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✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say.

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MessageSujet: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Dim 5 Jan - 22:52


Erlina & Dorian



« There is no surer foundation for a beautiful friendship
than a mutual taste in literature. »


Avant de vouloir partager sa passion, il faut déjà par commencer à enseigner les bases. C’est pourquoi chaque année, Dorian décide de faire étudier une des premières grandes œuvres de la littérature anglaise à ses étudiants. Cette année il a choisi Les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer, datant du quatorzième siècle. Dorian a bien conscience que c’est une œuvre assez complexe et difficile d’accès pour des étudiants en début de cycle et son but n’est pas de leur faire peur, mais bien de leur donner envie d’en savoir plus. Évidemment, pour une première approche, il ne va pas leur faire étudier cela dans les moindres détails, mais en général, dans les grandes lignes, simplement pour qu’ils comprennent l’origine des œuvres d’aujourd’hui, de quoi elles sont inspirées, à partir de quoi elles sont construites, écrites et élaborées. C’est un processus plus compliqué qu’il n’y parait, l’écriture est un art, et comme tout art, il faut en comprendre les bases avant de pouvoir le pratiquer soi-même. Dorian est un passionné, il aime profondément sa matière, tout comme son métier, partager sa passion, ses connaissances et son savoir en la matière, c’est un réel choix, qui d’ailleurs n’a jamais plu à ses parents qui espéraient voir leur fils faire un métier bien plus digne de son rang. Il a choisi d’enseigner, et non par dépit comme beaucoup tendent à le penser ou à le croire, parce qu’il serait un auteur raté. À vrai dire, l’Anglais n’a jamais réellement eu l’envie d’écrire, lui, il préfère lire, décortiquer les lignes, lire entre les lignes et comprendre le fondement même de chaque livre qu’il a eu entre les mains.

Parfois, Dorian se laisse emporter par son enthousiasme quand il traite d’un livre qu’il apprécie particulièrement, et puis il est toujours à l’écoute de ses étudiants, il aime leur laisser la parole et pouvoir débattre de leurs opinions. Il n’est pas bien vieux encore, trente-quatre ans à peine et il a tendance à agir parfois plus en copain qu’en professeur. Enfin, il a réussi à allier l’autorité du professeur, à la proximité d’un ami, ce qui fait qu’il est plutôt apprécié des étudiants. Cela a toujours été le cas avec Dorian, sa petite sœur s’en amusait souvent, de voir avec quelle facilité son ainé été capable de nouer des liens. Il a une aisance avec autrui, qu’elle lui a souvent enviée.

Seul, debout sur son estrade, face à des centaines d’étudiants, Dorian parle distinctement, clairement, et s’emploie toujours à garder un débit de parole correct, afin que chacun ait le temps de prendre des notes sur ce qu’il juge nécessaire de retenir. Il n’y arrive pas toujours, mais tente de le faire le plus souvent possible, se rappelant à quel point c’est difficile de pouvoir retravailler ses cours à la maison si on n’a pas eu la possibilité de noter tout ce que l’on désirait, tout ça, parce que le prof parlait trop vite. Il est en train de terminer d’expliquer le plan de travail concernant cette œuvre, quand la sonnerie de fin du cours retentit. « Bien, nous commencerons donc jeudi prochain, essayer de tous vous procurer le livre d’ici là et si possible d’en commencer une première lecture en diagonale, afin de vous imprégner un peu du livre. Il vous en sera plus facile de le cerner et d’y travailler dessus par la suite. Merci. » Dorian se retourne, et retourne au bureau, afin d’y ranger ses affaires, laissant les étudiants sortir plus ou moins silencieusement de l’amphithéâtre. Il rassemble livres, fiches, notes, met le tout dans son sac à dos, mais toujours prompt à répondre aux questions de quelques étudiants. Il ne reste plus que deux ou trois personnes encore, le professeur en profite pour nettoyer le tableau où y sont notées quelques références ou citations. Une fois terminé, il s’apprête à partir et rejoindre son bureau, il ne sait pas si Prudence à fini sa journée, mais il espère qu’elle passera par son bureau avant de rentrer et il compte y rester un peu pour préparer ses cours du lendemain, il lui reste quelque dissertations à corriger. Mais au moment de quitter le lieu, il se rend compte qu’une élève est encore là, il ne sait pas trop si elle est à la traine, si elle souhaite lui parler, elle est encore dans les rangs, Dorian plisse les yeux, il semble la reconnaitre, mais n’en est pas certain. Comme elle ne semble pas venir vers lui, il en conclut qu’elle n’a rien à lui demander, et attrape son sac à dos. « Je peux vous aider, mademoiselle ? Vous avez des questions ? » Pris d’un doute il s’arrête et la regarde. Après tout, aucun étudiant ne reste en fin de classe juste pour le plaisir de rester dans un amphi vide, souvent ce qui reste en tout dernier, ce sont ceux qui n’ose pas demander pendant le cours ou devant les autres. Est-ce son cas ?


