. Soyons honnête, ils n’étaient pas seulement amis, ils étaient plus que ça et il était temps d’officialiser les choses. Du moins dans la tête d’Adrian ce baiser voulait clairement dire ça. Après, Alery avait peut-être l’habitude d’embrasser n’importe qui et pour elle ça ne voulait rien dire. Mais une fois que leurs lèvres se rencontrèrent, tout doute s’effaça de sa tête.

Bien entendu leur premier baiser, enfin premier, premier, n’oublions pas que dès leur première rencontre ils étaient déjà à se sauter l’un sur l’autre ! Mais bref, là c’était le premier baiser un peu officiel quand même, et il ne pouvait pas se passer sans une petite remarque, un petit pic. Comme prévue, Alery prit la mouche de suite et commença à râler, le visage virant au rouge. Il adorait l’énerver, la voir l’insulter mentalement et se débattre comme une lionne. Elle était tout bonnement adorable. Tout en douceur mais avec une pointe de fermeté quand même, il la bascula pour la mettre sur le dos et l’embrassa. Au début il essayait de se maitriser un minimum. Ils étaient dans un lieu public et l’exhibition n’était pas son truc mais voilà quoi ! A force d’attendre, il avait très envie de la jeune femme. Plus il l’embrassait, plus il se demandait comment il avait réussit à lui résister jusqu’à présent. Il la revoyait se balader l’air de rien en tenue légère, ou encore son corps contre le sien la nuit. Autant dire que l’imagination de notre bonhomme allait bon train ! Petit à petit, sentant qu’elle répondait positivement à ce baiser, il lâcha les mains de la jeune femme qui ne tardèrent pas à s’immiscer légèrement sous son haut. Il ne se fit pas prier pour lui aussi la caresser un peu. Les gens autour d’eux était désormais très loin dans ses préoccupations.

Il s’arrêta de l’embrasser un instant, un très court instant mais suffisant pour qu’Alery fasse une réflexion. Oui bon ça va non ? Il avait envie d’elle et en tant qu’homme ce n’était pas toujours évident à cacher. Adrian se sentit vexé. Elle n’était jamais contente. Pourquoi faire une réflexion comme ça dans un moment comme ça ? C’était elle qui lui avait sauté dessus en plus, de qui elle se moquait ? Puis on ne fait pas ce genre de réflexion tout court ! Il commençait à grommeler intérieurement et ça se voyait. Il essaya de se dégager de l’emprise de la jeune femme mais cette dernière le retint en mettant ses mains autour de son cou. Adrian ne bougea pas et laissa Alery venir à lui pour l’embrasser de nouveau. Mouais, c’était quand même difficile de rester fâcher avec elle très longtemps. Surtout qu’elle dit d’une façon très sexy, qu’elle aussi avait envie de lui. Il allait devoir vraiment mettre un stop à tout ça, non pas qu’il en avait envie mais ça allait devenir une nécessité physique. Oui car après ils allaient se lever pour faire un tour de vélo et à l’heure actuelle il n’était pas en mesure de se lever tout en restant digne, si vous voyez ce que je veux dire. Alery rabaissa sa tête sur l’herbe en gardant une main sur la joue d’Adrian. Ils restèrent comme ça un petit moment, se regardant dans les yeux. Il sourit assez niaisement. Il était juste heureux de vivre ce moment avec elle. Ce fut encore elle qui rompit le silence. Alors qu’il s’attendait à une connerie de sa part, elle dit une des plus belles choses qu’il put entendre venant d’elle. Elle avait envie de rester avec lui comme ça pendant longtemps. Devant tant de belles paroles, il s’approcha d’elle et l’embrassa à nouveau. « Tant mieux, je compte bien reproduire ces moments souvent ». Ce n’était pas la chose la plus romantique à dire mais Adrian était quand même très pudique, les grandes déclarations seront pour plus tard. Une étape à la fois.

Sur ce, Adrian finit par se relever. Après tout ils étaient quand même dans un lieu publique et la journée était bien entamé. Place au vélo et à la balade dans les bois. Ce qui n’allait pas enchanter la jeune femme mais après tout elle n’avait pas le choix. « On va se balader ? De toute façon tu n’as pas vraiment ton mot à dire. » Il lui fit un grand sourire et l’aida à se relever. Rapidement il remballa les boîtes du déjeuner et les rangea dans son sac. Voyant qu’elle n’était pas motivée comme lui l’était, il décida de la booster un peu. « Si tu fais un effort, tu auras une surprise ». Bien entendu il n’y avait absolument aucune surprise mais elle n’en savait rien, il allait peut-être réussir à la manipuler même si il en doutait complètement. Puis malgré qu’ils venaient de s’embrasser, leur dynamique de couple n’allait pas changer. Il était évident qu’elle ne ferait pas d’effort et qu’elle allait passer son temps à râler. En attendant elle sembla se résigner et avança en trainant des pieds vers le vélo. Alors qu’elle passa près de lui, par pure provocation, il lui donna une petite tape sur les fesses. « Va falloir muscler tout ça ! » Il aurait bien fait une réflexion quant à son travail mais c’était hautement déplacé puis il n’avait pas spécialement envie de se rappeler de ce qu’elle faisait pour vivre. Bref, il grimpa sur son vélo et partit comme une flèche avant de ralentir un peu pour voir si elle suivait. Difficilement mais elle pédalait. Bon, il devait aussi faire un effort et fit demi-tour pour pédaler aux côtés d’Alery.

N’importe qui aurait voulut mettre les choses un peu à plat pour faire un point sur la relation, mais Adrian s’en moquait un peu au final. Depuis le début leur relation était flou mais il était évident qu’il n’irait jamais voir ailleurs ou flirter avec une autre. Il se sentait heum comment on dit déjà ? En couple ? Oui il avait l’impression d’être en couple sans vraiment le reconnaître non plus. Il esperait juste qu’Alery soit sur la même longueur d’onde que lui. Alors qu’ils pédalaient ensemble, Adrian prit la parole en premier. « Merci pour cette journée. Ça me fait plaisir de partager ce moment avec toi ».


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Mer 26 Mar - 18:30

Ce baiser signifiait beaucoup pour lui comme pour moi. Bien qu'embrasser un homme ne soit pas quelque chose de concret pour moi, je savais que s'en était tout autre pour Adrian. S'il avait refusé tout ce temps de ne pas m'embrasser, de ne pas me toucher c'était bien pour une raison. Car après tout, ce n'est pas comme si je ne luttais pas contre lui mentalement pour le faire craquer. Mais je dois l'avouer, il était excellent à ce jeu. Toutes les nuits dormant ensemble sans se toucher alors que j'ai seulement un chiffon sur mon corps. Ou encore, toutes les fois où je me suis ramenée devant lui en serviette après avoir prit une douche. Franchement il faut presque être inhumain pour ne pas craquer au bout de trois nuits passées avec moi. Était-il comme ça avec ces anciennes relations ? Il attendait d'avoir des sentiments profonds pour passer la seconde ? Heureusement que je suis attachée à lui comme jamais, sinon je n'aurais pas eu le cran d'attendre. Surtout que ça fait plusieurs mois maintenant qu'ont se fréquentent. Était-il amoureux de moi ? Non, c'est encore trop tôt. Voulait-il que notre relation soit pure et franche avant de franchir le pas ? Surement. Mais ce n'est pas le cas. Notre relation est loin d'être parfaite. On repousse au lendemain toute discussion qui pourrait nous détruire. Il ne veut rien savoir de mon travail ; de ce que je fais ou de ce que je dis. Tout cela doit rester flou et je le sais. C'est d'ailleurs pour ça que je fais toujours attention à mes lendemains de soirées quand je le vois. J'essaie d'être présentable, de ne rien laisser traîner de mes vêtements et de ne pas boire comme un trou pour avoir une gueule de bois affreuse le lendemain. Et je ne fais aucunes réflexions sur mon travail, sinon depuis longtemps notre pseudo relation serait finie. Bref, c'est loin d'être parfait, mais s'il est prêt à faire des efforts pour rester avec moi, alors je peux en faire autant.

Embrasser un homme est quelque chose de substantiel et de sincère pour moi. On pourrait croire le contraire à cause de mon travail, mais pas du tout. Ce geste me touchait et me rassurait. Presque tous mes doutes venaient de s'envoler grâce à ce baiser. Et ça faisait du bien ! Ne penser à rien, se donner l'un à l'autre, respirer entre deux baisers et le sentir près de moi et à moi. C'est ce dont j'avais besoin aujourd'hui ; savoir que je ne luttais pas dans le vent. Qu'on allait enfin aboutir à quelque chose de concret. Que cette relation n'est pas en vaine et qu'on veut tout les deux la même chose. Enfin, les explications et les questions seront pour plus tard. Lui comme moi ne voulions pas nous perdre dans une discussion sans fin. Et nous ne voulions pas gâcher le moment présent. Après tout, si nous commencions à parler de notre relation, je ne sais pas si ce serait bénéfique. Nous aurions besoin de mettre les choses au clair et de parler de certaines choses dont on voudrait pour l'instant oublier. Il y a encore tant de choses superflues entre nous, mais aucun de nous deux n'étaient prêt à les entendre.

