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Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson?

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MessageSujet: Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson? Ven 8 Nov - 13:26




Comment ça? il est pas frais mon poisson?



« Allez c'est parti » murmurais-je dans ses oreilles d'un noir d'ébène. Summer se propulsa en avant avec une telle puissance qui faillit me désarçonner, mais il m'en fallait plus pour tomber de cheval. Chacune de ses foulées me rapprochaient de l'accident. Je tentais de lutter pour l'arrêter, j'essayais de crier, mais aucun mot ne sortait. L'accident allait arriver et je ne pouvais l'empêcher.

***

Le calvaire se termina avec la fin du cauchemar quand mon esprit décida de mettre fin à cette torture. Mon corps se redressa instinctivement et j'agrippais la première chose que je trouvais. Mes mains se refermèrent sur mon coussin tandis que je reprenais mon souffle. Une... deux puis trois, je me concentrais sur chacune de mes respirations reprenant ainsi le contrôle de mes émotions. Peu après m'être réveillé du coma les cauchemars avaient fait leurs apparitions. Ils se ressemblaient tous, mais chacun semblait posséder sa propre identité. Mes parents avaient fait appel à de nombreux spécialistes, mais aucun n'avait été en mesure de régler le problème.
Selon eux, la seule personne capable d'y mettre en terme refusait de le faire pour une raison qui lui était inconnue et bien évidemment cette personne c'était moi. Je jetais un rapide coup d'oeil au réveil, il n'était pas encore 5h... Sam dormait profondément rien ne semblait pouvoir l'ébranler dans son sommeil et je n'avais pas envie de le réveiller. Ce passé je l'avais gardé pour moi, il n'était pas au courant comme beaucoup d'autres personnes de mon entourage. Incapable de me rendormir je m'extirpais du lit pour gagner le salon. Je me laissais tomber sur le canapé avant de ravaler mes larmes. Si seulement j'avais pu la prévenir... Quelque chose d'humide se mit à couler sur mes jambes, mon regard se posa alors sur une balle de tennis imprégnée de bave. Assis devant moi, les yeux rivés sur sa balle se trouvait mon âme sœur canine. Blue se moquait littéralement de mon cauchemar ou peut être tentait-il de me changer les idées. « Tu sais que c'est dégueulasse » Il pencha la tête sur le côté avant de se mettre à couiner pour ensuite donner un coup de museau dans sa balle. « Ok... » laissais-je échapper tout en me levant. De toute façon vu où j'en étais me rendormir ne servirait à rien. Dix minutes plus tard je me trouvais dehors à arpenter les rues de Pearl trees en compagnie de mon fidèle ami à 4 pattes. Notre route nous mena jusqu'au port. Depuis l'enfance l'océan me fascinait, je la trouvais magnifique. J'ai toujours aimé regarder les bateaux rentrer au bord chargés de leur cargaison. En fait je crois que j'aime tout simplement ces moments paisibles ou le temps semble s'être arrêté pour laisser place à une certaine authenticité. Perdue dans mon admiration de l'horizon, j'oubliais Blue pour quelques secondes. Heureusement, je n'étais pas encore totalement gâteuse et mon esprit se rappela bien rapidement de la présence de mon chien. Sauf que celui-ci avait disparu.  « Blue ? » Je finis enfin par l'apercevoir Monsieur était en train de courir vers les pécheurs tout juste arrivés. Je me redressais et m'élançais derrière lui, lançant mille et une excuses aux pécheurs qui me regardaient d'un air peu sympathique. Ils allaient me tuer, ou peut être préféreraient-ils me lancer à la mer pour que je me fasse bouffer par les poissons. Jusqu'à la Blue n'avait pas créé d'incident, il était juste en train de faire l'animation. Sauf que bien évidemment quand on s'appelle Joy Thornton rien ne se passe bien. Blue s'élança vers un des pêcheurs qui tenait une caisse de poissons. Il lui sauta dessus avec sa joie de vivre habituelle, mais manque de chance c'est dans la caisse qu'il posa ses pattes et non sur le pécheur. Du coup la caisse tomba par terre sans parler des poissons qui étaient désormais étalés un peu partout. « BLUUEEEE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » Difficile désormais de continuer ma route comme si de rien était. Ma première réaction fut de m'approcher de ce fameux pécheur. « Je suis vraiment désolée » Je détestais ce genre de situations, je savais pertinemment que mes excuses ne serviraient à rien le mal était fait. Il avait du passé la nuit en mer et en une fraction de seconde j'avais tout ruiné. Blue s'approcha de moi ce qui me permit de rattacher sa laisse à son harnais. Instinctivement je me baissais pour rattraper les poissons qui se trouvaient à ma portée et les déposais dans la caisse. Mais je doutais que cela soit vraiment suffisant. « Je suis vraiment vraiment désolée »
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▌AVATAR : Joshua Bowman
▌CRÉDITS : me, myself & I.
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▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 27/06/2013
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 4780
▌DATE DE NAISSANCE : 18/09/1988
▌MON ÂGE : 30
▌QUARTIER : Le Lys blanc, Oak Ridge
▌EMPLOI/ÉTUDES : Pêcheur.
▌CÔTÉ COEUR : Célibataire, mais toujours épris de la rousse.