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MessageSujet: Re: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Mar 7 Jan - 12:01


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7h30, le réveil sonne chez la jeune Erlina. Il est donc temps de se bouger. Une longue journée l'attendait, puisqu'elle commençait par aller travailler à l'épicerie toute la matinée, avant de filer à l'université pour son cours préféré. Celui-là, elle ne pouvait pas le rater. C'était le cours de littérature anglaise. Le contenu et le prof étaient parfaits, ce qui était bien rare, du moins au gout de la jeune femme, alors elle avait toujours hâte d'y être. La matinée à l'épicerie l'enchantait moins, mais il fallait y aller aussi, il fallait passer par là pour aller ensuite en cours. Il n'y a quand même pas photo entre vendre les légumes du jour à la petite vieille ronchon du quartier, et étudier un des chefs d’œuvre de la littérature anglaise!

Heureusement, la mâtinée se déroula sans encombres majeurs. A 12h30, elle ferma l'échoppe pour le déjeuner, rentra chez elle manger un bout, et il était rapidement 13h30, l'heure de repartir pour être à l'heure au cours de 14h. Elle se gara, sur le parking et trouva également sa place dans l'amphi, qui s'annonçait toujours bondé, comme à chacun des cours de Monsieur Harington. D'habitude, elle ne retenait pas les noms de ses profs, mais là, elle n'avait aucun mal, tant il la passionnait. Il savait trouver le bon ton, faire comprendre ce qu'il voulait dire, et ne débitait pas son cours à 100 à l'heure de façon rébarbative. Il était passionné et passionnait les étudiants. Certes, Erly avait des prédispositions à aimer cette matière, étant irlandaise et ayant passé un an d'étude à Londres, les classiques, elle en connaissait une grande partie et avait une grande sensibilité à leur dimension artistique et littéraire. Mais ce professeur en apportait une relecture des plus intéressantes.

Aujourd'hui encore, elle l'écouta religieusement, notamment lorsqu'il évoqua le plan de l'étude de leur future oeuvre, Les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer, qu'elle avait encore chez elle. Elle ne l'avait que survolé rapidement, alors elle était ravie de savoir qu'ils allaient l'étudier en profondeur, surtout que les points qu'il comptait aborder étaient bien alléchants. Mais déjà, la sonnerie de fin de cours retentit. Erly mit du temps à ranger ses affaires, parce qu'elle se demandait si ce n'était pas l'occasion d'aller lui parler. Lui ne semblait pas trop pressé - au pire, il le lui dirait surement -, et elle n'avait rien après, pour une fois.

Alors elle termina de ranger ses affaires, et attendit. L'amphi se vidait. Mais elle avait un peu honte. Elle n'avait jamais joué la groupie et ne comprenait pas forcément l'attrait que certaines élèves éprouvaient pour leurs profs. Elle n'était pas du genre fayotte non plus... Elle est un peu surprise dans son hésitation quand le prof lui adresse la parole, lui demandant s'il peut l'aider ou si elle a une question. Il est temps de sortir de ta timidité passagère, Erly. Elle s'avance un peu vers lui et répond: « En fait... Je voulais vous parler oui, si cela ne vous dérange pas! » Elle posa rapidement sa voix et reprit de l'assurance, après tout, il était professeur mais aussi humain, et pas si vieux. Puisqu'il l'écoutait encore, elle présuma qu'elle ne le dérangeait pas. « Ce ne sont pas des questions sur votre cours, que j'adore vraiment, c'est plutôt de façon générale... Je suis un peu paumée dans mon orientation... J'adore les arts mais je vois pas ce que je pourrais faire avec un diplôme en histoire des arts dans la vie... Alors comme je suis vraiment passionnée par votre cours, je me demandais si vous pouviez me parler des débouchés que votre matière peut avoir... » Elle en avait bien une petite idée, mais elle avait besoin qu'il lui en parle, lui qui devait bien mieux s'y connaître qu'elle.



