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KYLLIANA - retrouvailles.

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MessageSujet: Re: KYLLIANA - retrouvailles. Lun 17 Mar - 13:06

Please Don't Go


Les mots de Davina me tournaient sans cesse en tête, je ne savais pas comment tout arrêter. J'avais l'impression de trop en faire, même lorsque j'avais décidé d'élever la voix. Mon ex avait agit ainsi et ce n'était pas par gaïté de coeur, je le savais bien, mais elle aurait tout de même pu m'en parler. Je lui aurais fait comprendre que ce qu'elle voulait faire n'avait aucune logique et que nous serions heureux, tout les trois. Oui, j'aurais tout fait pour qu'elle puisse le garder, pour que nous puissions fonder une famille. Maintenant, comment faire pour lui pardonner, l'impardonnable? Elle avait tout de même tué quelqu'un et elle n'en avait eut aucun droit. Elle s'était crue pour qui? La vierge Marie? Dieu? Pour qui s'était-elle prises pour agir de la sorte, pour décider du sort d'un tout petit bébé, de notre bébé. Oui, je lui en voulais et beaucoup. Et je savais que dorénavant, je ne pourrai pas la regarder dans les yeux et lui sourire à nouveau, sans penser sans cesse à ce qu'elle avait fait dans le passé. C'était affreux et tellement épouvantable. Pourquoi avoir décidé de la vie de cet enfant et, par la même occasion, décider de ma vie, à moi? Elle avait probablement agit par peur, mais maintenant, je ne pourrai jamais lui pardonner et je le savais parfaitement. J'avais les larmes aux yeux, je savais que dans quelques instants, mes jambes allaient me lâcher, je n'étais pas prêt à entendre tous ses mots, à comprendre ses raisons. J'aurais tellement du jouer la carte de l'indifférence avec elle, lorsque je l'avais croisé, quelques minutes auparavant, à l'Université. J'aurais du uniquement l'ignorer, faire comme si je ne l'avais pas vu, espérant qu'elle puisse rester loin de moi. Mais non, j'avais du lui parler, essayer de recoller les morceaux et voilà comment elle me remerciait. J'aurais préféré qu'elle puisse me dire qu'elle me détestait et que je ne comptais plus pour elle, au lieu de me faire avaler tout ça, aussi sec et froidement. À dire que j'avais essayé qu'elle me pardonne je ne sais quoi, croyant que c'était moi le problème. Oui, d'accord, j'étais aussi responsable qu'elle, si c'était bien moi le père de cet enfant, mais tout de même, je n'étais pas le seul responsable et, pour ma part, je n'aurais jamais agis ainsi, je le savais parfaitement. Jamais je ne lui aurais demandé de se faire avorter, j'aurais même été heureux de pouvoir tenir ce petit être dans mes bras. Mais maintenant... Quoi penser de tout ça? Davina venait de libérer sa conscience, en m'avouant le tout et, de mon côté, je lui en voulais énomément. À dire que je l'avais embrassé à nouveau, espérant qu'elle ne me quitte plus, qu'elle puisse comprendre qu'elle avait mal agis et qu'elle revienne vers moi. Que nous puissions habiter ensemble, que nous puissions vivre à nouveau notre relation, à deux. Mais maintenant les choses avaient changé et je n'étais pas prêt à tout recommencer, sachant très bien ce qu'elle avait fait et surtout, le pourquoi de la chose. Elle n'avait pas voulu devenir comme son père? Très bien, mais savait-elle qu'en agissant ainsi, elle faisait pire que son père? Pire que bien des gens sur Terre, également. Et même si je l'aimais toujours autant et que mon coeur allait toujours aller dans sa direction, je ne voulais plus rien tenter, sachant que je ne voulais pas me réveiller, à chaques matins, à côté de celle qui avait tué mon enfant. Non, je n'aurais jamais été capable de le faire et même en faisant des efforts, je savais bien que présentement, Davina me dégoutait complètement. À dire que j'avais entendu qu'elle puisse revenir vers moi, qu'elle puisse me pardonner mes erreurs. J'étais resté seul et célibataire pendant tout ce temps, espérant qu'elle puisse revenir vers moi. Je n'avais eut aucune aventure depuis Davina, ne voulant pas mettre de barrières entre nous. Et voilà comment elle me remerciait présentement. Ce que j'allais faire ensuite? Probablement appeler Jérémy, mon meilleur ami, pour qu'il puisse m'enlever les idées de meurtres que j'avais présentement en tête.