▌EN CE MOMENT :
Tous les deux le regard perdus dans l’immensité de cette étendue d’eau, il prit enfin la parole. « Dis-moi que tu n’y penses plus, dis-le moi… Tout ça, cette plage, cette chanson, c’est nous… C’est naturel, c’est simple… Et c’est beau… C’est même magnifique… » Termina-t-il en la serrant un peu plus fort. « Je t’en prie, ne t’en va pas, pas encore une fois.» Laissant ses mots s'envoler, emportés par le vent.

▌RPs EN COURS : .
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MessageSujet: Re: Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson? Mar 12 Nov - 4:04


Et soudain, c'est le drame...

« Un homme averti en vaut deux. Alors, en cas d’accident, n’avertissez personne car ça doublerait le nombre de victimes. Il n'y a point d'accidents si malheureux dont les habiles gens ne tirent quelque avantage. Les accidents, essayer de les éviter, c’est impossible. Ce qui est accidentel révèle l’homme. »


(c) Gypsy water
Il était bientôt onze heures du soir, l’heure d’aller au port et d’embarquer à bord de mon bateau de pêche. Demain, j’avais besoin de livrer la cargaison aux commerçants locaux, certains restaurants notamment qui prenaient ce que je leur proposais selon l’arrivage. Ces petits contrats me permettaient de gagner ma vie, plus ou moins correctement, disons que je m’en sortais pas si mal, et j’avais de la chance. En ce moment, avec l’hiver qui s’emparait peu à peu de la ville, les nuits étaient plus difficiles et le boulot devenait ingrat, le vent soufflait de plus en plus fort et la mer s’agitait un peu plus chaque nuit, rendant compliquée la prise. Au petit matin, j’avais dans mes filets dorades, maquereaux et turbots principalement, et je savais que ça suffirait au bonheur de mes clients. Après avoir amarré le bateau, je commençai à décharger le bateau, caisse après caisse. Chaque matin, j’effectuais les mêmes gestes, ce même boulot physique qu’effectuait mon père, et j’en étais fier, j’avais l’impression quelque part de lui rendre hommage dans tout ça. J’avais beau ne jamais parler de lui, je n’oubliais pas nos virées en mer quand je n’étais encore qu’un enfant, et souvent le soir, j’imaginais ce qu’il aurait pu me dire, ce qu’il aurait fait à ma place. Le souvenir de mon père pesait dans chacun de mes voyages en mer, encore plus alors qu’on approchait du jour malheureux qui avait marqué la ville de Pearl Trees et ruiné ma vie en partie. Bientôt neuf ans que mon héros était devenu la source d’une honte que je ne pourrais jamais effacer, neuf ans que le nom Reynolds sonnait comme une injure, comme le symbole même de la démence dans ce village qui pourtant m’avait vu grandir.

La tête ailleurs, j’avançai à l’aveugle vers les tables dressées spécialement pour le moment de notre retour quand je sentis une pression s’exercer sur mes avants bras. Ni une ni deux, j’en perdis l’équilibre et en même temps que fierté, s’envolèrent mes caisses de poissons frais. Par terre, je pouvais entendre le frémissement de leurs queues sur le sol, et surtout, je pouvais sentir l’haleine nauséabonde d’un chien, un poisson dans la gueule, qui me reniflait des pieds à la tête. Me relevant péniblement, je lui tapotais la tête « C’est toi le responsable de tout ce capharnaüm ?! » quand j’aperçus une jeune femme arriver vers moi et s’excuser. « C’est le vôtre ? Et bien, j’imagine que vos excuses ne suffiront pas à satisfaire mes clients, toute la marchandise est foutue… » Elle était à quatre pattes, saisissant les poissons de ses petites mains délicates afin de les remettre dans les caisses. L’image me fit sourire, je n’avais jamais vu une femme ramasser des poissons sans crier au dégout. « Laissez, je vais m’en occuper,  de toute façon, c’est foutu, ils sont trop abîmés, je n’en ferai rien. » Tout le fruit de mon travail jonchait à présent le sol du petit port de Pearl Trees, et si quelques minutes plus tôt, je n’étais pas mécontent de ma nuit, maintenant j’étais bredouille et n’avais d’autre choix que de reprendre la mer le soir-même pour assurer mes commandes, même avec un jour de retard.

Je tendis la main à cette inconnue afin qu’elle se redresse, puis lui déclarai « A qui dois-je adresser la facture ? » d’un ton aussi sérieux que possible. Je n’étais pas vraiment quelqu’un de colérique, ni même prêt à se prendre la tête avec une étrangère de si bonne heure, ou plutôt si tard, j’étais crevé et blâmer une jeune femme pour mon inattention ne m’aurait pas rendu ma marchandise. Devant sa mine déconfite, je lui adressai finalement un sourire et la rassurai tant bien que mal. « Ça va, je passe l’éponge pour cette fois mais faites-moi plaisir pour la prochaine fois que l’envie vous prendra de faire un tour par ici de si bonne heure, achetez une laisse. »


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MessageSujet: Re: Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson? Dim 17 Nov - 20:43




Comment ça? il est pas frais mon poisson?