 
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MessageSujet: Re: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Mar 18 Fév - 11:12


Erlina & Dorian



« There is no surer foundation for a beautiful friendship
than a mutual taste in literature. »


Être professeur, ce n’est pas uniquement donner un cours et parler pendant une heure ou plus devant tout un amphithéâtre rempli d’étudiants qui écoutent plus ou moins attentivement, non, être professeur, c’est aussi savoir prendre un peu de son temps pour aider ceux qui seraient en difficulté, répondre aux questions, être à l’écoute de ses étudiants. Sur ce point-là, Dorian se fait un point d’honneur à être là et présent pour chacun d’eux, pour ceux qui le souhaite et en on besoin, comme il semblerait cette demoiselle, qu’il a l’impression d’avoir déjà vu hors de son cours, mais sans en être certain. Il allait lui répondre qu’elle ne dérangeait absolument pas, quand elle poursuit directement, alors il la regarde et écoute attentivement ce dont elle lui parle, en hochant imperceptiblement la tête, signe qu’il l’écoute vraiment. « Oui, je comprends vos doutes. » Le professeur fait un pas en arrière, repose son sac sur son bureau, montrant ainsi à la jeune femme, qu’il n’est pas pressé, et qu’il a le temps de prendre le temps pour elle. Le garder, ça aurait fait preuve de manque de respect envers elle, et Dorian n’aime pas donner cette impression, lui qui est très à cheval sur cela. Merci l’éducation typique de la bourgeoisie anglaise.

Le professeur est toujours agréablement surpris d’entendre que son cours passionne autant d’élèves, mais aujourd’hui est bien la première fois qu’une étudiante en vienne à lui demander les débouchés que cette matière permet. De ce fait, il n’avait jamais vraiment réfléchit quoi répondre en pareil cas. « Je suis vraiment flatté mademoiselle, que vous appréciiez ma matière à ce point. » C’est on ne peut plus sincèrement qu’il le lui dit, car il est vraiment passionné par ce qu’il enseigne, alors cela ne peut que lui faire plaisir d’entendre qu’il arrive à transmettre cette passion à ses étudiants. Dorian croise les bras, et fait une petite moue, car il sait d’avance qu’il risque de la décevoir, ne pouvant lui apporter des éléments de réponse réellement concrète. « Cependant, je dois bien avouer que ma matière seule ne permet aucun réel débouché, mis à part son enseignement. C’est associé à d’autres enseignements qu’elle permet de s’orienter vers différentes directions. » Le professeur s’arrête un instant, réfléchis, se rappelant d’une discussion avec un collègue et esquisse un sourire en reportant son regard et son attention vers la demoiselle. « Il y a bien le journalisme, je pense, qui pourrait convenir. D’une manière générale, ou alors spécialisé dans la critique littéraire. Cela dépend de vous, si vous aimez les débats, argumenter, mais hormis l’enseignement, ce serait une direction, je pense, qui peut se révéler fortement intéressante. » Dorian a beaucoup d’étudiants, et malheureusement, il n’arrive pas toujours à se rappeler de tous et de ce qu’ils produisent comme travail. Cependant, si c’est souvenirs sont bon, la jeune fille devant lui a pris cette matière en option, et il se rappel vaguement que ses devoirs il les trouve intéressant, justement dans la façon dont elle a d’écrire et d’argumenter ses commentaires de textes notamment. « Mademoiselle O’Milley, c’est ça ? Je me souviens d’un de vos devoirs justement, où je m’étais fait la réflexion que vous feriez une excellente journaliste littéraire. » Il hoche la tête en même temps qu’il lui parle, ses bras se sont décroisés, plus à l’aise, et souriant. « Je peux éventuellement essayer de me renseigner pour vous, si ce domaine vous tente, et vous trouver des informations plus claires sur ce métier, les débouchés. » Dorian est comme ça, entier, et quand il rencontre un étudiant doué et qui semble avoir vraiment envie d’aller plus loin, il est toujours prompt à prendre de son temps pour l’aider. Et puis, ce n’est pas comme s’il allait manquer à sa femme, en restant à l’université.

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MessageSujet: Re: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Ven 21 Mar - 18:19


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Erlina n'avait jamais été la fille la plus confiante du monde. Elle n'était pas celle qui croyait le plus en ses capacités. Alors quand venaient s'ajouter des questions d'ordre professionnelles, sur ce qu'elle allait faire de son avenir, le peu de confiance qui demeurait en elle partait rapidement en fumée. Il faut dire que ne pas savoir de quoi son avenir professionnel sera fait, tout en étant entourée de gens qui ont une voix toute tracée ou ont déjà réussi, c'est parfois un peu compliqué. C'est pourquoi la jeune femme est restée parler au professeur qui lui inspire le plus de respect et de confiance, Mr Harington. Elle avait hésité jusqu'au dernier moment, un peu de timidité surement, mais il lui a un peu forcé la main -heureusement-, en lui demandant s'il pouvait l'aider. Elle a donc exposé son amour pour son cours, mais aussi ses préoccupations. Elle le vit réfléchir, poser son sac sur son bureau, elle apprécia ce geste, comprenant qu'il n'était peut-être pas si pressé que cela. Il comptait visiblement prendre le temps de la renseigner, et cela la rassura amplement.