Pour le moment tout ce qui me préoccupait c'était Adrian sur moi, en train de m'embrasser comme un fou. Mettant mes mains en dessous de son haut et lui faisant de même, j'allais bientôt craquer pour avoir plus. Mais je savais que pour lui ça allait être trop tôt. Trop tôt trop tôt, dès notre première rencontre nous étions déjà dans le même lit ! Certes, nous n'avons rien fait. Mais pour quelqu'un qui veut prendre son temps, nous n'avions pas fait les choses dans l'ordre. Bien que ce n'est pas moi qui suit contre. Avoir des hommes dans un lit, ce n'est pas comme si ça ne m'arrivait pas tous les jours. Je ne dormais pas avec eux, fort heureusement, mais je ne faisais rien avec. Normal, ce sont des clients et on ne couche pas avec un client. C'est la première règle du strip-tease. Bref, être dans la retenue et ne pas craquer je connais. Mais avec Adrian c'était différent. J'ai des sentiments pour lui et je le désirais au plus profond de mon être. Et j'avais beau essayer de le faire craquer, il n'avait jamais cédé. Jusqu'à aujourd'hui. Alors que nous nous reposions durant quelques minutes l'un sur l'autre, je laissai exprimer mes sentiments. Ce qui surprit Adrian vu que quand un son sortait de ma bouche, c'était avant tout pour lui sortir une connerie ou lui lancer un pic. Je fus la première surprise quand je lui dis que je voudrais rester comme ça avec lui. J'avais un peu pensé à voix haute. Je venais de me dévoiler et j'avais peur. Depuis des années maintenant j'enterrais mes sentiments et mes émotions plus bas que terre et un moment d'inattention et pouf, je venais de détruire ce que j'avais construit. Tant pis, maintenant c'était trop tard et je n'allais pas faire marche arrière. Et puis pourquoi j'aurais peur ? S'il m'avait embrassé c'est qu'il partage mes sentiments. Non, prendre un vent n'est pas ce qui me fait peur. Ce que je crains c'est revenir la jeune Alery sensible et généreuse. Ça me rendrait vulnérable et faible face à ma vie actuelle. Je ne peux pas me le permettre. Peut être qu'après tout, c'est mieux si on prend tout notre temps.

Perdue dans mes pensées, Adrian se leva précipitamment me disant qu'on allait se balader et que je n'avais pas mon mot à dire. Il avait toujours le mot pour m'énerver. Comme d'habitude, nous n'avions pas un moment de répit. Toujours un pic bien placé pour me faire sortir de mes gonds. Bien que je savais bien qu'il en jouait, j'entrai dans son jeu. Je repris de plus belle. Comment ça j'ai pas mon mot à dire ? Et mes envies à moi, tu y penses ? Faut toujours qu'on fasse ce dont tu as envie et moi faudrait que je te suive sans avoir mon mot à dire ?! Tu rêves. Au final, c'était plutôt amusant de se chercher constamment. Nous n'étions pas en train de nous engueuler ou de nous prendre la tête. C'était notre façon d'exprimer nos sentiments. Soupirant tout ce que je savais, il me tendit sa main pour m'aider à me relever avec un grand sourire. Bon d'accord.... Je pris sa main et me releva tranquillement. Je le laissai ranger seul la nourriture. Non mais il manquerait plus que je l'aide aussi ! Croisant les bras, j'avais ma tête des mauvais jours. Je ne voulais absolument pas faire du vélo. Je ne sais même pas quand remonte la dernière fois que j'en ai fait ! Certes, j'en fais quand je vais faire du sport. Mais c'est du vélo d'appartement. Ici la surface est accidentée, bosselée, à part me prendre toutes les racines et me faire mal aux fesses, je vais pas y gagner grand chose. Voyant bien que j'étais totalement contre et démotivé, il me dit que j'aurais une surprise si je faisais un effort. Non mais il me prenait pour qui ? Une gamine écervelée qui pensait seulement à manger ? Je suis pas un gosse qu'on récompense quand il s'est bien comporté. Incroyable... Soupirant de plus belle, je me dirigeais vers le vélo en grommelant dans ma bouche. Bon certes, j'avais cédé. Mais c'était seulement une balade en vélo je n'allais pas en mourir... Et je voulais lui faire plaisir. Passant près de lui, voilà qu'il me mit une tape sur les fesses me disant qu'il fallait muscler tout ça. Et bien dit donc, il se lâche le petit ! J'esquissai un petit sourire. Pour une fille, j'étais plutôt musclée ! En même temps, je faisais presque tous les jours du sport. Dès la fin des cours, je fonce à la salle pour me tenir en forme. Rare sont les entraînements que je manque. Surtout depuis que je côtoie Adrian, je devais faire deux fois plus attention. Je ne fis aucune réflexion. Lui comme moi s'avions que j'étais plutôt musclée et d'où ça provenait. Et je n'allais pas gâcher ce moment en lui sortant une réflexion mal placée.

Une fois sur le vélo, je pédalais à mon rythme. On fait pas un marathon hein, c'est une balade. On devait profiter de l'environnement, de la nature, s'échanger des regards, des paroles... Et lui qu'est-ce qu'il fichait, il était déjà rendu à l'autre bout ! Tsss, s'il pense que je vais accélérer il se trompe. Voyant bien que je n'allais pas avancer plus vite, Adrian se freina et revint à mes côtés. C'est alors qu'il me remercia. Et bien qu'est-ce qu'il lui arrive ? Il devient plus sentimental ?! Lui qui se garde bien de me dire ses ressentiments et ses sentiments, voilà qu'il se permet un égard. N'ayant pas l'habitude de ce genre de paroles, je ne sus même pas quoi répondre. J'esquissais un petit sourire puis pédala un peu plus vite pour le dépasser. Une fois devant lui, je me retournai vers lui et lui dit. Tu te ramollis chaton, on fait la course ? Je savais que cette phrase allait faire mouche. Déjà parce qu'il relève toujours les défis. Et ensuite parce que je sais comment faire monter la flamme en lui. L'appeler chaton, lui proposer un défi et lui qui doit être mauvais perdant, il n'allait bien sur pas refuser ! J'avais une idée derrière la tête. Proposer une course alors que je traîne depuis le début, quelque chose ne tournait pas rond. Mais je savais qu'il n'y verrait que du feu vu comment je lui proposais la chose. Accélérant la seconde d'après, j'ajoutai de loin. Et ne me ménage pas ! Chose dite, chose faîte ! Adrian passa comme une fusée à côté de moi avant de disparaître un peu plus loin. Et moi ? Ah parce que vous croyez vraiment que je voulais faire une course ? Je savais bien qu'il ne se retournerait pas avant un moment. Un petit sourire malicieux aux coins des lèvres, je m'arrêtai net et descendis de mon vélo. J'y crois pas... Il me prend toujours au sérieux. Au lieu de suivre le chemin habituel, je pris un chemin tout autre allant légèrement vers la droite pour trouver un coin tranquille. Ce que je voulais faire ? La sieste pardi ! Après avoir bien mangé bien bu, j'étais épuisée. J'avais travaillé jusqu'au petit matin, n'avais dormi que quelques heures et il m'avait tiré du lit. Déjà que j'étais venue sans faire d'histoire. Alors s'il pensait me traîner en vélo toute l'après-midi sans dire un mot ou lui faire un sale coup, il se trompait sur toute la ligne ! Entre les racines et les roches, il n'y avait pas un vraiment un coin où se poser. Posant le vélo à terre près du chemin habituel pour qu'Adrian puisse l'apercevoir car je ne voulais pas non plus qu'il me cherche pendant des heures, je m'installai contre un arbre là où à peu près il y avait moins de roches. Une jambe tendue, l'autre pliée, les mains sur le ventre, le vent sur mon visage, j'étais posée, j'étais bien. Je suis tellement fatiguée... Oubliant totalement qu'Adrian était rendu à l'autre bout de la forêt, je somnolais déjà.


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Sam 29 Mar - 23:43

Malgré le baiser qu’il venait d’échanger, les deux restaient les même. C’est à dire qu’ils passaient leur temps à essayer de se piquer, de se taquiner, emmerder grandement l’autre. C’était comme ça entre eux. Peut-être était-ce pour cacher leur réelle sentiment, se forger une carapace, car une chose était sûr, les deux avaient des sentiments profonds. Mais il était bien trop tôt pour l’avouer à voix haute. A la place Adrian fit une réflexion sur Alery, lui disant de se bouger les fesses rapidement. Bien entendu la jeune femme ne se laissa pas parler ainsi et rappliqua en râlant bruyamment comme quoi il ne l’écoutait jamais. Bah bien sûr ! Il y a un bon nombre de chose que lui aimerait faire mais qu’il ne peut pas car madame n’est pas sortable et surtout qu’elle ne connaît toujours pas son histoire ainsi que son portefeuille ! Puis de toute façon, elle ne lui faisait pas vraiment de reproche, ils discutaient tout simplement. On pourrait croire qu’ils ne faisaient que s’engueuler mais au fond, aucun des deux ne prenaient ce genre de pique au sérieux. Gentleman, il lui tendit sa main pour qu’elle se relève. Il rangea le bazar et alla jusqu’à son vélo tout en surveillant l’air de rien Alery du coin de l’œil. Elle était toujours en train de ronchonner mais elle joua le jeu quand même. Comme quoi, elle obéit au final la p’tite !

Une fois sur le vélo, Adrian alla un peu trop rapidement pour la jeune femme et prit une belle longueur d’avance. Pour une fille qui faisait souvent du sport, elle ne semblait pas aimer particulièrement le vélo. Quand il était à Miami, il en faisait très souvent sur la voie cyclable qui longeait l’océan. Il savait faire du roller par la même occasion et tout plein d’autres sports qu’Alery ne devait surement pas imaginer. Adrian essayait de préserver son image distante, froide, sur de lui, etc. Mais par moment il avait aussi besoin de se défouler et de faire des choses un peu plus fun. Oui car pour lui une balade en forêt sur un vélo était pas loin du comble du fun. Mais bon, elle ne savait toujours pas qu’il venait de Miami, en y réfléchissant il ne lui avait pratiquement pas parlé de lui, tant qu’elle ne demanderait pas, il n’allait pas chercher la petite bête. Bien que… Il commençait à ressentir le besoin de partager certaines choses avec elle, comme l’inviter dans son appartement. Enfin bref, il eu finalement pitié d’Alery et revint en arrière pour pédaler à ses côtés. Il la remercia d’être venu et comme toute réponse, elle accéléra. A quoi elle jouait encore ? Il pensait qu’elle ne voulait pas aller vite et faire la flemmarde ? Cette fille était complètement lunatique. En le dépassant, elle se retourna et lui proposa de faire la course en l’appelant… Chaton. Sérieusement ? Il fit une grimace et ouvrit la bouche pour râler « Non mais ça va pas ! Depuis quand tu m’appelles chaton ?! Ne recommence pas, on va voir qui est le chaton ! » Adrian accéléra comme pas possible pour la doubler. On allait voir qui était la boule de poil inutile entre les deux !