D'une certaine manière j'avais une certaine tendance à attirer les ennuies, mais sur ce coup-là, je l'avais un peu cherché. En temps normal je gardais toujours mon chien attaché. Blue était bien dressé, mais il restait un animal avec ces petits moments et quand cela arrivait il se moquait totalement de mes ordres. J'allais donc devoir reprendre les bases et peut-être me réinscrire dans un club canin. L'idée n'était pas si mauvaise. Je devais trouver quelque chose, un sport, une activité... l'agility était une bonne idée et même si au fond de moi l'envie de remonter à cheval était plus forte, je ne pouvais me résoudre à recommencer. L'idée de reposer mes fesses sur un cheval suffisait pour que je me mette à trembler comme une feuille. Je pouvais toujours m'approcher des chevaux, mais monter était impossible. Alors, à choisir, j'avais préféré laisser tomber. Le simple fait de m'en approcher me rappelait cette journée et surtout ça me rappelait la mort de ma cousine. C'était une partie de mon histoire que j'oubliais parfois, mais qui revenait sans que je puisse y faire quelque chose. Cette nuit faisait partie de ces moments-là. C'était elle qui m'avait poussé à sortir de mon lit et à me retrouver sur le port. Incapable de tenir debout sans plusieurs heures de sommeil, je ressentais le besoin essentiel de tomber dans mon lit tout en sachant parfaitement que j'étais désormais incapable de trouver le sommeil. Sauf que dans ce genre de situation, je devenais une sorte de marcheur blanc comme dans game of trones sans le côté machiavélique. Si j'avais été réveillée, j'aurais sûrement pensé raccrocher la laisse à son harnais, mais là...

D'un autre côté, ce n'était pas le moment de se chercher des excuses, car oui à la fin j'étais la seule fautive. Ce n'était ni la faute de Blue qui avait profité d'un moment d'absence encore moins celle de ce pauvre pêcheur dont je venais de ruiner une partie de sa journée de travail. Je ne connaissais pas le monde de la mer encore moins la difficulté d'une vie de pêcheur. Ces poissons représentaient pour cet homme son moyen de vivre et je venais de lui faire perdre. Bien sûr, cette caisse ne représentait sûrement pas toute sa pêche, mais quand même. J'étais gênée, ce n'était pas la première fois. Être gênée, c'était dans mes habitudes, désormais je prenais cela avec philosophie, j'avais déjà vécue des situations bien pire que celle-la. « Oui... » murmurais je à demie-voix, en effet c'était bien mon chien, pas besoin de dire le contraire. Je me mordis la lèvre, j'avais beau chercher ce que je pouvais dire, rien ne me semblait vraiment valable. « C'est la moindre des choses que je vous aide à ramasser » Ils étaient peut-être foutus, mais je n'allais pas le laisser les ramasser alors que c'était à cause de moi qu'ils se retrouvaient étalés par terre « Heu celui-la frétille encore, on peut peut-être le remettre à la mer » Au moment où je prononçais cette phrase, je savais pertinemment qu'il y avait de forte chance pour qu'il me prenne pour une idiote. « ... ou pas » dis-je avant de reposer le poisson dans sa caisse . Une fois les poissons remis dans la caisse, je pouvais reprendre contact avec les yeux du pêcheur. Il n'était pas bien vieux, au revoir la vision du pêcheur avec la barbe et la pipe. Ce n'était pas Popeye qui se trouvait devant moi.

Adresser la facture ? Rha j'étais morte... Sam allait me tuer ou il allait vouloir envoyer Blue à la fourrière ce qui causerait bien évidemment une crise de couple vu qu'il était hors de question que je me sépare de mon chien. « Joy Thornton et a qui dois-je adresser le chèque ?» Je pouvais mal me défiler, c'était normal que je rembourse et au vu du nombre de poissons qui se trouvaient étaler par terre il devait y avoir pour une petite somme quand même. Heureusement pour moi, la chance semblait avoir décidée de jouer en ma faveur. J'étais sûrement tombée sur le pêcheur le plus sympathique du port. Pas étonnant Blue avait toujours eu du goût... Un large sourire éclaira mon visage, il était en train de me sauver la vie « Merci, je peux vous aider peut être? » Je détestais être redevable... Partir comme ça c'était hors de questions. « Je peux peut-être vous aider à décharger les autres caisses ? » Après tout il était tout seul, ça devait lui prendre du temps. « ça me ferait plaisir » rajoutais-je. Je n'avais pas vraiment de dégoût à porter du poisson. Ce qui m'attristait c'était plus le fait de savoir qu'ils étaient morts et qu'on venait de leur ôter la liberté , mais ce n'était pas le moment de tomber dans mes penchants écologistes. Après tout on avait bien besoin de se nourrir, Alors autant manger des poissons pêchaient en pleine mer que ceux des élevages.