Il la remercia pour le compliment sur son enseignement, il en sembla assez touché, chose étonnante car Erlina pensait que tout le monde le lui aurait dit. Il contrebalança rapidement son propos en établissant qu'il y avait assez peu de débouchés. Il évoqua en plus de l'enseignement le journalisme. Erlina n'y avait pas vraiment pensé, elle ne pensait pas avoir la plume pour cela. Mais elle aimait parler avec les gens, apprendre des choses... Elle se contenta de répondre pour l'instant: « Hum... le journalisme pourquoi pas en effet !» Il fit un petit effort, et trouva son nom, la complimentant sur un de ses devoirs et son écriture. Elle ne put retenir un visage vraiment étonné, et un « Vraiment? » qu'elle regretta d'avoir prononcé - on ne remet pas en cause d'une telle façon la parole d'un professeur voyons! Il proposa cependant de se renseigner pour elle, souriant, comme s'il était ravi de le faire pour elle, chose vraiment gentille de sa part. Un peu décontenancée -mais positivement bien sûr-, Erly répondit « Je veux bien oui s'il vous plait, mais seulement si cela ne vous prend que très peu de temps, je ne voudrais pas vous en faire perdre! Je me permets déjà de vous retenir... » Elle laissa échapper un de ses petits rires gentils, elle aussi commençait à se détendre, au fur et à mesure qu'il la renseignait si gentiment.

Elle entreprit cependant de réfléchir à haute voix sur cette proposition qu'il venait de lui faire. Journaliste... Pourquoi pas? Mais cela ne semblait pas être une évidence pour elle. « Journaliste serait une possibilité pour moi, mais je ne sais pas, j'ai l'impression que ceux qui le sont ont toujours voulu faire ça depuis qu'ils sont tout petits... Je n'ai jamais vraiment écrit de textes, si ce n'est dans quelques journaux d'école, mais qui ne l'a pas fait ça? » Encore un petit rire s'échappa de ses lèvres, elle n'avait pas l'impression d'être une journaliste en herbe. « Et puis, j'ai cet idéal en tête, du grand reporter qui part dans des zones de guerre, et ça je ne veux pas. On dirait que je suis une petite citadine coincée en disant ça, mais j'ai vu suffisamment de choses pour ne pas vouloir aller couvrir ce genres de sujets. » Son statut de fille de diplomates lui avait fait voir pas mal de choses, d'actes plus ou moins atroces dans le monde entier, et elle ne se voyait plus courir le monde comme avant, elle avait envie de se poser, même si elle n'avait que 21 ans. « Mais c'est vrai que lire des livres et donner mon avis dessus pour le travail, ce serait assez sympa! » Elle sourit, ne voulant pas rester sur ce qu'elle avait dit auparavant sur les reportages de guerre, il y avait plus gai comme sujet de conversation, et elle n'était pas là pour accabler le gentil professeur qui restait avec elle pour l'aider. En tous cas rien qu'en évoquant la possibilité de journalisme, Erlina avait enfin potentiellement une orientation sur laquelle elle pouvait réfléchir. L'apparition de ce terme n'avait pas magiquement tracé sa voie, mais il lui donnait de la matière à creuser, ne serait-ce que pour une simple piste à examiner.



 
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MessageSujet: Re: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Mar 25 Mar - 23:19


Erlina & Dorian



« There is no surer foundation for a beautiful friendship
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C’est la première fois depuis qu’il est professeur, qu’un de ses étudiants vient lui demander conseil sur un choix d’orientation et de parcours professionnel, Dorian se retrouve donc assez pris au dépourvu, lui, qui d’ordinaire à plus l’habitude qu’on lui demande conseil pour un devoir, une lecture, qu’on lui demande son avis sur un texte, ce genre de questions en rapport direct avec sa matière. Cependant, il tient à faire ce qu’il peut et au mieux pour répondre à la demoiselle, et même si elle semble sceptique à sa proposition concernant le journalisme littéraire, elle ne semble pas y être complètement fermée. « Ne vous inquiétez pas, mademoiselle, ça ne me dérange nullement, au contraire, je suis très heureux de voir que ma matière vous plait tant et je suis donc ravi de pouvoir vous aider. » Il tient à la rassurer, il lui propose son aide de bon cœur, et puis, il est sincèrement touché par la démarche de la jeune femme, il peut bien faire cela pour elle.