Notre homme avait donc bien accélérer et parcourut une bonne distance avant de décider de voir où était son adversaire. Il se retourna et ne vit personne. D’habitude il aurait crié victoire et s’en serait moqué mais là on parlait d’Alery… Elle était capable de se faire agresser par un écureuil ou de se perdre dans une prairie. Bon, il exagérait peut-être un peu mais il était tout de même inquiet. Il s’arrêta un moment en attendant de voir si elle allait arriver mais ce ne fut pas le cas. Au bout de 3 minutes, il remonta sur son vélo pour refaire le chemin inverse. Plus il revenait en arrière sans l’apercevoir, plus il commençait à paniquer. Pearl Trees était une ville sûr, ses alentours aussi mais… Mais il y a toujours des exceptions, si on l’avait enlevé ? Peut-être un de ces clients, son patron ou une collègues jalouses ? Il accéléra la cadence pour la retrouver quand il finit par apercevoir son vélo abandonné sur le côté. Et si il avait vraiment raison et que quelque chose de dramatique venait de se passer ? Ouais, Adrian était légèrement en train de peter un boulon. Il jeta son vélo sur le côté pour courir vers le vélo de la jeune femme. Elle était peut-être tombée et s’était blessée ou n’importe quoi. Paniquant, il regarda autour de lui un bon moment, prêts à appeler le garde forestier, avant de voir dans les feuillages une tâche de couleur. Étrangement, toute panique disparut. Il aurait pu penser que c’était son cadavre qui gisait mais pas du tout, il avait oublié un paramètre important : il s’agissait d’Alery. Elle avait dû s’enfuir pour faire une sieste, se fumer un truc ou juste le faire chier.

Traversant la forêt pour la rejoindre, il bouillonnait de l’intérieur. Il avait vraiment paniqué pendant qu’elle flânait. Elle était irresponsable, n’avait absolument aucun jugement et la seule chose qui l’intéressait c’était elle. Mais pourquoi il avait fallu qu’il s’attache ? Tout en ruminant dans sa barbe il avança et vit la jeune fille endormie. Au moins quand elle dormait, elle avait l’air innocente. Puis elle lui donnait un peu de répit. Il resta un moment comme un imbécile à la dévisageait endormie. Il ne savait plus bien s’il avait vraiment le courage de la réveiller. Puis la réveiller comme ça serait beaucoup trop gentil comme vengeance. Elle allait lui payé la peur qu’il a ressentit quand il a cru la perdre. Tiens, c’est vrai ça. Il a eu peur de la perdre. Mmm il n’aimait pas trop ça. Un court instant il avait pensé à s’approcher d’elle, s’allongeait à ses côtés et lui faire un calin pour la réveiller, mais ce ne fut que le temps de courte divagation. Il opta pour la vengeance au lieu de la tendresse. Il ramassa près de lui quelques pommes de pin et commença à la bombarder tout en criant « Vengeance ! ». Un vrai gosse mais avec elle, il avait l’impression d’avoir à nouveau 16 ans. Bien entendu Alery se réveilla en râlant fortement, pour ne pas dire en l’insultant. Adrian ria, bien fait pour elle ! Elle s’était assise et ne semblait pas vouloir bouger. Tout en s’asseyant à ses côtés, il lui dit le sourire aux lèvres « Interdiction de faire ta tête de mule ! C’est toi qui m’a fait peur en disparaissant d’un coup, ce n’est que justice ». Il prit une pomme de pin près de lui et la lança doucement sur elle, après tout il n’était qu’à quelques centimètre l’un de l’autre. C’était surtout pour essayer de tirer une réaction d’elle. « Je me suis vraiment inquiété, ne recommence plus jamais. » Il la regarda un moment dans les yeux l’air un peu rassuré puis prit d’une impulsion soudaine, il se pencha vers elle pour l’embrasser. Certes elle faisait la tête mais elle n’allait pas vraiment le repousser n’est-ce pas ? Puis l’endroit était pas si mal. Loin des regards indiscret, ils avaient un peu d’intimité ce qui n’était pas plus mal. Depuis leur baiser au moment du pique nique, il ne pensait plus qu’à recommencer.


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Mar 1 Avr - 17:51

Chaton. Voilà un surnom bien choisi pour mon petit chat adoré. Parfait pour le faire enrager. Surtout que c'était la deuxième fois de la journée que j'osais l'appeler ainsi. Et il avait beau me dire d'arrêter, ça m'était impossible. Le chatouiller, l'énerver, c'était presque devenu un passe temps pour moi. Et de toute façon, c'est bien connu que plus on dit à l'autre d'arrêter, plus on continue. Je suis comme un gosse à qui on doit rappeler sans cesse de ne pas faire ci ou de ne pas faire ça. N'avais-je donc aucune éducation ? Non. Ou plutôt je l'ai fui car j'ai voulu prendre rapidement mon indépendance. Pour éviter le regard froid et distant de mon père. D'ailleurs il ne cherche pas plus que ça à prendre de mes nouvelles. Je ne suis pas sur de le voir une fois par an. Il s'est plongé corps et âme dans le travail, ne restant jamais bien longtemps au même endroit. Il a peut être même reconstruit sa vie quelque part. Peut être ai-je même des demi-frères ou des demi-soeurs et je l'ignore. Mais cela m'est bien égal. A mes yeux je n'ai plus de famille. Ce qui est pratique dans une relation ; l'autre n'aura pas besoin de se donner du mal pour se faire apprécier vu qu'il n'aura personne à impressionner. Même si entre Adrian et moi la question de la famille reste très évasive. Je ne lui ai rien dit de concret et il ne sait pas grand chose de moi avant son arrivé. A part que je suis strip-teaseuse et une droguée, ça va de soit. Mais quand même bien il me demanderait, je ne suis même pas sur de pouvoir lui expliquer quoi que ce soit. J'ai tiré un trait sur mon passé, ma famille et j'ai construit une barrière tout autour pour que personne ne sache... Que je suis qu'une cinglée en manque d'affection et qui cherche désespérément à se faire remarquer. Finalement, je ne suis pas aussi stable qu'on pourrait le croire. Certes, j'ai une certaine routine chaque jour. Je vais en cours, je fais du sport et je pars au travail. Mais au fond, mes émotions s'entremêlent et je ne suis en perpétuelle conflit intérieur. Pourtant, un éclaircit se dissimule petit à petit, laissant place à une stabilité certaine. Adrian. Il m'aide à tenir le choc, et sans s'en apercevoir il me remet sur pieds. Et même si je ne comprends pas pourquoi il ne m'a pas encore fui, je m'accroche à l'espoir qu'il ne partira jamais.

L'appeler chaton c'était comme le traiter d'un petit être fébrile qui venait à peine de faire ses premiers pas dans la vie. Enfaîte, ce surnom serait parfait pour moi ; immature, maladroite, irresponsable et complètement inconsciente des conséquences. Mais c'était drôle de le voir monter sur ses grands chevaux me prenant de haut comme s'il était le mâle dominant. Sauf que celui qui tient les cartes entre les mains, c'est moi. La preuve, il me prend toujours au premier degré, sachant pertinemment que je ne suis pas sérieuse. Et pourtant, il fonçait dedans tête baissée. Et j'en riais, j'en riais si fort que j'en avais mal aux côtes. Ce petit jeu entre nous m'amusait au plus haut point et nous ne faisions rien de bien méchant. Alors pas de quoi s'affoler. Bien que je n'avais pas de limites et c'est peut être ça le problème. Aucune limite, aucune règle et je pouvais vite dépasser le degré de patience d'Adrian. Je savais que je devais faire attention car au bout d'un moment son impatience sera telle qu'il ne reviendra pas. Et je ne pourrais pas le supporter, pas me le pardonner. Alors il va falloir que je me montre plus douce, plus attentive à ses attentes et ses sentiments. Mentalement ce sera une lutte pour moi. Changer de comportement après des années de pratique pour devenir une autre personne est plus compliquée que ça paraît. Même si au bout d'un moment, on prend ses marques et ses habitudes. Rien ne peut changer la nature d'une personne, mais on peut la contourner. Mais je ferais un effort, pour Adrian. Pour le garder pour toujours à mes côtés et à lui prouver que je ne suis pas seulement qu'une jeune écervelée qui ne pense jamais aux conséquences. Car contrairement à ce qu'il pense, je suis responsable et je me prends en main. Je n'ai jamais baissé les bras malgré les nombreux coups tordues que j'ai pu recevoir entre l'université et le boulot. Quand on pense que plus d'une fois j'ai failli me faire violer, j'ai toujours réussit à remonter la pente seule. Enfin, avec une petit sachet et une bouteille, mais c'était mieux que de tomber en dépression ou de faire une connerie irréversible.