« Mais il n'y aura jamais personne d'autre que toi. » J'ai relevé la tête vers Davina, me mordant fortement l'intérieur de la joue droite, ne voulant rien ajouter d'autre. Si j'aurais commencé à lui dire ma façon de penser, elle n'aurait pas aimé la tournure des événements. Je lui aurais dit que j'espérais qu'elle ne refasse pas sa vie, pour ne pas blesser quelqu'un d'autre, comme elle l'avait fait avec moi. Et qu'elle me faisait pitié, par tant de stupidité. Voilà, c'est ce que lui aurais dit, mais j'ai préféré ne rien tenter, ne sachant pas comment elle aurait pris le tout. Enfin, elle l'aurait mal pris, et je l'aurais très bien compris, mais j'aurais aimé qu'elle sache que je lui en voulait. Mais, certainement que mes yeux pouvaient très bien lancer le message pour moi. Au départ, lorsque Davina était entrée dans mon appartement, tout le monde aurait pu comprendre que je voulais qu'elle revienne, que je voulais vivre avec elle la plus jolie histoire d'amour. Mais présentement, certaines personnes auraient pu mentionner que je voulais la tuer ou encore, la tuer - trouver une façon de la ramener à la vie - et la tuer à nouveau, ensuite. Ce que j'avais de la difficulté à comprendre, était où est-ce qu'elle avait trouvé ce courage pour agir de la sorte? Davina avait toujours été le meilleur côté de moi, toujours la petite fille tranquille et adorable. Comment avait-elle pu penser qu'en agissant ainsi, tout pourrait s'arranger? Non, ce n'était pas possible. « Bonne chance à toi. » Et elle quitta mon appartement, simplement ainsi. J'avais encore le coeur gros, lorsque j'ai décidé de sortir dans le couloir, la regardant s'éloigner. - Davina... - Jamais je n'aurais cru pouvoir la retenir ainsi, pour pouvoir discuter. J'aurais pensé être soulagé de la voir partir, mais mon bon côté me criait de la retenir, de ne pas la laisser partir. Car si elle partait, elle allait se réfugier dans la boisson, espérant tout oublier et pour ma part, je ne donnais pas cher pour me réveiller le lendemain matin. - Il faut qu'on discute immédiatement et tu le sais autant que moi. Et je n'ai pas l'intention de te laisser partir, sans que l'on s'explique, tout les deux. - Quoi ajouter de mieux? Je savais bien que si jamais nous commencions à parler ici, dans le couloir, certain voisins allaient venir se mêler à la conversation et je ne voulais pas commencer à me disputer avec eux également. Je me suis donc dégagé de la porte d'entrée, voulant montrer à Davina qu'elle était la bienvenue à nouveau et que nous devions discuter.
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▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 2405
▌DATE DE NAISSANCE : 12/06/1992
▌MON ÂGE : 26
▌EMPLOI/ÉTUDES : a abandonné ses études de droit pour s'adonner à la chanson dans des bars.
▌CÔTÉ COEUR : est follement amoureuse de son ex, mais... Il y a toujours un mais...