L’Anglais prend appui d’une main à plat sur son bureau, et prête une oreille attentive aux tergiversations de la jeune femme et arque un sourcil, intrigué par ce qu’elle raconte, les choses qu’elle aurait vues. Dorian a très envie de la questionner là-dessus, mais la laisse pour le moment continuer, après tout, ils ne sont pas là en train de discuter pour parler de leur passé, mais bel et bien de l’avenir d’Erlina. « Je vous rassure, mademoiselle, tous les journalistes ne le sont pas par vocation, ou tout du moins la vocation peut arriver sur le tard. Un déclic, un conseil peut suffire à nous faire prendre conscience de ce pur quoi l’on est fait, même sans n’y avoir jamais pensé au préalable. » Dorian lance un regard dans l’amphithéâtre vide, leurs voix résonnent contre les murs de bétons de l’enceinte, puis il regarde l’étudiante à nouveau. « On peut aller à mon bureau si vous voulez, nous y serions plus à l’aise. » Il attend de voir ce qu’elle décide, avant d’anticiper en reprenant ses affaires pour changer de place, si jamais elle préfère rester là. Il lui adresse un sourire poli, voire amical. « Pardonnez ma curiosité. Mais vous avez abordé un peu plus tôt, lorsque vous faisiez référence aux reporters de terrains, de certaines choses dont vous avez été témoins. Je dois avouer que vous avez éveillé ma curiosité. » Dorian espère qu’il ne va pas la faire fuir, car elle a l’air d’être une personne un peu timide, et il comprendrait tout à fait qu’elle refuse d’aborder ce sujet avec lui, d’autant qu’elle ne s’y été pas arrêté plus longuement. Mais en même temps, il aimerait vraiment qu’elle accepte d’en parler, car comprendre ce qu’elle a vécu peut peut-être l’aider lui, à mieux la cerner, la comprendre, et de ce fait, à pouvoir mieux l’aider et l’aiguiller dans son orientation.

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MessageSujet: Re: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Mer 26 Mar - 18:19


A classic is a book that has never finished saying what it has to say.




Aller voir un professeur pour demander son avis, ce n'est jamais évident, tant il est souvent placé sur une sorte de piédestal. C'est encore moins facile quand comme dans le cas d'Erlina il s'agit d'exposer des doutes presque existentiels sur son avenir, sa vie professionnelle. Elle ne savait pas quoi faire, et cela se révélait assez difficile à vivre pour elle, à force. Autour d'elle, les gens étaient presque tous prononcés pour une voie en particulier, et faisaient tout pour y avancer. Erlina elle, avait l'impression de stagner. Et diantre que c'est une impression désagréable. Elle avait alors décidé d'en parler au professeur qui la passionnait le plus, savoir si elle pouvait faire quelque chose avec ses enseignements qu'elle apprenait avec tant de plaisir. Heureusement, il ne sembla pas du tout dérangé par son initiative, affirmant même que ce type d'intérêt pour son cours lui faisait grandement plaisir. Erlina en sourit, ne prenant tout de même pas l'initiative de répondre, elle n'était pas tant en confiance que cela non plus.

La proposition de journaliste intriguait un peu la jeune femme. Oui, cela pouvait lui correspondre, mais non, elle n'y avait jamais été vraiment préparée, et ne pensait pas correspondre aux idéaux du métier tels qu'on les voit dans les clichés. Il la rassura littéralement en coupant court à ces stéréotypes. Il évoquait un possible déclic. Bon, c'était peut-être un peu fort comme terme, mais en creusant un peu l'idée, pourquoi pas.  « Je ne sais pas si un déclic va se produire, mais me documenter sur le métier de journaliste me paraît être une bonne idée » . Il proposa à la suite de cette affirmation de passer dans son bureau. « C'est comme vous préférez, mais c'est sûr que je pense que votre bureau sera plus adaptés » Elle rit doucement, elle n'allait pas imposer non plus la tenue de leur entretien, elle qui retenait déjà un professeur.