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▌EN CE MOMENT :
Tous les deux le regard perdus dans l’immensité de cette étendue d’eau, il prit enfin la parole. « Dis-moi que tu n’y penses plus, dis-le moi… Tout ça, cette plage, cette chanson, c’est nous… C’est naturel, c’est simple… Et c’est beau… C’est même magnifique… » Termina-t-il en la serrant un peu plus fort. « Je t’en prie, ne t’en va pas, pas encore une fois.» Laissant ses mots s'envoler, emportés par le vent.

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MessageSujet: Re: Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson? Ven 22 Nov - 16:52


Et soudain, c'est le drame...

« Un homme averti en vaut deux. Alors, en cas d’accident, n’avertissez personne car ça doublerait le nombre de victimes. Il n'y a point d'accidents si malheureux dont les habiles gens ne tirent quelque avantage. Les accidents, essayer de les éviter, c’est impossible. Ce qui est accidentel révèle l’homme. »


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Affairés à ramasser les poissons sur le sol, la jeune femme s’excusait, proposant même de m’aider à décharger les autres caisses. Alors que je lui fis signe qu’elle pouvait remettre le poisson à la mer tout en lui précisant que ses chances de survie était minimes vu la chute qu’il venait de faire, j’entendis Jack Connelis, un vieux pêcheur un peu machiste me lancer une remarque inappropriée. Il venait lui aussi de rentrer de sa pêche et assistait à cette scène complètement ridicule. « Et alors Reynolds, je savais que t’étais prêt à tout pour qu’une gonzesse s’approche de toi, mais j’espère que celle-là aura au moins l’usage de te faire goûter de la raie ! Hahaha ». Complètement choqué, décontenancé par le manque de subtilité de mon collègue, rouge comme une tomate, je levai les yeux vers la jeune femme. « Très classieux, je suis désolé. Je… Enfin, je ne suis pas comme ça, ce n’est pas mon genre… » J’accélérais le ton en même temps que ma gène augmentait, non seulement je passais pour un pervers, mais en plus pour un désespéré qui avait les hormones en furie. Jake avait été grossier et elle devait clairement penser que les pêcheurs n’étaient tous que des odieux personnages, en plus d’être écœurée par tant de poésie dès le matin.

Je connaissais Jake Connelis depuis des années, avant de travailler avec moi, il avait été le collègue de mon père, il l’avait vu m’apprendre les bases du métier, m’emmener sur son bateau du haut de mes 5 ans, puis il avait assisté à son tourbillon infernal, celui de la folie. Il avait essayé de lui tendre la main, il l’avait aidé à ramener de la marchandise au début, quand les cachets l’empêchaient de voir clair, et puis petit à petit, mon père s’était perdu dans ses hallucinations et c’est nous qui l’avions perdu. Aujourd’hui, bien qu’il me traitait comme n’importe quel autre pêcheur du coin, je savais qu’il gardait un œil sur moi, il veillait à ce que je n’aies aucun soucis, au moins sur le plan professionnel, et bien que tout cela soit officieux, qu’aucun de nous ne l’admettait, nous avions un profond respect mutuel dû à un lourd passé commun. Il connaissait mes blessures les plus profondes, celles dont je ne pouvais parler, ce deuil que je n’avais jamais pu faire convenablement. Parfois il me parlait, il me disait combien mon père aurait été fier de moi, mais j’avais du mal à entendre ces mots, je ne savais pas vraiment si j’avais envie justement d’être ce qu’il aurait aimé que je sois, après tout, il avait fait quelque chose d’ignoble que personne ne lui avait pardonné, ni la ville, ni moi. Pourtant je vivais avec son nom, dans sa maison, à faire son boulot, comme si une part de moi avait également envie de redorer son blason, de faire honneur à l’homme qu’il eut été autrefois, bien avant tout ça, bien avant que ma mère s’en aille et laisse mon père sombrer.

Sur le quai, les yeux toujours rivés sur nous, il riait aux éclats et je ne pouvais lui en vouloir, même si la perspective de lui envoyer un poisson en pleine face ne me déplaisait pas. La jeune femme était toujours en face de moi, mes joues devaient presque fumer tellement j’avais honte. « On va éviter un autre drame si vous le voulez bien, je vais m’occuper de décharger, j’en ai pour cinq minutes. ». En me dirigeant vers le bateau, j’eus par contre une petite idée qui me ferait gagner un petit peu de temps. « Attendez, attrapez ! » dis-je en lui lançant mes clés. « Si vous pouviez ouvrir les portes arrière de la camionnette blanche là-bas, celle garée de l’autre côté de la rue, ça m’arrangerait ! ». Je venais de donner laisser mon véhicule à une inconnue dont je ne connaissais ni le prénom ni même le nom, mais qui avait cependant l’air de bonne foi; et puis, à Pearl Trees, on se connaissait tous, je n’aurais pas de mal à la retrouver si jamais elle me faisait encore des misères.


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MessageSujet: Re: Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson? Sam 23 Nov - 19:54




Comment ça? il est pas frais mon poisson?