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MessageSujet: Re: KYLLIANA - retrouvailles. Lun 17 Mar - 14:30




J'ai toujours cru que tout avouer me libérerait d'un poids. Je me suis trompée. J'ai toujours pensé que lui dire, à lui, me déposséderait de ce boulet que je traîne depuis tant de temps. Là encore, je me suis trompée. Mais j'ai fait ça toute ma vie : échouer et me tromper sur toute la ligne. Mais tout dire à Kyllian fut pire que tout ce que j'ai vécu par le passé. Pouvoir lire du dégoût mêlé à de la pitié, passant par la colère, ce fut pire que tous mes mauvais souvenirs réunis. J'aurais dû rester ferme et ne rien dire. J'aurais dû m'en tenir à ce que je m'étais promis : ne jamais rien lui dire. Mais j'ai lamentablement échoué. Il avait tout de même le droit de savoir et maintenant, il sait. Je voulais qu'il me déteste, c'est réussi. Il me déteste et à en croire ses yeux, c'est définitif. Je ne pouvais décemment pas rester près de lui plus longtemps. Je ne pourrais pas le supporter. Le sentir me haïr de cette façon était au-dessus de mes forces. Je préférais de loin m'évader, m'abandonner à la boisson et que l'on me retrouve ivre morte le lendemain plutôt que d'avoir à supporter son regard haineux sur moi. Ce que j'ai fait est irréparable et je le sais, je l'ai toujours su. Pourquoi en suis-je arrivée là, que j'ai réussi à plonger dans les abysses tumultueux de la boisson, c'est bien qu'il y a une raison. Ma sœur ne comprendrait pas, c'est pour ça que je ne lui ai rien dit. Et que je ne lui dirai jamais rien à ce sujet. Je ne veux pas qu'elle pose sur moi le même regard lourd de sens comme est en train de le faire Kyllian. Plus jamais il ne dira m'aimer. Plus jamais, j'en suis persuadée... Alors que je m'apprête à sortir définitivement de sa vie, il me rattrape sur le palier et m'intime de rentrer pour que l'on s'explique. Mais je sais ce que j'ai lu dans ses yeux, il ne voudra rien entendre, quoiqu'il dise, il ne voudra rien savoir de moi. Il avait raison sur un point, nous ne pouvions pas rester dans le couloir. Mais je ne voulais plus rentrer chez lui, dans ce qui aurait dû être notre chez nous. Je ne pourrai pas le supporter. Je lui ai alors répondu, doucement : « Tu ne veux rien savoir, tu le sais aussi bien que moi. » Je ne voulais plus avoir à en parler. Pas aujourd'hui. Toute cette histoire était déjà allée trop loin. Je ne voulais pas l'envenimer encore plus. Mais je savais aussi que Kyllian voudrait tôt ou tard, connaître le pourquoi du comment qui m'a poussée à faire ça. Je ne pourrai pas clairement lui répondre. J'en étais bien incapable. Cela faisait bien longtemps que je n'arrivais plus à mettre des mots sur ce que j'ai fait. J'ai été égoïste, il l'a dit lui-même, quoi dire de plus ? Malgré tout, je devais prendre sur moi pour tout lui expliquer. Mais serait-il capable de comprendre avec toute la colère qui l'habitait ? J'en doute fortement. Je devais tout de même tenter le coup, pour lui. Mais mes nerfs ne me permettraient pas de franchir une nouvelle fois le seuil de son appartement. C'était son univers. Ça aurait pu être le mien mais j'ai tout foutu en l'air. J'ai alors tenté de croiser son regard une dernière fois, pour voir s'il était toujours aussi chargé de mécontentement et de colère. En voyant ce qu'il me rejetait, je n'ai pas d'autre choix que d'ajouter : « Tu l'as dit toi-même, j'ai voulu soulagé ma conscience. J'aurais mieux fait de te dire que j'ai couché avec un autre mais j'ai préféré la vérité au mensonge. Je sais que tu ne pourras jamais me pardonner alors laisse tomber. » Je me suis retournée, ne supportant plus la vue de son appartement que me tendait les bras. « Oublie tout ça, oublie-moi et trouve-toi une fille qui te respecte. Tu le mérites. » Avant d'avoir commis l'irréparable, j'étais cette fille. Mais cela faisait bien longtemps que cette fille n'existait plus, tout du moins plus en moi. Elle est partie avec ma première nuit de folie. Envolée comme tout ce qui faisait de moi une fille bien. J'ai fait quelques pas puis encore d'autres, et je me suis vite retrouvée sur le trottoir. Je ne me suis pas rendue compte que je venais de courir. Mais c'était pourtant le cas. L'air avait quelque chose d’apaisant. Mais pas assez pour me calmer. J'avais envie de crier autant que de frapper dans quelque chose, n'importe quoi. Je voulais vider cette haine que je me destinais pour avoir blessé, une fois encore, le seul qui comptait pour moi. Le poids de la culpabilité peut tuer une personne, ma culpabilité ne fait que me hanter et me ronger chaque jour un peu plus. Je ne sais pas si Kyllian aura un jour la force de me reparler. J'aimerais tant que l'on puisse recoller les morceaux. Mais c'est chose impossible. J'en suis aujourd'hui pleinement consciente. Ses yeux m'ont avoué ce qu'il ne voulait pas dire.