Mais déjà, il enchaina, gentiment. Dans ses paroles précédentes, quelque chose semblait l'intriguer. En effet, il lui demanda - d'une façon assez douce qui étonna un peu la jeune femme, qui n'était pas dans un rapport qui autorisait habituellement cette prise de parole - ce qu'elle entendait par le fait qu'elle avait déjà vu trop de choses. Elle rougit un peu. Elle avait peut-être trop insisté. Il était vrai qu'avec ses paroles, on aurait vite pu comprendre qu'elle avait fait toutes les guerres... Elle bafouilla un peu, ne sachant pas trop comment entamer sa réponse, même si le côté personnel ne la dérangeait pas trop. « Hum... En fait c'est que... Hum... excusez-moi, je cherche mes mots! » Elle rit un peu, avant de se lancer pour de vrai, de façon plus claire. « Mes parents sont diplomates en fait, et du coup j'ai pas mal voyagé, j'ai vécu dans beaucoup de pays. Cela va de pays développés comme la France, les Etats-Unis, à d'autres où les situations sont plus difficiles. Attention je ne me compare pas à une grande reporter de guerre, ce que j'ai vu va vous sembler dérisoire et peut-être un peu prétentieux, mais j'ai vécu plusieurs situations difficilement soutenables par exemple. Les gens me prenaient pour une riche occidentale -alors qu'on n'était ni pauvre ni très riches- et du coup on m'utilisait, et j'ai été emmenée dans des ghettos, où ce que j'ai vu m'a marqué. Bon sans parler de quelques agressions... Et puis plusieurs fois on a du quitter des pays -donc tout laisser sur place- parce que les locaux menaçaient les ambassades occidentales. Du coup maintenant, j'ai un peu envie d'éviter tout cela...» Elle s'arrêta, et avant que le silence ne devienne trop pesant, elle ajouta « Comme je vous l'ai dit, ce n'est rien de fou, c'est juste que pour l'instant je ne me vois pas retourner "sur le terrain" » Elle avait imité les guillemets avec ses doigts, au moins elle connaissait cette expression du vocabulaire journalistique. Elle n'était pas rentrée dans les détails des pays parce qu'elle ne voulait pas s'éterniser, mais s'il le désirait elle pouvait encore plus développer, au point où elle en était... Elle avait juste très peur qu'il la prenne pour une gosse de riche qui aimait beaucoup son petit confort. Or c'était cette image qu'elle avait pu renvoyer qu'elle détestait le plus. C'était pour cela qu'elle avait quitté ses parents assez tôt, et s'était installée seule, finançant sa vie à Pearl Trees par exemple avec son travail à l'épicerie. Elle espérait donc que son récit ne l'avait pas déçu, ni ennuyé...

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MessageSujet: Re: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Dim 13 Avr - 0:23


Erlina & Dorian



« There is no surer foundation for a beautiful friendship
than a mutual taste in literature. »


Le professeur sourit poliment à son étudiante, ravi de l’entendre être de son avis concernant son idée de poursuivre la conversation dans son bureau. « Parfait alors, allons-y. » Il préfère demander avant, histoire qu’il n’y ait pas de malentendu, car il est facile après de se faire un peu accuser de tout et n’importe quoi, et franchement Dorian n’a pas envie de se retrouver dans cette position, qui mettrait en péril son histoire avec justement l’une de ses étudiantes. Il fait un pas vers le bureau de l’amphithéâtre, pour attraper son sac contenant ses cours et les copies de ses élèves à corriger et il avance vers la sortie, faisant signe à mademoiselle O’Milley de le suivre.

Tout en avançant dans les couloirs de la faculté de Woodburgh, Dorian écoute attentivement le récit de la demoiselle, hochant la tête ou laissant s’échapper quelques mots lui laissant savoir qu’il est réceptif à ce qu’elle raconte. Il reste vraiment pantois face aux confidences d’Erlina, étant très loin de s’imaginer que l’un de ses étudiants peut avoir un jour vécu cela. Après tout, Pearl Trees, Woodburgh, ce sont des petites villes ou rien de bien palpitant ne se passe, rare sont les gens qui ne sont pas originaires de cette région, alors de là émettre l’idée qu’une personne est menée une vie comme celle de la jeune femme, absolument pas. « Je vous avoue mademoiselle que je ne me doutais pas un seul instant que vous puissiez avoir vécu cela. Ça ne transparait pas dans vos récits. Et c’est dommage, je pense. » Il l’invite à entrer dans son bureau, alors qu’ils sont arrivés devant.

Une fois à l’intérieur, il va s’asseoir à son bureau et reprend la conversation où il l’a arrêté juste avant d’entrer. « Je m’explique. Ce passé est riche en expérience, il ne peut que vous servir à vos écrits. » Il la regarde, là toujours debout, devant son bureau et lui sourit. « Je vous en prie, prenez place, ne restez pas debout, vous ne payerez pas plus cher. » Il rit légèrement, puis reprend un peu de son sérieux. Ce petit air d’anglais coincé, alors qu’en réalité il n’en est rien. Dorian est certes, quelqu’un qui garde toujours une certaine réserve, après tout, vu son éducation de la bourgeoisie londonienne, il serait difficile qu’il en soit autrement, mais il a toujours eu cet esprit rebelle qui avait le don d’irriter ses parents et surtout son père. D’ailleurs, à petite échelle, Dorian se retrouve en Erlina, il n’est pas fils de diplomate, mais son père est tout de même une personne d’influence auprès de la Reine. Il n’a pas voyagé comme elle non plus, mais il peut un peu comprendre la pression que l’on peut ressentir à être enfant de. « Je veux dire, je comprends que vous ne souhaitiez pas être reporter, mais journaliste vous irez bien. Et votre passé peut vous être grandement utile pour vos articles. Je ne parle pas d’y parler de vous et de ce que vous avez vécu, mais votre vision des choses est influencée par vos expériences, servez-vous-en. Et mon conseil et valable pour tout, pas seulement pour votre plan de carrière. Cela peut-être votre force, plutôt que votre faiblesse. » Le professeur voit bien qu’elle n’est pas rassurée, qu’elle manque sans doute un peu de confiance en elle, et il veut vraiment qu’elle prenne conscience de tout le potentiel qu’elle a en elle.