M'endormant paisiblement contre un arbre, je n'avais pas prévue de me faire attaquer avec des pommes de pins comme réveil. En même temps, j'avais volontairement mit de côté Adrian pour aller dormir dans un coin. Franchement, à quoi je pensais ? Et je pouvais le dire, je l'avais abandonné, comme un con dans cette course qui aurait pu ne jamais en finir. Bon, j'avais laissé mon vélo dans un coin pour qu'il le voit et qu'il me retrouve. Mais je n'avais pas prévu sa réaction et aux conséquences de mes actes. Comme d'habitude je n'en faisais qu'à ma tête. Mais au final, quand on le voyait me bombarder de pommes de pins comme un gamin, riant de bon cœur, ce n'était pas plus grave que ça... Bien évidemment je n'allais pas tenir ma langue plus longtemps. Je m'étais vraiment endormie et je pouvais enfin souffler quelques minutes. Mais c'était sans compter Adrian qui se donner à cœur joie de me faire une crasse. Il faut pourtant l'avouer, c'était de bonne guerre. Me réveillant donc en sursaut alors qu'il criait "Vengeance" je mis mes mains en avant et leva légèrement mes jambes pour arrêter le plus de pommes de pins tout en m'écriant. IMBÉCILE !!! Putain Adrian, arrête tes conneries !! Voyant qu'il ne s'arrêtait toujours pas mais qu'il s'en fichait royalement, je m'écriai toujours plus fort. STOP STOP STOP !!! Tu vas me mutiler avec tes foutus pommes de pins ! Quelques secondes interminables suivirent jusqu'à qu'il daigne arrêter. Soupirant tout ce que je savais, je remis ma tête contre l'arbre en croisant les bras. Il vint s’asseoir à mes côtés tout en me disant que je n'avais pas le droit de faire une mauvaise tête et que ce n'est que justice. Mouais, il avait surement raison. Je n'avais pas le droit de lui en vouloir. Mais j'avais le droit de me plaindre ! Que justice ? Attends, regarde tous les bleues que tu viens de me faire avec ces fichus pommes de pins ! De quoi je vais avoir l'air maintenant ? Et comment je vais faire pour... Mon boulot. C'est ce que je voulais dire, mais je me retins juste à temps. C'était un sujet qu'on évitait encore de parler ensemble et que je comprenais totalement. S'il commençait à s'attacher à moi, le simple fait de me savoir me trimbaler à moitié à poil devant d'autres hommes devait être une pensée complètement révoltante. Te plaire... Dis-je d'une petite voix. Bon, c'était peine perdue de vouloir rattraper la situation mais c'était mieux que rien. C'est alors qu'il me lança doucement une autre pomme de pin et je l'attrapai en vol avant qu'elle ne me retombe dessus. Jouant avec elle dans les mains, il rajouta une phrase dont je fus la première surprise. « Je me suis vraiment inquiété, ne recommence plus jamais. » Cette phrase faisait écho dans ma tête, se répétant ainsi durant plusieurs minutes. Je l'avais inquiété ? Il s'en faisait pour moi ? Il s'était imaginé toute sorte de scénario ne me voyant pas venir à vélo ? Il avait accouru à ma recherche comme si j'étais perdue ? Son cœur battait si vite et son corps montait en adrénaline ? Et tout ça parce que j'avais voulu jouer et que je m'étais brûlé les ailes en oubliant volontairement Adrian. En y réfléchissant bien, il n'avait pas tort. J'avais peut être abusé de sa patience et de sa gentillesse. Et d'un coup je ressentie quelque chose qui ne m'était pas arrivée depuis des années. La culpabilité. Je me sentais coupable de l'avoir lâché uniquement pour me prendre du bon temps en le laissant en plan comme un con. Je m'en voulais de ne pas l'avoir suivit alors qu'il m'avait programmé toute une belle journée, que je gâchais avec mon comportement -jemenfoutiste- Ce n'était pas mérité. Je ne le méritais pas.. D'un air désolée, nous nous regardions dans les yeux. Je voyais bien qu'il attendait quelque chose de moi. Que je m'excuse. Mais je ne sais pas quand était-ce la dernière fois que je prononçai ces mots. Alors que j'allais dire une tournure de ces mots pour lui faire part de ma culpabilité, il se pencha vers moi et m'embrassa. Il avait du comprendre que je me sentais mal et pour une fois, coupable. Ne rejetant absolument pas son baiser, nous nous embrassions tendrement pour la deuxième fois de la journée. Alors ça y est. J'avais réussit à séduire mon preux chevalier complètement abasourdit par les valeurs du roi et du royaume ? Il était enfin disposé à se lancer dans une relation avec moi ? Nous n'étions depuis longtemps plus de simples amis. Et je doute qu'on l'a déjà été.

Mon envie et mon excitation, car oui depuis ces quelques mois d'abstinence ma libido devenait plus sensible à ses contacts. Prenant de nouveau le dessus, je déposais la pomme de pin sur l'herbe et m'installa sur Adrian. J'étais désormais assise sur lui et devant lui, les genoux écartés de par et d'autre de ses jambes. Il ne pouvait plus bouger. Ou si, il suffirait de me faire basculer de nouveau sur l'herbe. Mais nous n'étions pas mal placé et on ne pouvait pas dire que j'étais en dominance. Vu qu'il était assis contre l'arbre et moi assise sur lui, nous étions plutôt bien ainsi. C'est alors que je l'embrassai de nouveau. C'est bien connu, il me tend la main, je prends le bras. Mais rendu à ce stade, je ne suis pas sur que quelque chose est une importance. Alors que notre baiser devenait de plus en plus intense, chaud et complètement incontrôlable, je sentis une bosse en dessous de mon entrejambe. Car il faut l'avouer, vu notre position, j'étais disons... Bien placé pour le sentir. Cette situation m'excité davantage. Arrêtant de l'embrasser, je lui murmurais à l'oreille. J'ai envie de toi... Et si on le faisait ici et maintenant ? Après tout, nous étions seuls, cachés derrière un arbre, aucuns passants n'allaient s'aventurer jusqu'à nous. Bien que nos vélos soient visibles, je ne pense pas que quelqu'un se dise que nous étions enlevés. Et puis.. Ma position était parfaite pour n'éveiller aucuns soupçons. Certes, j'étais sur lui et on pouvait se faire un tas de scénarios possibles. Mais au moins, nous étions discrets. Mettant une de mes mains sur autour de sa nuque, je l'embrassais maintenant le long de son cou. Le problème, c'est que j'en voulais toujours plus. Après avoir prit son bras, maintenant je prenais son corps tout entier. L'embrassant de nouveau sur ses lèvres, j'étais en train de déboutonner sa ceinture et son pantalon. Puis dans un murmure, je lui demandai. Et si on allait chez toi ce soir ? Sauf que... Je ne savais pas dans quoi je venais de m'embarquer.


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▌EN CE MOMENT : Quoi de plus beau qu'une balade en forêt le dimanche? Apparemment Alery n'est pas vraiment d'accord.
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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Lun 21 Avr - 17:55

Il n’y avait aucun mot pour décrire l’énervement d’Adrian, il en avait marre de ce comportement d’enfant insouciante qu’elle affichait sans cesse. A quel moment avait-elle pu penser qu’il ne s’inquiéterait pas en ne la voyant pas arriver? Elle était mignonne et tellement stupide, qu’elle était capable de se mettre dans une merde pas possible en moins de deux secondes. Oui il s’inquiétait pour elle, c’était d’ailleurs la première fois qu’il s’inquiétait pour quelqu’un. Ses anciennes petites copines étaient des filles idéales qui restaient bien sage. En fait elles auraient toute fait une parfaite femme au foyer dans les années 50. Mais tout cela ne lui convenait pas et contre toute attente il avait finit par développer des sentiments pour Alery. Après tout, dans le film Pretty Woman, ça fonctionnait. Certes Alery n’était pas une prostituée mais dans l’esprit d’Adrian, les choses étaient un peu les même. Son boulot revenait souvent, c’était la plus grosse barrière entre les deux. C’était la première chose dont elle s’inquiétait après l’attaque de pomme de pin du garçon. Elle avait tenté de se rattraper en se demandant comment elle lui plairait à lui mais avant de plaire à un seul homme, elle s’occupait de plaire à des centaines d’autres. Peut-être qu’elle avait un soucis avec son père, beaucoup de stripteaseuse en ont, non? C’était peut-être un cliché après tout, mais Alery n’était pas loin du cliché non plus.

Et voilà, cette sensation étrange entre énervement et nostalgie était revenue. Depuis qu’il la connaissait, cette sensation était constamment présente, l’empêchant même d’avancer professionnellement. Elle ne savait pas qu’il faisait des sacrifices pour elle, il passait pour le connard qui lui prenait tout son temps libre, mais c’était aussi son temps libre à lui! Il commençait à s’énerver aussi contre lui-même, en quoi cette fille était si particulière? Il ne pouvait pas tout simplement arrêter de la voir et trouver une autre fille avec qui se marier, faire des enfants et acheter une villa à Miami ou alors un appartement dans l’upper east side? Toute sa vie était tracé, il n’avait jamais rien laissé au hasard, elle était censé être parfaite, à aucun moment il n’était censé développer des sentiments pour une rebu de la société. Comment allait-il faire pour la faire évoluer dans son environnement? La présenter à sa famille et ses amis? Tous penserait qu’il s’agit d’une mauvaise blague. Il avait honte de la présenter au final, cette balade dans les bois était un test, une sortie officielle comme il aimerait en vivre d’autre et elle avait tout fait foirer. Malgré tout, il s’était inquiété et il le lui dit. Il ne pouvait pas lutter éternellement contre ce qu’il ressentait. Il aurait aimé qu’elle s’excuse de sa conduite mais il savait aussi que c’était trop lui demander. Ils se regardèrent dans les yeux puis Adrian se pencha pour l’embrasser, tout simplement parce qu’il en avait envie. Surtout pour se persuader de ce truc qu’il y avait entre eux en fait, ce truc qui les empêchait de se détacher l’un de l’autre. Oui il voulait un truc avec elle mais non il ne savait pas s’il avait le courage de le vivre. Beaucoup de chose était en jeu, son poste et sa réputation par exemple. Le fils Fisher qui finit dans les bras d’une fille de bas étage, ça sentait l’histoire que les riches raconteraient à leur enfant pour les effrayer et les mettre en garde. Ouais décidément, il n’était pas encore prêt à la faire rentrer dans son univers.