Je me retrouvais seule, comme je le suis depuis un an déjà, sur le trottoir, incapable de savoir où aller. Perdue, comme je l'ai toujours été...





Je t'ai menti, j'ai fui, tu es parti. La vie sans toi est pire que tout ce que j'ai eu à subir jusque là. Je t'aime et je t'aimerai, jusqu'à la fin, jusqu'à ce que la mort nous sépare.©️ signature by anaëlle.
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MessageSujet: Re: KYLLIANA - retrouvailles. Lun 17 Mar - 16:33

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« Tu ne veux rien savoir, tu le sais aussi bien que moi. » Davina avait raison. J'aurais pensé que quelque chose aurait pu réavoir lieu entre nous, mais plus maintenant. Si je décidais de lui pardonner et lui dire que je l'aimais toujours, ce qui était vrai tout de même, je n'allais jamais avoir ma conscience tranquille. J'allais regretter mon choix, regretter à chaque fois qu'elle poserait ses yeux sur moi et jamais, je n'aurais l'intention de lui retoucher. Oui, elle me plaisait toujours autant, mais de peur que nous ayons à nouveau un enfant, je n'allais rien tenter. Allait-elle s'en débarrasser à nouveau? Allait-elle remettre cet acte complètement gratuit et égoïste? Oui, probablement. Si elle avait été capable de le faire une fois, elle pourrait bien le refaire et tout ceci viendrait me hanter jusqu'à ma mort. Davina avait donc raison sur tout ce sujet. Mais pas entièrement sur le fait que je ne voulais plus rien savoir d'elle. Je voyais bien qu'elle avait besoin d'aide, qu'elle avait besoin de parler. L'arrivée d'un bébé, la mort de ce dernier. La mort de sa meilleure amie. Notre séparation. Tout avait été trop vite dans sa vie et je me voyais mal lui dire de tout laisser tomber, de continuer comme elle était partie présentement. Si elle voulait regretter ses gestes pour le restant de sa vie, qu'elle n'avait qu'à continuer ainsi et que tout serait parfait de cette manière. Oui, je me voyais mal agir ainsi avec elle. La laisser partir plus loin et ne pas lui donner l'aide donc elle avait besoin. Nous avions été amoureux et ensuite amant. Nous étions maintenant séparés et avions un grave problème entre nous. Mais les choses ne pouvaient pas aller plus mal, non? Enfin, je l'espérais vraiment. C'est pour cette raison que j'ai fini par sortir de mon appartement, essayant de la garder avec moi. Nous n'avions pas terminé de discuter, je n'avais pas fini de connaitre toute l'histoire. Il me manquait des morceaux à mes questions. Des réponses que Davina était la seule à pouvoir me donner. « Tu l'as dit toi-même, j'ai voulu soulagé ma conscience. J'aurais mieux fait de te dire que j'ai couché avec un autre mais j'ai préféré la vérité au mensonge. Je sais que tu ne pourras jamais me pardonner alors laisse tomber. » Trop de mots étaient sortis de la bouche de Davina présentement pour que je puisse correctement m'exprimer et lui dire ma façon de penser. - Oublie ça, c'est certain, je pourrai jamais te pardonner ce que tu as fait, n'y penses même pas. - Et voilà, c'était dit également. Elle avait voulu le savoir, elle s'en doutait certainement mais maintenant, elle étai fixée et le savait parfaitement. Non, je n'allais jamais lui pardonner son acte, même si nous devenions amis par la suite. Amis... Un bien grand mot qui ne voulait rien dire pour moi, lorsque je croisais le regard de celle que j'aurais aimé avoir comme fiancée. Dans le passé... et non maintenant. Elle avait commis l'irréparable et mentionner maintenant d'oublier tout ça, n'aidait pas vraiment sa cause. Mais madame décida tout de même de quitter le couloir et de prendre ses jambes à son cou. Plusieurs choix sont alors apparus devant moi. Le premier étant de la laisser partir et de ne plus jamais reprendre contact avec elle. Mais je trouvais injuste de ma part de ne pas revenir sur ses derniers mots, sur le fait de tout oublier. Croyait-elle que tout ceci était facile? Que je n'avais qu'à fermer les yeux et que tout serait alors oublié? C'était ça qu'elle souhaitait? Et bien... j'avais de bien bonnes nouvelles pour elle. Je n'allais pas abandonner aussi facilement.

