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Amis pour toujours qu'on disait ? (Emilery)

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▌MON ÂGE : 27
▌QUARTIER : Oak Ridge - Métis
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Le monde que je vois semble si loin de la réalité. Les meubles se transforment en des sortes d'animaux mutants, les murs ne sont que des biscuits géants, sans oublier moi qui me prend pour Peter Pan et qui veut parcourir la ville en volant.


MessageSujet: Amis pour toujours qu'on disait ? (Emilery) Lun 24 Mar - 20:18

Ronchon, je traînais les pieds jusqu'au café du coin. Je venais à peine de me réveiller qu'il fallait déjà que je cours partout. Bien qu'il est seulement 11 heures du matin et qu'on est samedi, je n'avais pas encore eu le temps de faire grand chose. La soirée de la veille m'a achevé. Entre le show public et mes clients à satisfaire en privé, j'avais finit au petit matin. D'habitude, même le dimanche, je suis levée dès l'aube en train de nettoyer, travailler sur mes cours, faire du sport... Je ne prends pas une minute pour moi. Pas le choix, mon job à certaines règles et je dois les respecter. Comme ma prise de poids subite, tout ça à cause d'Adrian. Enfin, c'est super d'avoir une personne à ses côtés pour nous préparer des bons petits plats sauf que maintenant, je dois aller à la salle de sport deux fois plus qu'avant.  Et je dois aussi travailler deux fois plus dur. Car depuis quelques mois je néglige fortement mes études. Mais le temps me manque cruellement. Ou plutôt, je ne le prends pas. Dès que j'ai un moment de libre, j'appelle Adrian pour qu'on puisse passer du temps ensemble. Et maintenant je me retrouve à faire plusieurs nuits blanches dans la semaine pour finir mes devoirs à temps. Je n'oublie pas ce pourquoi je me bats chaque jour. J'ai choisi de prendre mon indépendance et de vivre à mes dépends sans l'aide de mon père. Même si mon travail est minable et que certains me qualifient de prostituée, je m'en fiche. Qu'importe les critiques et les coups bas, je sais ce que je veux et quand j'y arriverais, je pourrais leur rire au nez.

Adrian est ma bouffée d'oxygène, mon essence de bonheur et sans lui, je continuerais à crouler sous la drogue et l'alcool. C'est toujours le cas d'ailleurs. Mais ma diminution est positive. Avant, tous les jours je prenais une dose, voir deux quand je travaillais et après mon service, je restais me terrer dans un coin la bouteille à la main. J'étais pitoyable. Depuis qu'il est dans ma vie, l'attachement est tel que je veux essayer d'être différente. Bien sur que je me drogue toujours et qu'il m'arrive toujours de boire comme un trou. Mais avant c'était presque trois soir par semaine. A chaque fois que je bossais quoi. Maintenant, ça n'arrive qu'une fois toutes les semaines, voir les deux semaines ! Pour moi, c'était un progrès considérable. Sans compter que mon comportement s'était adoucie. Je redeviens peu à peu la Alery sensible et généreuse, prête à aider son prochain. C'est d'ailleurs une des raisons que je me suis lancée dans la psychologie. Les gens me fascinent, ils ont tous des émotions et des réactions différentes. Les étudier, les comprendre et les aider, voilà ce que je veux faire de ma vie. Même si pour le moment mon univers semble bien loin de celui-ci.

Arrivée au café, je m'assis sur la terrasse, commandant un cappuccino et un café au passage. J'attendais Adrian qui était censé être déjà là. D'ordinaire, c'est moi qui suis toujours en retard et lui qui râle car je l'ai encore fait attendre. Baillant et m'étirant de tout mon corps, je pris mon sac à main sortant mes lunettes de soleil pour les mettre sur mon nez. Vu la tête de zombie et les yeux défoncés de ma soirée d'hier, je n'avais même pas prit la peine de me maquiller. Adrian me préférait au naturel. Oui enfin, c'était peut être trop naturel. J'étais à peine douchée et coiffée, des fringues que j'avais mit sans même regarder et voilà que c'était à moi de l'attendre. Les secondes me paraissaient des minutes. Mais qu'est-ce qu'il fiche ?