Il n’était pas prêt pour certain truc mais au sujet de la sexualité, il en avait un peu marre d’attendre aussi. Adrian avait fait tout un cirque au sujet du couple, l’amour, tout ça qui était important pour lui, il ne voyait pas l’intérêt d’enchainer des conquêtes et il était très à cheval sur la signification des rapports sexuels, mais il avait aussi un peu peur qu’elle l’utilise. Ouais, il avait eu aussi un peu peur qu’elle utilise la sexualité contre lui pour le manipuler par la suite, mais ils étaient arrivé à un stade de confiance mutuelle. Il pouvait donc se laisser aller. Alery se glissa sur lui pour s’y asseoir, autant dire qu’elle était particulièrement sensuelle et pleine de confiance comme ça. Ce qui ne laissait pas la libido d’Adrian indifférent. Il avait tendance à aimer dominer mais visiblement elle aussi, et rien de plus sexy qu’une femme confiante sur son pouvoir de séduction. Elle l’embrassa et il ne se fit pas prier pour lui rendre son baiser, il déposa sa main sur le bas de son dos pour l’attirer davantage sur lui, pendant que son autre main se baladait sur les courbes magnifique d’Alery. Elle lui murmura qu’elle avait envie de lui maintenant, pour toute réponse Adrian l’embrassa plus intensément. Sa main qui se baladait sur Alery, glissa doucement sous le haut de la jeune femme, effleurant la poitrine de la jeune femme. Son autre main rejoint la première et commença à dégrafer le soutien gorge d’Alery (oui car à une main c’est pas évident!) pendant que cette dernière retirait la ceinture d’Adrian. Autant dire qu’ils étaient très bien partis. Pour être parfaitement sincère, à ce moment précis il n’en avait absolument rien à faire de tout le reste de sa vie, de la forêt, des gens qui pourraient passer, de tout, absolument tout. Il crevait d’envie de ne faire qu’un avec Alery, qu’importe le reste. Rien ne pouvait gâcher ce moment. Rien? HAHAHA. N’oublions pas que la fille était Alery, comment faisait-elle pour toujours dire un truc con à chaque moment important? En même temps elle ne pouvait pas trop s’en douter mais ça restait de sa faute.

Cette charmante idiote, lui demanda d’aller chez lui ce soir. Vous me direz, il en faut pas à Adrian pour sortir de ses gonds mais il était comme ça. Cette simple phrase explosa à sa figure telle une bombe. D’un coup il prenait de plein fouet toute son insécurité qu’il pensait avoir retenu un peu. Pourquoi diable voulait-elle aller chez lui? S’il ne l’avait jamais invité auparavant, c’était parce qu’il ne pouvait pas la faire venir, ne l’avait-elle pas compris? Lui montrer son chez soi était un stade encore trop éloigné dans la tête du jeune homme. Il n’avait déjà pas encore accepté le boulot d’Alery alors lui avouer qu’il est hyper riche n’allait pas arranger les choses. Ne seulement pour lui car c’était lui ouvrir son univers mais surtout pour la jeune femme au final. En y réfléchissant bien, elle allait se demander pourquoi il ne lui avait pas dit. Elle comprendrait rapidement que c’était une question de honte ou alors elle allait se dire que c’était juste un fils de bourge voulant s’amuser de la misère d’une jeune femme. Finalement, toute cette histoire allait davantage blessé cette fille que lui. Plus ils avanceraient dans leur relation, plus il serait difficile de lui avouer. Bien que concrètement elle aurait pu faire l’effort de deviner, elle ne remarquait pas que ses fringues c’était du luxe, que sa bagnole n’était pas de la merde ou même que le repas de ce midi était particulièrement bon? Non car mademoiselle ne se soucie qu’elle, elle ne cherche absolument rien d’autre que sa propre satisfaction. Et voilà qu’il était agacé. Il fronça les sourcils, et retira ses mains de la jeune fille. Il prit les mains d’Alery pour qu’elle quitte son corps. Alors qu’il commença de se dégager de l’etreinte, ce qui n’était pas chose facile vu la position, il dit d’un ton énervé “Tu ne peux pas juste te contenter de ce que tu as? Tu es pénible de vouloir toujours plus. Non tu ne peux pas venir chez moi, si je ne t’ai jamais invité c’est qu’il y a une raison, respecte là.” Il finit par pousser Alery sur le coté, il ne l’a poussa pas violemment mais assez sèchement. Adrian se leva et se rhabilla. “Bon, on rentre j’ai dû travail. Puis il va falloir que tu te soigne vu qu’apparemment je t’ai mutilé avec mes pommes de pin, qui voudrait d’une strip teaseuse pleine de bleu?” Sur ces mots, il se retourna et commença à sortir de leur clairière. Les mots qu’il venait de dire était violent et sortait un peu de nulle part, après tout elle ne voulait que venir chez lui, ça en devenait ridicule. Finalement c’était peut-être lui qui avait un problème.


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Mer 30 Avr - 19:43

Tout avait bien commencé, non ? Une simple balade en forêt, un pique-nique, le soleil et une petite balade en vélo. Qui ne dura que deux minutes à tout casser mais, détail. J'avais réussit à décoincer mon bourge d'Adrian. Il n'était peut être pas bourge, mais vu son caractère coincé, ses valeurs et sa manière d'être et se parler, pour moi c'était tout comme. Même si, j'en doutais fort que s'en était un ! Après tout, c'était impossible qu'un homme d'un statut élevé s'intéresse à moi autrement qu'un jouet. Ou pour se jouer de moi, ou encore pour me montrer qu'une fille de mon statut ne pourra jamais mériter un homme aussi bien placé. Bref, même si notre relation n'était toujours pas définie, il se retenait encore d'avoir des gestes anodins envers moi. Monsieur ne voulait pas m'embrasser, Monsieur ne voulait pas coucher avec moi... Monsieur ne veut pas ci, Monsieur ne veut pas ça... Il est assez difficile de le cerner. En plus de ça, il ne me parlait que très rarement de lui. Je ne savais même pas s'il avait de la famille ! Peut être était-il fils unique issu d'une bonne famille ? Ou peut être que sa famille était morte ? Je doute qu'il veuille m'en parler, sinon il l'aurait déjà fait, non ? Ou peut être qu'il attend juste que je lui ouvre la porte pour qu'il se dévoile ? Peut être attendait-il que je fasse le premier pas... Moi qui étudie pourtant en psychologie, j'avoue que je ne suis pas très bonne dans les relations humaines. Je ne savais toujours pas comment me comporter envers lui. Alors je restais moi-même. Sur de mon apparence, sur de mon corps et de son attirance envers moi, je m'étais permise d'aller sur lui. Pour le provoquer en première partie. Pour lui montrer que quoi qu'il arrive, j'aurais ce dont j'ai envie. C'est à dire lui. Et j'avais réussit. Il avait craqué. Il se laissait enfin aller avec moi, dédiant même mettre ses mains en dessous de mon tee-shirt pour dégrafer mon soutien. Je fus surprise de ce geste. Moi qui croyait qu'il se mettrait en rogne et qu'il me repousse une fois de plus me disant que oh grand jamais il ne ferait quelque chose ici et maintenant. Lui qui tenait tant à ses valeurs, venait-il enfin de m'accepter ?

Et je me permis de faire une demande. Anodine sur le coup. Mais qui se révéla être une véritable bombe. Fallait-il que je me remette en question ? Non je ne pense pas. Ce que je venais de demander n'était seulement qu'un détail. Une question parmi tant d'autres. S'il tenait absolument pas à ce que je vienne, il suffisait de me dire non et basta. Ou il aurait très bien pu me dire que ce n'était pas le moment et ça en aurait finit là. On aurait continué ce qu'on était en train de faire et je n'aurais pas insisté d'avantage. De toute façon, deux minutes après j'allais surement déjà oublier ma demande. D'ailleurs, je ne savais pas pourquoi j'avais soudainement sortit ça. Ce n'est pas comme si je tenais absolument à y aller pour découvrir quel homme il est. Non, c'était vraiment une pensée qui m'avait traversée l'esprit et qui allait repartir aussi vite qu'elle était venue. Mais au vu de la réaction disproportionnée d'Adrian, cette pensée ne disparut pas. Au contraire, elle venait d'être la raison de son énervement. Et je ne compris pas. Non je ne compris pas pourquoi tout d'un coup il me traita avec brutalité. Comme si j'étais qu'une gamine jamais satisfaite et qui en demandait toujours plus. Vrai, sexuellement parlant je ne l'étais pas puisqu'il ne me touchait pas. Et je faisais des efforts surhumains pour pouvoir me contrôler, que ce soit avec lui ou avec d'autres hommes. Mais ce n'est pas comme si je lui demandais la lune non plus. Qu'est-ce qu'il pouvait bien me cacher ? Pourquoi un tel énervement ? Qu'est-ce qui m'échappait ? A quoi je n'avais pas fait attention avant ? A tout c'est certain. Mais ce n'était pas le genre d'Adrian de s'énerver pour des futilités. Alors ce qui se trouvait dans son appartement devait être d'une grande importance...