J'ai donc laissé ma porte d'appartement ouverte, n'ayant même pas réalisé que je l'avais laissé ouverte en premier, avant de débouler les escaliers, deux à deux, pour rattraper Davina. Mais cette dernière était déjà loin, essayant probablement de mettre un espace convenable entre nous deux. C'est ainsi qu'elle voulait continuer? Très bien, mais ce n'était pas mon avis. Elle n'avait jamais demandé mon avis avant d'agir et maintenant, je n'allais pas attendre le sien avant de poser mes gestes et de dire ce que je pensais sincèrement de tout ça. Après quelques pas à l'extérieur, tout en réalisant que j'étais sorti à l'extérieur en pied de bas et sans manteau, malgré le froid qui commençait à avoir, j'ai pu remarquer la frêle silhouette de mon ex, un peu plus loin. Elle avait décidé de partir, de retourner chez elle, probablement. Comme si les choses allaient être plus simples ainsi. - DAVINA RUBY DONOVAN, RAMÈNE TES FESSES ICI IMMÉDIATEMENT! - Oui, j'avais conscience de mes paroles et des regards qui pouvaient être dirigés vers nous, mais je n'en avais rien à faire. - TU N'AS PAS HONTE? TU VIENS ME MENTIR DE LA SORTE ET ENSUITE, TU TE POUSSES? - Mentir... Oui, peut-être aussi. Peut-être que tout ceci n'était pas vrai, que ce n'était qu'un ramassis de conneries, qu'elle avait voulu me faire plus de mal que de bien, espérant que je puisse la renier et lui dire de tout annuler, que je ne voulais plus rien savoir d'elle. J'avais fini par arrêté de crier, m'étant approché d'elle un peu. Oui, il y avait toujours des gens autour de nous qui nous regardaient étrangement, comme s'ils n'avaient jamais vu une chicane de couple de leur vie, mais peu importe. - Je ne te crois pas. Tout ce que tu m'as dit, là-haut, ce n'est que du vent. Jamais, tu n'aurais été capable d'agir ainsi et en plus, je l'aurais su avant. Ce genre de chose, ça ce sait. Quelqu'un m'en aurait glissé un mot et en plus, je ne t'ai jamais vu malade, tout le temps que nous avons été ensemble. Je ne sais pas ce que tu recherches, mais trouve une autre excuse. Je n'y crois pas, pas du tout. Je n'ai même pas eu conscience quand tout ceci aurait pu arriver, c'est juste pour dire. Si c'est la vérité, explique-moi quand on aurait pu concevoir cet enfant. - J'aurais aimé qu'elle puisse me dire, finalement, qu'elle me mentait. Mais bon, c'était bien de rêver, pas vrai?
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▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 14/11/2013
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 2405
▌DATE DE NAISSANCE : 12/06/1992
▌MON ÂGE : 26
▌EMPLOI/ÉTUDES : a abandonné ses études de droit pour s'adonner à la chanson dans des bars.
▌CÔTÉ COEUR : est follement amoureuse de son ex, mais... Il y a toujours un mais...



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MessageSujet: Re: KYLLIANA - retrouvailles. Lun 17 Mar - 19:21




La vérité était lâchée et je ne pouvais plus revenir en arrière. A dire vrai, j'étais soulagée même si ma conscience ne s'en trouvait pas plus libérée. Je me sentais mal, très mal face à la réaction de Kyllian. Il m'en voulait et était incapable de me pardonner. Ce furent ses propres mots, jamais il ne me pardonnerait. Je ne sais pas ce qui me faisait le plus mal. Le fait qu'il me déteste ou le fait qu'il ne pourrait jamais me pardonner. Lui qu'il y a à peine quelques minutes, souhaitait tout recommencer à mes côtés. Il disait que même un meurtre ne changerait rien à ses sentiments pour moi. Il a menti... Je ne lui en veux même pas. Depuis que j'ai commis la chose, je n'en veux plus qu'à une seule et unique personne : moi-même. Personne d'autre n'était en cause, j'étais la seule et unique fautive dans l'histoire.