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MessageSujet: Re: Amis pour toujours qu'on disait ? (Emilery) Dim 13 Avr - 0:17

Comme souvent les weekends, comme il ne travaille pas, Emile s’octroie le droit aux grasses matinées, enfin quand les filles avec qui il partage son appartement veulent bien le laisser dormir. Le jeune homme n’est pas forcément quelqu’un qui aime trainer au lit, bien au contraire, mais si l’envie lui prend, alors il ne se prive pas. En ce samedi matin, justement, après avoir passé une soirée avec ses deux colocataires, à regarder des films et se goinfrer de pop corn et de glace, quelques batailles de coussins plus tard, comme ils aiment souvent le faire, ils se sont tous les trois, couchés très tard, à vrai dire, plus tôt que tard. De ce fait, ce matin, c’est sous la couette pour les trois habitants de la jonquille bleue à Chestnut Park. Quand il ouvre enfin les paupières, instinctivement, son premier réflexe est de regarder son téléphone pour voir l’heure, qui lui indique qu’il n’est pas loin de onze heures déjà. Hors de question de rester sous la couette plus longuement, il aime bien les grasses matinées, mais pas en abuser.

Emile sort de sa couette, s’étire et passe rapidement à la salle de bain se laver et s’habiller. L’appartement est vide, ou tout du moins, silencieux, les filles doivent probablement encore dormir, alors il décide de sortir aller chercher des croissants et leur préparer un petit déjeuner à la hauteur de leur soirée. Il flâne dans les rues, profitant du beau temps, sans se presser, espérant juste que Savannah et Maya ne se réveilleront pas avant son retour et qu’il ait eu le temps de leur faire la surprise du petit-déjeuner. Emile est un ami sincère et fidèle, mais il lui reste un poids sur le cœur, celui de son amitié perdue avec Alery, tout ça parce qu’il n’a pas su s’imposer face à ses parents. Du coup, il a tendance à faire encore plus pour les autres, pour compenser ce qu’il n’a pas été capable de faire pour elle. La jolie blonde lui manque, leur relation si particulière aussi. Il n’a jamais été aussi à l’aise et sans complexe qu’avec elle. Il la revoit parfois, il tente de s’expliquer, et constamment elle l’envoie balader, mais il n’arrive pas à se faire une raison et mettre un terme sur leur amitié, il espère toujours qu’il peut recoller les morceaux.

Quoi qu’il en soit, dans l’immédiat, il pense à ses deux colocataires et imagine déjà leurs charmants sourires quand elles verront ce qu’il leur aura préparé. En revenant, il reconnait la silhouette d’Alery, assise de dos à la terrasse du café. Dans un premier temps, il ne compte pas s’arrêter, comme elle est de dos, elle ne risque pas de le voir arriver, et il peut tout à fait l’esquiver. De toute façon, comme d’habitude, il se doute bien qu’il se fera rembarrer dans la seconde et comme il veut être de retour à l’appartement avant le réveil des filles, autant éviter de se faire une fois de plus humilier publiquement. Cependant, il entend sa remarque juste au moment où il s’apprête à la dépasser et se stop net dans sa marche. « Salut toi » Il se montre en faisant deux pas de plus, qu’après l’avoir abordée. « Je peux me joindre à toi ? » Le jeune homme prend les devants et s’assoit en face d’elle sans attendre sa permission, il a bien compris qu’elle attend quelqu’un, mais il a compris aussi que cette personne est en retard.
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MessageSujet: Re: Amis pour toujours qu'on disait ? (Emilery) Mer 23 Avr - 20:19