L'océan me passionnait depuis mon enfance. Comme beaucoup de petits filles j'ai rêvé de nager avec les dauphins et de rencontrer Flipper. Avec le temps j'ai grandi et j'ai compris que cet écosystème devait être préservé. D'une certaine manière je l'enviais pour partir sur cette étendue sans fin. Il devait ressentir un sentiment de liberté. Ma vision était sûrement un peu trop idéaliste, j'aimais voir le bon côté des choses pour oublier le plus désagréable. À voir son visage, il était sérieusement fatigué de sa matinée. Combien de temps avait-il pu passer sur son bateau ? D'ailleurs en parlant de bateau, le sien n'était pas énorme, c'était plutôt un petit bateau de pêche pas un de ses gros chalutiers qui détruisent l'écosystème. Son regard m'indiqua l'océan, qu'est-ce qu'il voulait dire par là? Plissant les yeux en recherche d'une réponse un peu plus nette il finit par me donner une explication assez radicale. J'avais le choix... « Bon certains auront peut-être de la chance... » dis-je avant de relâcher les quelques spécimens encore vivants. Je n'avais désormais plus qu'à espérer que certains d'entre eux s'en sortent. Une voix masculine me tira de ma contemplation des quelques poissons qui flottaient sur l'eau. Je ne mis pas longtemps à apercevoir le fauteur de trouble. Il s'agissait d'un autre pêcheur, bien plus vieux que celui avec lequel je tentais de me rattraper. Autant le dire, il n'avait pas la langue dans sa poche. C'était cru, vulgaire et totalement déplacé, mais il m'en fallait plus pour me choquer. En fait j'étais plus gênée pour ce fameux mr Reynolds qui semblait ne plus savoir ou se mettre.« Hmm vous n'êtes pas comment ? » laissais-je échapper en feintant de ne pas avoir compris la subtilité de son ami. En fait la situation était particulièrement amusante, si bien que je me mordais les lèvres pour ne pas éclater de rire. Je jouais avec l'idée de lui dire que je détestais les raies, mais vu sa tête je préférais éviter d'en rajouter une couche. Quant à notre fameux pêcheur au ciré jaune, il était particulièrement fier de sa petite intervention et son rire avait quelque chose de communicatif. Son humour me rappelait étrangement celui de mon frère aîné, mais cet homme avait l'excuse de l'âge. Mon frère lui n'en avait aucune ce qui ne l'empêchait pas de continuer encore et encore avec ses blagues graveleuses. Une mine boudeuse se dessina sur mon visage, j'étais quand même capable de porter des caisses. C'était bien gentil de sa part de vouloir m'épargner ce travail pénible, mais quand même on est plus à l'époque médiévale. Quoiqu'il n'avait peut-être pas dit ça pour mon bien-être, mais peut-être plus pour garantir que ses caisses ne se renversent pas une nouvelle fois. Oui, c'était sûrement pour ça et dans le fond il n'avait pas tort. J'étais bien capable de me vautrer toute seule alors en tenant une caisse et Blue ça risquait de devenir compliqué. « Heu... » Je n'eus pas vraiment le temps de le saluer et surtout de le remercier encore une fois, il venait de trouver quelque chose à me faire faire. Maintenant je n'avais plus qu'à espérer réussir à attraper ses clés. Heureusement, mes réflexes n'étaient pas si mauvais que cela et les clés se retrouvèrent rapidement dans mes mains. « Ok, je vais l'ouvrir et tu peux me tutoyer » dis-je avant de tourner les talons direction la fameuse camionnette blanche.

Bien évidemment, les pêcheurs devaient tous se fournir chez le même concessionnaire. Les camionnettes blanches décoraient la rue. « Super.. » marmonnais-je avant de jeter un coup d'oeil sur les clés. Et bien évidemment , pas d'ouverture centralisée. C'était bien la première fois de ma vie que je me promenais avec les clés d'un inconnu. Plus qu'à espérer que celui-ci ne soit pas un sérial killer. Si ça trouve il avait tout prévu. J'allais finir dans sa camionnette avec les poissons avant qu'il ne me tue de sang froid pour balancer mes morceaux par-dessus bord. Bon, toute cette histoire n'allait pas m'aider à trouver sa camionnette. Je finis tout de même par mettre la main dessus et à ouvrir les portes arrières. J'y jetais un rapide coup d’œil, c'était assez propre , si on oublie l'odeur du poisson. Il ne mit pas longtemps à arriver pour charger ses caisses. Bon ok, il savait se débrouiller, il était du genre rapide, il ne traînait pas. Les caisses furent rapidement chargées. Je ne pouvais définitivement pas le laisser partir comme ça. « Je peux peut-être t'offrir un café ? » Offrir un café à un inconnu. Quelle bonne idée ! C'était vraiment prudent, ça me ressemblait. Un jour il allait vraiment m'arriver quelque chose de grave et je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même.
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Tous les deux le regard perdus dans l’immensité de cette étendue d’eau, il prit enfin la parole. « Dis-moi que tu n’y penses plus, dis-le moi… Tout ça, cette plage, cette chanson, c’est nous… C’est naturel, c’est simple… Et c’est beau… C’est même magnifique… » Termina-t-il en la serrant un peu plus fort. « Je t’en prie, ne t’en va pas, pas encore une fois.» Laissant ses mots s'envoler, emportés par le vent.