J'ai failli vomir sur le trottoir mais rien ne voulait sortir de ma gorge. Tant mieux. Je n'allais tout de même pas régaler les passants et surtout pas juste en bas de l'immeuble où habitait mon ex petit ami. Je doutais d'ailleurs qu'il me suive. C'est pourtant bien ce qu'il a fait. Je ne l'ai pas tout de suite remarqué du fait que mes bras étaient posés sur mes genoux. Mais lorsqu'il cria mon nom complet, je n'eus aucun doute, il s'agissait bien de lui. Il criait encore. Il se donnait en spectacle mais ça n'avait pas l'air de le déranger. Je n'étais pas de ces personnes qui aimaient déballer mon linge sale en public mais puisqu'il a commencé, je n'allais pas me laisser faire. Peut-être étais-je folle de lui crier dessus à mon tour ? Peut-être n'aurais-je pas dû me retourner et faire comme si je ne l'avais pas entendu ? Ceci dit, ça n'aurait pas été possible vu le ton et la force de la voix qu'il a employés. Je me suis donc retournée, faisant de mon mieux pour ne pas vaciller. Et je l'ai fixé droit dans les yeux. Il pouvait penser ce qu'il voulait de moi, on venait tout de même de s'embrasser ! Mais il n'avait pas le droit de me traiter de menteuse ! J'ai pris sur moi pour lui avouer la vérité. J'ai eu mal tout le temps où je ne lui ai rien dit. Je me suis torturée et continue de le faire à cause de mon erreur. Mais en aucun cas, il n'avait le droit de me traiter de menteuse. Il préférait peut-être que je lui mente mais ce n'était pas mon intention. A quoi cela me servirait d'envenimer les choses ? A le perdre un peu plus ? Il était déjà loin de moi, je le sentais. Je souhaitais au départ qu'il me déteste, c'était le cas. Je pouvais continuer à dire ce que je voulais, ça ne changerait plus grand chose entre nous désormais. Même si je m'en voulais toujours autant pour ce que je lui ai fait et lui fait subir. D'un ton que je voulais sarcastique, j'ai donc rétorqué face à ses accusations : « Alors maintenant, je suis une menteuse. Tu peux me traiter de tous les noms mais pas de menteuse ! » Finalement, je n'ai pas réussi à employer le sarcasme comme je le désirais. J'étais bien trop blessée qu'il me croit mentir. J'étais en colère et il allait très vite s'en rendre compte. Mes joues devinrent rouges et je me suis mise à crier moi aussi : « Tu me crois vraiment capable d'un coup pareil ?! Tu crois que c'est facile pour moi de t'avouer ça après tout ce temps ?! C'est loin d'être une partie de plaisir, donc non je ne te ment pas ! » J'avais envie de hurler, de m'échapper, de courir loin d'ici pour laisser sortir toute cette haine que je nourrissais à mon égard. Mais j'en étais incapable. Nous commencions tout juste à nous disputer, je n'allais pas partir comme ça, pas cette fois... « Et je t'apprends qu'être enceinte c'est pas être malade ! C'était au tout début, personne ne le savait parce que ça ne se voyait pas alors non, t'aurais pas pu le savoir ! » Je commençais vraiment à attirer les regards sur nous mais je m'en contrefichais. Tout ce qui comptais, c'était de crier. Pas après lui, mais de crier simplement. « Et je vais pas te faire un dessin du comment on fait les bébés si ?! Parce que là, je suis pas vraiment d'humeur tu vois ! » Je m'en voulais. Il suffisait qu'un mot méchant sorte de ma bouche pour que je m'en veuille instantanément. Mais je n'y pouvais rien. Je n'arrivais pas à me contrôler. Je ne voulais pas le blesser davantage et pourtant, c'est exactement ce que je faisais...