Evidemment je n'étais pas en avance. J'étais même en retard. Pourtant, Adrian n'était pas encore arrivé et c'était étrange. Lui qui se pointe minimum dix minutes en avance à chaque rendez-vous. Lui qui n'en rate pas une pour me remettre à ma place car je suis à la bourre. Était-il sortit hier soir ? Avait-il eu une grosse soirée alcoolisée et dormait encore ? Ou peut être se trouvait-il avec une fille et il ne savait pas comment venir me l'expliquer. C'était possible, vu qu'on était samedi matin et dans ma tête, c'était improbable qu'il soit partit travailler aujourd'hui. Et pourquoi toutes ces questions fusaient-elles dans mon esprit ? Après tout, qu'est-ce que ça pouvait me faire qu'il soit avec d'autres personnes ?  Nous n'avions pas encore établie les règles de notre relation. Enfin, les règles est un bien grand mot, mais je ne savais même pas si on pouvait dire qu'on était en couple. Mais une chose est certaine, la probabilité qu'il me trompe est quasi nulle. Vu ses valeurs, ce n'était pas son genre d'avoir des coups d'un soir. Déjà, pour qu'il me laisse l'embrasser j'ai du attendre plusieurs semaines alors que nous passions le plus clair de notre temps ensemble et le pire, à dormir coller serrer. Non, je ne comprenais pas ce mec. Et pourtant, je prenais un malin plaisir à être avec lui. Il m'apaise, me comprend et ne me demande rien de concret concernant mon passé ou mon travail. Du moins pour le moment. Car c'est certain qu'il faudrait qu'on en parle un jour ou l'autre.. Mais le plus tard sera le mieux !

J'attendais toujours Adrian lorsque le serveur déposa le café et le cappuccino sur la table. Prenant le cappuccino, je le touillais grâce à la cuillère déposée à côté de la tasse. M'appuyant avec mon bras sur la table, la main sur la joue, j'entendus un salut de derrière. Ne me retournant pas tout de suite pensant que c'était Adrian je dis. Ah enfin t'es là ! T'es en retard, qu'est-ce que tu foutais ? Deux secondes suffirent pour que je vois la bouille d'Emile s'avancer et j'arrêtais d'un coup de tourner mon cappuccino comme si le temps venait de s'arrêter. Mon Emile. Mon ancien meilleur ami. Mon gay luron. Mon petit ange avant... Qu'il me laisse tomber comme une merde. Et pourquoi ? Juste parce qu'il n'a pas eu les couilles de rétorquer à ses parents ! Mon sourire se crispa, mon corps se tendit, des centaines de souvenirs me traversaient l'esprit.. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Qu'est-ce qu'il me faisait ? Comment osait-il revenir après toute la peine qu'il m'a fait ? Alors pourquoi ? Pourquoi revenait-il encore et encore ? Il sait que ça me blesse, que je souffre de cette situation. Parce qu'encore aujourd'hui, je ne peux me résoudre à le rayer définitivement de ma vie.. Même si je peux lui pardonner avec du temps, je ne veux pas pour autant revenir son ami. Ne peut-il pas juste me laisser vivre ? Car pour une fois dans ma vie, je voyais enfin un éclaircit se dissimuler. Je ne m'attendais à le voir maintenant.. Je n'étais pas prête. Non, je ne pouvais pas le lui pardonner. Pas maintenant. Ce n'est pas en s'excusant et en revenant la bouche en cœur après deux ans que notre amitié peut repartir.