Avait-il toujours honte de moi ? Pourtant, aujourd'hui il avait accepté de se rendre dans un lieu public et même d'y faire un acte sexuel. Non ça ne pouvait pas être de la honte. Alors était-ce une sorte de test ? Il n'y avait aucune logique là dedans. Pourquoi voudrait-il me tester ? Sauf si c'est un prince, je ne vois pas pourquoi il le ferait. Nous ne savions déjà pas comment définir notre relation alors se présenter à nos parents respectifs, nous en étions encore très loin ! Voulait-il voir s'il pouvait vraiment y avoir quelque chose entre nous ? S'il pouvait y avoir autre chose qu'une attirance physique ? Peut être. Mais ça n'explique en rien pourquoi il était en train de m’extirper de lui de cette façon. Me prenant les mains, il me poussa d'un coup sec pour que je me dégage de lui. Ce geste... Me révolta. Comment osait-il lever la main sur moi ? Certes, ce n'était pas une gifle et il ne me poussa pas si violemment que ça mais... J'ai déjà tant eu à faire à ce genre d'hommes. Et souvent ça commence de cette manière ; un simple geste anodin qui se transforme vite en geste irréversible. Je ne compte plus tout ceux qui ont déjà levé la main sur moi, à mon travail principalement. Car ils sont trop bourrés, car ils en veulent plus, ou simplement car ils sont révoltés contre eux-même alors faire souffrir les autres est plus facile... Les hommes violents ne sont que des lâches. Mais j'en avais tellement l'habitude que ça ne me faisait plus rien. Ça ne m'effrayait plus non plus. Comme que je n'avais pas envie d'en pleurer ou de fuir. Enfaîte, je souriais. Maintenant assise en tailleur, je sortis de ma poche un paquet de cigarette avec un briquet. J'en pris une, referma le paquet et alluma ma cigarette. Alors qu'Adrian était en train de s'énerver sur moi, je pris une bouffée puis rejeta toute la fumée de ma bouche en demandant d'un calme le plus total. Et quelle est cette raison ? Pour une fois je ne m'étais pas énervée. J'étais même sereine. Alors qu'à l'intérieur je souffrais de la situation, à l'extérieur j'étais d'un calme inquiétant. Il rajouta, toujours d'un ton sec et énervé qu'on allait rentrer et qu'il faudrait que je me soigne car pour une strip-teaseuse.. C'est difficile de séduire quand on est couverte de bleues. Bon, je n'avais pas eu si mal que ça. Et ce n'est pas comme si mon corps était mutilé. Mais c'est sur que j'allais devoir me mettre de la pommade à certains endroits car les pommes de pins, c'est pas si mou que ça.. Bref, pour qui me prenait-il ? Je n'étais pas son chien. Ce n'est pas parce que lui avait décidé de rentrer que je devais le suivre. J'étais majeure et vaccinée, je n'avais pas besoin de lui. Qu'il s'en aille s'il le souhaite tant que ça ! Et qu'il me laisse pourrir ici tranquille !

Un petit sourire en coin, fumant toujours le plus lentement possible, tête baissée, le regard sur la cigarette que je tenais entre mes doigts, j'ajoutai. Tu as raison... Je ne peux pas me permettre une imperfection devant mes clients. Je ferais le nécessaire. J'étais d'un calme et d'un sérieux à toute épreuve et je savais garder mes idées claires. Ce qui changeait radicalement de la gamine écervelée et maladroite que j'étais devant Adrian. Habituellement je sortais toujours des débilités les unes après les autres ne me souciant que de moi. Je ne faisais pas attention à mes paroles et je me fichais de l'entourage. Mais dans des situations comme celle-ci, je faisais preuve d'un calme étonnant et même s'il m'engueulait de toute ses forces, je ne perdais pas le nord. Bon retour, fais attention sur la route. Dis-je tout en prenant une nouvelle bouffée de ma cigarette. Je ne disais même pas ça par provocation. Non c'était ce que je lui disais habituellement quand il partait de chez moi. Et ça lui signifiait aussi que je comptais pas venir avec lui. Non, je n'en avais pas envie. Je n'avais pas envie qu'il me ramène. Je pouvais très bien prendre le bus ou même rentrer en stop ! Ça m'était bien égal. Mais partager encore un moment avec lui, après la façon dont il m'a parlé et m'a touché, c'était trop m'en demander. Bien que je ne sois pas une fille fragile qui pleure à la moindre piqûre de moustique, son comportement était disproportionné par rapport à ma simple réflexion. De plus, il me connait assez bien pour savoir que je n'étais pas en train de le piéger ou je ne sais quoi ! Non, je disais ce qu'il me passait par la tête et même si certaines réflexions ne sont pas à dire à haute voix, j'étais comme ça ! Je ne savais pas choisir mes moments voilà tout, mais je n'avais pas à m'excuser pour autant ! Non, c'était plutôt lui qui me devait des excuses. Mais le connaissant, il devait être toujours énervé et il n'allait pas se calmer dans les minutes qui suivent. Alors notre balade en forêt allait se finir comme ça ? Nous étions passé d'un moment intime où nous étions prêt à ne faire qu'un à ce déchirement ? Oui je crois bien... Vu qu'Adrian était en train de faire marche arrière.


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▌EN CE MOMENT : Quoi de plus beau qu'une balade en forêt le dimanche? Apparemment Alery n'est pas vraiment d'accord.
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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Jeu 1 Mai - 23:25

Personne ne comprenait vraiment la réaction d’Adrian, lui non plus. Il était énervé, très énervé et au fond personne ne savait vraiment la raison de cette colère, et lui encore moins. Depuis quelque temps, il se battait clairement contre quelque chose, mais qu’est-ce que c’était ? Bordel, pourquoi tout était devenu complètement flou. Alery l’avait transformé en boule d’émotion incontrôlable. Les principes qu’il avait battis tout au long de sa vie commençait à fondre doucement. Dès son plus jeune âge, il savait très bien comment serait sa vie : il travaillerait dans une grande entreprise, qu’importe laquelle, il voulait juste être puissant et il se marierait vers ses 27 ans, maintenant quoi, avec une jeune femme de bonne famille qui aurait un emploi mais pas aussi stressant que le sien. Ils auraient eu certainement 2 enfants, un garçon et une fille , tout ce petit monde aurait grandit dans un bel appartement ou dans une maison spacieuse. Voilà, sa vie il voulait que ce soit ça. A la place, il avait prit comme défi son travail dans cette grande boite de cosmétique. Aimait-il au moins ce qu’il faisait ? Il n’en était même plus sûr. En ce moment il travaillait sur cette maudite parfumerie pour ce maudit groupe. Dire qu’avant ça, il avait planché sur l’affaire d’un rouge à lèvre qui ne se vendait pas. C’était lui qui avait décidé de se concentrer sur le marché du luxe et il commençait à le regretter un peu. Son travail consistait à relancer des entreprises ou des produits, c’était un métier technique et précis. En ce moment il avait juste l’impression d’être un gamin en train de mettre des fleurs dans une fiole. Peut-être qu’il ferait mieux de trouver un autre boulot ailleurs. Et perdre sa crédibilité ? Jamais ! Ceci dit, un moment il aura réussis, ou échoué, sa mission et il allait devoir repartir à Miami…

Par moment, il imaginait la tête d’Alery quand elle apprendra qu’il travaillait en ce moment dans la parfumerie. Il était sûr qu’elle avait tout imaginé mais pas ça. Il souriait à l’idée. Cette fille le rendait dingue et là était le problème. Il était là, dans cette forêt avec elle et il craqua complètement. Il en avait marre de son comportement d’enfant pourri gâté. Il avait tenté d’organiser cette après-midi pour se donner un aperçu de ce qu’eux deux en couple pourrait donner. Résultat : elle avait râlé dès le début, elle s’était caché, n’avait absolument pas remarqué qu’il avait fait un effort pour le pique nique et là il la retrouvait en train de faire la sieste, prête à lui sauter dessus dès qu’elle se réveille. Oui, il était peut-être vieux jeu mais pour lui avoir des rapports intimes avec quelqu’un n’était pas dénoué de signification. Oui, il mourrait d’envie d’elle mais si ils couchaient ensemble trop tôt, il n’y aurait jamais de retour en arrière possible. Il avait peur que… De quoi en fait avait-il peur ? Du changement de ses plans d’enfants ? Ou de décevoir encore une fois son père ? En étant l’enfant du milieu, il n’eut jamais de considération. Sa grande sœur était un peu la fifille à papa dans la veine de Kim Kardashian et son petit frère le vilain bad boy hyper doué. Lui c’était seulement Adrian, l’enfant dont tout le monde se fiche. Son père lui avait déjà refusé une lettre de recommandation pour la société de ses rêves, au profit de son cousin en plus ! Si jamais il lui ramenait une fille comme Alery, il serait déshérité. Bon, l’argent il s’en foutait, il gagnait très bien sa vie mais c’était surtout sa peur d’être rayé de la famille qui le terrassait. Pourquoi ne pouvait-elle pas être différente ? Si c’était le cas il ne l’aimerait sûrement plus. Oui, car au fond de lui Adrian était fou amoureux d’elle, il ne le reconnaitrait pas encore mais il l’aimait complètement. Ce n’était plus seulement des sentiments divers, c’était un amour sincère qu’il ressentait. Pour l’instant il préférait rester dans son dénis.

Le comportement d’Alery était infect mais peut-être y avait-il été trop brusquement. Qu’importe, il était énervé et son comportement restait tout de même correct dirons-nous. Par contre la réaction de la jeune femme lui fit froid dans le dos. Alors qu’elle était censée lui crier dessus, elle resta d’un calme lugubre. Venant d’elle ce n’était pas normale du tout. Elle prit une cigarette, elle fumait tellement rarement en plus, et lui répondu l’air calme, comme si elle s’en foutait royalement. Elle lui demanda qu’elle était la raison pour laquelle elle ne pouvait pas rentrer, ce qui l’énerva et il lui répondu encore mal. Voilà qu’elle s’était mise à légèrement sourire. Elle se foutait vraiment se gueule et ça le blessait intensément. Il détestait cette aspect d’Alery. La fille qu’il avait en face de lui n’était plus son Alery, c’était juste une fille froide, méchante et peste. Il aimait la fille égoïste, écervelé et râleuse, pas cette femme froide comme la mort et mauvaise. Elle lui souhaite un bon retour et là ce fut la goutte de trop. Il prit sa comme une énième provocation. La Alery habituelle lui aurait dit d’aller se faire voir méchamment. Elle n’aurait jamais utilisé une phrase qui le touchait un peu habituellement, pour lui faire du mal. A chaque fois qu’il partait de chez elle, elle lui disait de faire attention. Il a finit par se dire qu’elle tenait à lui et au fond ça lui faisait plaisir. Plus maintenant.