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MessageSujet: Re: KYLLIANA - retrouvailles. Mar 18 Mar - 14:54

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Je l'avoue, je n'aurais jamais du la traiter de menteuse, mais elle l'avait cherché. Je la voyais mal agir de la sorte, soit aller se faire avorter et ne pas m'en parler. Que ce soit avant ou après son acte. Elle savait que je l'aurais aidé, quoi qu'elle avait pu choisir et même que j'aurais tout fait pour qu'elle puisse garder cet enfant. NOTRE enfant, pas uniquement le sien. Je me fichais complètement de ce qu'elle avait pu penser, croire ou je ne sais quoi. Tout ce que je voulais présentement, était de lui faire comprendre qu'elle avait mal agit, même si elle le savait probablement. Oui, j'étais triste. Oui, j'étais en colère contre elle, mais également contre moi. Comment avais-je pu ne rien reconnaitre. Comment avais-je pu la laisser partir, sans comprendre qu'elle avait besoin d'aide. Et elle, comment avait-elle pu franchir la porte de cette clinique, sans avoir une pensée pour moi et rebrousser chemin, réalisant qu'elle m'aimait bien plus que tout ça et que même si elle portait un enfant, NOTRE enfant, rien n'allait changer entre nous. Que j'allais l'aimer d'avantage et que tout irait bien. Non, il y avait des choses que je ne comprenais pas et que jamais, je n'allais comprendre. Pourquoi? Probablement parce qu'elle avait changé depuis la dernière fois que je l'avais vu, lors de son départ. Présentement, elle ne ressemblait en rien à la jeune femme que j'aurais voulu épouser, à celle qui avait fait battre mon coeur plus d'une fois, à celle pour qui j'aurais pu déplacer mer et monde. À Davina... Pour l'instant, lorsque je croisais son regard, j'avais l'impression de me retrouver face à quelqu'un d'autre, une femme sans logique et sans amour propre. Comment pourrait-elle alors faire en sorte que je lui pardonne son geste? Oui, elle m'avait laissé tombé, ne me donnant aucune explication. Mais je ne lui en voulait pas pour ça, ce n'était pas grave. À vrai dire, si Davina m'aurait uniquement dit qu'elle n'avait eut aucune idée de la raison de son éloignement, qu'elle n'avait eut aucune idée du pourquoi qu'elle était partie plus loin, en me laissant seule, j'aurais compris, et j'aurais tout fait pour la tenir dans mes bras à nouveau, pour continuer le restant de ma vie avec elle. Oublier notre année de rupture et essayer de recoller les morceaux, tout faire pour ne pas reproduire les erreurs que j'avais fait, celles qui l'avait poussé à partir, loin de moi. Oui, j'aurais tout fait pour qu'elle puisse rester avec moi, pour continuer de l'aimer et pour fonder une famille. NOTRE famille... Mais au lieu de cela, elle m'avait tout avoué, me laissant perplexe un peu. Je me posais encore trop de questions, à savoir pourquoi elle avait agit ainsi? Pourquoi ne pas m'en avoir parlé avant? Et surtout, pourquoi m'en parler maintenant, puisque je venais de lui dire que je l'aimais toujours et que je voulais essayer de tout réparer. En agissant ainsi, elle me faisait reculer. Ce qui l'arrangeait peut-être, au final. C'était peut-être ce qu'elle voulait, finalement. Que je recule et que je l'oubli définitivement. Mais si c'était le cas, Davina pouvait bien se mettre le doigt dans l'oeil, je ne le ferai pas et je le savais parfaitement. Je tenais toujours à elle et elle devait le savoir. Non, je n'allais jamais lui pardonner son geste, mais peu importe. Avec le temps, Davina avait fini par me faire comprendre que je devais apprendre à respirer et rester moi-même, ne pas tout faire pour me faire haïr, je devais alors lui faire comprendre que tout était correct pour moi, que je n'approuvais pas son choix et que je n'allais jamais le faire mais que je tenais toujours à elle, et aussi fort. Mais comment? Je ne pouvais pas vraiment le lui dire et présentement, sur mon visage, elle pouvait clairement voir du dégoût et rien d'autre. C'était simple et tellement vrai. Je lui en voulait de ne m'avoir rien dit et d'avoir tourné en rond pendant plusieurs minutes