C'est impossible que les choses redeviennent ce qu'elles étaient. J'avais besoin de lui. C'était mon seul ami. Et j'étais dans une pente glissante. Je n'arrivais plus à y faire face alors oui, j'ai sombré dans l'alcool et la drogue pour pouvoir m'en sortir. Et même si c'est lâche et une solution de facilité, je n'avais pas le choix. C'était soit ça, soit me retrouver à la rue sans travail et sans études. Et mon seul ami a décidé de me laisser à cause de ça.. Juste parce qu'il est le fils de pasteur et donc que je suis à l'encontre de leurs valeurs ? C'est tellement injuste... J'en ai souffert, j'en ai pleuré, j'en ai crié et je me suis renfermée.. Comme une huître ! Dont la perle se retrouve enveloppée par des couches et des couches de sorte qu'elle ne soit plus visible aux yeux de tous. C'est ce qui m'est arrivée. Je me suis noyée dans mon chagrin laissant disparaître la Alery sensible et généreuse que j'étais pour devenir la personne froide et sarcastique d'aujourd'hui. De plus, dans le milieu que j'évolue, je n'ai pas le choix d'être agressive sinon je me serais fait bouffer rapidement. Alors qu'il me demanda s'il pouvait se joindre à moi, le voilà qu'il était déjà assit ! C'est pas comme si tu me laissais le choix.. Dis-je en soupirant. Certes, si ça ne tenait qu'à moi je serais déjà loin. Mais j'étais censée attendre Adrian. Ah.. Comme je regrettais d'être venue en avance ! Voilà ce que ça donne quand je fais des efforts ! Qu'est-ce que tu me veux ? Ça se voit pas que j'attends quelqu'un ? Plus aimable tu meurs ! Mais qu'est-ce que je pouvais bien lui dire d'autre ? "Saluuut, ça fait longtemps qu'on n'a pas eu l'occasion de se voir, comment vas-tuuuu ?" Non. Catégoriquement non. A part me foutre de lui royalement et envenimer la situation, ça n'allait pas donner grand chose. Autant être franche et direct dès le début. Tourner autour du pot ne servait à rien. Et puis, depuis le temps qu'on se connait, ce n'était pas notre genre de nous attarder. La souffrance que j'ai éprouvé quand il m'a abandonné, car oui, pour moi c'est un abandon pur et simple, est encore trop fraîche dans ma tête. Les grandes retrouvailles n'allaient pas être pour aujourd'hui. Et essaie de faire plus vite que trois minutes vingt deux. Et paf, un pic direct de notre fameuse nuit où je lui ai rendu service. Je n'en manquais jamais une pour lui faire rappeler son échec puisant. D'habitude, nous en rigolions. C'était plus un jeu entre nous et j'aimais le taquinais avec ça. Mais au vu des événements, depuis deux ans, mon seul amusement et de lui faire des réflexions vexantes et sarcastiques sur notre nuit. Je n'ai pas de temps à perdre avec toi. Rajoutais-je en tournant de nouveau mon cappuccino.


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MessageSujet: Re: Amis pour toujours qu'on disait ? (Emilery) Jeu 1 Mai - 21:07

Il veut être de retour avant le réveil des filles pour leur faire la surprise d’un bon petit-déjeuner tout prêt, où elles n’auront plus qu’à mettre les pieds sous la table et profiter. Pourtant, quand il voit Alery, assise seule à cette terrasse de café, il ne peut s’empêcher de s’arrêter et de s’assoir sans lui laisser le temps de protester. Emile s’en veut et regrette profondément leur amitié passée, il regrette de ne pas avoir su résister à ses parents et d’avoir tourné le dos à la jeune femme certainement au moment où elle avait le plus besoin de lui. Depuis, il n’a de cesse d’essayer de se faire pardonner, ma foi, sans grand succès. Mais le jeune Hardfield est un tantinet borné, et ne baisse pas les bras. « Ca se voit aussi que ce quelqu’un n’est pas à l’heure. » Lui répondre de la sorte ne plaide probablement pas en sa faveur. Il sait que malgré tout ce qu’il pourra dire ou faire, et même si la blondinette finit par lui pardonner, plus rien ne sera jamais totalement comme avant. Il ne se leurre pas, mais veut y croire quand même un peu.

Il fait signe au serveur et se commande la même chose que son amie. Il reste assis là en face d’elle à l’observer et grimace un peu à sa réflexion. Il sait qu’il a pas été à l'hauteur, mais en même temps, il n’y a rien d’étonnant. Seulement avant, c’était un jeu entre eux, il s’amusait de cette médiocre nuit passée ensemble, maintenant, elle s’en sert pour le blesser, et ça fonctionne parfaitement. « T’en as pas marre avec ça, sérieusement ? » Emile ne veut pas lui parler comme ça, mais il n’arrive pas à cacher son agacement, qu’elle continue encore et encore à le vanner méchamment sur ce sujet. « Je prendrais le temps que je prendrais et je suis largement capable de prendre plus que trois minutes vingt-deux, rien que parce que tu me demandes de faire moins. » Il joue la provoc puisque c’est ce qu’elle semble comprendre comme langage actuellement. Ce n’est pas vraiment son genre, et en plus il est très mauvais à ce jeu-là, il risque donc fortement de se prendre un joli revers de la blondinette, mais il s’en fiche, au moins pendant ce temps-là, elle lui parle, elle fait attention à lui. Au moins pendant ce temps-là, il gagne un peu de temps avec elle. « Je te l’ai déjà dit, mais je ne voulais pas, ils ne m’ont pas laissé le choix... Je m’en veux. » Le brun lève la tête vers le serveur qui lui sert son cappuccino, il lui adresse un sourire poli, puis reporte son attention sur Alery. « Sérieusement Alery, s’il te plait, excuse-moi, je voulais pas... C’était une erreur. »