La seule vraie dispute qu’ils aient eu, fut celle après la découverte de la drogue et du striptease, ils avaient passé des semaines sans se voir, souffrant de cet éloignement. Cette dispute avait été grave, mais celle d’aujourd’hui était bien pire. Il se retourna sans un mot, sans un regard et commença à quitter la clairière. Il savait très bien que l’un des deux allaient devoir s’excuser pour son comportement. Si personne ne mettait sa fierté de côté, ils ne se reverraient certainement plus jamais. Puis c’était peut-être une rupture bénéfique après tout. Sans elle dans les parages, son esprit allait se dégager, il allait pouvoir se construire une belle carrière en remettant sur pied l’usine et il repartirait à Miami. Tout allait bien se passer. Si c’était le cas, pourquoi son cœur était-il en train de se déchirer ? Il aurait tant voulu revenir en arrière, et au lieu de partir en balade, il serait resté avec Alery chez elle, riant devant une émission ridicule tout en préparant un brunch. C’est bien aussi un brunch.

Le chemin finit par pointer le bout de son nez avec sur le bas côté les vélos des deux jeunes gens. Son cœur se pinça. Tant pis, il devait passer à autre chose. Il prit son vélo et partit faire un tour pour se mettre les idées en place. Il était de toute façon trop énervé/triste pour prendre le volant et il s’agissait aussi de son dimanche ! Il avait besoin de se dépenser pour décompresser de toute cette vie qui commençait à lui peser. Il pédala à une allure soutenu pendant au moins 20 minutes. Plus il pédalait, plus la colère montait en lui. Ce fut à cause d’elle et de son allure rapide, qu’il finit par tomber à cause d’un trou dans le chemin. Il ne se fit pas mal mais cette chute eu pour réaction de laisser les émotions le submergé. Les quatre fers en l’air, les larmes commencèrent à lui monter aux yeux, il se traina à quatre patte contre l’arbre le plus proche pour s’y adosser. Une larme commença à couler le long de sa joue mais il se retint d’en faire couler plus. Déjà il ne pleurait que très très rarement et de deux, c’était tout de même un endroit de passage. Il ferma les yeux et posa ses mains sur le sol, il sentit un objet et ouvrit un œil pour identifier la chose. Une bouteille de vin. Il regarda son vélo, c’était sûrement celle du déjeuner qui avait roulé quand son vélo était tombé. Le fait qu’elle se retrouve près de lui était peut-être un signe de l’univers non ? Il ouvrit la bouteille et en bu une gorgée directement au goulot. Il joua un peu avec la bouteille entre les mains et au moment où il s’apprêtait à en boire une autre gorgé, il tomba sur l’étiquette. Il était en train de se picoler un vin à 60€ la bouteille tel un ivrogne avec une bouteille de villageoise… Cette vision le fit réagir. Il était un homme et un homme digne de ce nom était capable de présenter ses excuses quand il avait exagéré. Il n’était pas complètement en tord non plus, mais ses mots avaient été très blessant, d’où la réaction étrange d’Alery. Il commençait à la connaître, il savait que ses mots l’avaient blessé. Sa fierté il ne la perdra pas en lui présentant des excuses, il l’avait perdu en la traitant comme il l’avait fait.

Il grimpa en quatrième vitesse sur son vélo et retourna à la clairière. Le vélo était toujours sur le bas côté, peut-être était-elle encore là ? Cela faisait une heure qu’il s’était séparé, il y avait peut-être encore une chance. Il fonça à travers la forêt jusqu’au lieu de la dispute : personne. « Alery ? Alery t’es là ? Si tu m’entends reviens, je t’en supplie! Je suis tellement désolé de t’avoir parlé de cette façon. Je ne veux pas risquer de te perdre encore une fois. Reviens moi par pitié ! » Il attendu un moment. Aucune réponse, aucun écho. Le néant. Elle était sûrement déjà parti.


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Mer 7 Mai - 22:16

Des valeurs, des valeurs ?! En avait-il toujours après ses gestes et ses paroles envers moi ? Lui qui tient tant que ça à ses principes, est-ce une attitude d'un homme d'honneur ? Non. Loin de là. Et c'était trop me demander de rentrer avec lui. Comme si j'allais lui pardonner son comportement en deux secondes ! Bien que je ne sois pas quelqu'un de très rancunière, je n'allais pas dire amen à tout ! Etant assez franche et directe dans ce genre de situation, je ne pouvais pas y faire abstraction non plus. Et voilà qu'en une fraction de seconde la situation dégénéra comme jamais. Nous avions l'habitude de nous embêter, de nous embrouiller pour des futilités mais sans grande importance. Mais cette fois ci avait bien l'air d'être différente. Pour peut être la première fois, je n'étais pas en tort. Du moins, de mon point de vue. Certes, j'avais fait une réflexion à un moment inapproprié. Mais de là à s'énerver et à partir au quart de tour. Non peut être pas. Il était en tort et il me devait des excuses ! Autant tout à l'heure c'était à moi de m'excuser pour l'avoir inquiété, autant maintenant c'était à lui de me faire ses excuses pour son comportement. Même si j'avais peut être était loin dans mes propos.. Mais il n'a pas mâché ses mots non plus. J'étais blessée et profondément touchée. En extérieur j'étais d'un calme et on pourrait croire que je me foutais de lui ou de la situation mais loin de là ! J'étais seulement en train de me protéger... Je pouvais paraître dur et il n'avait pas l'habitude que je réagisse de cette façon. D'habitude, je partais aussi au quart de tour et on se traitait de tous les noms jusqu'à que l'un d'entre nous claque la porte ! Pourtant.. Il devrait se rappeler la fois où il a apprit que je me droguais et que je lui ai annoncé que j'étais strip-teaseuse. Alors qu'il était en train de me faire un monologue de réflexions complètement puérils, j'étais restée tranquille à l'écouter et à lui répondre sans détour. Quand la situation m'échappe complètement, comme cette fois là et aujourd'hui, j'arrivais à garder un calme extrême. Ce qui est assez particulier. Moi même je ne comprenais pas comment je faisais car à l'intérieur je tremblais de tout mon être.

Tirant sur les derniers coups de ma cigarette, je n'avais pas réagit au départ d'Adrian. S'il voulait partir qu'il parte ! Je n'allais pas courir après lui ! Ce n'était absolument pas dans ma nature de retenir les gens comme leur gré. Et puis avec lui ça ne servait à rien de lutter ! S'il avait décidé quelque chose, personne ne pouvait aller contre sa volonté ! Qu'il était têtu alors quand il s'y mettait. Je ne pouvais rien tirer de lui et de bon quand il est dans cet état. Alors autant le laisser partir même si ça me faisait un pincement au cœur. Je ne laissais pourtant rien paraître et je devais surement blesser l'orgueil de mon cher Adrian en réagissant de cette manière. Lui qui devait connaître des femmes soumises prêtent à tout pour lui, j'étais tout le contraire. Je ne dirais pas pour autant que j'étais dominante par rapport à lui, non. Vu son caractère et le mien c'était assez explosif entre nous. Mais il aimait ça dans le fond ! Une fille qui a de la répartie et qui ne se laisse pas faire. Après tout, on a autant de droits que les hommes alors profitons-en ! Si on se laisse dominer tout pour, qu'on est trop gentil et qu'on est la parfaite petite fille modèle, alors qu'est-ce qu'on en tire ? Atteint-on vraiment le bonheur si on ne laisse pas parler sa voix ? Je ne pense pas. Et je ne comprends pas les personnes sans caractère. Si ces personnes aiment se faire marcher sur les pieds, je ne suis pas sur qu'elles aillent bien loin dans la vie.. Mais bon. Fort heureusement, ce n'était pas mon cas. C'est d'ailleurs pour ça qu'Adrian m'a choisi non ? Après partager le reste de sa vie avec moi je ne pense pas qu'on soit rendu là. Mais peut être peut-on avoir quelques année ensemble ? Enfin, nous verrons cela plus tard ! Car pour le moment, c'était loin d'être l'amour fou entre nous deux ! En pleine engueulade, je fumais tranquillement et je répondais du tac au tac ne laissant rien transgresser. Et il partit...

Quelques minutes suivirent avant que je me décide de bouger. Je me posais des milliers de questions mais je n'arrivais pas à y penser une à une. Mes idées se brouillaient, les questions fusaient et je ne trouvais aucunes réponses. Mettant ma tête entre mes mains, j'essayais de me calmer. Sans grand succès. Puis je m'allongeai sur l'herbe en étoile et regarda les nuages dans le ciel. J'essayais de faire le vide dans ma tête puis je me rendus compte que j'étais peut être aller un peu fort avec lui.. Oui sans nul doute. Certes ses paroles étaient de loin inappropriées mais les miennes étaient de loin les pires. J'avais perdu mon sang froid et maintenant c'était trop tard pour arranger les choses. Je me relevai puis marcha vers le chemin principal. Mon vélo y était toujours mais le sien non. Ça m'étonnerait qu'il soit déjà repartit chez lui. Il allait peut être faire un aller retour pour le reprendre. Non, le connaissant il ne voudrait pas prendre la chance de me recroiser tout de suite. Il devait être partit se défouler sur les pistes en vélo. Même si j'avais envie de le revoir, avec les événement d'aujourd'hui je ne suis pas sur que les retrouvailles soient épiques. Vallait peut être mieux laisser passer un peu de temps.. J'en avais besoin et on dirait bien que lui aussi. Je ne pris pas la peine de prendre le vélo m'étant destiné. On avait fait au moins une heure de voiture, il pensait tout de même pas que j'allais rentrer à vélo ? De plus, avec mon sens de l'orientation c'était sur à 100% que je me perde ! Et puis s'il les avait loués il devait peut être les rendre ce soir alors autant le laisser à sa place. Tant pis, il fera marche arrière pour le reprendre ! Qu'il râle s'il le souhaite, rendu là, je m'en fichais.