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Déchiré, Je suis un homme partagé, Déchiré, Entre deux femmes que j'aime, Entre deux femmes qui m'aiment, Faut-il que je me coupe le cœur en deux ? [...] L'une à laquelle J'ai fait tous les serments, Et l'autre avec laquelle je les démens
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MessageSujet: Re: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Dim 13 Avr - 10:25


What if we meet again




Au fur et à mesure de la discussion, Erlina commençait à devenir un peu plus à l'aise. Il faut dire que son professeur y mettait du sien, avec un gentil sourire, des paroles rassurantes... Il n'était pas de ces professeurs qui maintiennent volontairement une distance, en se croyant particulièrement supérieur. Il lui proposait ainsi de se rendre dans son bureau, initiative à laquelle elle acquiesça, car ils y seraient évidemment mieux installés. Les deux attrapèrent leurs sacs respectifs et Erlina suivit son professeur. Elle lui faisait confiance, et ne croyait en aucun cas les rumeurs qu'on entendait parfois sur les professeurs et les étudiantes dans leurs bureaux. Mr Harington était une personne de confiance, à n'en pas douter.

C'est sur le chemin vers son bureau qu'elle raconta son histoire. Les agressions, les départs précipités, les menaces, les passages dans les ghettos et les rencontres de la misère dans sa forme la plus horrible. Elle ne rentra pas dans les détails, mais en sentant que son professeur l'écoutait assez attentivement, elle s'expliqua un peu plus que prévu. Il lui fit comprendre qu'il ne s'en doutait absolument pas, et qu'il trouvait cela dommage car cela ne ressortait pas de ses écrits. La jeune femme en resta un peu interloquée. Elle ne dit rien, parce qu'alors il la fit entrer dans son bureau.  Il s'expliqua alors en s'asseyant: ce passé était riche en expériences qui pourraient lui servir. Toujours un peu intriguée, elle n'avait pas pensé à s'asseoir, ce qu'il lui fit remarquer. Elle rit à sa remarquer, et s'assit sur une des chaises face à son bureau, posant son sac par terre. Le bureau était petit, mais assez sympathique, avec des livres qui semblaient être très intéressants un peu partout dans la pièce. Elle avait baladé son regard rapidement, alors qu'il continua de s'expliquer, sur ce point qui étonnait un peu la jeune femme. Il poursuivit donc, lui expliquant que le métier de journaliste lui conviendrait surement très bien, avec une sensibilité accrue par son expérience qu'elle devrait utiliser comme une force. Il sortit un peu du cadre de la discussion en précisant que cela ne lui serait pas utile que dans sa vie professionnelle. Elle ne le prit nullement comme une offense, mais dans sa vie quotidienne elle avait tendance à vouloir oublier ces évènements, qui avaient grandement endommagé sa confiance en elle et dans les autres. C'était pour cela qu'elle était à Pearl Trees, pour pouvoir faire confiance à nouveau. La confiance en elle viendrait surement après... « Je comprends bien ce que vous voulez dire, mais je ne suis pas certaine que cela me soit très utile. J'ai dû mal à voir comment je peux utiliser cette expérience sans parler directement de moi.. » Elle n'était pas bien certaine de ses capacités à transformer ces sentiments en récit bien écrit. « Et puis c'est con.... Enfin pardon, c'est débile!, mais j'ai plutôt envie d'oublier tout cela, et passer à autre chose. C'est pour cela que je suis venue ici!» Elle s'était un peu relâchée et avait même lâché un gros mot, malheur! Elle était sure qu'il s'en remettrait mais bon, c'était un professeur tout de même.