C’est vrai, vu comme ça, il pourrait presque faire pitié à s’excuser comme un gamin, mais de cela, Emile s’en contrefiche. Les gens peuvent bien penser ce qu’ils veulent de lui, de son comportement, il a appris à passer outre les quolibets. Il a dû faire face à de nombreux ragots lors de son adolescence et plus encore après son coming-out. Non, tout ce qu’il compte, c’est de pouvoir regagner un tant soit peu l’amitié d’Alery, cela lui tient à cœur, car malgré tout ce qui a pu se passer ou être dit, il tient énormément à elle. La jeune femme fait partie de sa vie et il ne veut pas la perdre.
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MessageSujet: Re: Amis pour toujours qu'on disait ? (Emilery) Ven 2 Mai - 19:00

Mais qu'est-ce qu'il me faisait là ? Il attendait quoi de moi exactement ? Qu'on se reparle, qu'on se regarde les yeux dans les yeux se racontant tous les derniers potins ? Non, il ne pouvait pas se permettre de venir me parler quand ça lui chante, s'excuser et qu'on reparte sur de bonnes bases. L'amitié c'est pas comme un jouet ; un jour on le veut, un jour on le veut pas. Jamais je me permettrais de revenir après deux ans d'absence lui demandant qu'on reprenne là où on s'est arrêté. Mais enfin, je ne suis pas à sa disposition ! Même s'il est enfouit au plus profond de mon être dans un coin, j'ai un coeur ! Il ne peut pas jouer avec moi comme il le souhaite ! Et puis qui me dit que demain il s'en voudra toujours et qu'il voudra redevenir mon ami ? Absolument rien. Pas que j'étais méfiante envers lui, mais il m'a tout de même quitté juste parce que ses parents ne pouvaient pas me supporter. Qui dit que la situation ne se déroulera pas de nouveau ? A l'époque il n'avait pas ouvert sa bouche alors pourquoi aujourd'hui ce serait différent ? Qu'il vive encore avec ses parents ou non, ça ne change pas pour moi. Notre lien a été brisé.

Je ne sais pas l'idée qui traversa l'esprit d'Emile mais voilà qu'il s'invita carrément à ma table daignant même commander un café à un serveur. Mais enfin, ça se voit bien que je n'ai pas envie de passer de temps avec lui ! D'ailleurs je n'en n'avais pas à lui en accorder. J'attendais mon Adrian qui n'arrivait toujours pas et ça me mettait dans une colère noire ! Alors quand il se permettait une réflexion concernant directement Adrian, mon regard se crispa. S'il voulait rétablir un tant soit peu la conversation entre nous, il était très mal partit ! Ce quelqu'un comme tu dis ne se permet pas de s'inviter quand personne n'a envie de le voir. Je savais bien que je commençais à agacer Emile. C'était d'ailleurs le but. Je n'avais pas envie de le voir et de lui parler alors je n'allais pas être agréable. Bon, enfaîte maintenant qu'on était assit là tous les deux je n'allais pas l'ignorer éternellement non plus. Je pouvais très bien avoir une conversation d'adulte même si je lui lançais toujours des petits pics de gaminerie. Absolument pas. C'est pas un souvenir très agréable vu ta prestation mais.. C'est surement pour ça que je m'en souviendrais pendant des siècles ! On récolte ce que l'on sème, c'est pas ce qu'on dit ? Surement. Voilà qu'Emile faisait preuve d'une riposte infaillible. S'était-il enfin décidé à s'interposer ? Soit, j'écouterais ta plaidoirie. Pour le coup je n'avais rien à dire. Bien sur, j'aurais pu trouver un tas de répliques mesquines à lui répondre mais.. C'était bien joué de sa part. Il savait comment me parler et étrangement ça me faisait sourire. Et puis, je pouvais aussi faire preuve d'un calme affolant lors de situation de crise. Après tout, j'étais encore une gamine mais.. J'avais déjà tant de responsabilités.