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MessageSujet: Re: Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson? Lun 9 Déc - 3:42


Et soudain, c'est le drame...

« Un homme averti en vaut deux. Alors, en cas d’accident, n’avertissez personne car ça doublerait le nombre de victimes. Il n'y a point d'accidents si malheureux dont les habiles gens ne tirent quelque avantage. Les accidents, essayer de les éviter, c’est impossible. Ce qui est accidentel révèle l’homme. »


(c) Gypsy water
Oh hisse… Les caisses dans les bras, j’avançais à l’aveuglette vers ma camionnette, écoutant les aboiements du chien de la jeune femme pour me guider, cependant vraiment pas certain d’atterrir à l’emplacement voulu. Avec ma chance du jour, j’allais mettre le pied dans une crevasse et me retrouver la tête dans la marchandise... Ceci étant dit, c’était peut-être pas plus mal que j’ai perdu une caisse, ça m’éviterait d’avoir à faire un second tour. Cependant, j’avais peut-être un peu présumé de mes forces, je sentais mes bras faiblir, il était temps que j’atteigne le coffre. J’accélérai le pas, n’entendant pas de voiture, je me fiai à mon ouïe et traversai, c’était trop lourd, j’avais vraiment eu une mauvaise idée… A vouloir jouer au héros, voilà où j’en étais arrivé… Mes doigts allaient lâcher prise dans trois… deux… un… Mes derniers pas avaient plutôt dû s’apparenter à des sauts de biches, mais hallelujah, tout était en un seul morceau à l’arrière de ma camionnette. A peu de choses près, je repartais bredouille d’une nuit entière au large. Devant le regard à la fois impressionné et complètement perdu de la jeune inconnue à mes côtés, je m’arrêtai un moment. Je lui adressai un sourire soulagé tout en faisant pianoter mes doigts dans le vent afin de les dégourdir. J’avais tout à fait l’air d’un abruti mais après tout, peu importe, pour une première rencontre, on s’était déjà retrouvé les quatre fers en l’air à ramasser du poisson par terre alors un peu plus, un peu moins désormais. « Bon, ba voilà, merci. » lui dis-je gêné. Je n’avais aucune idée de si je devais m’en aller en me promettant de ne plus jamais croiser son chemin ou bien lui proposer un peu de mon chargement afin de la remercier avec un dîner. Décidément, je n’avais vraiment plus l’habitude de la civilisation, je devais vraiment être en train de devenir un vieux pêcheur grognon et solitaire.  Immobile devant ma portière, je restai silencieux à la fixer. Comment se faisait-il que je n’ai jamais rencontré cette fille avant, je me serais souvenu d’elle, les jeunes femmes asiatiques à Pearl Trees ne couraient pas les rues. Finalement, ce fut elle qui proposa un café. Après un coup d’œil rapide aux poissons dans le coffre et un semblant d’hésitation, je refermai les portes et la suivis jusqu’à l’angle de la rue. A cette heure-ci, il n’y avait pas grand-chose d’ouvert hormis les boulangeries. Par chance, j’en connaissais une à quelques mètres qui avait une petite terrasse extérieure.

A peine avait-on franchi la porte que l’odeur de la viennoiserie envahissait nos narines et réveillait nos papilles. « Si tu offres les cafés, je vais me charger des croissants ! » Je m’en frottais les mains, j’avais une faim de loup. « Alors je vais prendre 3 croissants s’il vous plait ! » indiquai-je à la vendeuse. La jeune femme à mes côtés arqua un sourcil. On s’installa à une petite table dans un coin, et à peine assis, la bouche déjà à moitié pleine, postillonnant quelques miettes de mon croissant au passage et manquant de m’étouffer, je lui tendis la main « Nathaniel… Nathaniel Reynolds au fait. » Attrapant un deuxième croissant, je me penchai sous la table et le tendis au vilain garnement qui avait ruiné une partie de mon travail. « Pas que tu le mérites mon beau, mais considère ça comme une offre de paix ! Que je ne te reprenne pas à venir fourrer ta truffe dans mes poissons ! » Je me relevai ensuite… Trop vite… Ma tête heurta le coin de la table qui trembla tellement fort que le café brûlant de mon inconnue se renversa sur elle, la tasse finissant sa course éclatée par terre, alertant la jeune employée de notre maladresse… Encore une fois. « Oh pardon, je suis terriblement confus, vraiment désolé... » Décidément, elle et moi n’étions pas fait pour nous rencontrer, ça paraissait évident, à moins d’en vouloir à l’équilibre de la planète entière.



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MessageSujet: Re: Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson? Dim 15 Déc - 16:45




Comment ça? il est pas frais mon poisson?