En tous cas, elle estimait tout de même déjà avoir réussi à faire de ces expériences une force plutôt qu'une faiblesse. Elle se trouvait assez forte. Mais elle n'allait pas le dire comme cela, mais le fait qu'il ne se doute de rien de ce qu'elle avait vécu montrait bien qu'elle ne passait pas sa vie à se morfondre à ce sujet, même si rien n'avait été facile à vivre. Elle n'avait peut-être pas bien confiance en elle, mais elle avait réussi à avancer dans la vie. Et là, à Pearl trees, cette nouvelle vie s'annonçait plus facile à avancer justement, avec l'appui de certaines personnes, qu'ils s'agisse de vrais amis, de connaissances, ou de ce professeur, M. Harrington. Du coup, avec ses conseils, elle songeait pas mal à se réorienter vers un cursus plus littéraire, visant ainsi le journalisme. Mais bien sûr, elle aurait besoin de plus réflechir et de conseils sur le long terme, la discussion qu'elle avait actuellement ne changeait pas la donne en quelques secondes, même si elle se révélait très instructive.




 
Things we lost to the flames
Things we'll never see again
All that we've amassed
Sits before us, shattered into ash

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MessageSujet: Re: ✘ A classic is a book that has never finished saying what it has to say. Jeu 1 Mai - 21:02


Erlina & Dorian



« There is no surer foundation for a beautiful friendship
than a mutual taste in literature. »


Conseiller une élève sur son avenir professionnel de la sorte était une première pour Dorian. La plupart du temps, les élèves qui venaient le voir, étaient là principalement pour parler littérature, sa matière, lui demandant des conseils ou un avis sur une œuvre ou une autre. Parfois, cela pouvait s’avérer des questions en rapport avec l’un ou l’autre des devoirs qu’il leur donne à faire à la maison, mais jusqu’à ce jour, aucun d’aux n’avaient abordé ce sujet avec lui. De ce fait, le professeur se retrouve un peu troublé et perdu sur ce qu’il doit dire à la demoiselle. Il s’est laissé porter par le feeling et finalement trouve qu’il ne s’en sort pas si mal, enfin jusqu’à ce qu’elle lui dise ne pas comprendre comment son expérience peut lui servir sans avoir à parler d’elle. Il s’apprête à lui répondre quelque chose, mais elle poursuit, alors il se ravise. « Ce n’est rien » Dorian rit un peu au gros mot lâché par Erlina alors qu’elle change de terme pour se rattraper. Il perd pourtant de son aise face à la jeune femme, ne sachant plus vraiment quoi lui répondre. Au fond, il comprend son point de vue, et il sait ce qu’il voudrait lui dire, mais il ne sait pas comment le lui expliquer simplement, et surtout, sans donner lui donner l’impression d’être insistant. Le choix de ce qu’elle vaut faire et de comment elle veut le faire lui revient à elle, et à personne d’autre.

Dorian essaie de cacher un peu qu’il n’est pas autant à l’aise que ce qu’il tente de paraitre, mais la manière dont il joue avec l’un de ses stylos à bille, pour s’occuper les mains le trahit un peu. « Je comprends parfaitement votre envie de laisser tout cela derrière vous. Ce que je voulais dire, c’est que ce que vous avez vécu, à forger ce que vous êtes, votre opinion, ce genre de chose, et que cela peut vous servir dans vos écrits, sans forcément parler directement de vous et de votre expérience. » Le professeur évite de croiser le regard de son étudiante, il n’aime pas cette position de faiblesse, d’autant qu’il a sincèrement envie de l’aider. « Je suis sincèrement désolé de ne pas savoir mieux exprimer ma pensée, de ne pas arriver à mieux vous expliquer cela. » Dorian se lève. Il a besoin de faire quelques pas pour se détendre, étant en train de s’énerver intérieurement contre lui-même. Sa vie actuellement est assez compliquée, entre le maque de communication avec sa femme, et sa relation cachée avec Prudence, heureusement pour lui qu’il est encore à mille lieues de s’imaginer que d’ici peu de temps, elle va encore se compliquer un peu. Tous ces soucis personnels, jouent probablement un tant soit peu dans son manque d’élocution, dans sa manière de ne pas être au top dans son rôle de professeur, pourtant auquel il tient énormément. Il s’empresse donc de la rassurer « Je ne veux aucunement vous obliger à en parler. Je pense seulement que cela peut vous servir, mais votre passé, vos expériences vous appartiennent, il ne tient qu’à vous de décider de vous en servir ou non. » De faire les cent pas, les bras dans le dos, ne le calme nullement, au contraire même, cela augmente son stress, l’anglais retourne donc s’assoir, et une fois n’est pas coutume, se justifie même auprès de la demoiselle. « Excusez-moi de ne pas être d’une grande aide comme je le devrais, quelques soucis personnels m’encombrent l’esprit. »

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