Dans le fond, j'étais tout de même touchée qu'il pense toujours à moi après ces quelques années séparées. C'était seulement deux ans, mais pour moi ça avait paru une éternité. C'était mon meilleur ami, celui avec qui je pouvais être moi-même et qui me connaissait sur le bout des doigts ! Jamais je n'aurais pensé qu'il puisse me rejeter de la sorte. Surtout qu'il ne le voulait pas.. Au contraire. Je sais qu'il voulait rester à mes côtés et me soutenir. Mais il ne l'a pas fait. Uniquement car il n'avait pas le cran d'aller à l'encontre de ses parents. C'est surtout ce comportement qui me révolte. Certes, je n'ai aucune relation avec mon père, ne serait-ce qu'amical. Je ne lui avais pas parlé depuis... Des mois et des mois. Il pouvait bien être mort que je l'ignorerais. Donc je ne comprends peut être pas bien le lien qui unissait Emile à ses parents. Mais, rendu à un certain âge, n'a t-on pas le droit d'avoir sa propre liberté de penser ? Surtout qu'on se connaissait depuis qu'on est petit... Ce n'est pas comme si j'allais transgresser Emile à mes conneries ! Il était assez grand pour faire ses propres choix. Mais il ne l'a pas fait. Alors quand il me dit qu'il n'avait pas le choix, je ne pus m'empêcher de riposter d'un ton sec. C'est ça quand on a rien dans son caleçon. Il faut savoir s'affirmer.. Mais quand on a pas de caractère, on se fait bouffer et c'est ce qui t'es arrivé ! Dis-je avec mon plus beau sourire sarcastique. S'il voulait jouer la provocation, il était sur de perdre ! J'excellais à ce jeu là. Et puis.. On ne peut pas dire que ce soit dans le caractère d'Emile d'être provocateur. Mais il savait comment attirer mon attention.

Une erreur ? Comment osait-il dire que tout cela n'était qu'une erreur ? Il fallait y penser avant de m'abandonner. Tu ne peux pas rejeter toute la faute sur tes parents ! Ce serait trop facile.. Voyant bien que je commençais à m'emporter, je fouillai dans mon sac pour trouver mon paquet de cigarette et mon briquet. Mes lunettes de soleil m'empêchant de bien voir, je les remontais sur mes cheveux laissant paraître mes yeux défoncés de ma soirée d'hier. Une fois la cigarette sur mes lèvres, je l'allumai puis rejeta la fumée sur la gauche d'Emile. Oui, je n'allais tout de même pas lui envoyer toute la fumée à la figure ! Je ne fumais que très rarement. Bizarrement soit-il, je n'ai jamais aimé plus que ça. C'était peut être mieux ainsi.. Vu que j'avais déjà la drogue et l'alcool qui envahissait tout mon corps et mon esprit. Mais quand je sentais la situation m'échapper, la cigarette arrivait à me remettre les idées claires. Oui, il ne faut pas chercher à me comprendre.. Une main avec ma clope, l'autre sur la table, je m'impatientais. Je faisais résonnais mes doigts sur la table les uns après les autres, signe d'impatience. Puis j'ai craqué.. Tu es partit du jour au lendemain, sans aucune explication ! Seulement parce que je ne suis pas une fille modèle comme le souhaiteraient tes parents ! Ils t'ont dit de me laisser et tu l'as fait ! As-tu au moins essayé de leur faire changer d'avis ? As-tu essayé d'écouter tes désirs plutôt que les leurs ? Ma voix s'était mise à trembler, comme si tout mon corps s'emportait dans une douleur insoupçonnée. Je repris plusieurs bouffée de ma cigarette avant de rajouter. Puis merde... J'en ai rien à faire de tout ça.. Laisse moi..


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