Marchant vers le parking, j'avais appelé un taxi en chemin. Je serais bien rentrée en stop, mais il n'y avait que des familles ou des couples. Vu ma tête et mon accoutrement, pas sur qu'ils acceptent de me prendre. J'aurais bien aimé, ça m'aurait évité de payer. Tant pis, on fera avec ! Une fois sur le parking, je pris le taxi qui m'attendait déjà direction : mon appart ! Je ne savais pas ce que pouvais bien faire ou penser Adrian. Je pourrais dire que je m'en fiche.. Mais ce serait mentir. Sur tout le chemin, j'avais le téléphone en main ne le laissant jamais en veille au cas où j'aurais eu des nouvelles d'Adrian. Et je souriais. Il doit toujours être énervé. Puis je soupirais et m'endormis légèrement le temps de revenir à Pearl Trees. Une fois montée les sept étages de mon immeuble, j'ouvris la porte qu'il n'était même pas fermée à clé puis la referma en m'adossant contre elle. Pour la première fois depuis que j'habite ici, je fermais la porte à clé. Pas que j'avais peur vu que d'habitude elle est toujours ouverte et même des fois la porte est entre-ouverte. Mais j'avais besoin de calme et d'être seule. D'un coup brusque je me déshabillais entièrement puis je laissai traîner mes vêtements de part et d'autre de l'entrée. Puis j'allai dans ma chambre et me laissa tomber sur mon lit sur le dos.. Qu'est-ce que j'allais faire maintenant ? Est-ce que je devais l'appeler ? Lui donner au moins un signe de vie ? Non. C'était à lui de faire le premier pas et de s'excuser. Cette fois ci je ne céderais pas. Pas qu'habituellement je cédais mais.. Je laissai couler on va dire ! Mais là, même si c'est à cause de ma réflexion que c'est partit en vrille, c'est à cause de sa réaction que tout s'est finit ! S'il me voulait il fallait qu'il me le montre ! En plus.. Je faisais déjà beaucoup d'effort pour lui. Pas de sexe. Pour moi c'était déjà un exploit d'avoir tenu jusqu'à aujourd'hui ! Tout ça parce qu'il ne m'aimait pas suffisamment ? Mais tout de même, même si nous ne nous disions pas en couple, ça faisait des mois qu'on se tournait autour ! Il était temps de passer à l'étape supérieur, non ? Oh puis tant pis.. J'en avais marre de penser constamment à lui et à ses désirs ! Il ne se rendait pas compte que je faisais de mon mieux ? Venir en forêt, attendre qu'il soit prêt à sauter le pas, préparer de bons petits plats et j'en passe ! Ce n'était pas dans mon habitude d'attendre un homme.. Alors pourquoi je le faisais ? Fermant doucement les yeux, je souriais. J'étais en train de tomber amoureuse de lui.. Tout simplement.

Ce qui me réveilla ? Le réveil. Je devais être fatiguée pour m'endormir en quelques minutes en pleine fin d'après-midi. Maintenant j'avais une tonne de devoirs en retard ! Je ne devais pas perdre de temps ! Je filai dans la douche, m'habillai en quatrième vitesse et fila à l'université. Bien sur je pris le temps de regarder mon téléphone pour voir si j'avais eu des nouvelles d'Adrian. Aucune. Pas un appel, pas un sms. Il était toujours fâché ? L'avais-je à ce point déçu ? Non je ne devais pas penser à ça. Lui aussi s'était comporter d'une façon ignoble envers moi. Aujourd'hui je devais me concentrer sur mes cours ! Tant pis pour le reste, ça attendra ! La journée se déroula sans encombres et sans nouvelles non plus. Peut être attendait-on que l'autre fasse le premier pas ! Dans ce cas, on pouvait attendre longtemps ! Bornées et têtues comme on est, aucun de nous n'allait ravaler sa fierté ! Puis sans crier garde, je reçue un sms d'Adrian.. Je sentis mon cœur palpiter dans ma poitrine, j'étais heureuse qu'il revienne vers moi. Et pour mon plus grand plaisir, il me proposa qu'on se voit dès qu'on aurait un moment de libre. Je souris mais s'il croyait que les choses allaient s'arranger de cette façon il se met le doigt dans l'oeil ! Bien que j'appréciais qu'il fasse le premier pas, les événements étaient plus grave que d'habitude et ce n'est pas avec un simple sms qu'on allait repartir sur de bonnes bases ! Je m'attendais à un peu plus de lui.. S'il voulait vraiment qu'on se revoit, il ne s'y prend pas de la bonne façon. Même si je voulais également le revoir, vu son manque d'intérêt flagrant pour moi je ne comptais pas lui répondre. Du moins, pas tout de suite.. Ni même dans les jours à suivre. Je ne savais pas quand je serais décidée de lui répondre mais s'il voulait avoir de mes nouvelles il s'avait où j'habitais moi ! D'habitude il ne s'y prive pas pour venir à l'improviste ! Bref je devais bien le faire mariner un peu mon petit chaton. Même si dans le fond j'étais toujours blessée, je ne ressentais pas de la colère envers lui, mais une profonde tristesse. Je savais qu'il n'oserait jamais lever la main sur moi et que ses gestes n'étaient pas si grave mais.. Il devait savoir que ce genre de comportement ne pouvait pas me laisser indifférente à cause de mon travail. Alors même si je ne suis pas rancunière.. Je pouvais lui pardonner mais je ne pourrais pas oublier. Les jours passèrent et se ressemblèrent de mon côté. Je n'avais toujours pas répondu à Adrian et je faisais tout pour éviter mon appartement au cas où il viendrait. Au moins j'avais pu me mettre à jour dans mes études et j'avais même de l'avance ! Et au travail c'était toujours la routine.. Je pensais toujours à Adrian quand je faisais mes shows, il était peut être temps que je lui réponse. Peut être s'inquiétait-il... Tant pis ! Il attendra encore un peu. Au moins la fin de ma soirée. Ou de la nuit. Si je l'appel alors que j'ai bu et que je me suis droguée, je ne donne pas cher de ma peau cette fois encore.


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MessageSujet: Re: Tais-toi et pédale (Alery) Dim 11 Mai - 17:43

Bon, décidément cette journée ne s’était pas passé exactement comme il l’avait espéré. Avec Alery rien ne se passait comme il avait prévu de toute façon. En moins de deux ans, sa vie était devenue épuisante. En arrivant à Pearl Trees, il savait qu’il allait devoir travailler dur mais il ne s’imaginait pas que ce travail porterait sur une relation. D’ailleurs pourquoi mettre tant d’effort dans cette histoire alors qu’il allait devoir repartir à Miami un jour ou l’autre ? Non pas qu’il détestait complètement ce patelin m’enfin bon, il continuait à préféré les grandes villes. Son ancien appartement lui manquait aussi, un immense appartement avec vue sur la mer. Ici aucun immeuble ne dépassait 10 étages, une aberration.

Bref, le désespoir avait mené Adrian a revenir sur les lieux de la dispute en suppliant à la jeune femme de se montrer. Elle ne devait plus être là. Ce qui voulait dire qu’elle avait juste abandonner son vélo sur le côté un peu comme une merde sans penser, encore une fois, aux conséquences de ses actes. Non mais vraiment, irresponsable jusqu’au bout ! Il avait loué les vélos, il fallait bien les restituer. D’ailleurs il n’avait même pas pensé à vérifier que son vélo n’avait aucune trace suite à sa chute de tout à l’heure. Il resta encore un moment sans bouger dans la clairière, puis il se décida enfin à revenir sur le chemin. Comment il allait ramener deux vélos aux parking ? Rolalala, cette journée ne s’arrêterait donc jamais ? Il prit un guidon dans chaque main et commença à marcher entre les vélos comme un abruti. En même temps, pourquoi elle aurait prit son vélo ? Elle en aurait fait quoi ? La situation aurait été pire.

Après facile 45 minutes de galère pure, il arriva enfin à sa voiture. Il posa les vélos très prudemment contre sa voiture, manquerait plus qu’elle finisse rayé, et alla faire un tour dans le parking. Peut-être qu’Alery était encore là ? Non, bien sûr que non. Il y était allé très fort aujourd’hui, elle n’allait surement pas lui pardonner aussi facilement. Il rangea les vélo et prit sa voiture direction chez lui. Adrian se sentait mal, ils se disputaient tout le temps Alery et lui mais pas comme ça. Aujourd’hui c’était une dispute grave et il le savait. Bien entendu, il savait que c’était à lui de faire le premier pas mais d’un côté, il avait envie qu’elle s’excuse aussi pour tout ce qu’elle avait fait durant cette journée. Après tout, elle l’avait provoqué dès le début, elle ne lui avait laissé aucune chance. Ouais, la réconciliation allait être plus compliqué que prévu. Il allait devoir mettre sa fierté de côté et franchement, il n’en avait pas vraiment envie non plus. Depuis qu’il avait rencontré Alery, il avait cette douloureuse sensation que le seul à faire des compromis était lui. Ralala, il allait devenir fou.


FIN


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Tais-toi et pédale (Alery)

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