aujourd'hui, au lieu de me dire clairement ce qui se passait. Oui, je lui en voulais pour tout ça. C'était simple, mais tellement compliqué. J'aurais tout fait pour ne pas lui en vouloir, mais les choses étaient toutes autres, je ne pouvais pas faire autrement. Peut-être qu'avec du temps, j'allais finir par comprendre qu'elle n'avait pas eu le choix mais pas pour l'instant. Lorsque je croisais son regard, j'avais l'impression de ne plus la reconnaitre, comme si elle n'avait jamais été à mes côtés pendant 3 ans. Non, du tout. « Tu me crois vraiment capable d'un coup pareil ?! Tu crois que c'est facile pour moi de t'avouer ça après tout ce temps ?! C'est loin d'être une partie de plaisir, donc non je ne te ment pas ! » J'aurais aimé qu'elle puisse arrêter de crier, comme je l'avais fait, quelques temps auparavant, mais elle avait certainement besoin de le faire. Peut-être même que ceci pouvait l'aider à y voir plus clair dans son futur. Et si ceci pouvait la libérer, qu'elle le fasse. Qu'elle me crit dessus, ceci n'avait aucune importance pour moi, qu'elle le fasse alors, qu'elle se fasse plaisir pour une fois. « Et je t'apprends qu'être enceinte c'est pas être malade ! C'était au tout début, personne ne le savait parce que ça ne se voyait pas alors non, t'aurais pas pu le savoir ! » Mon voisin de droite avait fini par sortir de chez lui, étant sur son balcon, regardant la scène d'un drôle d'air. Depuis que j'étais déménagé là, je n'avais jamais fait de bruit, je n'étais pas le voisin qui se faisait détester, mais celui qui aidait les autres, du mieux qu'il le pouvait. J'avais fait une nouvelle tablette à Mme O'Toole, au deuxième étage lorsqu'elle m'avait confié qu'avec ses 67 ans, elle n'était plus capable de rien. Et présentement, je gardais le chaton d'une demoiselle de mon âge, qui vivait dans l'appartement de gauche. La même qui avait essayé de me faire sortir plus d'une fois de mon appartement, espérant que je puisse aller passer la nuit dans le sien. Chose que je n'avais jamais fait, pensant trop à mon ex pour agir de la sorte. J'ai tout de même essayé de faire baisser le ton à mon ex, mais cette dernière n'avait pas l'air de vouloir le faire. Mais enfin... allait-elle comprendre que c'était moi qui vivait là et que j'allais avoir de sérieux problèmes avec mes voisins? « Et je vais pas te faire un dessin du comment on fait les bébés si ?! Parce que là, je suis pas vraiment d'humeur tu vois ! » Je me suis alors approché d'elle, assez pour qu'elle puisse m'entendre sans pour autant que je puisse élever la voix. L'avoir encore si proche de moi me fit sourire bien malgré moi. Même si elle aurait décidé d'aller tuer ma mère, je l'aurais toujours regardé avec ce genre de petit sourire, puisque j'aurais toujours ressentit quelque chose pour elle, quelque chose de très fort. - Je sais comment on fait des enfants, ce n'est pas ça que je voulais savoir, mais bien quand c'est arrivé. Mais c'est pas grave, ceci n'arrangera rien, absolument rien. Tu savais que... que j'aurais tout fait pour te faire changer d'idée alors, c'est pour ça que tu ne m'as rien dit avant, c'est bien ça? Tu savais que je lui aurais fait attention et que je l'aurais aimé, pas vrai? Tu savais que je voulais des enfants, pas vrai? - J'avais regardé mes bas pendant toute la conversation, n'étant pas capable de reposer mes yeux dans ceux de Davina, mais lorsque j'ai relevé la tête et que j'ai croisé son regard, j'avais les yeux pleins d'eau, chose qui ne m'arrivait que rarement en sa compagnie... mais un peu trop souvent depuis son départ. - Je regrette de ne pas avoir pu trouver ce qui clôchait et de ne pas avoir été un petit ami présent, pour te faire changer d'idée. Peut-être que si j'aurais été plus souvent à tes côtés... Peut-être que tu aurais pu comprendre que je ne t'aurais jamais laissé tombé et que tu... que tu comptais vraiment pour moi et que l'enfant que tu portais... J'aurais... j'aurais aimé pouvoir le connaitre. -
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KYLLIANA - retrouvailles.

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