« Blue ? » Le chien redressa la tête pour m'observer. Il semblait attendre un ordre, ou peut être attendait-il tout simplement que je lui laisse plus de libertés pour qu'il puisse aller continuer son carnage. J'avais pris la mauvaise habitude de discuter avec mon chien. Bien entendu il ne répondait jamais, mais ce qui m'intéressait c'était de le voir m'écouter dans pouvoir me contredire. Mon regard quitta les yeux de mon compagnon à poil pour se poser sur ma nouvelle connaissance. La scène était particulièrement comique. Il s'était peut-être lancé un défi. Peut être tentait-il de m'impressionner ou de prouver sa force. Sûrement une idée purement masculine qui m'échappait totalement. Il portait tellement de caisses que sa tête avait disparu derrière celles-ci. En plus d'avancer pas par pas comme s'il allait finir par tomber par terre il tanguait comme un bateau sur une mer déchaînée. Sortant mon portable, j'immortalisais la scène. C'était tellement typique comme truc, cela aurait même pu être une scène d'un film comique. Je tentais de ne pas éclater de rire. Il essayait de bien faire, on allait éviter de lui foutre la honte, j'en avais déjà assez fait. Quoique grâce à nous, il portait une caisse en moins ce qui au vu de son avancée était sûrement mieux pour lui. Peut-être avait il envie de prouver sa force et de jouer au super héros ? Super pêcheur !!! Dommage, il lui manquait la cape et les collants. En tout cas s'il continuait à se balancer comme cela il n'allait pas tarder à envoyer toute sa garnison par terre. Heureusement, il semblait avoir de la chance, il arriva à déposer ses caisses sans trop de mal, si ce n'est les traits tirés par l'effort qu'il avait dû faire pour ramener tout le monde à bon port. Une fois les poissons bien en sécurité dans le coffre de son camion, il referma les portes. Voilà une bonne chose de faite.

Je ne pouvais par partir comme ça, à cause de moi sa journée avait pris un tournant assez désagréable et je souhaitais arranger cela. Alors, quoi de mieux que se prendre un peu de bon temps en compagnie de viennoiseries. Par chance, il accepta. En fait j'étais totalement affamée et vu que je ne connaissais pas la ville, il m'aurait fallu un temps interminable pour mettre la main sur la boulangerie. Ce n'était pas le cas pour mon inconnu sans nom qui semblait parfaitement connaître le coin. « Vous êtes originaire de la ville ? » Je ne connaissais personne hormis mes collègues et ce n'était sûrement pas à Hugo que je questionnerai pour obtenir des informations sur la ville. Pearl Trees était un coin paumé, peu de personnes -surtout des jeunes- choisiraient de venir s'enterrer ici. C'était plus la ville qu'on quittait ou celle ou l'on restait par obligation. Pour ma part, elle représentait particulièrement le genre d'endroit que j'aimais et j'espérai y rester le plus longtemps possible.

Une fois assise sur ma chaise, je profitais de la vue qu'offrait la terrasse, je devais avouer que le coin était beaucoup moins cossu que mes habituels salons de thé new-yorkais, mais ce n'était pas plus mal. Je m'occupais donc des boissons en commandant un café et un chocolat chaud tandis que lui s'occupait des croissants. Nathaniel... c'était donc comme ça qu'il s'appelait. Je lui tendais la main avant d'ajouter « Enchanté » Ah si seulement je pouvais m'empiffrer comme lui, sauf que j'étais en compagnie et que je ne me voyais pas engloutir un croissant en si peu de bouchées. Avec ma chance du moment je finirai par m'étouffer.

« Ah tu vas faire un heureux » Blue se redressa, il bavait depuis le début sur les croissants... Alors, évidemment qu'il n'allait pas refuser un petit bout de croissant. Tout allait bien... puis le drame. Il cogna dans la table entraînant avec lui sa tasse qui se renversa sur mon jean. « Oh B ! » Je me mordais la lèvre pour éviter de jurer comme j'avais l'habitude de le faire en solitaire avant d'essayer de me radoucir. « Ce n'est pas grave ça peut arriver.. »
Maudite, j'étais maudite. Je ne croyais pas en Dieu, mais celui-ci avait décidé de me punir pour avoir ébouillanté volontairement mon assistant. Ou ? Je jetais un regard suspect au pêcheur . Il était avec Hugo ? C'était sa vengeance ?? Non non, ce n'était pas possible ! Ils ne se connaissaient pas. Je commençais sérieusement à devenir paranoïaque. Tentant de détendre l'atmosphère , je rajoutais. « C'est votre manière de traiter les nouveaux habitants pour nous faire fuir tant qu'il est temps ? » Parce que si c'était les cas, j'allais devoir me préparer ... Ils étaient peut-être tous fous dans ce bled?
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▌AVATAR : Joshua Bowman
▌CRÉDITS : me, myself & I.
▌PSEUDO : Mat'
▌HISTOIRES POSTÉES : 1290
▌ARRIVÉ(E) À PT LE : 27/06/2013
▌IMPORTANCE DANS LE ROMAN : 4780
▌DATE DE NAISSANCE : 18/09/1988
▌MON ÂGE : 30
▌QUARTIER : Le Lys blanc, Oak Ridge
▌EMPLOI/ÉTUDES : Pêcheur.
▌CÔTÉ COEUR : Célibataire, mais toujours épris de la rousse.



▌EN CE MOMENT :
Tous les deux le regard perdus dans l’immensité de cette étendue d’eau, il prit enfin la parole. « Dis-moi que tu n’y penses plus, dis-le moi… Tout ça, cette plage, cette chanson, c’est nous… C’est naturel, c’est simple… Et c’est beau… C’est même magnifique… » Termina-t-il en la serrant un peu plus fort. « Je t’en prie, ne t’en va pas, pas encore une fois.» Laissant ses mots s'envoler, emportés par le vent.

▌RPs EN COURS : .
Hanaé ❧ Faire de ta vie un enfer...
Les 4 thons ❧ Ca va chauffer...

▌DC : Camcam & Ioio

MessageSujet: Re: Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson? Jeu 2 Jan - 2:53


Et soudain, c'est le drame...

« Un homme averti en vaut deux. Alors, en cas d’accident, n’avertissez personne car ça doublerait le nombre de victimes. Il n'y a point d'accidents si malheureux dont les habiles gens ne tirent quelque avantage. Les accidents, essayer de les éviter, c’est impossible. Ce qui est accidentel révèle l’homme. »


(c) Gypsy water
Affairée autour de leur table, une jeune vendeuse arriva pour tout nettoyer, et c’est tout maladroitement que Nathaniel attrapa une serviette en papier pour éponger et essuyer le café sur la jupe de l’inconnue assise en face de lui. Tête baissée, il y mettait toute sa bonne volonté : « Je suis sûr que ça va partir, arrêtez de gigoter aussi, comment voulez-vous que je répare ma bêtise autrement ? » Il était concentré sur son objectif, se mordillant le bout de la langue, plissant le front et le regard déterminé. Lorsqu’il releva la tête, il réalisa que les quelques personnes présentes dans le petit café les regardaient avec les yeux grands écarquillés. Effectivement, il avait la tête près de l’entrejambe de la jeune femme qu’il ne connaissait pourtant pas quinze minutes plus tôt, et son chien quant à lui n’arrêtait pas de venir fourrer son museau entre son bras et la jupe de la jeune femme, comme pour éloigner le pêcheur de sa maîtresse. Vu de l’extérieur, la scène pouvait paraitre surprenante, pour ne pas dire complètement obscène. Un homme effectuant des vas et viens à ce niveau-là associé à un chien reniflant la jupe de sa maîtresse, il n’y avait pas à dire, quiconque filmait le tout pouvait en récupérer une somme plus que raisonnable. Lorsqu’il se rendit compte qu’il était à quatre pattes face aux parties intimes de la charmante demoiselle, Nate se releva en un quart de seconde, il n’avait absolument pas réalisé qu’il s’était rendu encore plus ridicule et que maintenant, elle allait clairement le prendre pour un fou, obsédé et dangereux. Immobile, comme paralysé, il fixait la jeune femme sans un mot. Qu’est-ce qui lui avait pris de se jeter sur sa jupe comme un forcené sans réfléchir ? Il aurait pu lui proposer de lui payer le pressing, de la raccompagner chez elle pour qu’elle se change, de lui racheter une jupe, ou tout simplement qu’elle lui adresse la facture du lavage… mais non, il avait fallu qu’il s’accroupisse devant elle et s’acharne sur son entrejambe. Comment voulait-il que les gens le respectent enfin quand il agissait de cette façon ? Il venait en tout cas, de manière efficace et sans appel, de ruiner son image vis-à-vis de cette nouvelle habitante.

Il ne savait plus s’il devait s’excuser, partir en courant, se rassoir et faire comme si rien de tout ça n’avait eu lieu. Et pourquoi Diable lui avait-il donné son nom auparavant ? Il aurait au moins pu s’en tirer sans écorcher une nouvelle fois le souvenir de son père, mais il était maintenant évident qu’il ne redorerait jamais le blason de ce dernier, il était le roi des boulets, le mec bourré de bonnes intentions mais qui finissent toutes par créer des drames en tout genre. Comment se plaindre qu’il n’avait que très peu d’amis, il était un vrai chat noir. Sans le soutien de sa petite sœur, de Cara, Salomé et même Hugo, il aurait sûrement baissé les bras complètement après la mort de son père, mais de l’eau avait coulé sous les ponts, et il espérait que les gens finisse un jour par faire abstraction de tout ça. C’était la raison pour laquelle Nathaniel appréciait de croiser de nouvelles têtes, au moins, il avait une chance de faire bonne impression, il ne partait pas avec un handicap dès qu’on l’apercevait, il n’avait qu’à faire parler sa personnalité. Oui… C’est ce qu’il venait de faire, et comme toujours, le résultat était le même : un échec cuisant. « Pfffffffffff, je suis le roi des abrutis, vraiment, je ne voulais pas avoir l’air d’un… Pervers… ou je ne sais quoi, je suis désolé… Oui, à croire que c’est mon mot préféré celui-ci. » Secouant la tête, reconnaissant la défaite, Nathaniel déposa un billet sur la table pour le service et prit ses affaires. Il avait fait suffisamment de dégâts pour toute une journée, voir même pour toute une vie, il était temps de repartir au boulot, effectuer ses livraisons aussi rapidement que possible et s’échouer dans son lit afin que le calvaire se termine. Il le fallait.



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Nat&Joy - Comment ça? il est pas frais mon poisson?

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